Mazet-Saint-Voy

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Le Mazet-Saint-Voy
Mazet-Saint-Voy
Église de Saint-Voy.
Image illustrative de l’article Mazet-Saint-Voy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Lignon
Maire
Mandat
Alain Debard
2020-2026
Code postal 43520
Code commune 43130
Démographie
Gentilé Mazetois(e) ou Mazetous
Population
municipale
1 110 hab. (2018 en diminution de 2,63 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 52″ nord, 4° 14′ 42″ est
Altitude Min. 875 m
Max. 1 283 m
Superficie 45,02 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Mézenc
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mazet-st-voy.com

Le Mazet-Saint-Voy, officiellement Mazet-Saint-Voy, est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mazet-Saint-Voy se trouve sur la partie orientale du Massif Central, à l'est du Puy-en-Velay, au sud de Saint-Étienne et à l'ouest de Valence. La commune occupe un plateau granitique et basaltique, à l'altitude de 1 000 mètres environ. L'habitat est dispersé en un grand nombre de petits hameaux.

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation départementale.

Climat[modifier | modifier le code]

La station automatique de Météo-France du Mazet-Saint-Voy se trouve sur la face sud du Volamont. L'ancienne station météo, au lieu-dit Salettes, au bord du Lignon, à l'altitude de 950 mètres, n'enregistrait que les précipitations.

Pour la période 1961-1989, la moyenne des totaux annuels de précipitations était de 1 001 mm. La médiane des totaux annuels était de 1 051 mm.

Le mois le plus sec est juillet. Les mois les plus arrosés sont mai et octobre[1].

Données climatiques générales :
Temps Commune[2] Moyenne nationale
Weather-clear.svg Ensoleillement .... h/an[3],[4] 1 973 h/an
Weather-overcast-rare-showers.svg Pluie yyyy mm/an[4] 770 mm/an
Weather-snow.svg Neige zz jours/an 14 jours/an
Weather-violent-storm.svg Orage ww jours/an 22 jours/an
Weather-day-more-fog.svg Brouillard yy jours/an 40 jours/an

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mazet-Saint-Voy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé dans la commune des mégalithes et outils préhistoriques[10].

La paroisse de Saint-Voy de Bonas dépendait du diocèse du Puy. Elle est dédiée à saint Evode, aussi appelé saint Vosy, qui vécut au IVe siècle. Il y avait un château au lieu-dit Bonas, ainsi qu'au hameau de Montgiraud. De nombreux seigneurs avaient des droits dans la paroisse :

  • seigneurs ecclésiastiques : évêque du Puy, commanderie de Devesset.
  • seigneurs laïcs : les Châteauneuf du Vivarais, Audoyer, de Jullien, Riou de la Roue, Baudouin, les seigneurs de Fay, ceux du Pont-de-Mars, de Bonas, etc.


D'après le Guide Michelin, Le Mazet-Saint-Voy est la commune la plus protestante de France. C'est une des rares communes à n'être pas enregistrée comme ancienne paroisse catholique. Son histoire est en effet très marquée par le fait religieux. Au XVIe siècle un curé appelé Bonnefoy se serait converti à la foi réformée et serait parti à Genève. Il y serait resté environ deux ans avant de revenir et d'évangéliser le Plateau. Encore aujourd'hui, des familles protestantes possèdent des bibles contre-signées Calvin. L'édit d'Amboise de 1563 fait de l'ancienne église de Voisy de Bonas un lieu de culte officiel du protestantisme. Dès le XVIe siècle, la très grande majorité des habitants se convertit à la nouvelle foi. Des armées catholiques et protestantes font des expéditions sur le Plateau. Les châteaux et l'église subissent de graves dégradations.

Quelques années de calme sont octroyées par l'édit de Nantes de 1598. Mais vite la répression contre les protestants recommence. Le temple protestant de Saint-Voy est détruit en 1680 sur l'ordre de l'intendant royal. En 1685 le culte réformé est interdit par la Révocation de l’Édit de Nantes. Les dragons (soldats) du roi s'installent dans les fermes pour faire pression sur la population. Des protestants sont envoyés aux galères, d'autres s'enfuient à l'étranger. Ceux qui restent simulent l'abjuration. C'est la période dite du « Désert ». Des cérémonies se tiennent en plein air.

Malgré les ordres officiels, les curés et les catholiques de Saint-Voy entretiennent des rapports cordiaux avec les protestants. Mais il y a très peu de mariages mixtes.

L'économie repose sur la culture du seigle et de l'avoine. Il y a des terres pour le pacage des porcs et moutons essentiellement. Les forêts sont rares.

À partir de 1750 la répression s'allège considérablement. En 1787, Louis XVI autorise les protestants à s'inscrire sur les registres paroissiaux catholiques (ancêtres des registres d'état-civil, en quelque sorte). La Révolution française leur donne la citoyenneté complète. Les lois de Napoléon Ier permettent aux temples de se réédifier, celui du Mazet-Saint-Voy est construit à partir de 1816. Le mouvement religieux dit du Réveil arrive sur le Plateau pour raffermir la foi protestante ; de nouvelles communautés religieuses apparaissent à côté de l'Église réformée reconnue par le Concordat.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors nommée Saint-Voy-de-Bonas a porté le nom de Mont-Lizieu[11].

En raison d'une nouvelle route passant par le hameau du Mazet, les bâtiments administratifs vont être édifiés sur la D 500, faisant du Mazet le cœur administratif, commercial et religieux de la commune. Celle-ci devient officiellement la commune du Mazet-Saint-Voy en 1894[11].

Au XIXe siècle, les pommes de terre font leur apparition. Un peu avant 1900 arrivent les cultures fourragères et les terres pauvres délaissées se couvrent d'arbres.

Sous le régime de Vichy et l'occupation allemande, Le Mazet fait partie de la Montagne-refuge qui protège les Juifs, autour du Chambon-sur-Lignon[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal en 2011.

Comme pour toutes les communes françaises comptant entre 500 et 1 499 habitants[13], le conseil municipal est constitué de 15 membres.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1959 Pierre Salque[14] radical-socialiste  
1960 mars 1971 Edouard Ruel dit « Dayou »[15].    
1971 1977 Abel Argaud[16]    
1983 1989 Émile Guilhot    
mars 2001 2020 Bernard Cotte[17] DVG  
2020 En cours Alain Debard    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Haut-Lignon et y est représentée par le maire et trois élus communautaires[18].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Impôts locaux en 2010 [19]
Désignation fiscale Commune Moyenne de la strate[Note 2]
Taux
Taxe d'habitation
7,50 % 11,32 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties
11,57 % 15,79 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
58,44 % 45,97 %
Recette
Taxe d'habitation
106 €/hab. 108 €/hab.
Taxe foncière sur les propriétés bâties
107 €/hab. 121 €/hab.
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
56 €/hab. 26 €/hab.

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[20]
Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[21]

Instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

Liste des juridictions compétentes pour la commune.[22]
Tribunaux Lieux
Tribunal d'instance Le Puy-en-Velay
Tribunal de grande instance Le Puy-en-Velay
Cour d'appel Riom
Tribunal pour enfants Le Puy-en-Velay
Conseil de prud'hommes Le Puy-en-Velay
Tribunal de commerce Le Puy-en-Velay
Tribunal administratif Clermont-Ferrand
Cour administrative d'appel Lyon

Jumelages[modifier | modifier le code]

Aucun jumelage.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

En 2018, la commune comptait 1 110 habitants[Note 3], en diminution de 2,63 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3081 8862 1101 8092 4352 5822 6372 6472 681
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5422 5442 5692 5222 5272 6332 7872 6972 830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8172 8472 8322 5172 3082 2562 2212 0241 801
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 7631 5141 2801 1061 0771 0281 0851 1501 119
2018 - - - - - - - -
1 110--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Restauration[modifier | modifier le code]

Hébergements[modifier | modifier le code]

Campings[modifier | modifier le code]

Hôtels[modifier | modifier le code]

Artisans[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

On peut également citer la maison forte La Bessea et son jardin[29],[30], la croix de l'ancien cimetière catholique datant de 1846[31], l'église libre du Riou datant de 1829[32], l'ancien édifice religieux chrétien de darbystes[33], le moulin de Boyer[34] et les fermes[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnes ayant résidé sur la commune :

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Communes de 500 à 2 000 hab. appartenant à un groupement fiscalisé (TPU)
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ph. Duret, Un village du Plateau Velay-Lignon, 1990, p. 28
  2. « Climat de Haute-Loire », sur linternaute.com (consulté le 22 juin 2009).
  3. « Météo-France / Données climatiques », sur meteofrance.com (consulté le 22 juin 2009).
  4. a et b Pour la période de 1976 à 2005
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  10. Lucien Mathieu, La paroisse de Saint-Voy de Bonas.
  11. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. François Boulet, Histoire de la Montagne-refuge, Polignac, Les Éditions du Roure, , 416 p..
  13. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  14. C. Maillebouis dans La montagne protestante 1920-1940, 2005, p. 181
  15. « Nécrologie - Mazet-Saint-Voy. Décès d’Édouard Ruel, ancien maire du Mazet-Saint-Voy », sur Le Progrès.fr.
  16. « Biographies locales », sur Histoire locale du Mazet-Saint-Voy de C. Maillebouis.
  17. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 1er octobre 2014).
  18. « Elus communautaires », sur le site de la communauté de communes du Haut-Lignon.
  19. « Les comptes des communes (Fiscalité) », sur le site du ministère des finances.
  20. « Les comptes des communes (Endettement) », sur le site du ministère des finances.
  21. « Les comptes des communes (Investissement) », sur le site du ministère des finances.
  22. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. « Le dolmen de Vacheresse », notice no PA00092701, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « L'ancienne église Saint-Voy », notice no PA00092702, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « L'église Saint-Vosy », notice no IA43000095, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « La maison forte La Bessea », notice no IA43000084, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Le jardin de la maison forte La Bessea », notice no IA43000606, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « La croix de l'ancien cimetière catholique », notice no IA43000093, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « L'ensemble religieux dit église libre du Riou », notice no IA43000077, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « L'édifice religieux chrétien de darbystes », notice no IA43000064, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Le moulin à farine de Boyer », notice no IA43000075, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Les fermes », notice no IA43000092, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boulet, Histoire de la Montagne-refuge, Polignac, Les Éditions du Roure, 2008, 416 p.
  • Collectif, Bulletins municipaux : « Liste des bulletins municipaux », sur le site de la mairie
  • Roger Casalis, Un siècle de vie protestante : le consistoire de Saint-Voy Haute-Loire (1805-1905), Société d'Histoire de la Montagne,
  • Alain Debard, L'école au Mazet, Société d'Histoire de la Montagne, coll. « Environnement et patrimoine du Mazet »,
  • Théodore de Félice, Le patois de la zone d'implantation protestante du nord-est de la Haute-Loire, Paris-Genève, Champion-Slatkine,
  • Christian Maillebouis, Les Momiers, la dissidence religieuse à Saint-Voy. 1820-1845, Mazet-Saint-Voy, 1990, 204 p.
  • Christian Maillebouis, Vie et pensées d’un darbyste, A. Dentan : 1805-1873, Mazet-Saint-Voy, Sociéte d’histoire de la montagne, 1991, 174 p.
  • Christian Maillebouis, La chronique « Deschomets » de Mazelgirard, près de Tence, en Velay, Mazet-Saint-Voy, 1992, 160 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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