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Ferri de Ludre

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Ferri de Ludre
Fonctions
Député français

(12 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 27 avril 1902
Réélection 6 mai 1906
24 avril 1910
26 avril 1914
Circonscription Meurthe-et-Moselle
Législature VIIIe, IXe, Xe et XIe (Troisième République)
Groupe politique Action libérale
Prédécesseur Albert Papelier
Successeur Circonscription supprimée
Conseiller général de Meurthe-et-Moselle

(5 ans, 5 mois et 8 jours)
Circonscription Canton de Nancy-Ouest
Prédécesseur Ernest Ruttinger
Successeur siège vacant
Maire de Richardménil
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance 8e arrondissement de Paris
Date de décès (à 44 ans)
Lieu de décès 7e arrondissement de Paris
Nationalité Français
Parti politique Action libérale
Père Gaston de Ludre
Famille Famille de Ludre
Profession Propriétaire terrien

Image illustrative de l’article Ferri de Ludre

Ferri de Ludre, né le à Paris 8e et mort le à Paris 7e, est un homme politique français de la IIIe République.

Membre de la famille de Ludre, il est le fils de Gaston de Ludre et d'Elisabeth de Beauvau-Craon. Il épouse le Louise de Maillé de La Tour-Landry dont il a trois enfants : Jeanne (1895-1977), Thierry (1903-1940) et Jeanne-Marie (1913-1979).

Élève à l'École libre des Sciences politiques, il effectue ensuite son service militaire au 5e régiment de Dragon à Compiègne. Riche propriétaire terrien, il est secrétaire général du syndicat des bouilleurs de cru de Meurthe-et-Moselle et membre de la société centrale d'agriculture du département et de la société des agriculteurs de France.

Maire de Richardménil, il est élu député de Nancy en , au premier tour, avec l'étiquette de "républicain libéral" mais en 1910 il est qualifié par la préfecture de « réactionnaire » alors qu'il se qualifie de « républicain indépendant ». Il a fait partie du comité nancéien de la Ligue de la patrie française et il fait partie du comité directeur de l'Action libérale populaire, le parti des catholiques ralliés à la République, marqués par l'affaire Dreyfus et la loi de séparation de 1905, défenseurs de l'Église contre les radicaux-socialistes et leur politique anticléricale. Il vote aussi la réduction du service militaire à deux ans en 1905, choix qu'il regrette plus tard. Il se dit protectionniste, contre l'immigration étrangère mais pour l'assurance des accidents de travail et les retraites ouvrières et paysannes. Il a des liens avec les bonapartistes parisiens et avec le Prince Victor Napoléon[1].

Il est réélu en 1906 et en 1914. En , il est aussi élu conseiller général du canton de Nancy-Ouest.

Il est actionnaire[2] de la Presse de l'Est, qui édite à Nancy le quotidien catholique lié à l'ALP L'Éclair de l'Est.

Il meurt à Paris 7e le (mort pour la France) et est inhumé à Ludres[3].

Notes et références

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  1. Thierry Choffat, « Le bonapartisme dans le Grand Est sous la Troisième République », dans Jean El Gammal, Jérôme Pozzi (dir.), Le Grand Est (1870-2019). Forces et cultures politiques, Presses universitaires de Nancy - Editions Universitaires de Lorraine, (ISBN 978-2-8143-0551-9), p. 67
  2. Il est le troisième plus gros actionnaire de la société lors de sa fondation en 1905, ex aequo avec François de Wendel : il possède 100 actions, soit 6,6 % du capital, contrôlé à 49,5 % par la société La Presse régionale de l'industriel catholique du Nord et propriétaire de La Croix Paul Féron-Vrau
  3. L'Est Républicain, (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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