Taulignan

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Taulignan
Taulignan
Ancienne porte de ville de Taulignan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Jean-Louis Martin
2020-2026
Code postal 26770
Code commune 26348
Démographie
Gentilé Taulignanais, Taulignanaises
Population
municipale
1 650 hab. (2019 en diminution de 1,96 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 41″ nord, 4° 58′ 54″ est
Altitude Min. 203 m
Max. 760 m
Superficie 34,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valréas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grignan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Taulignan

Taulignan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Taulignan est située dans la Drôme provençale, à 29 km à l'est de Pierrelatte et à 27 km au sud-est de Montélimar.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à une altitude moyenne de 289 m. La mairie se situe à une altitude de 267 m, au pied de la butte du village historique.

Sites particuliers[1] :

  • Cime de Rozier (689 m)
  • Crête de Pierre Martin
  • la Girarde (271 m)
  • Montagne de Rozier
  • Serre Court
  • Serre de Grangeon
  • Serre de Pic (368 m)
  • Serre Devin (251 m)
  • Serre Enrichier (750 m)
  • Serre Fachet (678 m)
  • Serre Long
  • Serre Muat (696 m)
  • Serre Peyrard (507 m)
  • Serre Pigière (701 m)
  • Serre Saint-Martin (265 m)

Géologie[modifier | modifier le code]

La roche dominante aux alentours de Taulignan est le safre, appellation locale d'un grès calcaréo-marneux friable du Miocène. Ces sédiments du tertiaire, notamment du Burdigalien et du Langhien, se retrouvent dans toute la région[2]. Des dalles calcaires en molasse burdigalienne ont été découpées et érigées au bord des champs[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lez.

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • la Berre
  • la Chalerne[4]
  • le Lez[5]
  • Ravin de Charroux
  • Ravin de Gurnier
  • Ravin de Lamarat
  • Ravin de l'Esclauseau
  • Ravin de Riaille
  • Ravin des Combes
  • Ravin des Condamines
  • Ravin des Entrebufes
  • Ravin des Escrioles
  • Ravin des Grailles
  • Ravin des Seynières
  • Ravin de Vernonsière
  • Ravin du Coulant du Pommier
  • Ruisseau de Font Pourchère

En 1891, le ruisseau Aiguebelle est attesté. C'est un affluent de la Berre[6].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen en raison de sa situation au sud de la Drôme.

Elle est soumise, comme sa voisine Valréas au nord du Vaucluse, à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne (avec des pluies abondantes voire torrentielles) et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d'épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux, mais le mistral (vent du nord) augmente la sensation de froid ressenti.

Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Taulignan est une commune rurale (car elle fait partie des communes peu ou très peu denses) au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

La commune fait partie de l'aire d'attraction de Valréas dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,8 %), zones agricoles hétérogènes (27,2 %), cultures permanentes (21,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,5 %), zones urbanisées (1,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Alançonne
  • Baume Chaix
  • Beauregard
  • Bel-Air
  • Berre
  • Bois de Taulignan
  • Bourgarelle
  • Boyer
  • Brétillon
  • Chaix
  • Chemin des Invasions
  • Delière
  • Derbou
  • Fachet
  • Faujas
  • Figanier
  • Figanier
  • Fontaine de Charroux
  • Garaix
  • Granet
  • Grange Blanche
  • Grange Rouge
  • la Baume
  • la Chênaie
  • la Chèvre
  • la Clarté Notre-Dame
  • la Colombière
  • la Croix de Bouchet
  • la Demandière
  • Lamarat
  • la Pierre Plantée
  • le Béal
  • le Grenouillat
  • le Haut Saut
  • le Paradis
  • le Pavillon
  • les Achaux
  • les Auzières
  • les Blaches
  • les Bœufs
  • les Buissières
  • les Chirouzes
  • les Clavières
  • les Combes
  • les Condamines
  • les Corps Neufs
  • les Enrebufes
  • les Estras
  • les Étangs
  • les Eyrognettes
  • les Meules
  • les Peyssier
  • les Plaines
  • les Sausses
  • les Seynières
  • le Terron
  • Longeabri
  • Malbois
  • Matignié
  • Molière
  • Péreyrol
  • Peyrol
  • Pied Gay
  • Pierre Feu
  • Rialle
  • Riste
  • Roua
  • Rousselle
  • Saint-Jacques
  • Saint-Marcel
  • Saint-Martin
  • Saint-Pierre
  • Serre de Pic
  • Serre Puget
  • Serret
  • Sespion
  • Valeyrac
  • Ventebrin

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D 14, D 24, D 167 et D 809[1].

La gare TGV la plus proche est celle de Montélimar, accessible par la ligne de bus no 71 de la STRADDA raccordant Montélimar à Nyons.

Les deux aéroports les plus importants sont ceux de Lyon et Avignon.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Le premier témoignage écrit du toponyme date d'une charte par laquelle Ismidon, évêque de Die, donne à l'église Saint-Ruf et à son abbé Letbert les églises de Taulignan et leurs appartenances.
Cette charte date nécessairement d'avant la mort de Letbert en 1110. Le Th de Thauliniaco peut autant provenir d'un tau gallicum que d'une graphie pseudo-savante[14] :

« ego Ismido, gratia Dei Diensis episcopus, dono ecclesie Sancti Ruphi et Letberto abbati, et clericis sibi commissis et successoribus suis ecclesias de Thauliniaco, cum omnibus ad eas pertinentibus, ut ordinent eas sicut eis visum fuerit, ad honorem Dei »
« moi Ismidon, évêque par la grâce de Dieu, donne à l'abbé Letbert et à ses successeurs l'église Saint-Ruf, les églises et le clergé de Thauliniaco confiés à leurs soins, ainsi que tout ce qui en revient, afin que les prêtres les arrangent à leur gré, pour la gloire de Dieu. »

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[15] :

  • 1119 : mention du prieuré : ecclesia de Taulinhano (cartulaire de Die, 45).
  • 1128 : mention du prieuré : ecclesia de Tauliniaco (J. Chevalier, Hist. de Die, I, 460).
  • 1276 : Taulinanum (Bibl. nat., mss. fonds lat., 9239, n° 7).
  • 1283 : Taulinhacum (Pilot de Thorey, Inventaire des sceaux relatifs au Dauphiné).
  • 1284 : castrum de Thaulinhano (Valbonnais, II, 118).
  • 1291 : castrum de Teulinhano (cartulaire de Montélimar, 32).
  • 1294 : castrum de Toloniano (inventaire des dauphins, 243).
  • 1295 : castrum de Teolignano (inventaire des dauphins, 241).
  • 1295 : Toulignone (Pilot de Thorey, Inventaire des sceaux relatifs au Dauphiné).
  • 1324 : castrum de Theulinhans (Duchesne, Comtes de Valentinois, 29).
  • 1343 : castrum de Tauligniaco (cartulaire de Montélimar, 54).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus de Tholinhans (pouillé de Die).
  • 1352 : de Toulinhano (Long, notaire à Grignan).
  • 1355 : Tolinhan (Gall. christ., XVI, 594).
  • 1383 : Tolinian (archives de la Drôme, E 5876).
  • 1424 : Tolignan et Tholignen (Duchesne, Comtes de Valentinois, 57).
  • 1442 : castrum Toulignani (choix de documents, 279).
  • 1449 : mention du prieuré : prioratus de Thionlinhan (pouillé hist.).
  • 1455 : mention du prieuré : prioratus de Theolinhano (rôle de décimes).
  • 1488 : Taulinhacum (archives de la Drôme, E 5955).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Vincent : ecclesia Sancti Vincentii Theolinhani (visites épiscopales).
  • 1519 : mention du prieuré : prioratus de Taulignano (rôle de décimes).
  • 1560 : Teulinhanum (archives de la Drôme, E 5956).
  • 1587 : Tolignan (inventaire de Bologne).
  • 1697 : Theolignan (archives de la Drôme, E 6844).
  • 1891 : Taulignan, commune du canton de Grignan.

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Hypothèse 1 : Le suffixe toponymique en -gnan provient d'un suffixe latin en -anum qui indique la propriété (villa) de telle ou telle personne. Taulignan pourrait donc être à l'origine la villa d'un propriétaire gallo-romain nommé Taulinus.
Ce nom est attesté dans l'anthroponymie gallo-romaine grâce à une inscription latine trouvée à Vaison-la-Romaine au XVIIIe siècle[16],[Note 3], mais la transcription a été mise en doute[17] et on en a perdu la trace.
  • Hypothèse 2 : une altération de Taurinus. Ce nom est attesté chez les habitants des Alpes cottiennes au Ier siècle[18]. Le nom féminin Taurina se retrouve sur une inscription en langue gauloise d'un peson de fuseau du IIIe siècle découvert à Autun[19]. Il reste à démontrer la possibilité d'une mutation transformant le r en l ; le rhotacisme semblant justement fréquent dans la région[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Les restes d'un temple romain ont été retrouvés sur le site de la chapelle Saint-Marcel et témoignent d'une présence sédentaire à l'époque gallo-romaine[20].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[15] :

  • Au point de vue féodal, Taulignan était une terre (ou seigneurie) qui dépendait pour moitié de la baronnie de Montauban et pour moitié du comté de Valentinois.
  • La part des Montauban appartient à une famille de son nom.
  • Début XIIIe siècle : les comtes de Valentinois hommagent leur part aux dauphins.
  • 1284 : les comtes donnent une charte de libertés municipales aux habitants.
  • 1295 : ils acquièrent l'autre moitié et unissent la seigneurie.
  • Ils l'apanagent successivement à plusieurs de leurs cadets.
  • 1373 : la terre passe (par mariage) aux Bressieux.
  • 1401 : elle passe (par héritage) aux Monteynard.
  • 1408 : elle passe (par mariage) aux Alleman.
  • La terre fait retour aux Monteynard (en 1594[21]).
  • 1613 : elle passe (par mariage) aux Grolée-Viriville (ou 1626[21]).
  • 1711 : passe (par mariage) aux Olivier de Sénozan.
  • 1779 : passe (par héritage) aux Talleyrand-Périgord, derniers seigneurs.

Vers 1110, la famille de Taulignan est attestée avec Bertrand, neveu de Raimond de Montauban, quatrième co-seigneur de Valréas, seigneur de Grillon et de Taulignan en paréage avec les Montauban[22].

En 1295, les Taulignan vendent la seigneurie à Aymar IV de Poitiers mais en garde le titre jusqu'en 1666, repris par Joseph-François de Blégiers par son alliance avec Françoise de Taulignan[23].

En 1395, la résistance qu'opposa le bourg de Taulignan aux compagnies bretonnes est l'un des plus brillants faits d’armes qui se soient produits, au XIVe siècle, dans le bas Dauphiné. Hommes, femmes et enfants firent bonne garde, pendant quatre mois, du haut de leurs remparts. Leur vigilance ne prit fin que lorsqu'ils eurent forcé l'ennemi à évacuer la contrée[réf. nécessaire].

Au XVIe siècle, le service paroissial se faisait dans une église dédiée à saint Pierre (voir ce nom)[15].

Démographie[15] :

  • 1698 : 400 chefs de famille taillables (payant l'impôt).
  • 1708 : 1700 habitants.

Avant 1790, Taulignan était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à saint Vincent, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin (congrégation de Saint-Ruf) qui fut uni au séminaire de Die en 1777 et dont le titulaire avait les dîmes de cette paroisse. Il y avait aussi, à Taulignan, un couvent d'augustins réformés, fondé en 1628 par les Grolée-Viriville, seigneurs du lieu[15].

Saint-Marcel[modifier | modifier le code]

La chapelle, réparée en 1693, avait fait partie d'un domaine que les consuls de Taulignan vendirent aux Alleman de Champ, seigneurs du lieu en 1586, et que ces derniers cédèrent aux Vesc, six ans après.
En 1586, le lieu est attesté sous le nom de la grange de Sainct-Marcel (archives de la Drôme, E 6021). En 1891, c'est une chapelle et un quartier de la commune de Taulignan[24].

Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Ancien prieuré de l'ordre de Saint-Benoît (dépendance de l'abbaye de Cruas). Il fut supprimé au XVe siècle mais il en resta une chapelle, interdite en 1693 et 1737[25] :

  • 1301 : prioratus de Ulmatis (inventaire Morin-Pons, 140).
  • 1323 : domus de Ulmitis (défin. de Cluny, LXXV).
  • XIVe siècle : prioratus Sancti Martini de Ulmis (pouillé de Die).
  • 1471 : Sainct Martin des Ulmes (archives de la Drôme, E 5948).
  • 1516 : ecclesia Beati Martini de Ulmis (archives de la Drôme, E 5985).
  • 1671 : Saint-Martin des Houlmes (archives de la Drôme, E 6048).
  • 1740 : Saint-Martin des Hormes (archives de la Drôme, E 6013).
  • 1745 : Saint-Martin des Ormeaux (archives de la Drôme).
  • 1891 : Saint-Martin, ancienne chapelle et ferme de la commune de Taulignan.

En 2011, ont été fouillés les vestiges, intégrés à une ferme, d'une chapelle réputée sépulture de Saint Martin des Ormeaux, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux au VIIe siècle[26]. Ces fouilles ont révélé un sarcophage daté du VIIe siècle ou VIIIe siècle.

Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Ancienne église paroissiale de Taulignan. Elle fut ruinée pendant les guerres de Religion et remplacée par l'église du prieuré dédiée à saint Vincent.
En 1891, le lieu-dit se compose d'une ruine et d'un cimetière[27].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Taulignan devient le chef-lieu d'un canton du district de Montélimar, comprenant les municipalités de Montbrison, la Roche-Saint-Secret, Salles, Taulignan et Teyssières.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) retranche de ce canton la commune de la Roche-Saint-Secret et y ajoute celles de Chamaret, Chantemerle, Colonzelle, Gérignan, Réauville, Roussas, Rousset, Saint-Pantaléon et Valaurie.
Le 9 frimaire an X (), le chef-lieu fut transféré à Grignan[15].

Au XIXe siècle, Taulignan devient un important centre industriel du moulinage de la soie. Plusieurs usines emploient une nombreuse main d'œuvre locale. De dix fabriques en 1825, ne comprenant en général qu'un ou deux moulins, on passe à vingt en 1862, employant 56 hommes, 362 femmes et 289 enfants. Beaucoup de ces derniers sont alors considérés comme faisant partie d'« orphelinats industriels ».
Quelques familles possèdent la plupart des usines : Faujas, Dailhe et surtout Armandy ainsi que leurs cousins Cayranne et Peyrol. Il ne reste que huit usines en 1883 et Victor Peyrol domine le marché jusqu'aux années 1930[28].

De 1906 à 1928, une ligne ferroviaire à voie métrique, le Chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret, dessert la ville . Ce « tramway », comme on l'appelle alors[29], est constitué d'une petite locomotive à vapeur tractant une unique voiture[réf. nécessaire].

Le , Taulignan subit l'assaut d'une colonne allemande qui laissa dix-huit victimes derrière elle, avant de poursuivre vers Valréas[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Taulignan.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant de 1 702 en 2019 en diminution de 1,96 % par rapport à 2013, le nombre de membres du conseil municipal est de 19. Celui formé est composé de cinq adjoints et de treize conseillers municipaux.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 mr. Pontillon   conseiller d'arrondissement
(Canton de Grignan)
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 ?    
1995 2001 ?    
2001 2008 Jean-François Siaud PS conseiller général
2008 2014 Jean-François Siaud   maire sortant
2014 2020 Jean-Louis Martin[31] DVG employé de banque
2020 En cours
(au 16 décembre 2020)
Jean-Louis Martin[32][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une station de traitement des eaux[1].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].

En 2019, la commune comptait 1 650 habitants[Note 4], en diminution de 1,96 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4001 7161 8591 8852 1452 2022 3362 3202 349
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2472 1902 1672 2712 3102 2802 3312 2242 221
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0602 0822 0171 5811 3851 4191 2721 1331 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 1351 1991 2021 4191 5861 5711 5891 5881 683
2018 2019 - - - - - - -
1 6561 650-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Taulignan dépend de l'académie de Grenoble[37].

Les élèves débutent leurs études sur place, à l'école du Pradou, comportant six classes, pour 58 enfants en maternelle et 76 en primaire[38].

Les collégiens et lycéens se rendent à Nyons[39].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune a construit une maison médicale avec médecins, psychologues, diététiciennes[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Moto-cross et auto-cross : le premier dimanche de mai[40].
  • Fête patronale : le dimanche après le [40].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche[40].
  • Randonnées : GR 429, GRP Tour du Pays de Dieulefit[1].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : chênes-truffiers et truffes, apiculture (miel), vignes (vins AOC Côtes-du-Rhône)[40].

  • Marché : le vendredi[40].
  • Marché aux truffes : le dimanche du au [40].
  • Foire : le premier vendredi du mois[40].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'hébergement touristique à Taulignan est assuré par des chambres d'hôtes, des gîtes ruraux et des locations d'appartements. La commune n'a pas d'hôtel[43].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Marcel a été construite au XIIe siècle sur le site d'un temple romain et sa voûte comme ses arcs-boutants datent du XVIe siècle[44].
  • Église Saint-Vincent de Taulignan (XIe et XIIe siècles), remaniée au XIXe siècle[40].
  • Remparts (XIIIe siècle au XVIe siècle) (MH) : porte fortifiée à deux tours, bel appareil[40].
Sous les comtes de Valentinois, au XIVe siècle, le village fut entouré de remparts percés de plusieurs portes fortifiées. La principale était celle d'Enguille, actuellement l'un des ouvrages de guerre médiévaux les mieux conservés de la région. On l'appelle communément la porte du Nord. Ses deux tours rondes sont reliées par une galerie que surmontent des mâchicoulis. À son premier étage, du côté du bourg, était placé le corps de garde. Il reste en tout onze tours de cette enceinte[réf. nécessaire].
  • Village ancien : architecture concentrique, rues étroites, fontaines[40].
Les ruelles comportent de nombreuses maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècles[réf. nécessaire].
  • Temple protestant en rotonde[40].
Il fut construit en 1870 par l'architecte Nicolas Fontanille sur l'emplacement d'un premier temple de 1601[45]. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis [46].
  • L'ancienne usine du pont est l'une de celles qui travaillaient au moulinage de la soie au XIXe siècle. Taulignan était alors l'un des centres de cette industrie, ce qui assura la prospérité d'une commune dont la population atteignit 2 400 habitants. Le musée de la soie, situé sur la place de la mairie, témoigne de cette époque.
  • Le monastère de la Clarté Notre-Dame, fondé en 1956, accueille une communauté de moniales dominicaines affiliée à la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • le Trou Barjassou[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Martin des Ormeaux : évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux au VIIe siècle. Il se retira à Taulignan en ermite jusqu'à sa mort.
  • Jean Patricot (1865-1928) : graveur et peintre, premier Grand Prix de Rome, section gravure, en 1886. Ses parents s'étaient mariés le à Taulignan.
  • Victorin Garaix (1890 à Taulignan-1914), dit « Victor » : aviateur détenteur de nombreux records d'aviation avant-guerre (41 sur 110 que possédait la France), notamment avec passagers. Ayant cumulé les fonctions de chef d'atelier et de directeur de l'usine de Saint-Dié des Ateliers Vosgiens d'Industrie Aéronautique à l'âge de 18 ans, il conçoit ensuite un monoplan métallique avec Charles Roux en 1911. Mort pour la France avec le lieutenant de Saizieux lors d'une reconnaissance au-dessus des lignes ennemies à Tucquenieux (54)[47].
  • Georges-Henri Pingusson (1894-1978) : architecte, héraut de la modernité. Il est enterré à Taulignan.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Jean-Paul Savignac, Merde à César : Les Gaulois, leurs écrits retrouvés, Éditions La Différence, , 188 p. (ISBN 978-2-7291-1323-0).
  • 2012 : Victor-Claude ROSSET, Victor GARAIX l'aviateur, 2012.
  • 2015 : (27 auteurs) Association des Onze Tours, Taulignan de A à Z, Taulignan, Empreinte des Onze Tours, , 256 p. (ISBN 978-2-9509338-5-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine, afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Le texte cryptique (pompeo ucitifred. / flam. aug. valeri. / tetricus taulinus.) pourrait dater l'inscription entre 253 et 260 s'il s'agit bien de l'empereur Valérien. Le Tetricus mentionné n'est pas l'empereur gaulois puisqu'il n'était alors que sénateur en Gaule aquitaine, mais un homonyme rappelant le C. Lucconius, lui aussi flamen augusti, d'une pierre tombale trouvée à Nyon en Suisse.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. J. Debelmas et al., Notice explicative de la feuille Valréas à 1/50 000, Éditions du BRGM, 2004
  3. Association des Onze Tours 2015, p. 63.
  4. site de la Chalerne sur le site du SANDRE.
  5. Fiche de Taulignan sur le site du SANDRE.
  6. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 2 (Aiguebelle).
  7. Météo-France (A. Auffray, A. Brisson, A. Tamburini, V. Dziak, V.Maloisel, S. Martinoni-Lapierre), « Climat actuel en Rhône-Alpes », sur auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr.
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. Ulysse Chevalier, Codex diplomaticus ordinis Sancti Rufi, Valence, Impr. Céas et fils, (lire en ligne).
  15. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 384 (Taulignan).
  16. Louis Anselme Boyer de Sainte-Marthe, Histoire de l'église cathédrale de Vaison, Marc Chave, Avignon, (lire en ligne), p. 6.
  17. Augustin De Loye, Inscriptions grecques et latines découvertes à Vaison ou dans les environs, Bibliothèque de l'école des chartes, (lire en ligne), p. 321.
  18. Association des Onze Tours 2015, p. 7.
  19. Savignac 1994, p. 127.
  20. « chapelle Saint-Marcel - Inventaire général du patrimoine culturel », sur Patrimoine Auvergne Rhône Alpes.
  21. a et b Association des Onze Tours 2015, p. 202.
  22. Marquis de Ripert-Monclar, Cartulaire de la Commanderie de Richerenches de l'Ordre du Temple : 1136-1214, Champion, Paris, (lire en ligne), p. 81.
  23. La Famille Taulignan.
  24. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 346 (Saint-Marcel).
  25. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 349 (Saint-Martin).
  26. Jean-Claude Mège, Taulignan (Drôme). Saint-Martin [notice archéologique], Archéologie médiévale, (lire en ligne).
  27. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 358 (Saint-Pierre).
  28. Association des Onze Tours 2015, p. 83.
  29. Retour dans le passé en « tramway », recueil de cartes postales d'époque, 1983.
  30. Taulignan 39-45
  31. Il a été élu au premier tour avec 67,52 % des voix et seize sièges au conseil municipal ; il bat Didier Thevenieau (32,47 %), acquérant les trois sièges restants. Le taux de participation est de 79,57 % [1].
  32. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  37. école à Taulignan, académie de Grenoble.
  38. école primaire de Taulignan.
  39. collège de Nyons.
  40. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Taulignan.
  41. paroisse de Taulignan.
  42. temple protestant.
  43. hébergement touristique.
  44. Site du patrimoine de Rhône-Alpes, chapelle Saint-Vincent.
  45. Site du patrimoine de Rhône-Alpes, temple de Taulignan.
  46. Notice no PA26000025, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  47. Association des Onze Tours 2015, p. 95.