Port-de-Bouc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Port-de-Bouc
Image illustrative de l'article Port-de-Bouc
Blason de Port-de-Bouc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Martigues
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays de Martigues)
Maire
Mandat
Patricia Fernandez-Pédinielli
Depuis 2005
Code postal 13110
Code commune 13077
Démographie
Gentilé Port-de-Boucains
Population
municipale
17 366 hab. (2014)
Densité 1 515 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 21″ nord, 4° 59′ 21″ est
Altitude 15 m (min. : 0 m) (max. : 68 m)
Superficie 11,46 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte administrative des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Port-de-Bouc

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Port-de-Bouc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Port-de-Bouc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Port-de-Bouc
Liens
Site web http://www.portdebouc.fr

Port-de-Bouc est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Port de Boucains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Port-de-Bouc est située à l'embouchure du canal de Caronte qui relie l'étang de Berre au golfe de Fos et à la Méditerranée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Port-de-Bouc
Fos-sur-Mer Saint-Mitre-les-Remparts Saint-Mitre-les-Remparts
Fos-sur-Mer Port-de-Bouc Martigues
Mer Méditerranée Martigues Martigues

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,0 12,4 15,2 17,4 21,8 26,0 29,6 29,3 25,2 20,0 14,4 11,8 19,5
Températures moyennes (°C) 6,8 7,9 10,3 12,6 16,7 20,6 23,9 23,7 20,1 15,5 10,3 7,8 14,7
Températures minimales (°C) 2,6 3,4 5,3 7,7 11,6 15,2 18,1 18,1 14,9 11,0 6,2 3,8 9,9
Précipitations (hauteur en mm) 62 48 47 56 40 37 15 31 64 99 54 56 606,2
Source : Météo France / Station d'Istres[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Port-de-Bouc est mentionnée sous la forme Portus de Boc en 1147.

Il peut être issu d'un hypothétique thème ligure *bukk à valeur oronymique, de *ug (hauteur)[réf. nécessaire] ou du latin boca au sens d’embouchure. Dans le Trésor du Félibrige[2], Frédéric Mistral cite Port-de-Bouc à l'article bou, mot provençal qui désigne l'ouverture qui relie l'étang de Berre à la mer ainsi que d'autres lieux de même nature ; de l'ancien provençal boc, du bas-latin bucum, ouverture, même étymologie que l'italien buco.

Le nom de la commune en provençal est Port de bou[2], l'ancien provençal boc ayant évolué et perdu sa consonne finale en provençal moderne. Le c final de la graphie française Port-de-Bouc tend à provoquer le retour de la prononciation ancienne « bouc » au lieu de « bou ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Port-de-Bouc était originellement un hameau de la commune de Fos.

Napoléon Bonaparte ordonna en 1805 l'aménagement du port et de la ville, par décret impérial ; mais en 1820, seule la jetée est achevée, et les plans établis ne seront jamais réalisés. Alexandre Dumas, qui visite le site en 1834, n'y trouve que « trois maisons dont deux étaient fermées faute de locataires, et dont la troisième [était] transformée en auberge »[3].

Le , Port-de-Bouc est devenue une commune.

Embrassant la mer, la ville affirme sa vocation industrielle et maritime, elle devient terre marine. L’art des bateaux, de la transformation des énergies issues de la mer a trouvé son port d’attache.

En 1850 pour le développement du port de commerce, ainsi que des activités industrielles telles que les salins, l’usine à plomb, nous sommes en 1876 pour l’installation de la sècherie de morues Cabissol de la Lèque, nous sommes en 1894 pour l’ouverture de la raffinerie de pétrole “La Phocéenne”.

En 1899, à la porte du XXe siècle les Chantiers et Ateliers de Provence, spécialisés dans la construction navale s’implantent à Port-de-Bouc. Quelques années plus tard, deux usines de produits chimiques, Saint-Gobain et Kuhlman, choisissent elles aussi Port-de-Bouc.

En 1946, l'archéologue et historien Fernand Benoit commence des fouilles sous-marines de Fos et de son golfe, et découvre les restes d'une cité engloutie qui s'étendent jusqu'aux abord de la ville de Port-de-Bouc. Cette cité a été renommée le "Fos englouti" de par le rapprochement géographique avec la ville de Fos. Il a été découvert qu'une peuplade vivait depuis le XVIe siècle grâce à l'architecture des habitations découvertes dans les restes de la cité. Pourtant, cette mystérieuse ville perdue n’a jamais été habitée, ni même construite par l'Homme. Les plongeurs trouvèrent des restes de bâtiments mais aucun objet précieux, ni poterie, ni aucune trace d’humanité. En étudiant avec minutie la composition des matériaux de construction, les chercheurs de l’équipe de Fernand Benoit n'ont toujours pas réussi à résoudre ce mystère.

En été 1947, un événement marque à tout jamais la ville de Port-de-Bouc : 4 500 passagers de l’Exodus, survivants de la Shoah, restent parqués pendant trois semaines à bord de trois bateaux cages de la marine britannique dans la rade de Port-au-Bouc. Bras de fer entre deux nations, la France et l’Angleterre, une chaine de solidarité est organisée par les Port-de-Boucains autour des réfugiés et la France refuse de forcer les passagers rescapés des camps de concentration de la 2de guerre mondiale à descendre des bateaux, passagers qui devaient à la base rejoindre la terre de Palestine. Ses réfugiés furent transférés par les Anglais de nouveau dans des camps de déportés en Allemagne ! Ce n'est qu'en 1948, après l'établissement de l'État d'Israël, qu'une première partie des passagers de l'Exodus parvint en Palestine.

Ancien site de Saint-Gobain. En fond le quartier des Aigues douces, représentatif de l'essor de la population dans les années 60.

Durant cette période, la population augmente et se diversifie. Elle acquiert là son statut de ville hospitalière. En 1966, la ville enregistre 14 000 habitants de tous horizons : Français, Espagnols, Maltais, Italiens, Grecs….

Première fracture, survenue en 1966, les chantiers navals qui ont forgé l’identité de la cité, dont les rues aujourd’hui encore portent des traces indélébiles, ferment leurs portes. Un avènement économique majeur qui déstabilise toute la ville. Deux mille emplois disparaissent alors.

Dans les années 1970 toute la région vit dans la perspective du gigantesque complexe industriel de Fos-sur-Mer. On s’attend à la création de milliers d’emplois, des sidérurgistes lorrains arrivent dans la région, décidés à contribuer au développement promis.

Port-de-Bouc dispose de réserves foncières, et poussé par les autorités nationales fait face à l’arrivée de 7 500 nouveaux habitants en construisant des infrastructures d’accueil. Cet espoir-là pour la ville et pour l’ensemble des familles n’aura duré que quelques années.

La désillusion survient en 1975 avec l’arrêt du développement de la Z.I. de Fos, suivi de près par la crise de la sidérurgie qui frappe aussitôt les unités de Solmer et d’Ugine Acier.

Le « Port Renaissance », port de plaisance qui marque l'orientation vers les activités tertiaires de la ville.

Dernière criée publique de toute la région PACA pour la vente du poisson, la Halle à Marée doit fermer ses portes en décembre 2009, suivie quelques années après de la Copemart qui commercialisait le poisson bleu. Désormais, l'activité de la Pêche à Port-de-Bouc est devenue quasi inexistante.

Voisine des activités liées à la pêche, la plaisance ; le port abrite des bateaux venus de toute l’Europe.

La requalification urbaine entreprise depuis une dizaine d’années a donné un nouveau visage à Port-de-Bouc. Tout en améliorant le cadre de vie des Port-de-Boucains, l’attractivité de la ville s’est renforcée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Port-de-Bouc

Les armes peuvent se blasonner ainsi : De gueules à l'ancre de marine d'or avec sa gumène du même, surmontée d'une trangle aussi d'or étayée aux cantons de deux bâtons du même mouvant des flancs, l'un en barre à dextre et l'autre en bande à senestre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1866 septembre 1870 Isidore Barthélémy    
septembre 1870 avril 1871 Léon Vidal    
avril 1871 janvier 1881 Isidore Barthélémy    
janvier 1881 décembre 1881 Grégoire Ferrier    
janvier 1882 juillet 1887 Marius Vin    
juillet 1887 novembre 1896 Antoine Landrivon    
novembre 1896 janvier 1902 Fernand Bonnet    
février 1902 mai 1904 Bienvenu Bondil    
mai 1904 novembre 1919 Charles Roque    
novembre 1919 janvier 1924 Antoine Bouc    
février 1924 mai 1925 Joseph Couture    
mai 1925 décembre 1940 Marcel Gaussorgues    
février 1941 août 1944 Jules Crétinon    
août 1944 mai 1990 René Rieubon PCF Député-maire
mai 1990 juin 2005 Michel Vaxès PCF Député-maire
juin 2005 en cours Patricia Fernandez PCF  
Sources : Archives communales, séries D et K

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 17 366 habitants, en augmentation de 1,08 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 379 995 929 1 473 1 442 1 479 1 300 2 239 2 602
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 437 4 141 4 385 5 695 6 163 6 625 8 551 12 510 14 080
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
21 424 20 106 18 786 16 686 17 529 17 211 17 366 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Sardinades 1986 à nos jours. Organisées par l'association Promomer du dernier samedi du mois de juin au dernier dimanche du mois d'août. L'évènement a pris une telle ampleur qu'il a largement été médiatisé notamment dans l'émission Télématin sur France 2, et plusieurs fois sur le journal télévisé de TF1. Tellement populaire que depuis sa création, il a été copié dans plusieurs villes de la région sous diverses apelations.
  • Festival des Agglos 2001-2011 (musiques actuelles). Organisé par l'association « Avec la Tête », il a été arrêté à la suite d'un manque de moyens du à l'arrêt de financement par la municipalité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Footballeurs[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise, Le Pêcheur de Carro, située à Port-de-Bouc, depuis 1976, est la seule qui conditionne la poutargue de Martigues. La production est d'environ 50 kilos par an[7].

Sport[modifier | modifier le code]

Football américain

Les Jaguars, un club permettant la découverte ou la pratique du football américain .

Rugby à XV
Rugby club Martigues Port-de-Bouc engagé en Fédérale 3
Handball
Le CCS Handball Port-de-Bouc retrouve la Nationale 2 Féminine (4e division nationale) pour la saison 2016/2017

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le canal d’Arles à Bouc, inauguré en 1834.
  • Le fort de Bouc (XIIe - XVIIe siècles) situé sur le territoire de la commune de Martigues.
  • Le musée Morales : 600 sculptures métalliques de Raymond Moralès sur 5 000 m2 d'exposition.
  • Archéologie : la commune abrite quelques sites archéologiques (par exemple, l'oppidum de Castillon) même si très peu ont fait l'objet de réelles fouilles.
  • La statue du Christ 1660-80 classée aux monuments historiques

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?68377.path=climatstationn%252F13047001
  2. a et b Lou Tresor dóu Felibrige, vol. 1, p. 309 de l'édition CPM de 1979.
  3. Ville de Port-de-Bouc : Une ville, des bateaux et des hommes (Journal d'Exposition 2005)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 616.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Dumas, Port-de-Bouc : Impressions de voyage/Le midi de la France. 1834.
  • Alfred Saurel, Histoire de Martigues et de Port-de-Bouc, Marseille, 1892.
  • L. Beteille, Histoire de Port-de-Bouc, Aix-en-Provence, 1926.
  • Charles Cretinon, Contribution à l'histoire de Port-de-Bouc, Marseille, 1969.
  • Roger Cornu, Du chantier naval à la ville : la mémoire ouvrière de Port-de-Bouc : étude, Aix-en-Provence, 1984.
  • Jean Domenichino, Des Bateaux et des hommes : Port-de-Bouc, Port-de-Bouc, 1987.
  • Jean Domenichino, Un Chantier, des ouvriers, une ville : Port-de-Bouc et la construction navale, 1900-1966 : analyse du rayonnement d'une entreprise et de son collectif ouvrier, Lille, 1988.
  • Pierre Roche, Port-de-Bouc : destination santé, Port-de-Bouc, 1988.
  • Jean Domenichino, Une Ville en chantiers : la construction navale à Port-de-Bouc, 1900-1966, Aix-en-Provence, 1989.
  • Jacques Marseille (dir.), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2035751055)
  • Charles Cretinon, Port-de-Bouc, Saint-Cyr-sur-Loire, 2002.
  • Jo Ros, Port-de-Bouc : Pentagone, mon quartier au cœur, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003.
  • Charles Cretinon, Port-de-Bouc : des origines à nos jours, Aix-en-Provence, 2004.
  • Jo Ros, Port-de-Bouc : l'aventure de la salle Gagarine, Saint-Cyr-sur-Loire, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :