Taulignan

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Taulignan
Ancienne porte de ville de Taulignan.
Ancienne porte de ville de Taulignan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Grignan
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Jean-Louis Martin
2014-2020
Code postal 26770
Code commune 26348
Démographie
Population
municipale
1 650 hab. (2012)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 41″ N 4° 58′ 54″ E / 44.4447222222, 4.9816666666744° 26′ 41″ Nord 4° 58′ 54″ Est / 44.4447222222, 4.98166666667
Altitude Min. 203 m – Max. 760 m
Superficie 34,65 km2
Localisation

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Taulignan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Taulignan est situé à 29 km à l'est de Pierrelatte et à 27 km au sud-est de Montélimar. La commune est accessible par la RD 14, depuis Grignan, à l'ouest, la RD 47 depuis Valréas (Vaucluse), au sud, la RD 24, depuis Montbrison-sur-Lez, à l'est. Les deux aéroports les plus importants sont ceux de Lyon et Avignon. La gare TGV la plus proche est celle de Montélimar, accessible par la ligne de bus n° 71 de la SRADDA raccordant Montélimar à Nyons.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Montbrison-sur-Lez, Salles-sous-Bois, Roche-Saint-Secret-Béconne, Valréas, Aleyrac, et Grignan chef-lieu du canton.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lez.

Taulignan est arrosée par le Lez, cours d'eau de 73,5 km de long, affluent du Rhône[1], que par la Chalerne, un de ses affluents de 8 km[2].

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

La commune de Taulignan elle-même ne possède pas officiellement de blason. La famille, en revanche, en a connu trois au cours de son histoire[3].

Premier blason des Taulignan

Le premier se blasonne ainsi :

  • De sable, à la croix engrêlée d'or, cantonnée de 18 billettes de même, cinq en sautoir à chaque canton en chef, et quatre à ceux de la pointe.
Taulignan.svg

Le deuxième, à partir de 1426, marque l'héritage des barons de Barre.

  • Écartelé : aux 1 et 4 : de sable, à la croix engrêlée d'or, cantonnée de 18 billettes de même, cinq en sautoir à chaque canton en chef, et quatre à ceux de la pointe (qui est de Taulignan) ; aux 2 et 3 : d'argent, à deux fasces de gueules (qui est de Barre ancien)
Blason ville fr Saint Laurent de Trèves (Lozère).svg

Le troisième blason, de 1666, reprend le deuxième en y brochant sur le tout l'écusson des Blégiers, d'azur au bélier passant d'argent onglé et accorné d'or, surmonté d'une étoile du même. On le retrouve en tant que blason de la commune de Saint-Laurent-de-Trèves en Lozère.


Toponymie[modifier | modifier le code]

D’après certains auteurs, Taulignan aurait eu comme berceau la villa d’un riche patricien romain appelé Taulinanus. Ce nom n'est cependant recensé nulle part dans l'anthroponomie gallo-romaine. On peut en revanche penser à une altération de Taurinus : ce nom est attesté chez les habitants des Alpes Cottiennes au Ier siècle[4], et le nom féminin Taurina se retrouve gravé sur un peson de fuseau du IIIe siècle siècle[5] trouvés à Autun. Il reste à démontrer la possibilité d'une mutation transformant le 'r' en 'l', le rhotacisme semblant justement plus fréquent dans la région.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Taulignan y est attestée vers 1110, avec Bertrand, coseigneur de Valréas. Par la vente des terres en 1295 à Aymar IV de Poitiers, elle en perd la seigneurie mais en garde le titre jusqu'en 1666, repris par Joseph-François de Blégiers par son alliance avec Françoise de Taulignan[6]. Toujours par jeux d'alliances, la ville passera ensuite aux Alleman en 1408, aux Monteynard en 1594, aux Grolée de Virville en 1626 et aux Olivier de Senozan en 1711 jusqu'à la Révolution[7].

La résistance qu’opposa en 1395 le bourg de Taulignan aux Compagnies bretonnes est l’un des plus brillants faits d’armes qui se soit produit, au XIVe siècle, dans le bas Dauphiné. Hommes, femmes et enfants firent bonne garde, pendant quatre mois, du haut de leurs remparts. Leur vigilance ne prit fin que lorsqu’ils eurent forcé l’ennemi à évacuer la contrée.

Une ligne ferroviaire, le Chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret, a desservi la ville, de 1906 à 1928. Ce « tramway », comme on l'appelait alors[8], était constitué d'une petite locomotive à vapeur tractant un unique wagon de voyageurs.

Le , Taulignan subit l'assaut d'une colonne allemande qui laissa dix-huit victimes derrière elle, avant de poursuivre sa mortelle randonnée sur Valréas[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Taulignan.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Martin a été élu au premier tour des élections municipales de 2014 avec 67,52 % des voix et 16 sièges au conseil municipal ; il bat Didier Thevenieau (32,47 %), acquérant les 3 sièges restants. Le taux de participation est de 79,57 %[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant de 1 650 en 2012, le nombre de membres du conseil municipal est de 19. Celui formé est composé de 5 adjoints et de 13 conseillers municipaux[11]. Le maire et deux de ses adjoints sont également élus au conseil communautaire[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Jean-François Siaud PS Conseiller général
mars 2014 en cours
(au 22 janvier 2015)
Jean-Louis Martin[11] DVG  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Talignan n'est jumelée avec aucune autre ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 716 1 859 1 885 2 145 2 202 2 336 2 320 2 349
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 247 2 190 2 167 2 271 2 310 2 280 2 331 2 224 2 221
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 060 2 082 2 017 1 581 1 385 1 419 1 272 1 133 1 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 135 1 199 1 202 1 419 1 586 1 571 1 589 1 588 1 650
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'hébergement touristique à Taulignan est essentiellement tourné vers les chambres d'hôtes, gîtes ruraux, locations d'appartements, la commune n’abritant pas d'hôtel[14].

Vie Locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Taulignan dépend de l'académie de Grenoble[15]. Les élèves débutent leurs études sur place, à l'école du Pradou, comportant 6 classes, pour 58 enfants en maternelle et 76 en primaire[16]. Les collégiens et lycéens se rendent à Nyons[17].

Santé[modifier | modifier le code]

Services, équipements[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Taulignan dépend du diocèse de Valence, doyenné de Taulignan[18]. Les pratiquants de l'église réformée de France disposent d'un temple, dont le bâtiment fut construit en 1870 par l'architecte Nicolas Fontanille, sur l'emplacement d'un premier temple de 1601. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis octobre 2010[19]. Il est toujours actif en tant que lieu de culte[20].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancien fief de la baronnie de Montauban, le village fut entouré au XIVe siècle de solides remparts percés de plusieurs portes puissamment fortifiées. La principale était celle d’Enguille, actuellement l'un des ouvrages de guerre médiévaux les mieux conservés de la région. On l’appelle communément aujourd’hui la porte du Nord. Ses deux tours rondes sont reliées par une galerie que surmontent des mâchicoulis. À son premier étage, du côté du bourg, était placé le corps de garde. Il reste en tout onze tours sur cette enceinte.

Les ruelles comportent de nombreuses maisons du XVe, XVIe et XVIIe siècles.

Le temple protestant témoigne de l'importance de la Réforme dans la région.

La chapelle Saint-Marcel a été construite au XIIe siècle sur le site d'un temple romain et sa voûte comme ses arcs-boutants datent du XVIe siècle[21].

Le monastère de la Clarté Notre-Dame, fondé en 1956, accueille une communauté de moniales dominicaines affiliée à la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs.

L'ancienne usine du pont est une de celles qui travaillaient au moulinage de la soie au XIXe siècle siècle. Taulignan était alors l'un des centres de cette industrie, ce qui assura la prospérité d'une ville dont la population atteignit 2400 habitants. Le musée de la soie, situé sur la place de la mairie, témoigne de cette époque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association des Onze Tours, Taulignan de A à Z, Empreinte des Onze Tours,‎ (ISBN 978-2-9509338-5-0)
  • Savignac, « Merde à César » - Les Gaulois, leurs écrits retrouvés, Éditions La Différence,‎ (ISBN 978-2-7291-1323-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]