Collégiale Saint-André de Grenoble
| Église Saint-André | |||
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| Présentation | |||
| Propriétaire | Commune | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Rhône-Alpes | ||
| Département | Isère | ||
| Localité | Grenoble | ||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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La collégiale Saint-André, aussi appelée église Saint-André, est un édifice religieux situé à Grenoble sur la place Saint-André en face de l'ancien Palais du parlement du Dauphiné. C'est l'ancienne chapelle privée des dauphins fondée en 1228 pour abriter leur sépulture. Son édification a été assurée par les revenus des mines d'argent de Brandes-en-Oisans près de l'Alpe d'Huez.
Sommaire |
[modifier] Histoire
La collégiale Saint-André est un édifice d'une remarquable homogénéité fondé au XIIIe siècle par André Dauphin, comte de Viennois. La collégiale Saint-André de Grenoble avait été voulue par son fondateur comme chapelle palatine et nécropole de sa dynastie.
Le parti de nef unique, transept bas, chevet carré et clocher latéral (couronné par une belle flèche octogonale en tuf), associé à l'emploi de la brique, constitue un véritable manifeste d'une mode architecturale spécifiquement dauphinoise, des XIIIe et XIVe siècles.
Dotée d'un chapitre de douze chanoines dirigés par un prévôt, elle était destinée à rivaliser avec l'évêque, co-seigneur de la ville médiévale avec le dauphin. Cette église au style pur et dépouillé abrita le tombeau des dauphins[1], détruit en 1562 par les troupes protestantes du baron des Adrets durant les guerres de Religion.
Lieu de rencontre et parfois de tension entre le politique et le religieux, elle est le seul monument construit par les anciens souverains de la province à nous être parvenu presque intact.
Le Dauphiné ayant été acquis par les rois de France en 1349, la collégiale continua de jouer son rôle de chapelle royale. Le dauphin Louis, futur roi Louis XI, lors de sa présence en Dauphiné de 1447 à 1456, la combla de privilèges et en fit la chapelle du nouveau Parlement de Dauphiné. Sous ses voûtes se déroulèrent maints événements majeurs : prédications de saint François de Sales, conversion du duc de Lesdiguières au catholicisme, visites royales. L'église vit aussi passer le jeune Stendhal, qui habitait non loin de là.
Les chanoines furent dispersés par la Révolution en 1790, et le dernier prévôt, Jean-Pierre Gallien de Chabons, partit en exil avant de devenir, sous la Restauration, évêque d'Amiens.
Désormais simple église paroissiale, la collégiale abrite depuis le 24 août 1822, dans le transept nord, le tombeau du célèbre chevalier dauphinois Pierre Terrail de Bayard qui reposait jusqu'alors au couvent des Minimes de la plaine de Saint-Martin-d'Hères. On trouve aussi, dans le transept sud, des reliques de sainte Philippine Duchesne.
[modifier] L'orgue
La première mention d'un orgue date de 1439. Le buffet actuel fut construit entre 1701 et 1704, sur une tribune édifiée en 1686. On y installa l'instrument conçu par le facteur lyonnais François du Fayet. La composition actuelle de l'orgue date de 1946. Plusieurs grands artistes s'y produisirent, dont Marcel Dupré et Gaston Litaize. Le titulaire fut pendant plus de trente ans l'organiste et compositeur Félicien Wolff.
[modifier] Protections
Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 août 2010[2].
Auparavant, certaines parties avaient été classées (clocher en 1908, portail occidental en 1956) et d'autres inscrites (pignon ouest et tympan en 1936, puis l’église en totalité à exception des parties classées en 2009)[2].
[modifier] Notes et références
- Trois souverains furent en effet enterrés dans le choeur : André en 1237, Jean II en 1319 et Guigues VIII en 1333.
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Église Saint-André » sur www.culture.gouv.fr.
[modifier] Bibliographie
- Gilles-Marie Moreau, Le Saint-Denis des Dauphins : histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble, L'Harmattan, 293 pages, 2010, (ISBN 2296130623)