Église des Cordeliers de Nancy

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Église des Cordeliers de Nancy
Vue sur la façade principale.
Vue sur la façade principale.
Présentation
Nom local Les Cordeliers
Chapelle Ducale
Culte Catholique romain
Type Église-tombeau
Rattachement Musée Lorrain
Début de la construction 1477
Fin des travaux 1487
Style dominant Gothique et Renaissance
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Nancy
Coordonnées 48° 41′ 52.08″ N 6° 10′ 46″ E / 48.6978, 6.17944 ()48° 41′ 52.08″ Nord 6° 10′ 46″ Est / 48.6978, 6.17944 ()  

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Église des Cordeliers de Nancy

L'église des Cordeliers, de son nom complet église Saint-François-des-Cordeliers, est une église de la vieille-ville de Nancy, située juste à côté du Palais des Ducs de Lorraine dont elle renferme les tombeaux. Le couvent qui la jouxte est aujourd'hui partie intégrante du musée Lorrain.

La chapelle de l'ancien couvent des Cordeliers qui contient les tombeaux des ducs de Lorraine fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Comprise au sein de la vieille-ville de Nancy, l'église des Cordeliers est située au 66 Grande-Rue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construite sous René II de Lorraine après la bataille de Nancy, elle est consacrée en 1487, jouxtant le Palais Ducal reconstruit à la même époque. L'église devint ensuite la sépulture des ducs de Lorraine, précédemment inhumés en la Collégiale Saint-Georges, aujourd'hui disparue.

Architecture[modifier | modifier le code]

Coupole de la chapelle des Cordeliers.

L'édifice surprend par sa grande sobriété extérieure pour une longueur totale de 73 mètres et seulement 9 mètres de largeur. La grande nef unique, typique de l'architecture des églises des Cordeliers, était décorée de nombreux vitraux (dont certains fragments sont visibles au musée Lorrain), ainsi que de fresques dont il reste une travée intacte au niveau du chœur.

Latéralement à la nef se trouvent des chapelles collatérales abritant les enfeux de certains ducs de Lorraine. Juste avant l'autel, sur le côté droit, se trouve l'impressionnant enfeu polychrome renaissance du duc René II de Lorraine. L'autel est décoré d'un retable polychrome de 1522, tandis que la grande rosace refaite à l'époque classique représente les armes de Lorraine. À gauche de l'Autel, se trouve la grille permettant d'accéder à la chapelle funéraire des Princes de Lorraine.

Au XIXe siècle, furent installées dans le chœur les stalles en bois provenant de l'Abbaye de Salival et datant de 1691.

La chapelle Notre-Dame de Lorette, chapelle funéraire des Ducs de Lorraine, est accolée au niveau du chœur. L'édifice fut construit de 1609 à 1612, avec un style baroque italien avec une étonnante coupole en trompe-l'œil.

Cette chapelle, créée par la volonté de Charles III de Lorraine, renferme les dépouilles et les cénotaphes de tous les ducs de Lorraine, aïeux de la famille de Habsbourg-Lorraine et de ce fait, le seul duc de Lorraine à ne pas y être inhumé est François-Étienne de Lorraine qui, devenu empereur du Saint-Empire, fut inhumé en la nécropole des Habsbourg à Vienne (Autriche).

Tombeaux des Ducs de Lorraine[modifier | modifier le code]

Tombeau de René II de Lorraine et gisant de Philippe de Gueldre[modifier | modifier le code]

Gisant de Philippe de Gueldre

Dans la nef, à proximité du chœur se trouve le tombeau du duc René II, caractérisé par un monumental enfeu polychrome de style Renaissance dû à l'architecte Jacques Vauthier et exécuté en 1511[2].

Parmi les gisants situés dans les bas-côtés de la nef, celui de l'épouse de René II, Philippe de Gueldre, est remarquable par la performance sculpturale sous le ciseau de Ligier Richier ainsi que par le traitement de la pierre calcaire de Meuse lui conférant l'aspect du marbre.

Autres tombeaux[modifier | modifier le code]

On peut également remarquer les gisants de Henri III de Vaudémont, d'Antoine de Vaudémont et de Marie d'Harcourt (1398-1476), ainsi que le tombeau du Cardinal Charles de Vaudémont par Florent Drouin.

Une belle statuette de facture romane dite Le retour du croisé (XIIe siècle) est présumée comme étant le tombeau de Gérard Ier de Vaudémont et d'Huderige de Dagsbourg (ou de Hugues Ier de Vaudémont et Aigeline de Bourgogne), la femme enserrant son mari de retour après une longue absence de plus d'une dizaine d'années.

Le graveur Jacques Callot et le peintre Jean Le Clerc sont également inhumés dans l'église.

L'église et les Habsbourg-Lorraine[modifier | modifier le code]

L'église des Cordeliers entretient de longue date des liens particuliers à la maison de Habsbourg-Lorraine. Marie-Antoinette d'Autriche y fit une halte dans la chapelle de ses ancêtres avant de rejoindre son futur époux Louis XVI. François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, vint également s'y recueillir en 1867.

C'est également dans la chapelle des Cordeliers que fut célébré le 10 mai 1951, le mariage d'Otto de Habsbourg-Lorraine et de la princesse Régina de Saxe-Meiningen, ils y célébrèrent également leurs noces d'or le 10 mai 2001. Le 9 juillet 2011, une messe de requiem y a été dite à la mémoire de l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine par les prêtres de l'Oratoire Saint-Philippe Néri qui desservent la paroisse Saint-Epvre dont dépend l'église des Cordeliers. Quelque 350 personnes y ont participé.

Chaque année, le 3ème samedi d'octobre, une messe à la mémoire de la famille des ducs de Lorraine et de Bar est célébrée par le curé de la basilique Saint-Epvre dans la chapelle des Cordeliers.

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00106105 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Jacques Baudoin, La sculpture flamboyante en Champagne et Lorraine page 49.
  3. http://stephane.thomas.pagesperso-orange.fr/sources.htm Sources sur un site individuel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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