Néférousobek

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Buste de la reine Néférousobek - Musée du Louvre

Néférousobek de la XIIe dynastie est après Nitokris (VIe dynastie), la deuxième femme pharaon connue de l'histoire de l'Égypte antique.

Elle porte le nom du dieu crocodile, Sobek, symbole de beauté pour les Égyptiens. Son nom peut être traduit comme « les perfections de Sobek » ou « la beauté de Sobek ».

Généalogie[modifier | modifier le code]

Néférousobek
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Amenemhat III Grands-parents paternels
Sésostris III
Grand-mère paternelle inconnue
Mère Mère inconnue Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Amenemhat IV
1re épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature des pharaons.

Théologiquement, une femme pharaon pose problème. C'est pourquoi, dans son deuxième cartouche (où se trouve son nom de naissance), il n'est pas écrit fils de Rê mais fille de Rê.

Règne[modifier | modifier le code]

Néférousobek
Période Moyen Empire
Dynastie XIIe dynastie
Fonction Pharaonne
Prédécesseur Amenemhat IV
Prise du pouvoir Mort naturelle du précédent
Dates de règne -1790 à -1780
Durée du règne Inconnue
Successeur Ougaf
Passation du pouvoir Mort naturelle
Sépulture Non trouvé
Date de découverte Inconnue
Découvreur Inconnu
Fouillée par ?

Fille d'Amenemhat III et sœur d'Amenemhat IV, elle devint d'abord sa grande épouse royale et monte probablement sur le trône à la mort de celui-ci (autre version : elle serait montée sur le trône entre leurs deux règnes, son père n'ayant pas d'héritier légitime).

Le papyrus de Turin lui donne trois ans, dix mois et vingt-quatre jours de règne, alors que Manéthon (qui la nomme Skémiophris) lui en donne quatre. Les égyptologues modernes lui attribuent une durée de règne qui varie de cinq ans au maximum à moins d'un an si l'on inclut ou non dans le décompte les années de règne au côté de son mari. On situe le règne de Néférousobek aux alentours de -1790 à -1780. Il s'achève sur une période de troubles connue sous le nom de deuxième période intermédiaire. La fin de son règne marque également la fin de la XIIe dynastie et le début de la XIIIe dynastie.

Plusieurs traces de son règne nous sont parvenues par le biais d'inscriptions ou de vestige statuaire démontrant qu'elle a effectivement régné :

  • une statue en quartzite de Néférousobek est au musée du Louvre, identifiée par son cartouche inscrit sur la boucle de sa ceinture, car seul subsiste le torse de cette statue. Représentée portant une robe maintenue par deux bretelles, les épaules ont conservé les pans d'un némès, coiffe caractéristique de Pharaon ;
  • un buste de la reine coiffée d'une perruque ronde à boucles serrées, le front orné d'un uraeus et vêtue de la robe caractéristique des cérémonies liées au couronnement et notamment au jubilé du Heb-Sed est conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.

Malgré leur état fragmentaire et bien que leur lieu de découverte ne soit pas connu, ces statues sont néanmoins fondamentales car elles sont des preuves matérielles de l'existence de Néférousobek en tant que souveraine ayant reçu les attributs du pharaon.

D'autres découvertes viennent compléter ces témoins de son existence et de son règne :

  • le site de l'ancienne Avaris a livré trois statues en basalte la représentant presque grandeur nature en costume de reine[1], et un sphinx mis au jour par Édouard Naville à la fin du XIXe siècle[2] ;
  • une stèle fragmentaire découverte à Hawara dans le Fayoum par Sir William Matthew Flinders Petrie, et aujourd'hui conservée à Londres, présente la titulature de la reine à côté de celle d'Amenemhat III[3] ;
  • une inscription relevant le niveau d'une crue exceptionnelle du Nil s'étant produite la troisième année de son règne, a été découverte à Semna, site de l'une des forteresses que les souverains de la XIIe dynastie bâtirent en Nubie pour consolider la frontière méridionale de l'Égypte[4] .

Sépulture[modifier | modifier le code]

On lui attribue la pyramide nord de Mazghouna.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. J. Vandier
  2. Cf. É. Naville
  3. Conservée au musée Petrie de Londres ; numéro d'inventaire UC14337 ; cf. W. M. F. Petrie Planche XI, 1
  4. Cf. P. Tallet Ch. IX, p. 254, fig. 69

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Édouard Naville, The Shrine of Saft El Henneh and the Land of Goshen (1885). Fifth Memoir of The Egypt Exploration Fund. Published by Order of the Committee, Londres, Messers. Trübner & Co.,‎ 1887 ;
  • William Matthew Flinders Petrie, Kahun, Gurob and Hawara, Londres, Kegan Paul, Trench, Trubner, and Co.,‎ 1890 ;
  • Jacques Vandier, Manuel d'Archéologie égyptienne - Tome III - Les Grandes Époques : la Statuaire, Paris, A. & J. Picard,‎ 1958 ;
  • Pierre Tallet, Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie, Paris, Éd. Flammarion,‎ 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]