Roquevaire

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Roquevaire
Roquevaire : le beffroi
Roquevaire : le beffroi
Blason de Roquevaire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton Aubagne
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aubagne et de l'Étoile)
Maire
Mandat
Yves Mesnard
2014-2020
Code postal 13360
Code commune 13086
Démographie
Gentilé Roquevairoise, Roquevairois
Population
municipale
8 857 hab. (2014)
Densité 372 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 00″ nord, 5° 36′ 19″ est
Altitude 160 m (min. : 134 m) (max. : 732 m)
Superficie 23,83 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-de-roquevaire.fr

Roquevaire (Ròcavaira en provençal selon la norme classique et Rocovairo selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Roquevairois, Roquevairoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Roquevaire s'étale le long de l'Huveaune, fleuve côtier qui prend sa source dans le massif de la Sainte-Baume et se jette dans la Méditerranée à Marseille. Elle est composée d'un village principal et de trois hameaux : Lascours, niché au pied du Garlaban, Pont-de-l'Étoile et Pont-de-Joux.

À proximité de Marseille, d'Aix-en-Provence, des calanques et des plages, Roquevaire fait partie du Pays Aubagnais.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol abrite du gypse exploité de 1800 à 1963 au lieu dit les Plâtrières, entre le centre de la commune et l'autoroute A52, par 3 exploitants successifs (Rancurel, Pontet, Plâtrières du Vaucluse) pour fabriquer du plâtre.

Risques[modifier | modifier le code]

Les carrières souterraines de gypse exploitées à Roquevaire l'étaient par la technique dite des « chambres et piliers ». Les chambres d'extraction mesurent trois, cinq ou sept mètres de hauteur. Le gypse était remonté par des puits de deux mètres de diamètre jusqu'en 1905, puis par des plans inclinés. Divers éboulements se sont produits et quelques comblements de chambres d'extraction ont été faits.

En 1957, quelques chambres ; les galeries centrales plus hautes et proches de la surface ont servi à la culture de champignons, jusqu'en 1995 où des risques manifestes d'affaissement ont été constatés en surface et en profondeur.

Un habitat dispersé existe au-dessus des cavités d'exploitation étagées sur plusieurs niveaux, dont les plus bas sont aujourd'hui inondés à la suite de l'arrêt des pompages (sauf sur les anciennes champignonnières encore pompées). Un double risque existe, de fontis et d'effondrement en masse[1].

Des affaissements en 1995 ont nécessité des évacuations d'immeubles et suscité un règlement d'urbanisme plus adapté. L'INERIS et le BRGM ont précisé les zones à haut risque et analysé l'hydraulique souterraine, en proposant des mesures de surveillance. Un Plan de Prévention des Risques naturels (PPR) a été écrit par la DDE.

Climat[modifier | modifier le code]

À défaut de relevés propres à la commune de Roquevaire, le tableau ci-dessous indique les moyennes mensuelles de température, ensoleillement, humidité relative, précipitations et gel enregistrées à Marignane pour la période 1961-1990 :

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Marignane - 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,8 5,7 8,6 12,2 15,9 18,5 18 15,4 11,6 6,8 3,4 10,2
Température moyenne (°C) 6,7 7,9 10,2 13,2 17,1 20,9 23,8 23,2 20,3 16,1 10,7 7,3 14,8
Température maximale moyenne (°C) 10,7 12,1 14,7 17,8 21,9 25,8 29 28,4 25,2 20,5 14,6 11,2 19,3
Nombre de jours avec gel 9,1 5,7 1,8 0 0 0 0 0 0 1 2,1 7,1 26,8
Ensoleillement (h) 150 155,5 215,1 244,8 292,5 326,2 366,4 327,4 254,3 204,5 155,5 143,3 2 835,5
Précipitations (mm) 47,2 54 43,7 47,9 42,3 27,8 13,7 29,3 46,7 77,6 58,4 55,8 544,4
Humidité relative (%) 75 72 67 65 64 63 59 62 69 74 75 77 69
Source : Le climat à Marignane [1]


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roquevaire
Peypin La Destrousse Auriol
Allauch Roquevaire Auriol
Aubagne Aubagne Gemenos

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme castrum Roche Varie en 1212, du latin varius, « de couleur variée ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

À Roquevaire, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Outre ses fonctions de surveillance, il crée une compagnie de surveillance dans la garde nationale locale, afin de séparer les sans-culottes des fédéralistes. Cette compagnie est utilisée pour des expéditions dans la commune afin de faire appliquer la loi[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Armorial des communes des Bouches-du-Rhône.
Armes de Roquevaire

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'or, à une montagne de gueules, surmontée d'une étoile de même.

Dates clés[modifier | modifier le code]

27 novembre 1925, création de la Régie Municipale de l'eau. 16 et 17 janvier 1978, la ville est en proie a des inondations.
12 juillet 1983, inauguration du collège Louis Aragon. 10 juin 2015, la ville reçoit la Marianne d'or suite à la mise en place de la quasi-gratuité des 30 premiers m3 d'eau.[3],[4]
26 août 2000, décès de l'ancien maire M. Léon David. 28 juillet 2009, décès de l'ancien maire M. André Niel à l'age de 63 ans.[5]
3 novembre 2013, record du monde d'attelage d’ânes représentant 68 ânes sur 160m.[6],[7],[8]
27 décembre 2015, décès de l'ancien maire M. Henri Gantou à l'âge de 92 ans[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2002, le taux de participation était de 84,59 % au second tour. l'ancien Président de la République, Jacques Chirac, obtient un score de 71,99 %.

Lors des élections législatives de 2002, le taux de participation dans la commune était de 66,59 % au premier tour, la moyenne nationale était de 64,42 %. Au second tour le taux de participation était de 62,18 %, la moyenne nationale était de 60,32 %. Le candidat de l'Union pour la majorité présidentielle est ressortie en tête avec un taux de 56.22 % soit 1922 voix.

Lors de l'élection présidentielle de 2007, le taux de participation dans la commune était de 84.3 % au second tour. Nicolas Sarkozy obtient un score de 60,27 % soit 3210 voix.

Lors des élections législatives de 2007, le taux de participation dans la commune était de 60,73 % au premier tour. La moyenne nationale était de 60,42 %. Au second tour le taux de participation était de 58,75 %, la moyenne nationale était de 59,98 %. Le candidat UMP est élu avec un taux de 59,44 % soit 2222 voix.

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy a obtenu un taux de 56,95 % dans la commune soit 3023 voix. À titre de comparaison, l'ancien Président de la République a fait un score de 52,83 % dans les Bouches-du-Rhône et de 48,37 % au niveau national.

Lors des élections départementales de 2015, le taux de participation dans la commune était de 54,58 % au premier tour (contre 58,49 % au second). L'Union de la Gauche est ressortie en tête lors de ces deux scrutins (respectivement 36,27 % et 38,04 %)[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Roquevaire
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1834 avril 1857 Étienne Fabre    
avril 1857 1861 Louis Marie Castellan    
juin 1861 juin 1874 Louis Anselme Jules Turcat    
juin 1874 mai 1876 Antonin Negrel    
mai 1876 octobre 1876 Alban Benech    
octobre 1876 mai 1880 † Martini Négrel    
mai 1880 janvier 1900 Auguste Fabre    
janvier 1900 mai 1908 Félix Poutet    
mai 1908 septembre 1919 André Piston    
septembre 1919 mai 1925 Félix Jouve    
mai 1925 septembre 1939 † Félix Trémellat    
septembre 1939 février 1941 Michel Louis    
février 1941 septembre 1943 Gustave Cuviller    
septembre 1943 mai 1944 Charles Roux    
juillet 1944 avril 1945 Antoine Tassy    
avril 1945 mai 1953 Cassius Coulomb    
mars 1953 mars 1971 Joseph Martinat    
mars 1971 mars 1983 Léon David PCF Sénateur
mars 1989 mars 2001 Henri Gantou PCF  
mars 2001 mars 2008 André Niel UMP  
mars 2008 en cours Yves Mesnard Apparenté PCF Retraité Fonction publique

MM. Martini Négrel et Félix Trémellat sont décédés durant leur mandat.
MM. Louis Marie Castellan et Étienne Fabre ont démissionné avant la fin de leur mandat.
M. Louis Michel devient maire par intérim suite au décès de son prédécesseur.[11],[12],[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 857 habitants, en augmentation de 4,34 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 065 2 711 2 813 2 842 3 218 3 120 3 143 3 130 3 180
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 175 3 465 3 635 3 499 3 558 3 350 3 436 3 115 3 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 973 3 110 2 969 2 600 2 645 2 613 2 608 2 521 3 080
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 408 3 854 5 042 5 619 7 061 7 853 8 299 8 549 8 857
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Festival international d'orgue a lieu chaque année vers la mi-septembre. Concerts et récitals sur l'instrument considéré comme l'un des plus importants de France.[réf. souhaitée]

Roquevaire l'Artistique[modifier | modifier le code]

Patrie des artistes, elle a souvent été surnommée la Cité des peintres et a compté au nombre des plus célèbres Francis Lascour, René Bougros, Auguste Sieyes, Georges Castelli, Alfred Rinn, Marcel Vernis élève de Carmi. On oublie à tort Arsène Sari à qui le village de Châteauneuf-le-Rouge (près d’Aix-en-Provence) a dédié un musée.

Roquevaire accueille chaque année des expositions, décerne un grand prix de peinture et a su depuis longtemps inspirer les artistes par la luminosité et la singularité de ses paysages, par la diversité de ses hameaux (Lascours, Pont de Joux, Pont de l'Étoile).

Dans un style plus particulier, vous découvrirez à Pont de l’Étoile, « La Maison de Celle qui Peint » dont la propriétaire créatrice, Danielle Jacqui, est à l’initiative du Festival International d'Art Singulier que l’on vient voir du monde entier ; les plus friands de cet art singulier étant les Américains et les Japonais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. page de la DRIRE paca sur les risques de fontis et effondrement à Roquevaire
  2. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
  3. http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/3442342/la-marianne-dor-pour-roquevaire.html
  4. http://lesmariannedordelarepublique.com/palmaresmarianne2015.html
  5. http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/146177/andre-niel-ancien-maire-est-mort.html
  6. http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/2013/11/03/roquevaire-13-le-plus-grand-attelage-d-anes-du-monde-350609.html
  7. http://www.laprovence.com/article/edition-aubagne/2606956/roquevaire-bat-le-record-du-monde-dattelage-danes.html
  8. http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/2606291/le-record-du-monde-dattelage-danes-battu.html
  9. http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/flash/44836-roquevaire-henri-gantou-nous-a-quitte
  10. source: http://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/bouches-du-rhone_13/roquevaire_13360
  11. « Marchés à Roquevaire », sur Annuaire-Mairie (consulté le 19 mai 2017)
  12. « Les maires », sur souvenirderoquevaire.free.fr (consulté le 19 mai 2017)
  13. Robert Weinland, « francegenweb.org - votre service benevole d'assistance genealogique », sur www.francegenweb.org (consulté le 18 juin 2017)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Chapelle romane Saint-Vincent », notice no PA00081420, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Servan, Voies antiques de la moyenne vallée de l'Huveaune, p. 189-221, dans Provence historique, tome 10, fascicule 41, 1960 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]