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Luberon (AOC)

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Luberon
Image illustrative de l’article Luberon (AOC)
Vignoble de l'appellation à Saint-Martin-de-la-Brasque.

Désignation(s) Luberon
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1988
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Sous-région(s) Luberon (pays d'Apt et pays d'Aigues)
Localisation Sud Vaucluse
Saison deux saisons sèches (en hiver et été), deux pluvieuses (en automne et au printemps)
Climat tempéré méditerranéen
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 600 h/an
Sol argilo-calcaire
Superficie plantée 3 124 ha (en 2024)[1]
Nombre de domaines viticoles 64 caves indépendantes, 10 caves coopératives et une union de producteurs
Cépages dominants syrah N[2], grenache N, carignan N, ugni blanc B, clairette B, roussanne B, etc.
Vins produits 47 % rosés, 27 % blancs et 26 % rouges
Production 125 335 hl (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare min. 4 000 pieds/ha[3]
Rendement moyen à l'hectare 41 hl/ha en rosé, 37 en rouge et 42 en blanc (en 2024)[1]
Site web vins-luberon.fr

Le luberon[4] est un vin d'appellation d'origine controlée (AOC) produit entre la vallée du Calavon au nord et la vallée de la Durance au sud. Son ancien nom était le côtes-du-luberon.

Le luberon est un vin d'assemblage (comme tous les vins de la vallée du Rhône méridionale) produit en rosé, en rouge et en blanc. Le rosé représente 50 % de la production en 2020-2024, le rouge et le blanc représentant chacun approximativement un quart de la production[1].

Son aire d'appellation couvre 36 communes du Vaucluse, toutes comprises dans le Parc naturel régional du Luberon. Le luberon est classé traditionnellement dans le vignoble de la vallée du Rhône, entre autres par le site du Vignoble de la Vallée du Rhône[5] et par le site de l'AOC luberon[6], mais également sur d'autres sites et ouvrages de référence[7],[8]. Néanmoins, certains critiques, dont Robert Parker, rattachent plutôt le luberon au vignoble de Provence qu'à celui de la vallée du Rhône[9].

Préhistoire et Antiquité

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Bas-relief de Cabrières-d'Aigues avec la première représentation connue de tonneaux. Exposé au Musée Calvet d'Avignon
La scène montre deux esclaves halant une barque dirigée par un nautonier, dans celle-ci deux barriques cerclées et, positionnées au-dessus, quatre amphores à fond plat avec trois autres récipients ressemblant à des bonbonnes.

Les stèles anthropomorphes du Luberon, ont été découvertes à Puyvert, Lauris et Goult. Elles caractérisent la civilisation de Lagoza qui est celle des premiers agriculteurs. Ces pierres tombales ont été datées entre -3000 et -2800. Les Grecs de Rhodes, précédant les Phocéens, s'installent vers -750, près de l'embouchure du Rhône et remontent la Durance. L'œnoché (cruche) et le kylis (coupe à vin) découverts dans un tumulus à Pertuis sont datés de cette période.

La première représentation connue de tonneaux se trouve sur un bas-relief découvert à Cabrières-d'Aigues. La scène montre le halage d'une barque sur la Durance. Cette stèle a été érigée à la gloire d'un négociant spécialisé dans le transport des vins par voie d'eau et ayant vécu au début de la période augustéenne.

L'atelier du potier de Ménerbes est daté de la même époque. On a retrouvé autour de son four les mêmes types de récipients vinaires que sur la stèle de Cabrières. Ce n'est pas la seule preuve de l'existence d'une importante viticulture gallo-romaine. Le « Trésor d'Apt », déposé au Musée Calvet d'Avignon, est le plus bel ensemble connu de bronzes vinaires (IIe et IIIe siècles) après ceux de Pompéi.

Au sud du Luberon, le triomphe de Bacchus est figuré sur une baignoire en marbre blanc découverte à Lauris qui sert actuellement de fonts baptismaux à l'église de Cadenet. Daté du IIIe siècle, elle représente la victoire du dieu du vin sur son cousin Penthée, roi de Thèbes, qu'il a métamorphosé en lion.

Haut Moyen Âge

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Le 4 des nones de juillet 852, Paulus, évêque d’Apt, obtient de Bonus, évêque de Sisteron, des terres et des vignes que celui-ci possédait à « Solgue rivus » (Valsorgues) sur la commune de Saignon[10].

Entre 877 et 981, à Apt, Saint-Martin-de-Castillon, Saignon, Bonnieux, Ansouis et Pertuis des vignes sont données par la famille de dom Maïeul, le quatrième abbé de Cluny, soit à l’église d’Apt, soit à l’abbaye de Montmajour créée par une de leurs parentes.

Entre 982 et 988, l’évêque d’Apt passe les premiers contrats de complants pour ses vignes du Luberon[11].

Bas Moyen Âge

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Au XIVe siècle, la prospérité du vignoble du pays d’Apt est grande sous les papes d’Avignon (Urbain V et Grégoire XI). À tel point que le retour à Rome de ces deux pontifes va provoquer une crise de surproduction[12].

Époque moderne

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Château de Mille au XIXe siècle

À la fin du XVe siècle, alors que le Luberon a été rendu désert par les pestes et les guerres de Raymond de Turenne, neveu de Grégoire XI, arrivent les premiers Vaudois. Ils «rendent ce lieu abondant en blé, vin, huile, miel, amande » mais ils sont massacrés par le sinistre Meynier d’Oppède en avril 1545.

En 1720, lors de la Grande Peste, l’apothicaire de Ménerbes concocte et vend de la thériaque – seul médicament connu - à base de vin de grenache.

À Bonnieux, le fief viticole de la Canorgue est érigé en comté par Benoît XIV le en faveur de Joseph de Méry, conseiller en la Cour des Aides de Provence[13].

Époque contemporaine

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Le 24 fructidor an IV de la République (), le député Joseph Rovère écrit, de Paris, à son frère Siméon, évêque constitutionnel de Vaucluse : « J'ai acquis les biens de Sade dans les territoires de Bonnieux et la Coste… » Il lui demande de procéder immédiatement à la plantation de vignes en mourvéguès (mourvèdre) et de protéger le muscat et les clairettes, chose que le marquis avait négligé.

En 1824, l'arrondissement d'Apt compte 7 000 hectares de vignes. Les viticulteurs de Vaucluse décident de s'organiser pour produire et vendre leurs vins. En 1920, la première cave coopérative du département est fondée à Bonnieux.

Il a d'abord été classé en VDQS au cours de l'année 1951, puis a accédé à l'AOC en 1988 sous le nom de « Côtes du Luberon »[14]. Ses responsables adhèrent à l'organisation interprofessionnelle Inter Rhône en 1996. C'est dans son sein qu'est créé en 2001, la « Nouvelle École de la vallée du Rhône »[15]. L'appellation est renommée « Luberon » en septembre 2009[16]. Le cahier des charges de l'appellation a été ensuite modifié en octobre 2011[17], en mars 2014[18], en décembre 2020[19], puis en avril 2025[3].

Situation géographique

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Délimité par le Calavon au nord et la Durance au sud, le vignoble du luberon s’étale sur les deux versants du massif du Luberon, à l’exception de la Combe de Lourmarin qui sépare les massifs du « grand » et du « petit » Luberon.

Le massif domine au nord et au sud le terroir viticole. Cette chaîne a commencé à se former au crétacé inférieur, c'est-à-dire entre -135 et -95 millions d'années pour finir de se pliser à partir de -15 millions d'années d'abord dans un axe Nord-Sud, puis de N.NE-S.SO. entre -7 et -3 millions d'années. Ces compressions successives ont trouvé leurs termes au pliocène[20]. Ce terroir jusqu'à mi-coteaux est formé au sud de dépôts caillouteux de la Durance et au nord de sables ocreux du Calavon, cet ensemble étant mêlé, surtout en terrasses avec le sol détritique du piémont du Luberon.

Climatologie

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Le climat de l'aire d'appellation est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • le mistral assainit le vignoble ;
  • la saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • les températures sont très chaudes pendant la journée l'été et relativement fraiches la nuit, ce qui permet une maturité harmonieuse des raisins.

La station météorologique d'Apt-Viton (à 242 mètres d'altitude : 43° 52′ 51″ N, 5° 24′ 50″ E)[21] se situe au nord du Luberon, est dans la vallée du Calavon. Un exemple de variation de la météo : après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2,8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0,5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[22].

La partie sud du Luberon, dans la vallée de la Durance, bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur. Les influences continentales se font sentir en hiver (°C de température moyenne en janvier). La variabilité thermique est importante en hiver et aux intersaisons, quand les dépressions des latitudes moyennes traversent la France, et faible en été, car un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Les étés sont très chauds (température moyenne de 22 °C), avec quelques orages. Les températures maximales dépassent très souvent 30 °C en été.

Relevé à Apt-Viton de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,7 2,1 5 8,9 12,2 14,4 14,5 11,2 8,3 3,5 0,3 6,6
Température moyenne (°C) 5,4 6,1 9,7 12,6 16,7 20,6 23,5 23,4 19 14,7 9,3 5,9 13,9
Température maximale moyenne (°C) 11,2 13 17,2 20,2 24,5 29,1 32,5 32,3 26,8 21,1 15 11,4 21,2
Nombre de jours avec gel 18 16,6 9,5 3 0,1 0 0 0 0 1,3 8,3 16,1 72,9
Précipitations (mm) 68,9 44,1 46,7 74,8 68,9 38,3 27,1 36,7 84,6 97,9 113,5 68,8 770,3
Source : Météo-France[23].


Présentation

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Image externe
aire parcellaire de l'appellation

Le vignoble s'inscrit entièrement à l'intérieur du Parc naturel régional du Luberon. Il s'étend sur 36 communes du département de Vaucluse[24] : Ansouis, Apt, La Bastide-des-Jourdans, La Bastidonne, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Cabrières-d'Aigues, Cadenet, Castellet, Cheval-Blanc, Cucuron, Goult, Grambois, Lacoste, Lauris, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget-sur-Durance, Puyvert, Robion, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Sannes, les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Villelaure et Vitrolles-en-Luberon.

AOC luberon rouge.

Encépagement

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Pour les vins rouges et rosés, l'encépagement est encadré, avec des règles d'assemblage très détaillées :

Pour les vins blancs sont autorisés, avec des règles d'assemblage tout aussi détaillées :

  • comme cépages principaux : le bourboulenc B, la clairette B, le grenache blanc B, la marsanne B, la roussanne B, le vermentino B (localement dénommé rolle) ;
  • comme cépage complémentaire : l'ugni blanc B ;
  • comme cépage accessoire : le viognier B.
  • comme « variétés d'intérêt à fin d’adaptation » (VIFA) : le piquepoul blanc B, le carignan blanc (de) B, l'assyrtiko B, le parellada B et le grenache gris G[3].

Les données de production des années récentes, telles que publiées par les Douanes, sont[1] :

Année luberon rosé luberon rouge luberon blanc
superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)
2020 1 921 97 640 51 843 38 286 45 574 29 654 52
2021 1 760 70 505 40 947 30 432 32 669 60 563 46
2022 1 520 69 832 46 926 37 559 41 688 33 557 49
2023 1 527 65 629 43 899 33 401 37 746 37 742 48
2024 1 729 72 944 42 871 32 297 37 823 34 449 42

Le rendement visé par le cahier des charges est de 60 hectolitres par hectare pour les vins blancs et de 55 hl/ha pour les vins rouges et rosés. Le rendement butoir est fixé à 66 hl/ha pour les trois couleurs de vin, sauf pour les vignes dont la hauteur de feuillage palissé est comprise entre 0,4 fois et 0,5 fois l'écartement entre les rangs où il est de 60 hl/ha[3].

Une ancienne méthode de vinification : les cuves vinaires rupestres

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La découverte de ce type de vinification très ancien est due aux travaux menés par Michel Bouvier, entre 1983 et 1993. Sa recherche archéologique, menée avec l'aval du Service régional de l'archéologie à Aix-en-Provence, avait primitivement pour but d'essayer de dater les cabanes en pierre sèche ou bories de Vaucluse. Dans le cadre de ses recherches et de ses fouilles, il a identifié plus de 80 cuves vinaires rupestres sur le terroir de l'appellation ventoux entre Venasque et Bonnieux[25].

Ces cuves rupestres, qui sont toujours creusées dans de la molasse burdigalienne, sont majoritairement cylindriques. L'inventeur les a classées en deux catégories :

  • les cuves creusées : sur 24 étudiées, toutes sont cylindriques sauf deux. Leur diamètre moyen et leur hauteur sont généralement identiques (1,60 m) pour un volume constant (3,14 m3).
  • les cuves construites : elles sont datables entre le XVIe et le XVIIe siècles puisque dès le XVIIIe siècle les cuves ont commencé à être recouvertes de carreaux vernissés.

Toutes les cuves creusées ont été - ou sont encore - recouvertes par une borie ou protégées par un abri sous roche ou un mur de pierres sèches selon leur situation. Il est remarquable que, si certaines cuves rupestres sont à proximité de lieux habités, la plupart sont tout à fait extérieures à un village ou à un hameau. Ceci évoque des vinifications plus ou moins clandestines pour échapper à des droits de souquet et autres taxes levées sur les vins.

Gastronomie et dégustation

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La dégustation révèle les observations suivantes :

  • Rouges : arômes de fruits noirs, épices, truffe, des vins fins et racés en bouche.
  • Rosés : des vins expressifs (fruits rouges) et généreux.
  • Blancs : des notes fines de pêche de vigne, abricot, tilleul, chèvrefeuille, une bouche florale, vive harmonieuse.
Calamars à la romaine et luberon blanc.
Rosés du Luberon exposés à Ménerbes à la Maison de la truffe et du vin.
Luberon blanc et rouge.

Les vins du Luberon sont des vins dont les accords mets-vins couvrent une large palette. Elle va des viandes blanches (volailles dont les escalopes de poulet à la Louisiane, les blancs de poulet au curry, le canard rôti, ou lapins avec le civet de cuisses de lapin, le lapereau Antibois ou lapin aux pruneaux), aux viandes rouges (côte de bœuf, osso buco ou carbonnade flamande ; veau en brochettes, aux olives ou son foie poêlé ; porc avec un enchaud à l'ancienne, ses grenadins, sa rouelle qui peut être servie avec des girolles) ; une place à part est à réserver à l'agneau, les filets mignons farcis à la mangue, son gigotin en croûte de tapenade ou sa noisette présentée avec un papeton d'aubergines[26].

Le luberon blanc est apprécié en apéritif, avec les poissons, les fruits de mer, les fromages de chèvre…Le blanc élevé en barrique sera plus à l’aise avec des viandes blanches en sauce, des fromages à pâte molle ou croûte fleurie, Comté…

Le luberon rosé s’apprécie en apéritif, mais aussi avec les charcuteries, le saumon, les légumes méditerranéens, les petits farcis, les fromages à pâte molle, cuite ou fleurie, de chèvres ou de brebis, les desserts à base de fruits rouges…

Le luberon rouge, au style fruité et gourmand, s’allie aux charcuteries, au civet de chevreuil, aux viandes rouges et volailles grillées ou rôties, aux viandes blanches et rosées, aux barbecues, aux poissons en matelote, aux fromages à croûte lavée… Le style plus complexe s’harmonisera avec les viandes rouges rôties ou en sauce (agneau, bœuf, canard), les volailles en sauce (coq au vin), le gibier, les fromages à pâte molle ou fermentée….

Producteurs

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Commune Les châteaux, domaines et coopératives
Ansouis Château Turcan - Château Saint Estève de Néri - SCA des Coteaux d'Ansouis
Apt Château de Mille - Château de l'Isolette - Château des Tourettes - Domaine de Mayol - 1 coopérative
Bonnieux Château La Canorgue - Château les Eydins - 2 domaines - 1 coopérative
Cabrières-d'Aigues Domaine de la Bastidonne - Domaine des Vaudois - 2 domaines - Cave des vignerons de Cabrières d'Aigues
Cadenet 2 domaines - Château Constantin - 1 coopérative
Cucuron Domaine de la Cavale - Domaine les Conques-Soulières - Domaine les Vadons - 1 coopérative
Goult Château Edem - Domaine de la Verrière - Cave de Lumières
Grambois Cave les Coteaux de Grambois - Domaine Regarde Moi Venir (AB)
La Motte-d'Aigues Bastide du Claux - Château de la Bonde
La Tour d'Aigues Château la Dorgonne - Cellier de Marrenon - Cave Terres-Valdeze
Lauris Domaine de Fontenille - 1 coopérative Lourmarin Cadenet
Lourmarin Château Fontvert (DEMETER) - Cave Lourmarin Cadenet
Maubec Domaine Faverot - Domaine Guillaume Gros - 1 coopérative
Mirabeau Château de Clapier
Ménerbes Domaine de la Citadelle - Domaine de Marie - Domaine Ruffinatto
Oppède Domaine de la Royère - Domaine Fondacci - Domaine La Garelle
Pertuis Château de Val Joanis - Château du Grand Callamand - Coopérative Vinicole de Pertuis
Puget sur Durance Château la Verrerie
Puyvert Château Saint-Pierre de Méjans
Robion Domaine du Douvain - Domaine des Peyre
Roussillon Domaine Chasson - Domaine de Chantegrillet - Domaine de Tara - Domaine Girod - Le Coulet Rouge
Villelaure Forbin de Janson
Vitrolles-en-Luberon Domaine de Cabrery

Œnotourisme

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L'œnotourisme recouvre de nombreuses activités de découverte : dégustation des vins, visite de caves, rencontre avec les propriétaires, découverte des métiers et techniques de la vigne, connaissance des cépages, des terroirs, des appellations, de la gastronomie locale. À cet aspect festif s'ajoutent les activités sportives et de loisirs : promenades et randonnées dans les vignobles.

Pour les touristes, une charte de qualité des caveaux de dégustation avait été mise en place dans la vallée du Rhône pour l'ensemble des vignobles par Inter Rhône[27]. Elle propose trois catégories différentes d'accueil en fonction des prestations offertes par les caves[28].

  1. a b c d et e « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  2. a et b Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris.
  3. a b c et d « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Luberon » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  4. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  5. « AOC Luberon | Vins Rhône », sur www.vins-rhone.com (consulté le )
  6. com-ocean.com, « Les Vins Luberon - Au rythme des couleurs | Site officiel AOC de la Vallée du Rhône, Provence », sur Les Vins Luberon (consulté le )
  7. « Les appellations », sur www.vinsvignesvignerons.com (consulté le )
  8. « Vins et Appellations de la Vallée du Rhône | Guide Hachette des Vins », sur Le Guide Hachette des Vins (consulté le )
  9. (en) Robert Parker, The Wines of the Rhône Valley and Provence, Londres, Dorling Kindersley Ltd, , 456 p. (ISBN 0863182534), p. 374
  10. Cette charte contenue dans le Cartulaire de l'Église d'Apt est l’acte de naissance des côtes-du-luberon.
  11. Cf. Cartulaire de l'Église d'Apt.
  12. Pour pallier cela, en 1369, une ordonnance est prise portant interdiction de planter des vignes dans certaines parties du territoire pendant vingt ans, vu l'étendue du vignoble.
  13. Cf. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. Barthélemy, 1985. Aujourd'hui dénommé Château de la Canorgue, ce domaine viticole tire son nom de canourgue qui nomme les chanoines en provençal.
  14. Décret du 26 février 1988 modifié relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côtes du Luberon ».
  15. La Nouvelle École de la vallée du Rhône regroupe les côtes-de-luberon, les côtes-du-ventoux, les costières-de-nîmes et les coteaux-du-tricastin.
  16. « Décret n° 2009-1135 du 18 septembre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Irouléguy », « Luberon », « Béarn », « Sainte-Croix-du-Mont », « Loupiac », « Barsac », « Sauternes » » publié au JORF no 0219 du .
  17. Décret n° 2011-1378 du 25 octobre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Luberon », publié au JORF no 0251 du .
  18. « Décret n° 2014-369 du 25 mars 2014 modifiant le décret n° 2011-1378 du 25 octobre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Luberon » », publié au JORF no 0073 du .
  19. « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « LUBERON » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  20. Jacques Buisson-Catiln Le Luberon des origines, Notice 4 d'archéologie vauclusienne, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1997. p. 9.
  21. « 84003002 – APT-VITON – QU. VITON » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  22. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, no 191, février 2009, p. 13.
  23. « Fiche 84003002 Apt-Viton » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  24. Cahier des charges AOP Luberon, JO 28/10/11
  25. En l'état actuel de la recherche, ces cuves vinaires rupestres ont été identifiées sur les communes de Bonnieux, Ménerbes et Lacoste.
  26. Accord mets/Luberon AOC sur le site cuisine.com
  27. Les exigences de la charte de qualité d'Inter Rhône
  28. Charte de qualité des caveaux de dégustation de la vallée du Rhône

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Bibliographie

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  • Michel Bouvier, Cuves vinaires rupestres en Vaucluse, article paru dans la revue Archipal n°27, Apt, 1990,
  • Michel Bouvier, Cuves vinaires dans la région d'Apt (les), article paru dans la revue Archipal n°35, Apt, 1990,
  • André-Yves Dautier, Trous de mémoire. Troglodytes du Luberon et du plateau de Vaucluse, Mane/Apt, Alpes de Lumières, 1999, , 168 p. (ISBN 2-906162-49-3)
  • Michel Bouvier, Cuves vinaires en Vaucluse, Archéologie de la vigne et du vin, Actes du Colloque 1988, Paris, 1990, (Caesarodunum 24), 57-70.

Liens externes

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Articles connexes

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