Jacques de Beaune

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Blason

Jacques de Beaune, baron de Semblançay à partir de 1516, et Surintendant des finances de François Ier est né à Tours vers 1465[1] et mort à Paris le [2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il était le fils de Jean de Beaune, un bourgeois de Tours qui avait fait fortune dans le commerce, et qui prêta de l'argent à Louis XI et à Charles VIII. Jacques de Beaune est né vers 1465. Il débuta sa carrière au service des finances du roi sous Louis XI puis sous Charles VIII puis Louis XII. Il gravit peu à peu les échelons, en qualité de trésorier des finances et maire de Tours en 1498, général des finances en 1511, jusqu’à recevoir le l'« intendance des finances » par François Ier[3]. Jacques de Beaune se constitue une fortune considérable. Il est l'un des mécènes de la Touraine du début du XVIe siècle[4]. Il se fait construire plusieurs châteaux dont le château de La Carte à Ballan-Miré et le château de Semblançay.

Apogée et chute[modifier | modifier le code]

Son ascension va connaître un terme suite à un différend avec la reine-mère Louise de Savoie. En effet, en 1522 la France est engagée dans la 6e guerre d’Italie et elle perd le Milanais suite à la destruction de l’armée française à La Bicoque. Le roi est informé que la défaite est liée à la démobilisation d’une partie de ses troupes qui n’avaient pas reçu leur solde. Le roi demande à son ministre des finances de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l’armée d’Italie. Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d’une créance qu’elle avait envers la couronne. La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation et sur son instigation, le , une commission est nommée pour examiner ses comptes.

Condamnation et réhabilitation[modifier | modifier le code]

En 1525, Jacques de Beaune refuse à nouveau des crédits pour l'armée. Sa décision ne plaisant pas au pouvoir, il se retire aussitôt dans sa terre de Ballan. Un peu plus tard, profitant de l'absence de François 1er, la reine-mère demande à son fidèle chancelier Duprat que l'on instruise le procès de Samblançay. Son ancien commis, Jean Prévôt de Tours est contraint de le dénoncer. Samblançay est conduit à la Bastille vers la fin de l'année 1526[1]. À l'issue d’un jugement controversé, le , Jacques de Beaune est reconnu créancier de François Ier pour 910 000 livres. Le il est condamné à être pendu au gibet de Montfaucon. Il est exécuté le , âgé de 62 ans[1], après avoir vainement attendu sa grâce au pied du gibet[2]. Le supplice de Semblançay inspira une célèbre épigramme à Clément Marot, poème qui figure dans son Adolescence Clémentine :

« Lorsque Maillart, juge d'Enfer, menoit
À Monfaulcon Samblançay l'ame rendre,
À votre advis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? Pour le vous faire entendre,
Maillard sembloit homme qui mort va prendre
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l'on cuydoit, pour vray, qu'il menast pendre
À Montfaulcon le lieutenant Maillart. »

Son fils, Guillaume de Beaune, qui était général des finances, est banni en même temps. Mais, en 1529, il est rétabli dans ses biens et ses dignités[1], ce qui est une sorte de réhabilitation posthume et indirecte de son père, Jacques de Beaune, par François 1er. Le fils de Guillaume est Renaud de Beaune qui deviendra archevêque de Sens[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, tome 37, pp. 584 et 585
  2. a et b Dreux du Radier, Mémoires, histoires et anecdotes sur les reines et régentes de France, Paris, 1827, tome IV, pp. 13 à 15, consultable sur http://books.google.fr/books?id=wThDyByC6AkC.
  3. Françoise Mosser, Les Intendants des Finances au XVIIIe siècle : Les Lefèvre d'Ormesson et le « département des impositions », Librairie Droz,‎ 1978 (ISBN 9782600045278, lire en ligne)
  4. Robert Vivier, La Touraine artistique, R. et P. Deslis, Tours, 1926, p. 69

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Spont, Semblançay (?-1527), Hachette, Paris, 1895, Lien ISBN
  • Firmin Maillard, Le gibet de Montfaucon, A. Aubry, Paris, 1863.
  • Clément-Simon, Jean de Selve, Premier Président du Parlement de Paris, Revue des questions historiques,1898
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