Jouques

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Jouques
Image illustrative de l'article Jouques
Blason de Jouques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Guy Albert
2014-2020
Code postal 13490
Code commune 13048
Démographie
Gentilé Jouquards
Population
municipale
4 377 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 16″ nord, 5° 38′ 15″ est
Altitude 363 m (min. : 209 m) (max. : 782 m)
Superficie 80,35 km2
Localisation

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Jouques est une commune française située au nord-est du département des Bouches-du-Rhône et dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Jouquards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[1] / Station de Marignane

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces de présence humaine à Jouques remontent à 11 000 ans avant Jésus-Christ (époque Moustérienne). Véritable trésor archéologique, la grotte de l'Adaouste est située aux confins du lieu-dit de Bèdes. Nichée sur une falaise, elle domine la vallée de la Durance.

De 300 à 100 avant Jésus-Christ, le site accueille un oppidum gallo-romain encore dressé. Non loin des principaux vestiges se trouve la chapelle Notre-Dame-de-Consolation datant du XIIe siècle.

Au premier siècle, l'occupant romain met en chantier un aqueduc qui conduit l'eau de la source de Traconnade, située sur le territoire de la commune, jusqu'à Aix-en-Provence.

Au Moyen Âge, le bourg se construit sur la colline, blotti dans des remparts, protégé par le château d'If (ouvrage défensif aujourd'hui en ruines) et sous la protection de Notre-Dame-de-la-Roque.

Hors les murs, l'église Saint-Pierre (XIe – XIXe siècles), chapelle funéraire du XIe, agrandie au XVIe siècle, devient église paroissiale et cela jusqu'à nos jours.

Du XIIIe au XVIe siècle, la population migra vers le plateau du Piémont situé juste en dessous (le château des seigneurs de Jouques, construit et détruit durant cette période dans cette zone, n'existe plus).

À partir du XVIe siècle, le nouveau village prend forme, les seigneurs cédant bail (vente de terrains), les habitants construisent sur les flancs de la colline (partie dite médiévale) jusqu'au niveau du ruisseau le Riaou (ou Réal).

Le boulevard principal, appelé maintenant boulevard de la République, a sur son parcours orné de platanes cinq fontaines : du début du village (fontaine du Moulin) jusqu'à la fin (fontaine du Saint-Esprit).

Au milieu du XIXe siècle le village va s'agrandir et s'étendre vers l'est : quartier des Maisons Neuves.

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, un hameau de forestage fut installé en 1963, au lieu-dit le Logis d'Anne, à 8 km de Jouques, faisant partie intégrante de la commune, à destination d'anciens harkis et de leurs familles. Ce camp a existé jusqu'en 1995, avant d'être laissé à l'abandon.

La fête du village est célébrée à la saint Baqui, le 2 octobre, un martyr d'origine syrienne dont le village a longtemps possédé les reliques. Peut-être faut-il l'identifier avec saint Bacchus de Resafa ? Mais nous n'en avons pas de preuves.

En 2015, la commune est fermée pour causes de travaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jouques

Les armes peuvent se blasonner ainsi : De gueules, à un coq d'or à senestre et une poule d'argent à dextre, affrontés sur une terrasse de sinople, et un chef d'or, chargé du mot JOUQUES en caractères de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Georges Honnorat ... ...
mars 2001 en cours Guy Albert PS Retraité Fonction publique

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Jouques en 2009[2]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,69 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,20 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 30,83 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 19,00 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[3]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 377 habitants, en augmentation de 6,06 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 700 1 586 1 542 1 789 1 832 1 834 1 775 1 804 1 827
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 716 1 684 1 605 1 493 1 502 1 504 1 508 1 506 1 301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 344 1 218 1 130 1 081 1 022 1 027 934 1 003 1 004
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 831 2 047 2 096 2 238 3 062 3 262 4 089 4 267 4 377
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête de la musique le 21 juin tous les ans. Repas républicain le 14 juillet tous les ans.

La fête de la Saint-Baqui le 1er dimanche d'octobre.

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Une centrale hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance (via le barrage de Cadarache) est implantée sur la commune depuis 1959[12].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cabanes en pierre sèche[modifier | modifier le code]

Les cabanes en pierre sèche de la commune ont fait l'objet d'un recensement et d'une étude de 2000 à 2003. Éparpillées sur une bonne partie du territoire, elles renvoient au passé agricole de la commune. Situées en bordure d'anciens champs ou de terrasses, elles servaient de remise à outils, d'entrepôt des récoltes et d’abri pour l’homme, lors des semailles et des moissons. Certaines d’entre elles sont assez grandes pour abriter un mulet, comme l’atteste la présence, à l’intérieur, d’une pierre trouée ou d'un anneau en fer encastré dans la paroi pour attacher l'animal, voire d’une auge en pierre pour le faire boire. Sur la centaine de cabanes recensées, 43 sont de plan circulaire, 50 de plan plus ou moins carré et 7 autres de plans divers. Les voûtes sont construites soit en encorbellement, soit par clavage. De nombreuses toitures sont pourvues d’un tapis végétal souvent planté d’iris qui fleurissent aux mois d’avril et mai, parfois de simples graminées sauvages. Les nombreuses dates gravées semblent toutes corroborer le fait que les cabanes ont été construites au XIXe siècle[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  2. « Impôts locaux à Jouques », taxes.com
  3. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Les Chapelles », sur Ville de Jouques (consulté le 9 mars 2017)
  9. « Musée rural », Jouques, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  10. « Le Moulin Saint-Vincent », Jouques, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  11. Grand Site Sainte Victoire, « Route et plateau de Bèdes - Sites naturels - Carte interactive - Grand Site Sainte-Victoire », sur www.grandsitesaintevictoire.com (consulté le 9 mars 2017)
  12. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p 152
  13. Jean Laffitte, Les cabanes en pierre sèche de Jouques (Bouches-du-Rhône), sur le site pierreseche.com, 24 décembre 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]