1914 en Lorraine

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Chronologie de la Lorraine



Cette page concerne les événements qui se sont produits durant l'année 1914 en Lorraine.

Événements[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

  • 14 janvier : la seconde chambre du parlement d'Alsace-Lorraine se prononce dans une résolution sur les incidents de l'affaire de Saverne. Tandis qu'elle défend le comportement de l'autorité civile, elle condamne les actes des militaires ainsi que l'acquittement du commandant de régiment von Reuter.

Mars[modifier | modifier le code]

Mai[modifier | modifier le code]

Insigne régimentaire du 10e Régiment du Génie
  • 1 mai : création à Toul du 10e régiment du génie (10e RG), comme régiment de forteresse. Son dépôt de guerre constitue durant le conflit 48 unités.

Juillet[modifier | modifier le code]

  • 31 juillet, Alsace-Lorraine annexée : mobilisation générale, proclamation de l'état de siège[5].

Août[modifier | modifier le code]

Insigne de la 11e Division d’Infanterie, la Division de Fer
  • août 1914 :
    • des actes de barbarie sont commis par les troupes allemandes [6], à Badonviller, Blâmont[7]... Plusieurs personnalités des régions envahies sont fusillés par l'ennemi.
    • Au début de la guerre, l'armée allemande disposait de trois batteries de 420 mm, à 2 pièces chacune, fabriquées par les usines Krupp. En hommage à Bertha Krupp leurs servants les surnommèrent : "Dicke Bertha" : grosse Bertha. Une de ces batteries fut utilisée pour réduire le fort de Manonviller.
  • 1er août : mobilisation générale. Le 6e Corps de Châlons, le 20e Corps de Nancy et de 21e Corps d'Épinal couvrent la frontière lorraine.
  • 3 août : un bataillon allemand pénètre en France et détruit la station d'Homécourt[8].
  • 12 août : Badonviller est incendiée, 84 maisons sont brûlées par les Bavarois à la suite de la résistance du 20e bataillon de chasseurs à pied (BCP) de Baccarat sur le 16e IR bavarois. 12 civils ont été assassinés par l'occupant et deux soldats français blessés furent achevés, abandonnés aux flammes dans l'écurie de l'hôtel de la gare. 14 otages furent arrêtés et déportés. Madame Benoit, femme du maire en place est tuée dans les évènements, fusillée avec une dizaine de femmes et de jeunes filles.
22 août : la subdivision de la 3e armée est remplacée par l'armée de Lorraine.
  • 22 août à 3 heures : Lunéville est occupée par le 21° Corps allemand.
  • 22 - 24 août : occupation des Hauts-de-Meuse et couverture face à Metz entre Pont-à-Mousson (2e armée) et Audun-le-Roman (3e armée).
  • 27 août :
    • dissolution de l'Armée de Lorraine transformée en 6e armée.
    • reddition du fort de Manonviller qui capitula après 52 heures de pilonnage intensif de la part des Allemands[10],[11]. Le fort résista aux bombardements mais les soldats risquant l'asphyxie, le commandant du fort ordonna la reddition. Le fort permit de retenir quelque temps les troupes allemandes sans quoi ils auraient enlevé le Grand Couronné et auraient foncé sur Paris en traversant la Marne sans avoir à y livrer bataille. Le fort d'arrêt de Manonviller, construit en béton spécial et le plus puissant fort de la ligne Séré de Rivières, fut dévasté par 159 tirs de la batterie Gamma-Gerät du major Solf
Article connexe : Bataille des Frontières.

Septembre[modifier | modifier le code]

Butte de Vauquois
  • automne 1914 jusqu'au printemps 1918 : bataille de Vauquois, marquée par une guerre de position. Elle se déroule sur la butte de Vauquois à 25 km à l'ouest de Verdun : cette butte, tenue par les troupes allemandes à partir de fin septembre 1914, est attaquée sans succès par les troupes françaises en octobre 1914. En février 1915, les troupes françaises atteignent le sommet de la butte avec de fortes pertes, mais ne peuvent en faire partir les Allemands. À partir d'avril 1915, devant ce statu quo, les combats se poursuivent par une « guerre des mines » jusqu'en avril 1918.
Arrivée de canons de marine à Toul en décembre 1914.

Naissances[modifier | modifier le code]

  • 8 mars à Ancy-sur-Moselle: Raymond Mondon, mort le 31 décembre 1970 à Metz, est un homme politique français. Il est maire de Metz de 1947 à 1970 et occupe deux postes ministériels en 1955 et de 1969 à 1970.*
  • 3 mai à Sarreguemines : Eugen-Ludwig Zweigart (décédé le 8 juin 1944) est un as de la Luftwaffe. Eugen-Ludwig Zweigart est crédité de 69 victoires aériennes. Il reçut la Croix de chevalier de la croix de fer le 22 janvier 1943.
  • 26 septembre à Metz : Robert Hayem, décédé le 8 juillet 2004 à Metz, à 89 ans, haut fonctionnaire français. Il a eu un rôle décisif comme préfet des Ardennes en facilitant des regroupements d'agglomérations.

Décès[modifier | modifier le code]

René Dantigny
Alain-Fournier en septembre 1905 à la Chapelle d'Angillon.
Jean Bouin en 1913
  • à Verdun : Marie Savoie (née le 5 janvier 1877 au Cateau-Cambrésis), miraculée de Notre-Dame de Lourdes.
  • 7 mai à Nancy : Jules Molk (né le 8 décembre 1857 à Strasbourg), mathématicien français qui a travaillé sur les fonctions elliptiques. Il a obtenu le Prix Binoux de la part de l'Académie des Sciences en 1913.
  • 10 août à Dieue-sur-Meuse : Pierre Peslin (né à Vannes le 22 mai 1854), officier général français.
  • 23 août à Dieuze : Paul Émile Diou (Né à Saint-Julien-lès-Metz le 25 octobre 1855), officier général français blessé au bois de Mülhwald au cours de la bataille de Morhange. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.
  • 24 août :
    • à Bey-Alincourt, dans le département de la Moselle : Charles de Barbançois, homme politique français. Il est né le 4 mai 1869 à Paris.
    • à Senon : Joseph de Marliave, né à Toulouse le 16 novembre 1873 , musicologue français connu notamment pour son ouvrage sur les quatuors à cordes de Beethoven, qui fut le plus lu jusqu'à la publication du livre Les Quatuors de Beethoven de Joseph Kerman en 1966. Maurice Ravel lui dédia à titre posthume la toccata de sa suite pour piano Le Tombeau de Couperin.
  • 27 septembre à Beaumont (54) : Charles Antoine Sibille, général français tué à l'ennemi en allant reconnaître la position qu’il allait attaquer.
  • 29 septembre, mort pour la France à Xivray dans la Meuse : Jean Bouin, né Alexandre François Étienne Jean Bouin le 20 ou 21 décembre 1888 à Marseille, athlète français spécialiste de la course de fond. Outre une médaille d'argent aux Jeux olympiques d'été de 1912 sur 5 000 mètres, il a gagné trois fois de suite le Cross des nations, considéré alors comme le championnat du monde de la discipline. Il a également été le détenteur de sept records du monde sur différentes distances et durées. De nombreuses enceintes sportives portent son nom en France.
  • 22 octobre à Toul : Émile Reymond de son vrai nom Élie Henri Émile Reymond, né le 2 avril 1865 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) , médecin, homme politique et aviateur français.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une histoire de veste sur republicain-lorrain.fr.
  2. (en) « Bishop Charles-Marie-André Ginisty », sur Catholic-hierarchy.org (consulté le 1er novembre 2014)
  3. In note du dictionnaire des parlementaires.
  4. http://www.villerslesnancy.fr/fr/histoire-de-la-ville.html
  5. a et b Alsace Lorraine, histoire d'un pays perdu de 1870 à nos jours - François Roth - Éditions Place Stanislas 2010 - (ISBN 978-2-35578-050-9) - Page 17
  6. http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=91
  7. http://blamont.info/textes983.html
  8. Le 19e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918
  9. Emile Goré - La Lorraine - p. 50 - Ed Dory à Nancy
  10. Pierre Richard, Le fort du Manonviller sous le feu des Grosses Bertha, Bart, P. Richard, , 76 p. (ISBN 2-9512493-6-5).
  11. Marc Gabriel, La Grande guerre à l'ombre du fort de Manonviller : un épisode méconnu de la bataille de Lorraine dans le Lunévillois, Nancy, NMG éd., , 349 p. (ISBN 978-2-9537068-3-3).
  12. Née le 7 mars "1913", selon d'autres sources (Hagestedt : Deutsches Literatur-Lexikon das 20. Jahrhundert, vol. 6).
  13. Margarete Dierks sur deutsche-biographie.de
  14. Lutz Hagestedt: Deutsches Literatur-Lexikon das 20. Jahrhundert, vol. 6 "Deeg-Dürrenfeld", Walter de Gruyter GmbH, 2004 (p.220-121).
  15. Jakob Wilhelm Hauer 1881–1962. Leben, Werk, Wirkung, Lambert Schneider, Heidelberg, 1986.
  16. Katalog der Deutschen Nationalbibliothek sur d-nb.info.
  17. (Notice d'autorité sur Katalog der Deutschen Nationalbibliothek)
  18. Hans-Michael Körner (dir) : Große Bayerische Biographische Enzyklopädie, 4 tomes, Walter de Gruyter, Berlin, 2005 (p. 243)
  19. Archives de Paris 18e, acte de naissance no 5493, année 1889 (sans mention marginale de décès)
  20. Site Mémoire des hommes, ministère de la Défense, base des soldats morts pour la France, fiche individuelle de René Dantigny
  21. « Leurs derniers championnats », sur courir-au-nord.fr.
  22. Fiche individuelle de Gaston Marcellin, mort pour la France sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
  23. Archives de la Drôme, commune de Piégon, acte de naissance no 5, année 1882 (page 432/575)
  24. Site Mémoire des hommes, ministère de la Défense, base des soldats morts pour la France, fiche individuelle de René Marcelin
  25. (en) Karol J. Mysels, René Marcelin: Experimenter and surface scientist, Journal of Chemical Education (1986) 63, 740, DOI:10.1021/ed063p740
  26. (en) Keith J. Laidler, René Marcelin (1885-1914), a short-lived genius of chemical kinetics, Journal of Chemical Education (1985) 62, 1012-1014, DOI:10.1021/ed062p1012
  27. Marcel Loiseau le fusillé de Mouilly.