Meyreuil

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune homophone des Hautes-Alpes, voir Méreuil.
Meyreuil
L'église.
L'église.
Blason de Meyreuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Robert Lagier
2014-2020
Code postal 13590
Code commune 13060
Démographie
Gentilé Meyreuillaises, Meyreuillais
Population
municipale
5 371 hab. (2014)
Densité 267 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 13″ nord, 5° 29′ 39″ est
Altitude 262 m (min. : 138 m) (max. : 346 m)
Superficie 20,13 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-meyreuil.fr
Vue de la Sainte-Victoire depuis Meyreuil.

Meyreuil est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Meyreuillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Situé à 11 km d'Aix-en-Provence, la commune de Meyreuil est abritée au nord-est par la montagne Montagne Sainte-Victoire, et le quartier du Canet est séparé du chef-lieu par la rivière de l'Arc.

Meyreuil est composée de trois principaux quartiers :

  • Meyreuil village, le chef-lieu, où se trouvent notamment la mairie, l'église et le cimetière. À flanc de colline, le vieux village est très calme, mais peu animé ;
  • le Plan de Meyreuil est le centre économique de la commune ; la plupart des commerces, la poste ou encore la médiathèque y prennent place. On y trouve également le gymnase, le stade ou la salle polyvalente. Une intense vie associative participe à la vie du village ;
  • le Canet, situé sur l'axe de la route nationale 7 (la route du soleil entre Paris et Nice) a toujours été un centre d’échanges. Là où l'on trouvait jadis deux relais de diligence, se trouvent aujourd'hui de nombreux hôtels, un parc d’activités technologiques et des restaurants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous les formes Miroil en 1038[1], Mairoil en 1154[1], Merolio en 1259, Mareuil aux XIIIe, XIVe, XVe siècles, Marolium et Merolium en 1529, Merueil en 1634, Meirueilh en 1663, Meyrueil en 1766.

Le second élément -euil représente l'appellatif gaulois ialon « clairière »[1], bien que son aboutissement régulier dans les régions de langue d'oc soit plutôt du type -uejol, -uejoul. Par contre la nature du premier élément Meyr- pose davantage de problèmes.

La forme la plus ancienne semble indiquer que le radical primitif était Mir-. On le retrouve aussi dans Mureils (Drôme, Mirul 1100, Meyrueyl 1283) qui est une formation toponymique vraisemblablement homonyme[1]. Il s'agit peut-être d'un gaulois *mero « ronce »[1], non attesté, et le sens global serait alors « clairière aux ronces ».

En revanche, les formes postérieures en Mair- (d'où la graphie moderne Meyr-) indique la présence d'une diphtongue de coalescence qui pourrait s'expliquer par l'utilisation du nom de personne latin Matrius, d'où le sens de « clairière (propriété) de Matrius »[1].

Meyreuil se dit en occitan provençal Mairuelh selon la norme classique ou Meiruei selon la norme mistralienne ce qui nous indique la prononciation [meyruey].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Belle du Canet[modifier | modifier le code]

L'église de Meyreuil

Dans l’histoire du Canet, on se souviendra de la Belle du Canet, veuve de Henri de Rascas, seigneur du Canet et premier Consul d’Aix. Lucrèce de Forbin-Solliès était la maîtresse du duc Louis de Vendôme, lui-même également veuf de Laure Mancini, nièce du cardinal Mazarin. Louis XIV, sous prétexte qu’ils étaient veufs tous deux (et sans doute pour d’autres motifs plus politiques), s’opposa à leur mariage et le fit nommer cardinal. Ceci n’empêcha pas une relation entre les deux amoureux, puisque le duc de Vendôme qui vivait à Aix-en-Provence dans sa demeure du pavillon de Vendôme, y faisait, dit-on, pénétrer sa bien-aimée qui avait pris soin de se déguiser. Les paysans du faubourg où était bâti le pavillon avaient coutume d’appeler ces personnes déguisées les “machouettos“.

C’est là que le duc mourut le mardi 6 août 1669, à peine âgé de cinquante-sept ans, ce qui fit dire alors aux paysans: las machouettos an tua lou duc. Nul ne sait ce qu’il advint alors de la Belle du Canet.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Laurent Chazal fut maire de la commune durant 34 ans. Décédé le 29 mai 2005, c'est Robert Lagier qui lui succède à la suite des élections des 3 et 10 juillet 2005.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juillet 2005 Laurent Chazal DVD Ancien Préfet
juillet 2005 en cours Robert Lagier DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 371 habitants, en augmentation de 2,21 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
793 606 770 780 914 733 754 733 750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797 769 820 767 768 684 670 681 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636 638 643 628 766 1 034 1 054 1 149 1 728
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 042 2 441 2 492 2 845 3 766 4 407 5 084 5 291 5 371
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[6] / Station de Marignane

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le pont des Trois-Sautets par Paul Cézanne, aquarelle, 1901.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation Côtes-de-provence Sainte-Victoire.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 451b
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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