Toutânkhamon

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Toutânkhamon
Tête de Toutânkhamon enfant (musée égyptien du Caire)
Tête de Toutânkhamon enfant (musée égyptien du Caire)
Fonctions
souverain d'Égypte
v. 1335 – 1327 avant notre ère[1]
Prédécesseur Ânkh-Khéperourê et Smenkhkarê
Successeur Aÿ
Biographie
Dynastie XVIIIe dynastie
Nouvel Empire égyptien
Nom de naissance Toutânkhaton
Date de naissance v. 1345 avant notre ère
Date de décès v. 1327 avant notre ère[1]
Père Akhénaton
Mère Younger Lady[n 1](momie KV35YL)
Grand-père paternel Amenhotep III
Grand-mère paternelle Tiyi
Grand-père maternel Amenhotep III
Grand-mère maternelle Tiyi
Fratrie Smenkhkarê[n 2] (incertain)
Mérytaton
Mâkhétaton
Ânkhésenamon
Néfernéferouaton Tasherit
Néfernéferourê
Sétepenrê
Conjoint Ânkhésenamon
Enfant(s) 2 fœtus de sexe féminin

Toutânkhamon (né vers -1345, mort vers -1327) est le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Selon les dernières études, il est le fils d'Akhénaton et de la propre sœur de ce dernier, dont l'identité est inconnue, mais baptisée Younger Lady[n 3], dont la momie est répertoriée KV35YL[2]. Manéthon l'appelle Chebres.

On ne sait pas pourquoi ce n'est pas directement lui qui succède à son père. Peut-être son trop jeune âge à l'époque, environ neuf ans (on trouve aussi cinq ou six ans), dans une période de troubles, de remises en cause des religions, de bouleversement des valeurs traditionnelles et de risque de guerre avec les Hittites. Il va régner jusqu'à l'âge de dix-huit ou dix-neuf ans (certains spécialistes, comme Marc Gabolde et Edward Frank Wente, disent vingt ans). Son règne est situé entre les années -1336 / -1335 à -1327[1].

Toutânkhamon doit sa célébrité à la découverte de sa sépulture par l'archéologue britannique Howard Carter le 4 novembre 1922 et au fabuleux trésor qu'elle recèle. La notoriété de la découverte augmenta grâce à une légende reprise par la presse de l'époque et faisant état d'une malédiction du pharaon.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Toutânkhamon naît en l'an XII du règne d'Akhénaton à Thèbes ou à Akhetaton, où il grandit dans le cercle de la famille royale. Son nom de naissance, Toutânkhaton, signifie « Image vivante d'Aton », c'est-à-dire la réincarnation terrestre du dieu.

Les deux parents de Toutânkhamon sont les enfants du pharaon Amenhotep III et de la reine Tiyi[JAMA 1]. Son père est identifié à la momie trouvée dans la tombe KV55 dont certains égyptologues dont Zahi Hawass pensent qu'il s'agit d'Akhénaton. La momie de sa mère a été trouvée dans la tombe KV35, la Younger Lady (« la Jeune Dame »). Elle n'est pas identifiée. Les seules sœurs connues d'Akhénaton sont Satamon, Iset, Henouttaneb et Nebetâh. Les trois premières ayant épousé leur père, Amenhotep III, Nebetâh serait alors la Younger Lady, et donc la mère de Toutânkhamon.

Maïa et Toutânkhamon.

Après sa naissance, il est éduqué par la « nourrice royale » Maïa (ou Maya), « celle qui a nourri le corps de dieu », dont la tombe a été trouvée par Alain-Pierre Zivie à Saqqarah[3],[4]. Son éducation se poursuit sous l'autorité d'un précepteur, le « père divin » Sennédjem, dont la tombe a été trouvée à Akhmim, en Haute-Égypte, par une mission australienne sous la direction de Boyo Ockinga[5].

Toutânkhamon a emporté dans sa tombe ses fournitures de petit écolier : une palette de scribe en ivoire à son nom, dans laquelle subsiste des pains d'encre rouge et noir-bleu ainsi que sept calames permettant d'écrire[n 4] ; un étui à calames en bois plaqué d'or et incrusté de cornaline, d'obsidienne et de pâtes de verre colorées dont le couvercle est en ivoire[n 5] ; un lissoir permettant de rendre son intégrité au papyrus après en avoir gommé les erreurs[6]. L'entraînement physique, comme le tir à l'arc, la course en char, la chasse dans le désert, fait également partie de son éducation[7].

Il est élevé dans le culte du dieu unique Aton.

Il accède au trône vers v. 1335 avant notre ère, à l'âge de neuf ou dix ans. Il épouse alors sa sœur Ânkhésenpaaton.

Il est le père de deux filles mort-nées[JAMA 2]. L'examen tomodensitométrique de leurs momies réalisé en 2011 a révélé qu'un des fœtus est mort à cinq ou six mois de grossesse, l'autre à neuf mois de grossesse. Aucune anomalie congénitale ou autre cause de leur mort n'a été trouvé[8].

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Études génétiques[modifier | modifier le code]

Colosse de Toutânkhamon

Entre septembre 2007 et octobre 2009, le King Tutankhamun Family Project Mummies a conduit des études anthropologiques, radiologiques et génétiques sur onze momies royales du Nouvel Empire, appartenant au lignage de Toutânkhamon. Ces études visaient à déterminer leurs liens de parenté et les pathologiques liées à la consanguinité, aux maladies héréditaires ou infectieuses, mais également au meurtre. Cinq autres momies datant de la même période ont été inclus dans l'étude afin de servir de référence[JAMA 3],[JAMA 4].

Lignage[modifier | modifier le code]

L'analyse génétique a permis de reconstituer l'arbre généalogique de Toutânkhamon sur cinq générations. Toutefois, sur les onze momies étudiées, seules l'identité de quatre d'entre-elles est certaine, Touya, Youya, Amenhotep III et Toutânkhamon[JAMA 5],[JAMA 6].

Youya et Touya sont ses arrière-grand-parents, les parents de sa grand-mère.

Amenhotep III et la momie KV35EL sont ses grand-parents[JAMA 7]. La momie KV35EL est probablement Tiyi[JAMA 8].

La momie KV35YL est identifiée comme étant la mère du jeune roi. Selon Zahi Hawass, responsable avant 2011 des antiquités égyptiennes au musée du Caire, dont les travaux sont parus dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) du 17 février 2010, la mère du pharaon serait la sœur de son père[JAMA 9].

La momie trouvée dans la tombe KV55 est celle de son père[JAMA 10]. Cette momie est très probablement Akhénaton[JAMA 11]. Les deux momies partagent plusieurs caractéristiques morphologiques uniques et ont le même groupe sanguin.

Les deux fœtus trouvés dans dans la tombe de Toutânkhamon sont bien les filles du pharaon. Leur mère pourrait être la momie KV21A. Les données ne sont pas suffisantes pour identifier celle-ci avec Ânkhésenamon[JAMA 12].

Profil haplogroupe[modifier | modifier le code]

D'après l'étude de Zahi Hawass et ses collègues publiée en 2010[JAMA 13], Akhénaton et sa lignée patrilinéaire appartiendraient à l'haplogroupe du chromosome Y R1b1a2, qui est surtout présent en Europe de l'Ouest et rare en Égypte (moins de 1 % des Égyptiens modernes appartiennent à ce clade)[9],[10]. Il semblerait donc, que les Européens de l'Ouest aient les mêmes ancêtres, en ligne paternelle directe, que la famille royale de la XVIIIe dynastie. Toutefois les résultats concernant le chromosome Y n'ont pas été révélés par l'étude de Zahi Hawass et ses collègues et selon Carsten Pusch, un des généticiens ayant participé à l'étude, ce qu'affirme la société iGENEA est « simplement impossible »[11].

Par ailleurs, en décembre 2011, une société américaine a analysé le profil génétique STR (profil autosomal qui tient compte de toutes les lignées ancestrales et pas seulement de la ligne paternelle) des momies publié par l'étude de Hawass[12] et en a déduit que l'ADN de Toutânkhamon et des autres momies, semblaient d'origine africaine[13].

Règne[modifier | modifier le code]

Succession[modifier | modifier le code]

Trône de Toutânkhamon.

Vers l'an -1338, Akhénaton meurt[n 6]. Lui succède alors la reine Ânkh-Khéperourê, reconnue aujourd'hui comme la demi-sœur aînée de Toutânkhaton, Mérytaton. Elle disparaît rapidement pour des raisons inconnues ; bien qu'il ne soit encore qu'un enfant de neuf ans, Toutânkhaton monte sur le trône de la Haute et Basse-Égypte. Il est légitimé en épousant[n 7] Ânkhésenpaaton, née à la fin de l’an VII d'Akhénaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Amenhotep IV, qui devient son épouse royale après le changement de son nom en Ânkhésenamon.

Compte tenu de son âge, le roi a probablement des conseillers puissants, en particulier, le « Père divin » Aÿ et le général Horemheb. Trop jeune pour régner, c'est probablement eux qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire.

Horemheb rapporte que le roi l'a nommé « député du roi sur toute la terre », soit porte-parole du roi en Égypte et dans toutes les terres étrangères . Il rapporte aussi qu'il est habile à calmer le jeune roi lorsque celui-ci s'emporte[BC 1].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Dans la troisième année de son règne, Toutânkhaton se détourne de certains des changements apportées par Akhénaton.

Il délaisse le culte d'Aton et restaure la suprématie du dieu Amon. Le bannissement d'Amon est levé et les privilèges traditionnels sont rendus au Grand prêtre d'Amon et à son clergé. Il change d'ailleurs son nom en Toutânkhamon « Image vivante d'Amon » afin d'affermir la restauration du dieu, tandis que son épouse devient Ânkhésenamon, comme l'indique la stèle de restauration du culte d'Amon retrouvée dans le temple de Karnak[14].

La ville d'Akhetaton est abandonnée et la capitale est déplacée à Thèbes[15].

Le roi initie la construction de nouveaux bâtiments, en particulier à Thèbes et à Karnak où il consacre un temple à Amon. De nombreux monuments sont érigés et une inscription sur la porte de sa tombe déclare que le roi « a passé sa vie à façonner des images des dieux ».

Le disque solaire Aton tend la croix de vie à pharaon et à son épouse.

Les fêtes traditionnelles sont célébrées à nouveau, en particulier celles consacrées au dieu Apis, ainsi que la belle fête d'Opet. Sa stèle de restauration indique : « les temples des dieux et déesses… étaient en ruine. Leurs hauts lieux étaient désertés et envahis de mauvaises herbes. Leurs sanctuaires n'avaient plus d'existence et leurs cours servaient de route... Les dieux ont tourné le dos à ce pays... Si quelqu'un adresse une prière à un dieu, il n'aura jamais de réponse[16]. ».

Cependant, il ne semble pas que le couple royal ait abandonné totalement la religion atonienne, comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir dans un cartouche ciselé sur un accoudoir le disque solaire Aton tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme[17].

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Coffre du tombeau de Toutânkhamon : bataille de Toutânkhamon contre les Asiatiques.

À la suite du règne d' Akhénaton, le pays est faible et instable. Les relations diplomatiques avec les autres royaume ont été négligées et Toutânkhamon s'emploie à les restaurer, en particulier avec le Mitanni. Les cadeaux, provenant de divers pays, trouvés dans sa tombe, semblent prouver son succès.

Malgré ses efforts pour améliorer leurs relations, des batailles avec les Nubiens et les Asii sont rapportées dans son temple funéraire à Thèbes. Sa tombe contient une armure et des tabourets pliants pouvant servir lors de campagnes militaires. Toutefois, compte tenu de son jeune âge et de handicaps physiques qui nécessitent l'usage de cannes pour marcher, les historiens supposent qu'il n'a pas personnellement participé à des batailles[BC 2],[JAMA 14].

Les monuments[modifier | modifier le code]

Décrit comme le « souverain qui restaure », Toutânkhamon a initié une certain nombre de constructions et a œuvré à la restauration des sanctuaires abandonnés pendant le règne d'Akhénaton[18], [19]. Victime d'une damnatio memoriae de la part des ses successeurs, son nom a été martelé et ses monuments usurpés.

La stèle de la Restauration[modifier | modifier le code]

Stèle en grès rouge d'une hauteur de 2,50 m sur 1,29 m, elle a été trouvée en juillet 1905 par Georges Legrain à Karnak, dans la salle hypostyle.

Le long texte d'une trentaine de lignes déplore l'état des sanctuaires des dieux. Puis décrit les efforts de Toutânkhamon afin de restaurer les temples et de nommer les nouveaux prêtres chargés de les servir[20],[21].

Ce texte, document important édifié au début du règne de Toutânkhamon, afin de marquer le retour à l'orthodoxie antérieure à Akhénaton, a probablement été initié par Aÿ. Marc Gabolde l'identifie d'ailleurs au personnage martelé apparaissant derrière le roi.

La stèle a subi des martelages afin de substituer le nom de Horemheb à celui de Toutânkhamon[19].

La colonnade de Louxor[modifier | modifier le code]

Statues représentant le jeune Toutânkhamon et son épouse Ânkhesenamon, — Temple d'Amon, Louxor —.

La colonnade de Louxor, composée de colonnes papyriformes à chapiteaux ouverts, a été construite par Amenhotep III. Le temple, délaissé durant la réforme religieuse du pharaon Akhénaton, est restauré par Toutânkhamon qui construit des parois latérales à la colonnade et les fait orner de scènes de la fête d'Opet.

Le mur Ouest évoque le défilé, partant de Karnak jusqu'au temple d'Amon à Louxor. Toutânkhamon y célèbre le culte dans le temple en offrant des fleurs et des libations à Amon. Puis, accompagné par les musiciens, joueurs de trompettes et de tambours et de danseuses, il rejoint le Nil, où la barque sacrée du dieu Amon est entourée par une flottille l'escortant. La foule massée sur les berges l'acclamme et l'applaudit[22].

Le mur Est montre le retour de la procession à Karnak, après la fin de la fête.

Une statue représentant Toutankhamon et son épouse est installée à proximité.

Le temple des millions d'années[modifier | modifier le code]

Aucun temple funéraire de Toutânkhamon, « Temple des millions d'années » n'a jamais été identifié[23]. Pourtant, dès son avènement, il a choisi l'emplacement de son temple funéraire, emplacement délimité par les prêtres où le jeune homme a placé des dépôts de fondation dans des emplacements rituels[24].

Une stèle et une brique crue portant le nom de Toutânkhamon semblent confirmer cette fondation sur la rive gauche du Nil, à Karnak[25].

Statue de Toutânkhamon, Karnak.

Lors du vidage du IIe pylône de Karnak, des blocs martelés, composés d'architraves ornées, de piliers et de fragments de parois décorées sur les deux faces, au nom de Aÿ et de Toutânkhamon ont été trouvés[26].

Les textes de dédicaces indiquent que le monument a été construit par Aÿ en l'honneur de « son fils » Toutânkhamon : Il [Aÿ] a fait comme son mémorial pour son fils, le dieu parfait, seigneur du Double Pays, seigneur qui accomplit les rites, roi de Haute et Basse Égypte Nebkhéperourê. Les textes précisent également qu'il s'agit d'un temple des millions d'années, d'un reposoir pour la statue lors de la Belle Fête de la Vallée[27].

Le retour triomphal d'une bataille en Nubie[28], une bataille en Asie, des chasses dans le désert, des rituels liés aux statues de Toutânkhamon décorent les blocs[19].

Le nom de Aÿ, systématiquement effacé, semble indiquer que Horemheb souhaitait, dans un premier temps, usurper le monument avant qu'il ne décide finalement de le démanteler et d'utiliser les blocs en réemploi dans le IIe pylône.

Pathologie et mort[modifier | modifier le code]

Momie de Toutânkhamon, dépouillé de ses bijoux, toujours présente dans son tombeau de la vallée des rois.

Pathologie[modifier | modifier le code]

L'étude des momies par le King Tutankhamun Family Project Mummies ne révèlent aucune trace de gynécomastie, développement excessif des glandes mammaires. De même aucune pathologie en rapport avec une craniosynostose, soudure prématurée de sutures crâniennes, n'a été trouvé[JAMA 15]. Le syndrome de Marfan n'a été décelé sur aucune momie[JAMA 16]. Par contre, la famille de Toutânkhamon présente une accumulation de malformations.

Quatre des momies faisant parties de l'étude y compris Toutânkhamon sont porteurs de parasites du paludisme (Plasmodium falciparum)[JAMA 17].

Toutânkhamon lui-même présente plusieurs pathologies, dont la maladie de Köhler sans qu'aucune d'entre-elles n'aient pu entraîner la mort[JAMA 18].

Le pied gauche de Toutânkhamon montre des signes de nécrose osseuse sur les deuxième et troisième métatarsiens. Cette pathologie nécessitait l'usage de cannes pour faciliter la marche dont cent trente d'entre-elles ont été retrouvées dans la tombe[JAMA 19].

Cependant d'autres chercheurs ont trouvé, sur les os de ses orteils, des traces caractéristiques des personnes souffrant de drépanocytose, maladie touchant 9 à 22 % de la population vivant dans les oasis égyptiennes[29].

Cause de la mort[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun témoignage sur les derniers jours de Toutânkhamon. Les causes de sa mort font l'objet de nombreux débats. Même s'il existe des hypothèses relatives à son assassinat, le consensus actuel est que sa mort est accidentelle.

Des analyses ADN effectuées en 2010 dévoilent la présence de parasites du paludisme dans son organisme. La combinaison de la malaria et de la maladie de Köhler aurait provoqué sa mort[JAMA 20],[30],[31].

Un scanner, réalisé en 2005, révèle qu'il a souffert d'une fracture à la jambe gauche[32] peu de temps avant son décès. Cette fracture de l'extrémité inférieure du fémur gauche avec rotule arrachée, manifeste des signes d'infection locale. L'ébauche de cicatrisation indique que le roi n'a survécu qu'un à cinq jours à son accident.

Fin 2013, l'égyptologue Chris Naunton et des scientifiques de l'Institut Cranfield Forensic ont réalisé une « autopsie virtuelle » du roi, révélant des blessures sur un des côtés de son corps. Après avoir créé des simulations virtuelles d'accident de char et ils émettent l'hypothèse que Toutânkhamon aurait été renversé par un char lancé à vive allure[33]. Le cœur aurait été écrasé par l'impact[34].

Répercution de sa mort[modifier | modifier le code]

Un texte hittite rapporte qu'une reine égyptienne veuve supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils pour monter sur le trône. Cette reine, appelée par le récit hittite Dahamunzu, transcription de l'expression égyptienne ta hemet nesou, « épouse du roi », est souvent interprétée comme étant Ânkhésenamon, mais il pourrait s'agir de Méritaton, la concordance entre les chronologies des règnes hittites et égyptiens étant mal établie pour cette période mouvementée. Quoi qu'il en soit, le roi hittite accepta la proposition et fit partir le prince Zannanza, lequel n'arriva jamais, manifestement assassiné. Cela entraîna les deux pays dans une guerre qui dura plusieurs décennies. On ne sait pas ce que devint la veuve, certains avancent un mariage avec son successeur Aÿ qui succéda au jeune pharaon[35].

Sépulture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tombeau de Toutânkhamon.
Howard Carter et les ouvriers ouvrent les portes de la chambre funéraire (reconstitution faite en 1924 des événements de 1923)

Toutânkhamon n'a pas le temps de faire construire sa demeure d'éternité. Lorsqu'il disparaît brusquement en -1327, à dix-neuf ans, la tombe initialement prévue pour lui (WV23 utilisée finalement par Aÿ, ou WV24) n'est pas prête.

Pendant les soixante-dix jours prévus pour la momification, les ouvriers préparent une tombe plus modeste, initialement prévue pour celui qui allait devenir son successeur Aÿ[36], mais dont le creusement est plus avancé. Les travaux en sont surveillés par le chef des travaux de la nécropole, Maya, dont le présent, en hommage à son souverain, a été retrouvé dans la tombe[37],[n 8].

Au bout de soixante-dix jours, il est inhumé, selon les rites funéraires royaux, accompagné de ses filles et au milieu de son trésor : masque funéraire en or pur (conservé aujourd'hui au musée égyptien du Caire), cercueils et sarcophages ornés de pierres précieuses telles que le lapis-lazuli, quadruples vases canopes pour les viscères, mobilier et objets funéraires, jouets et souvenirs du pharaon enfant.

Les fruits et les fleurs (mandragores ; bleuets...) déposés dans la tombe permettent de situer les obsèques en mars ou en avril. Le jeune roi serait donc mort en janvier[38].

La tombe de Toutânkhamon est visitée deux fois par les pilleurs de tombe, mais d'après les sceaux posés sur la porte après ces intrusions, il semble que ces vols aient eu lieu peu de temps après l'inhumation[36].

Finalement, la localisation de la tombe a été oubliée, ensevelie sous les déblais des tombes creusées ultérieurement puis sous les gravats des inondations successives. Enfin, des cabanes d'ouvriers ont été construites sur son entrée, probablement dans l'ignorance de sa présence[36].

La vallée des rois où se trouve le tombeau, pourtant gardée par les Medjaÿ, a fait l'objet de pillage incessant dès l'antiquité. À la fin de la XXe dynastie égyptienne, elle est abandonnée. Les momies et les objets de valeur restants sont rassemblées dans deux grandes caches : la cachette de Deir el-Bahari pour quarante des momies royales et leurs cercueils, et l'autre, dans le tombeau d'Amenhotep II pour seize autres. Toutânkhamon n'a pas fait l'objet de ce transfert, probablement parce que son nom et la location de sa tombe étaient déjà oubliés.

Le 4 novembre 1922 l'archéologue britannique Howard Carter redécouvre, dans la vallée des rois la sépulture.

Momie[modifier | modifier le code]

Préparation du corps[modifier | modifier le code]

Après sa mort, le corps de Toutânkhamon est déposé à « la maison de la vigueur », Per-Nefer[39]. Cet atelier d'embaumement a pour tache, par ses rites et pratiques, de transformer le cadavre du roi en dieu. Après l'extraction des organes internes, le corps est laissé pendant sept décades dans du natron permettant d'en extraire toute trace d'humidité. Enfin, il est enroulé dans des centaines de mètres de lin.

Pendant ces opérations, des prêtres récitent les prières et formules magiques.

Pendentif représentant l’œil d'Horus.

Cent quarante-trois objets précieux ont été insérés entre les bandelettes de Toutânkhamon : bagues et doigtiers en or ; colliers et bracelets ; diadème et pectoraux ainsi que de nombreuses amulettes[39]. Des traces d'usure indiquent que certains de ces bijoux ont été portés pendant la vie du pharaon[40].

Deux bandeaux d'or et un diadème sont posés sur la tête du jeune roi. Ce dernier est orné de cornaline et de pâtes de verre bleu. À l'avant du diadème se trouvent la tête de vautour de la déesse Nekhbet[n 9] et le cobra de la déesse Ouadjet[n 10], dont le corps ondulé rejoint l'arrière du diadème[n 11],[41].

Un poignard à lame et étui d'or est glissé dans sa ceinture[42]. Contre sa cuisse gauche, une dague est glissée. Sa poignée se termine par un cristal de roche et sa lame, au fourreau d'or, est en fer[n 12],[42],[n 13].

Enfin, sur le visage est rabattu le masque en or fin, dont les traits rappellent le visage de la reine Tiyi[43].

Redécouverte[modifier | modifier le code]

Presque trois ans après la redécouverte de la tombe, les archéologues de l'équipe d'Howard Carter enlèvent le dernier sarcophage protégeant la momie et son masque d'or.

Howard Carter, accompagné d'un des porteurs d'eau, nettoyant le dernier sarcophage.

À cause des liquides d'embaumement durcis, les deux derniers cercueils adhèrent l'un à l'autre. La suppression de cette résine est très difficile. Carter explique :

« Ce matériau durci par âge a dû être enlevé à l'aide d'un marteau, de solvants et de la chaleur, tandis que les cercueils sont imbriqués l'un dans l'autre et extirpé à l'aide d'une grande chaleur, l'intérieur étant temporairement protégé pendant le processus par des plaques de zinc - la température utilisée - en dessous du point de fusion du zinc - était de plusieurs centaines de degrés Fahrenheit. Après que le cercueil intérieur a été extirpé, il a dû être de nouveau traité avec la chaleur et les solvants avant d'être complètement nettoyé[44]. »

— Howard Carter

La momie apparaît enfin, presque carbonisée par les onguents versés au moment de l'inhumation[45]. Le corps adhère fortement au sarcophage et à son masque d'or en raison de ces même onguents. Carter a essayé d'extraire les restes de Toutankhamon de diverses manières pour ne pas l'endommager[46]. L’ancien directeur du musée du Caire, Mohamed Saleh, raconte dans un témoignage au journal Al-Ahram[47], en 2005, que Howard Carter a « détaché la tête du tronc, abîmé les membres et réarrangé le tout sans grande rigueur »[48].

Chris Naunton a repris les notes d'Howard Carter indiquant que le corps avait brûlé. Travaillant avec l'anthropologiste Rober Connolly et l'archéologue Matthew Ponting, ils ont trouvé des indices suggérant que le corps s'est consumé dans son sarcophage. Les huiles d'embaumement combinées avec l'oxygène et le lin des bandelettes auraient déclenché une réaction chimique ayant provoqué la combustion du corps[49],[50].

Conservation actuelle[modifier | modifier le code]

Depuis le 4 novembre 2007, sa momie est installée dans une vitrine la protégeant de l'humidité et révèle pour la première fois le visage du roi au public.

Deux momies d'enfants (un fœtus de sept mois et un mort-né) ont été retrouvées dans sa tombe par Howard Carter et ont été depuis conservées à l'université du Caire.

Trésor de Toutânkhamon[modifier | modifier le code]

Pectoral de Toutânkhamon, représentant son nom de Nesout-bity.

À l'intérieur du tombeau, se trouve un fastueux sarcophage de 110 kg avec son masque d'or et 2 099 objets intacts. Ce sarcophage possède des déesses ailées sculptées à ses angles, ce qui est commun aux sépultures masculines. En revanche, à l'origine, il n'y avait pas d'ailes aux bras des déesses et qu'elles ont été ajoutées par la suite lors du placement du défunt. À sa confection, la sépulture n'était peut-être pas destinée à Toutânkhamon, mais à une reine.

Le fabuleux trésor retrouvé dans le tombeau de Toutânkhamon, l'une des seules sépultures pharaoniques à avoir été découverte quasi intacte, laisse augurer de la richesse des autres tombeaux dans leur état d'origine.

La tombe de Toutânkhamon recelait des milliers d'objets : du mobilier dont un splendide trône, plusieurs lits dont un surprenant lit aux deux longues vaches dorées, qui témoignent d'une habileté technique rarement égalée, mais aussi des bijoux, des statuettes, têtes et masques, des cannes (environ cent-trente), des vases, des éventails, etc.

La malédiction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Malédiction du pharaon.

La légende d'une « malédiction des pharaons » est née avec la mort de Lord Carnavon, alimentée par des journaux cherchant à augmenter leurs ventes au moment de la découverte[51].

Les journaux parlent alors d'une inscription – inexistante – qui aurait indiqué : « Ceux qui entrent dans ce tombeau sacré seront visités par les ailes de la mort »[52]. La rumeur affirme que le chien du Lord, resté au château de Highclere, poussa un hurlement au moment de la mort de son maître. À cet instant, les lumières du château ainsi que celles du Caire s'éteignirent. Dans la décennie suivante, la presse attribue une trentaine de mort à la malédiction[53].

L'épidémiologiste Mark Nelson, de l'université Monash à Melbourne, a étudié les livres d'histoire et suivi le parcours de quarante-quatre occidentaux signalés par Howard Carter comme étant présents en Égypte pendant l'expédition de février 1923 à novembre 1926. ll s'agissait des membres de l'expédition, de membres de la presse, des membres de la royauté belge, des officiels britanniques et d'experts employés par le gouvernement égyptien[54].

Vingt-cinq d'entre-eux ont assisté à l'un des quatre événements pouvant les exposer à la malédiction de la momie : à l'ouverture de la tombe, quand le sarcophage de Toutânkhamon a été ouvert, quand les trois cercueils d'or ont été ouverts, et lorsque la momie de Toutânkhamon a été examinée. Ces personnes sont décédées à un âge moyen de soixante-dix ans, alors que les dix-neuf autres personnes sont décédées à un âge moyen de soixante-quinze ans[54],[53].

Carl Nicholas Reeves, dans The Complete Tutankhamun, démystifie la malédiction, en soulignant que Lady Evelyn Herbert, fille de Lord Carnarvon, qui était présente à l'ouverture de la tombe, est morte à 79 ans, que Alan Gardiner, qui a étudié les inscriptions de la tombe, a vécu jusqu'à 80 ans et Douglas Derry, qui a autopsié la momie de Toutânkhamon, a atteint 87 ans[53].

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Younger Lady est l'épouse secondaire d'Akhénaton mais aussi sa sœur. Certains spécialistes pensent qu'il pourrait s'agir de Nebetâh, la plus jeune sœur d'Akhénaton
  2. Smenkhkarê est considéré soit comme le jeune frère d'Akhénaton, soit comme son fils aîné. Dans ce dernier cas, il pourrait lui aussi, comme Toutânkhamon, être le fils de la Younger Lady. En tout cas, on admet généralement que Smenkhkarê a été corégent sous le règne d'Akhénaton
  3. Sous la XVIIIe dynastie, le mariage entre frère et sœur est une pratique courante.
  4. D'une longueur de 30,3 cm sur 4,4 cm de largeur
  5. D'une longueur de 30 cm pour un diamètre de 2,1 cm
  6. La cause de sa mort est inconnu. Diverses hypothèses, de la maladie à l'assassinat, ont cours à ce sujet. Les analyses des restes humains retrouvés dans la tombe KV55 qui lui ont été récemment attribués ne permettent pas d'en savoir davantage sur son décès.
  7. La légitimité du roi est transmise par les femmes.
  8. Il s'agit d'une représentation du roi sur son lit de funéraire évoquant le corps d'un félin. Deux oiseaux, étendant une aile en protection encadrent le corps. L'objet en bois, peint partiellement, porte le sceau du « scribe royal, chef des travaux dans la place d'éternité, surintendant du trésor ».
  9. Symbole de la Haute-Égypte
  10. Symbole de la Basse-Égypte
  11. « Photo du diadème de Toutânkhamon », Musée égyptien du Caire
  12. Le fer est rare dans l'Égypte antique
  13. « Photo des poignards de Toutânkhamon », Musée égyptien du Caire

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Selon le British Museum, Malek, I. Shaw, N. Grimal.
    Autres avis de spécialistes : -1355 à -1346 (D. B. Redford), -1348 à -1339 (R. A. Parker), -1348 à -1338 (D. Arnold), -1347 à -1339/ -1338 (A. H. Gardiner, E. Hornung), -1343 à -1333 (A. D. Dodson), -1340 à -1331 (C. Aldred,K. A. Kitchen), -1335 à -1325 (J. von Beckerath), -1334 à -1324 (E. F. Wente), -1333 à -1323 (R. Krauss), -1319 à -1309 (H. W. Helck).
  2. Analyses génétiques : Toutânkhamon est le fruit d'un inceste
  3. « La nourrice royale Maïa et ses voisins », Persée,‎ 1998 (consulté le 16 février 2014)
  4. « Destruction d'une tombe », Science Mag,‎ 3 février 2011 (consulté le 16 février 2014)
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  6. Desroches Noblecourt, [1976], p. 148 & 294
  7. Desroches Noblecourt, [1976], p. 151
  8. Zahi Hawass et Sahar N. Saleem, « Mummified daughters of King Tutankhamun: Archaeological and CT studies », The American Journal of Roentgenology 2011. Vol 197, no 5, p. W829-836.
  9. Les européens descendants du pharaon ?
  10. Le projet de l'ADN de Toutânkhamon
  11. King Tut Related to Half of European Men? Maybe Not, LiveScience, 03 August 2011
  12. Microsatellite Data of Mummies Thought to Belong to the Tutankhamun Kindred
  13. DNA Tribes Digest for January 1, 2012: Last of the Amarna Pharaohs: King Tut and His Relatives DNA Tribes Digest for January 1, 2012: Last of the Amarna Pharaohs: King Tut and His Relatives
  14. Marc Gabolde, « Aÿ, Toutânkhamon et les martelages de la stèle de la Restauration de Karnak (CG 34183) », Bulletin de la Société d’Égyptologie, no 11,‎ 1987, p. 37-61
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  24. Desroches Noblecourt, [1976], p. 189
  25. Luc Gabolde et Marc Gabolde, « Les temples « mémoriaux » de Thoutmôsis II et Toutânkhamon : Le temple mémorial de Toutânkhamon », Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale, no 89,‎ 1989, p. 143 (lire en ligne)
  26. Luc Gabolde et Marc Gabolde, « Les temples « mémoriaux » de Thoutmôsis II et Toutânkhamon : les blocs aux noms de Toutânkhamon et Aÿ trouvés à Karnak », Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale, no 89,‎ 1989, p. 140 (lire en ligne)
  27. Luc Gabolde et Marc Gabolde, « Les temples « mémoriaux » de Thoutmôsis II et Toutânkhamon : les blocs aux noms de Toutânkhamon et Aÿ trouvés à Karnak », Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale, no 89,‎ 1989, p. 141 (lire en ligne)
  28. Georges Legrain, Les temples de Karnak, Vromant,‎ 1929, 137 – figure 87 p. (lire en ligne)
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  30. Michelle Roberts, « 'Malaria' killed King Tutankhamun », BBC News,‎ 2010-02-16 (lire en ligne)
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  32. Zahi Hawass, « Tutankhamon, segreti di famiglia », National Geographic (consulté le 2 juin 2013)
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  34. « Sait-on enfin comment Toutânkhamon est mort ? », Futura Sciences
  35. Jacques Freu, Šuppiluliuma et la veuve du pharaon, Histoire d'un mariage manqué : Essai sur les relations égypto-hittites, Paris, L'Harmattan, coll. « Kubaba : Série Antiquité »,‎ 2005, 205 p. (ISBN 9782296382824)
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  43. Desroches Noblecourt, [1976], p. 236
  44. « This pitch like material hardened by age had to be removed by means of hammering, solvents and heat, while the shells of the coffins were loosened from one another and extricated by means of great heat, the interior being temporarily protected during the process by zinc plates - the temperature employed though necessarily below the melting point of zinc was several hundred degrees Fahrenheit. After the inner coffin was extricated it had to be again treated with head and solvents before the material could be completely removed.« King Tut's Coffins », Touregypt.net,‎ 1998 (consulté le 16 février 2014)
  45. Desroches Noblecourt, [1976], p. 74
  46. « TUTANKHAMUN CT SCAN », drhawass.com,‎ 8 mars 2005 (consulté le 28 février 2014)
  47. « Mummy scan furore », Al-Ahram,‎ 20 - 26 janvier 2005 (consulté le 9 mars 2014)
  48. « Toutânkhamon cherche sa maman », liberation.fr,‎ 16 février 2010 (consulté le 28 février 2014)
  49. « Toutankhamon serait bien mort dans un accident de char », sur Les echos.fr,‎ 9 novembre 2013 (consulté le 6 février 2014)
  50. « Accident de char pour Toutânkhamon », sur Le figaro.fr,‎ 14 novembre 2013 (consulté le 6 février 2014)
  51. (en) Julie Hankey, A Passion for Egypt: Arthur Weigall, Tutankhamun and the 'Curse of the Pharaohs', Tauris Parke Paperbacks,‎ 2007 (ISBN 978-1-84511-435-0), p. 3–5
  52. Dominique Legrand, « La malédiction du pharaon », sur Le Soir,‎ 20 avril 2011
  53. a, b et c « Curses! Was the tomb cursed? Of course not. », sur Archaeological Institute of America,‎ 25 mars 2005
  54. a et b « Mummy's curse 'nonsense' », sur Sydney Morning Herald,‎ 25 mars 2005
  1. p. 86-87
  2. p. 129–130
  • (en) Z. Hawass, YZ. Gad, S. Ismail, R. Khairat, D. Fathalla, N. Hasan, A. Ahmed, H. Elleithy, M. Ball, F. Gaballah, S. Wasef, M. Fateen, H. Amer, P. Gostner, A. Selim, A. Zink, CM. Pusch, « Ancestry and Pathology in King Tutankhamun's Family », JAMA : the journal of the American Medical Association, no 7,‎ 2010, p. 638-647 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de base[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • « D'Akhénaton à Toutânkhamon », Toutânkhamon Magazine, no 19,‎ 2005
    un numéro spécial de Toutânkhamon Magazine sur la période amarnienne et le règne de Toutânkhamon
  • Zahi Hawass, « Les secrets de famille du roi Toutânkhamon », National Geographic,‎ septembre 2010, p. 2-27 (ISSN 12917-1715)
    Une étude scientifique basée sur les ADN de neuf momies

Romans[modifier | modifier le code]

  • Christian Jacq, La Reine Soleil
    roman qui raconte la vie et la fin (possible) d'Ânkhésenpaamon ou Akhesa
  • Christian Jacq, L'affaire Toutânkhamon
    roman qui raconte la découverte par Howard Carter de la tombe de Toutânkhamon et ses démêlés avec l'administration égyptienne
  • Christian Jacq, Toutânkhamon, l'ultime secret (lire en ligne)
    roman qui raconte la recherche des fameux papyrus de Toutânkhamon
  • Sophie Crançon, Le Mystère Toutânkhamon
    Novembre 1922, Howard Carter découvre la tombe de Toutânkhamon ; Sophie Crançon, rédactrice en chef d'Archéologia retrace cette aventure
  • Dimitri Merejkovski, Toutânkhamon
    biographie romancée de la jeunesse du roi
  • Phillippe Nessman, Sous le sable d'Égypte
    beau roman pour enfants de 11 à 13 ans avec en milieu de livre des photographies de la recherche et du tombeau

Liens externes[modifier | modifier le code]

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