Gignac-la-Nerthe

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Gignac-la-Nerthe
Gignac-la-Nerthe, vue de la colline de Saint-Michel.
Gignac-la-Nerthe, vue de la colline de Saint-Michel.
Blason de Gignac-la-Nerthe
Blason
Gignac-la-Nerthe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Marignane
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (Marseille-Provence)
Maire
Mandat
Christian Amiraty
2014-2020
Code postal 13180
Code commune 13043
Démographie
Gentilé Gignacais
Population
municipale
9 099 hab. (2013)
Densité 1 053 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 35″ Nord, 5° 14′ 08″ Est
Altitude Min. 11 m – Max. 128 m
Superficie 8,64 km2
Localisation

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Liens
Site web gignaclanerthe.fr

Gignac-la-Nerthe (en provençal Ginhac de la Nerta selon la graphie classique, Gignac-de-la-Nerto selon la graphie mistralienne) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à environ 10 kilomètres de Marseille. Elle fait partie de l'unité urbaine de Marseille Aix-en-Provence et de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Communauté historiquement tournée vers l'agriculture, Gignac s'est développée au XXe siècle en trois vagues successives : de 1911 à 1926 avec la construction du tunnel du Rove qui amène une forte immigration italienne et espagnole, dans les années 1960 avec l'arrivée des Pieds-noirs puis surtout dans les années 1980 en profitant du phénomène de périurbanisation. Gignac-la-Nerthe est aujourd'hui une commune principalement résidentielle. Elle comptait 9 099 habitants au dernier recensement de 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Depuis le découpage de 1835, le territoire de Gignac-la-Nerthe est situé entièrement au nord de la chaîne de la Nerthe, sur la plaine de Châteauneuf-Gignac qui constitue une des dernières plaines agricoles à proximité de Marseille[1]. La superficie est de 864 hectares et l'altitude varie entre 11 et 128 mètres[2].

La commune est constituée de deux noyaux villageois : Gignac même, à l'est, et Laure, à l'ouest. Elle se trouve à 12 km de L'Estaque (Marseille), 18 km de Martigues et 30 km d'Aix-en-Provence.

Communes limitrophes de Gignac-la-Nerthe
Marignane Saint-Victoret
Châteauneuf-les-Martigues Gignac-la-Nerthe Les Pennes-Mirabeau
Ensuès-la-Redonne Le Rove

Climat[modifier | modifier le code]

Gignac-la-Nerthe bénéficie d'un climat méditerranéen, caractérisé par des hivers doux et des étés chauds. Comme le reste de la région, la ville connait régulièrement des vents violents (mistral) ainsi que des épisodes méditerranéens à l'automne.

Relevés de la station de Marignane, 1981-2010 sauf soleil 1991-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,9 3,6 6,2 9,1 13,1 16,6 19,4 19 15,7 12,4 7,2 4 10,8
Température maximale moyenne (°C) 11,4 12,5 15,8 18,6 22,9 27,1 30,2 29,7 25,5 20,9 15,1 11,9 20,2
Ensoleillement (h) 145,1 173,7 238,7 244,5 292,9 333,4 369,1 327,4 258,6 187,1 152,5 134,9 2 857,8
Précipitations (mm) 48 31,4 30,4 54 41,1 24,5 9,2 31 77,1 67,2 55,7 45,8 515,4
Source : Exemple « Donnees climatiques de la station de Marignane », sur Météo France (consulté le 30 août 2016)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11,4
2,9
48
 
 
 
12,5
3,6
31,4
 
 
 
15,8
6,2
30,4
 
 
 
18,6
9,1
54
 
 
 
22,9
13,1
41,1
 
 
 
27,1
16,6
24,5
 
 
 
30,2
19,4
9,2
 
 
 
29,7
19
31
 
 
 
25,5
15,7
77,1
 
 
 
20,9
12,4
67,2
 
 
 
15,1
7,2
55,7
 
 
 
11,9
4
45,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

Gignac-la-Nerthe est située le long de l'autoroute A55 qui relie Marseille à Martigues.

La ville est desservie par le réseau des Bus de l'Étang ainsi que le réseau départemental Cartreize qui propose des lignes à destination de Marseille, Aix-en-Provence et Martigues. La gare la plus proche est celle de Pas-des-Lanciers, située à 5 km sur la commune de Marignane et desservie par la ligne Paris-Lyon-Marseille. Les gares TGV les plus proches sont celles de Marseille-Saint-Charles et Aix-en-Provence TGV.

La commune est également située à 8 km de l'aéroport de Marseille Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, le territoire de l'actuelle commune accueille une villa romaine[3], la Poussaraque, avec huilerie, stockages, différentes constructions, bains privés, four, une activité artisanale métallurgique avec forge et un four à chaux. L'établissement a existé de l'extrême fin du Ier siècle av. J.-C., jusqu'au VIe siècle.

Au XIIIe siècle, les Templiers construisent Saint-Michel de Gignac. Gignac, Le Rove et Ensuès forment alors une même communauté[3].

Ce n'est qu'après le Moyen Âge que le village actuel se développe dans la plaine grâce à l'agriculture (blés, oliviers, amandiers, vignes et élevage). L'église est construite en 1780. À l'époque Gignac fait partie de la seigneurie de Marignane[3].

La commune est créée à la Révolution. Elle inclut alors également Le Rove et Ensuès mais une ordonnance du érige ces deux communautés en commune séparée (Ensuès rejoint ensuite Ensuès-la-Redonne en 1933)[4].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'agriculture se développe et l'irrigation prend de l'importance. Les campagnes font appel à de nombreux journaliers dans les vigne, le blé ou le maraichage, dont de nombreux étrangers (6,5 % de la population en 1891)[5]. Mais c'est surtout l'important chantier du tunnel du Rove, de 1911 à 1926 qui modifie le visage de la commune : le village accueille une importante immigration, d'abord presque exclusivement italienne puis ensuite également espagnole et, dans une moindre mesure portugaise. La population de Gignac compte plus de 30 % d'étrangers en 1926[3],[6].

En 1919, pendant la Première Guerre mondiale, la commune change son nom de Gignac en Gignac-la-Nerthe — du nom de la chaîne de la Nerthe qui borde la commune au sud — « afin », selon le conseil municipal, « d'éviter toute confusion entre la commune et celles qui portent un nom identique »[7].

De 1940 à 1944, la commune subit les privations de la Seconde Guerre mondiale. Deux Gignacais communistes, Émile Balaguer et Hector Azzini, s'engagent dans la Résistance : arrêtés et condamnés en , il sont déportés en Allemagne[8]. À partir de 1942, obligation est faite à la population d'héberger des soldats allemands. Après le débarquement de Provence du , les goumiers de l'armée d'Afrique prennent la poche du Rove tenue par des grenadiers allemands. Gignac est ainsi libérée le sans avoir subit de dommages[9].

Après la Seconde Guerre mondiale, la population de Gignac-la-Nerthe augmente rapidement. C'est d'autant plus le cas à partir des années 1960 avec l'arrivée des rapatriés d'Algérie puis, surtout, dans les 1980 avec une forte urbanisation qui fait doubler la population[10] (d'environ 4 000 habitants au début des années 1980 à près de 10 000 habitants aujourd'hui).

En 2000, Gignac-la-Nerthe adhère à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. En 2016, elle est intégrée à la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Gignac-la-Nerthe fait partie de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône dont le député est Vincent Burroni (PS) et du canton de Marignane dont les conseillers départementaux sont Valérie Guarino et Éric Le Disses (LR). Elle fait partie du territoire de Marseille-Provence au sein de la métropole d'Aix-Marseille-Provence ; elle est représentée au sein du conseil métropolitain par un siège (le maire).

Le conseil municipal est composé de 29 membres. Le maire est depuis 2008 le socialiste puis divers gauche Christian Amiraty, réélu en 2014 en alliance avec le PCF[11].

Liste des maires de Gignac-la-Nerthe[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1835 1838 Louis Bonnet    
1838 1846 Jérome Gouiran    
1846 1848 Noël Bourrelly    
1848 1848 Daniel Chabran    
1848 1851 François Savournin    
1865 1870 Delphin Bourrelly    
1870 1874 Vincent Ricaud    
1874 1876 Joseph Césaire Gouiran    
1876 1878 Vincent Ricaud    
1878 1879 Léon Gouiran    
1879 1881 Léon Reynaud    
1881 1888 Joseph Marcel Gouiran    
1888 1896 Barthélémy Chabran    
1896 1900 Victorin Reynaud    
1900 1904 Évariste Arnaud    
1904 1906 Marius Marguerit    
1906 1908 Adrien Cheillan    
1908 1921 Marius Gouiran    
1921 1926 Jules Vincent Ricaud    
1926 1945 Julien Estienne    
1945 1965 Célestin Arigon PCF  
1965 1983 Lucien Jules Ricaud    
1983 1995 Albert Cerboni PCF  
1995 2008 Claude Frigant UMP  
2008 en cours
(au 2014)
Christian Amiraty PS puis DVG Retraité
Vice-président de la communauté urbaine de Marseille (2008-2014)

Aux élections autres que municipales, le Front national réalise de très forts scores à Gignac-la-Nerthe.

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour avec 34 % des voix. Au second tour, la commune a été remportée par Nicolas Sarkozy avec 59 %[13]. Pour les élections législatives de la même année, le candidat PS a recueilli 37 %, contre 33 % à l'Union pour un mouvement populaire et 30 % au Front national.

Si pour les élections régionales de 2010, Gignac-la-Nerthe a été remportée par la liste de gauche à 47 %, et par le candidat socialiste aux élections cantonales de 2011 avec 51 %[14],[15], les scrutins de 2015 se sont caractérisés par l'avance du FN : 54 % lors du second tour des départementales[16] et 59 % lors du second tour des régionales[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 9 099 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
553 578 1 037 1 378 1 509 706 731 810 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
909 956 908 928 887 863 915 940 938
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
946 991 987 1 314 1 270 1 240 1 364 1 527 1 687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 963 2 666 3 568 4 361 8 772 9 189 9 140 9 186 9 127
2013 - - - - - - - -
9 099 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 613, alors qu'il était de 3 170 en 1999[I 1]. Parmi ces logements, 95,2 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 4,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 16,4 % des appartements[I 2]. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,7 %, en légère baisse par rapport à 1999 (73,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 5,5 %[I 3].

Économie[modifier | modifier le code]

Gignac-la-Nerthe est une commune essentiellement résidentielle : en 2013, la population active s'élevait à 4 419 personnes (dont 11,9 % de chômeurs) mais, parmi les personnes en emploi, 82 % travaillent dans une autre commune[20]. 29 % des travailleurs sont ouvriers, 52 % sont employés ou de profession intermédiaire, 9 % sont cadres ou de profession supérieure et 10 % sont artisans, commerçants ou chefs d'entreprise. La commune ne compte plus d'agriculteurs résidents. La moitié des actifs travaillent dans le secteur des services et 29 % dans le secteur public ou para-public[20].

Au , Gignac-la-Nerthe comptait 789 établissements, principalement dans les services. 72 % des établissements de la commune ne comptent aucun salarié[20].

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[21] ou à l'inventaire général du patrimoine culturel[22]. Par ailleurs, elle compte 22 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[23], tous situés dans l'église.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gignac-la-Nerthe

D'or, à un olivier au naturel, accosté de deux lettres G et G de sable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Métenier, De Gignac à Gignac-la-Nerthe : 1835-1995… c'était à peine hier,

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Aux abords de Marseille, le Far West des terres agricoles », sur Marsactu,‎
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a, b, c et d Histoire de Gignac-la-Nerthe, Michel Méténier, ville de Gignac-la-Nerthe, consulté le 18 mars 2013.
  4. Métenier 1996, p. 12
  5. Métenier 1996, p. 58
  6. Métenier 1996, p. 59
  7. Métenier 1996, p. 39
  8. Métenier 1996, p. 40
  9. Métenier 1996, p. 43
  10. Métenier 1996, p. 54
  11. « Christian Amiraty a été élu maire pour la deuxième fois », sur LaProvence.com (consulté le 10 avril 2014)
  12. Métenier 1996, p. 224
  13. Résultats de l'élection présidentielle 2012, ministère de l'Intérieur, consulté du 26 novembre 2013.
  14. Résultats des élections régionales 2010, ministère de l'Intérieur, consulté du 26 novembre 2013.
  15. Résultats des élections cantonales 2011, ministère de l'Intérieur, consulté du 26 novembre 2013.
  16. « Résultats des élections départementales », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 30 décembre 2015)
  17. « Résultats des élections régionales », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 30 décembre 2015)
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  20. a, b et c « Commune de Gignac-la-Nerthe (13043) - Dossier complet », sur Insee (consulté le 12 août 2016)
  21. « Liste des monuments historiques de la commune de Gignac-la-Nerthe », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Liste des lieux et monuments de la commune de Gignac-la-Nerthe à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Liste des objets historiques de la commune de Gignac-la-Nerthe », base Palissy, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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