Le Grand Meaulnes

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Le Grand Meaulnes
Image illustrative de l'article Le Grand Meaulnes

Auteur Alain-Fournier
Pays Drapeau de la France France
Genre roman
Date de parution 1913

Le Grand Meaulnes est l'unique roman d'Alain-Fournier, publié en 1913. Son auteur, étant mort pour la France en 1914, a bénéficié des prorogations de guerre, et le roman n'est tombé dans le domaine public qu'en septembre 2009.

Résumé[modifier | modifier le code]

[pas clair] Le roman retrace l’histoire d’Augustin Meaulnes, racontée par son ancien camarade de classe, François Seurel, devenu son ami. François Seurel et Augustin Meaulnes sont tous deux écoliers dans un petit village de Sologne près de Vierzon. Lors d’une escapade, Augustin Meaulnes arrive par hasard dans un domaine mystérieux où se déroule une fête étrange et poétique, pleine d'enfants. Le château est bruissant de jeux, de danses et de mascarades. Meaulnes apprend que cette fête est donnée à l’occasion des noces de Frantz de Galais. Parmi les festivités, des promenades en barque sur un lac sont offertes aux convives ; Meaulnes y rencontre une jeune fille dont il tombe instantanément amoureux. Il ne fait cependant que la croiser et n'a plus l’occasion de la revoir. La fiancée tant attendue s'est enfuie, le mariage n'a finalement pas lieu et la fête prend tristement fin.

Revenu à sa vie d’écolier, Meaulnes n’a plus qu’une idée en tête : retrouver le domaine mystérieux et la jeune femme qu'il aime. Ses recherches restent infructueuses. Les deux garçons font la connaissance du bohémien qui leur avoue être Frantz de Galais et leur fait promettre de faire revenir sa fiancée disparue.

Meaulnes s’en va étudier à Paris mais en vérité c'est pour retrouver Yvonne. Les mois passent et François n'a plus de nouvelle de son ami. C’est par hasard que son ami Seurel, devenu instituteur, retrouve la piste de la jeune dame, Yvonne de Galais, la sœur de Frantz, dont le Grand Meaulnes est toujours amoureux. Il retrouve Meaulnes et le prévient de la nouvelle. Les deux jeunes gens se retrouvent alors et ils savent qu'ils sont toujours amoureux l'un de l'autre.

Meaulnes demande en mariage Yvonne qui accepte et ils se marient. Pourtant le lendemain du mariage , Meaulnes s'en va sans laisser de nouvelles. François décide de s'occuper d' Yvonne , devenu une amie proche et du père de celle-ci. Quelques mois passent et Meaulnes ne revient pas , sans nouvelles. Yvonne apprend à François qu'elle est enceinte de Meaulnes. François décide donc de s'occuper d'elle en attendant le retour de son mari. François découvre alors les carnets de Meaulnes où il explique être parti pour aller retrouver Yvonne mais aussi la fiancée de Frantz.

L'accouchement ne se passe pas très bien et le bébé se retrouve déformé. Yvonne fait une embolie pulmonaire et meurt. François l'amène jusqu'à son cercueil. Le père d' Yvonne meurt quelques mois après et François devient l'héritier. Il s'occupe de la petite fille jusqu'à ses 1 ans. Meaulnes revient alors et apprend la nouvelle. Il serre sa petite fille dans ses bras et quand François passe devant la maison , il voit Frantz et sa fiancée.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Augustin Meaulnes, 17 ans, grand et mystérieux, aime l'aventure. Admiré par ses camarades de classe, il les emmène dans les rues du bourg après les cours.
  • François Seurel, 15 ans, le narrateur du roman, est le seul ami de Meaulnes. C'est un adolescent calme et posé, ses deux parents sont instituteurs. Moins téméraire, il accompagne néanmoins Meaulnes dans sa quête du domaine perdu.
  • Yvonne de Galais, la belle jeune femme du domaine perdu, deviendra l’épouse d’Augustin.
  • M. de Galais, le vieux père d'Yvonne et Frantz de Galais, est ruiné après le mariage raté de son fils.
  • Frantz de Galais, selon Yvonne, sa sœur, est casse-cou et insouciant.
  • Valentine est la fiancée perdue de Frantz.

Lieux[modifier | modifier le code]

Alain-Fournier situe l’action de son roman en Sologne, sa région natale. Il s’est inspiré du village d’Épineuil-le-Fleuriel à l’extrémité sud-est du Cher) où l’on retrouve tous les lieux du cours supérieur de "Sainte Agathe"[1].

Le "pays perdu" et le domaine des Sablonnières se trouveraient probablement entre le Vieux-Nançay et La Chapelle-d'Angillon, lieu de naissance d’Alain-Fournier, où, à la sortie nord du village, un hameau porte le nom des Sablonnières.

Postérité[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le Grand Meaulnes est classé à la 9e place des 100 meilleurs livres du XXe siècle.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Meaulnes dans la musique[modifier | modifier le code]

Les chansons[modifier | modifier le code]

En ce temps-là,
je lisais Le Grand Meaulnes
et après les lumières,
je me faisais plaisir,
je me faisais dormir.
Je m’inventais un monde
rempli de femmes aux cheveux roux ;
j’ai dit de femmes, pas de jeunes filles.

  • Je vous ai bien eus du même Sardou commence par :

Je sortais tout droit du Grand Meaulnes avec mes airs d’adolescent…

  • Dans La mère à Titi, Renaud chante :

Sur la télé qui trône
Un jour j’ai vu un livre
J’ crois qu’ c’était Le Grand Meaulnes
Près d’ la marmite en cuivre.

Et nos chagrins de môme
Dans les pages du Grand Meaulnes

Je croyais que j'étais
Chez Yvonne de Galais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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