Paul Émile Diou

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Paul Émile Diou
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Paul Émile Diou (Saint-Julien-lès-MetzDieuze), est un officier général français.

C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Saint-Julien-lès-Metz[1], il est le fils d'un professeur de rhétorique, Joseph Diou et de Marie-Françoise Peultier. Ayant opté pour la nationalité française le , il s'engage l'année suivante dans l'armée française.

Il intègre l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1873 (promotion de l'Archiduc Albert)[2]. À la sortie d'école, en 1875, il intègre l'infanterie. Nommé sous-lieutenant au 69e régiment d'infanterie en [1], il est promu lieutenant au 110e régiment d'infanterie en 1880. L'année suivante, il est envoyé en Tunisie, où il retourne en 1882. De retour en France, il est promu capitaine au 45e régiment d'infanterie en 1885. Là, il enseigne à l’École spéciale militaire, avant d'être de nouveau affecté au 69e régiment d'infanterie.

Nommé chef de bataillon au 4e régiment de tirailleurs algériens en , le commandant Diou est envoyé en Tunisie, où il reste jusqu'en . Pour son action, il reçoit la médaille coloniale, puis la Légion d'honneur le [1]. Le , il est envoyé avec le corps expéditionnaire en Indochine, au Tonkin alors en guerre. Il retourne en Tunisie en . là, il est promu lieutenant-colonel en 1903. Affecté d'abord au 121e régiment d'infanterie, Diou est affecté en 1906 au 2e régiment de tirailleurs algériens, stationné en Algérie. Il participe à des opérations de pacifications au Maroc, et dans le Sahara. Le lieutenant-colonel Diou est cité en 1908 pour son action à Casablanca, avant d'être affecté au 86e régiment d'infanterie.

Paul Diou est promu colonel en et nommé commandant du 81e régiment d'infanterie. Pour son action au combat, il est promu officier de la Légion d'honneur le [1]. En , il est nommé commandant par intérim de la 63e brigade d'infanterie (BI) à Narbonne. Il est promu général de brigade le . Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, le général Diou commande toujours la 63e BI. Lors de l'offensive française en Lorraine, le , Paul Émile Diou est grièvement blessé au bois de Mühlwald au cours de la bataille de Morhange. Il décède trois jours plus tard à Dieuze.

Il est cité, à titre posthume, à l'ordre de l'armée :

« Le à 4h du matin, les troupes allemandes venant de Cutting, Loudrefing et Mittersheim lancent leur attaque sur le front du 16e CA qui s’apprêtent à lancer une offensive, l'artillerie lourde allemande écrase les positions françaises. C'est à la tête de la 63e BI de Narbonne que le général Diou donne l'exemple, le fusil à la main, aux abords du bois de Mühlwald où il tombe, mortellement frappé - Transporté à Dieuze, il y décèdera des suites de ses graves blessures. »

Reconnu « mort pour la France », il est inhumé à la nécropole nationale de l'Espérance à Cutting parmi les soldats français tués dans les combats de Morhange.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1919, l'Ostfort de la ceinture fortifiée de Metz est rebaptisé en l'honneur du général Diou.

Son nom est inscrit au monument des Généraux morts au Champ d'Honneur 1914-1918 de l'église Saint-Louis à l'Hôtel des Invalides de Paris[3].

Une plaque commémorative est apposée sur sa maison natale à Saint-Julien-lès-Metz.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (décret du 12 juillet 1910)
Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze (une citation à l'ordre de l’armée - à titre posthume)
Médaille Coloniale Médaille coloniale (agrafe Tunisie, 1896)
Medaille commemorative de Chine ribbon.svg Médaille commémorative de l'expédition de Chine (1901).

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Ordre du Nichan Iftikhar Officier ribbon (Tunisia).svg Officier du Nichan Iftikhar (Tunisie, le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Paul Émile Diou », base Léonore, ministère français de la Culture.
  2. Jean Boÿ, « Historique de la 58e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1885-1887), promotion de l'Archiduc Albert » [PDF], sur www.saint-cyr.org, Association des élèves et anciens élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (Saint-Cyrienne), (consulté le 28 octobre 2014), p. 2 et 5.
  3. Relevé du mémorial des généraux 1914-1918, Hôtel des Invalides

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Brasme, La Moselle et ses soldats : dictionnaire biographique des gloires militaires mosellanes, Metz, Éd. Serpenoise, , 255 p. (ISBN 2-87692-408-0, notice BnF no FRBNF37177171), Diou, Paul Émile.
  • Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande guerre, 1914-1918, t. 1 : A-K, Paris, Archives & culture, , 519 p. (ISBN 978-2-350-77058-1, notice BnF no FRBNF41310488).

Liens externes[modifier | modifier le code]