Cadolive

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Cadolive
Cadolive
Cadolive depuis l'entrée ouest (côté Saint-Savournin). Au loin le mont du Marseillais à 628 m d'altitude. (2006).
Blason de Cadolive
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Serge Perottino
2020-2026
Code postal 13950
Code commune 13020
Démographie
Population
municipale
2 162 hab. (2018 en augmentation de 1,84 % par rapport à 2013)
Densité 517 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 46″ nord, 5° 32′ 41″ est
Altitude 384 m
Min. 328 (Saint-Joseph) m
Max. 645 (Mont Julien) m
Superficie 4,18 km2
Unité urbaine Marseille-Aix-en-Provence
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Allauch
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.mairie-cadolive.fr/

Cadolive est une commune française de 2 124 habitants (2010) située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se situe à l'extrémité orientale du massif de l'Étoile, entre Peypin et Saint-Savournin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Pays autour de Cadolive.

La totalité du territoire de la commune s’étend sur 418 hectares autour du massif de l’Étoile avec comme point culminant le mont Julien (645 m). Une importante partie du territoire, située sur le flanc sud est inhabitée. La commune s'étend sur près de 1,8 km d'est en ouest (du Puits Germain à la limite de la zone d'activité de Valdonne) et sur 5 km du sud-est au nord-ouest (du Bau de l'Aigle à la limite de la Valentine).

Malgré sa proximité avec Marseille (quelques kilomètres à vol d'oiseau), Cadolive a un climat plus rude l'hiver. Il n'est pas rare d'avoir des températures négatives. La neige n'y est pas non plus exceptionnelle.

Les communes environnantes sont :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cadolive est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[4] et 1 596 326 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Marseille-Aix-en-Provence est la troisième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris et Lyon[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

La commune est composée des quartiers suivants :

  • Le centre village, traversé par la D 7 qui relie Saint-Savournin à Peypin ;
  • L'Ortolan, au nord-est, vers Saint-Savournin ;
  • Le Pâté, en face du Collet Blanc (commune de Saint-Savournin) ;
  • Chante-Coucou, sous le village au nord ;
  • La Reyne, sous le village au nord-ouest ;
  • Saint-Joseph, tout au nord, près de la zone d'activité de Valdonne.

Malgré leur proximité avec Cadolive, le hameau l'Auberge Neuve situé juste dessous le village, le quartier Bel-Air à la sortie sud-est du village ou la zone d'activité de la Valdonne font partie de la commune de Peypin.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,9 %), zones urbanisées (30,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures, l'ensoleillement, l'humidité relative, les précipitations et le gel pour la période 1961-1990 :

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Marignane - 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,8 5,7 8,6 12,2 15,9 18,5 18 15,4 11,6 6,8 3,4 10,2
Température moyenne (°C) 6,7 7,9 10,2 13,2 17,1 20,9 23,8 23,2 20,3 16,1 10,7 7,3 14,8
Température maximale moyenne (°C) 10,7 12,1 14,7 17,8 21,9 25,8 29 28,4 25,2 20,5 14,6 11,2 19,3
Nombre de jours avec gel 9,1 5,7 1,8 0 0 0 0 0 0 1 2,1 7,1 26,8
Ensoleillement (h) 150 155,5 215,1 244,8 292,5 326,2 366,4 327,4 254,3 204,5 155,5 143,3 2 835,5
Précipitations (mm) 47,2 54 43,7 47,9 42,3 27,8 13,7 29,3 46,7 77,6 58,4 55,8 544,4
Humidité relative (%) 75 72 67 65 64 63 59 62 69 74 75 77 69
Source : Le climat à Marignane [1]


Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

L'histoire de Cadolive est intimement liée avec celle de Saint-Savournin : jusqu'en 1900, Cadolive n'est qu'un hameau de Saint-Savournin. Se référer à Saint-Savournin pour :

  • Histoire du néolithique au XVIIIe siècle.
  • Les Mines

En tant que hameau, Cadolive jouissait déjà d'une relative autonomie avec son école, son église, sa poste et son cimetière :

  • L'église, d'abord chapelle de secours construite en 1851 fut érigée en prieuré dès 1854. Elle est dévolue à saint Lazare. Son clocher est surmonté d'un campanile original. L'horloge a été remplacée en 1908.
  • L'eau de la fontaine alimente le village en eau potable depuis 1867 suivant un débit moyen de 15 litres à la minute.
  • L'agence postale ouvre en 1894.
  • La même année, le premier lavoir est construit.
  • Une école privée réservée aux filles ouvre ses portes dès 1879, mais il faudra attendre 1895 pour voir s'ouvrir l'école publique.

C'est aussi à cette époque que sont créés le cercle de l'Avenir et la société philharmonique.
C'est finalement le 15 mars 1900, à la suite de nombreuses dissensions avec le chef-lieu, que Cadolive fait scission.
En 1902, Albert Armand, propriétaire des mines de Valdonne et premier maire de la commune fait construire à ses frais un imposant hôtel de ville. La même année, un dispensaire est créé derrière la mairie pour soigner les mineurs ou aider les mères à accoucher.
À partir de juin 1909, le village se dote d'un éclairage électrique public, assuré par seize lampes de dix bougies chacune. En 1911, sont construits des latrines (ancêtres des WC publics) et on achète des tinettes (petits seaux pour l'évacuation des excréta).
Comme tous les villages aux alentours, Cadolive est animée d'une forte tradition minière. Le premier maire, le comte Armand est à la tête de la compagnie des mines. Le puits Armand (situé sur la commune de Peypin) ouvre en 1891 et connaît une forte activité pendant et après Seconde Guerre mondiale. Après la grève des mineurs de 1948, le maire de la commune, communiste, qui avait soutenu le mouvement est suspendu[11]. Il ferme définitivement en 1954. Il fut comblé de cendres hydrauliques en provenance de la centrale thermique de Gardanne.

Étymologie et armoiries[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Cadolive provient d'une transformation de patronyme : en 1654 apparaît le nom de Mario Olino dans les registres paroissiaux de Saint-Savournin, écrit Ollino en 1674. Puis, le nom est francisé en Olline en 1680 pour devenir Ollive en 1744. Entre 1702 et 1766, de nombreux membres des familles Ollive vivaient autour de l'actuel Cadolive. Enco d'Olive, (préposition provençale encò, « chez », désignant la « propriété d'Olive ») est devenu par contraction « Codolive ». Au XIXe siècle, par erreur, « Codolive » s'est transformé en « Cadolive », que l'usage a retenu pour désigner ce hameau de Saint-Savournin, avant de devenir la commune de Cadolive en 1900.

La commune prend alors pour devise Cado oulivo ven a ben (« Chaque olive réussit bien ! ») Les habitants s'appellent les Cadolivains et le Cadolivaines.

Les armoiries du village représente un brin d'olivier, surmonté par la devise du village.


Armes de Cadolive

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à une branche d'olivier d'argent fruitée de sable ; au chef d'azur portant en lettres de sable CADO OULIVO VEN A BEN.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Delphin Cabane   Président de la délégation spéciale
1945 1947 Gabriel Mariaud    
1947 1965 Honoré Maroc[12] PCF
puis SFIO
Ouvrier mineur, syndicaliste
1965 1971 Maurice Long    
mars 1971 mars 2008 Roger Jacquet DVD  
mars 2008 En cours Serge Perottino DVD Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 2 162 habitants[Note 3], en augmentation de 1,84 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,07 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9191 0051 0051 1221 1261 2301 1331 0741 158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1381 1251 1121 2391 6262 0872 1252 1312 136
2013 2018 - - - - - - -
2 1232 162-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Marseille-Aix-en-Provence », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Jean-Louis Vivens, Conflit social ou affrontement politique ? La grève des mineurs en France en 1948 sous les angles de la solidarité ́et de la répression, mémoire de Master 2, 2015, p. 133-134.
  12. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article211038, notice MAROC Honoré, Gustave, Étienne par Gérard Leidet, version mise en ligne le 27 janvier 2019, dernière modification le 27 janvier 2019.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  • Monographie de Saint-Savournin par Yves Besson (1995), disponible à la bibliothèque de Saint-Savournin.
  • Cadolive au bon vieux temps par Roselyne & Jean-Paul Bonnefoy. Éditions A. Barthélémy, Avignon, disponible à la bibliothèque de Saint-Savournin

Cet article a été rédigé avec l'aide des informations contenues dans ces deux livres.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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