Téti

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Statue de Téti trouvée dans le temple funéraire de sa pyramide à Saqqarah - Musée égyptien du Caire
Sistre votif aux noms de Téti - Metropolitan Museum of Art, New York

Téti est le premier roi et le fondateur de la VIe dynastie égyptienne. Manéthon l’appelle Orthoès et lui compte trente ans de règne. Il est le premier souverain de l’Égypte à recevoir le titre de pharaon[réf. nécessaire]. Le papyrus de Turin a une lacune sur son nom.

On situe son règne aux alentours de -2323 / -2321 à -2291[1].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Téti
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Grands-parents paternels
Grand-père paternel inconnu
Grand-mère paternelle inconnue
Mère Sechséchet Ire Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Fratrie inconnue
1re épouse Ipout Ire Enfant(s) Pépi Ier
Sechséchet II (appelée aussi Ouatet-Khétor)
2e épouse Khouit Enfant(s) Tétiânkh Khem
3e épouse Ouretimès Enfant(s)
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Il est le gendre d’Ounas de la Ve dynastie et lui succède sur le trône. La capitale est à Memphis. Il maintient pendant son règne des relations commerciales avec Byblos.

Il édifie sa pyramide (52 m) au Nord-Est du complexe de Djéser à Saqqarah avec trois pyramides plus petites pour les reines Ipout Ire et Khouit (ou Kaouit) et pour sa mère Sechséchet Ire. Il épouse aussi Ouretimès.

Il a plusieurs enfants : on peut lui attribuer trois fils et sans doute neuf filles[2]. Deux fils sont attestés, un troisième est très probable :

  • Pépi Ier, son successeur, fils de la reine Ipout Ire ;
  • Tétiânkh , "fils aîné du roi", dont le mastaba se trouve à l'est du complexe funéraire de la reine Ipout Ire[3] ;
  • Nebkauhor, surnommé Idou, "fils aîné du roi, de sa chair", enterré dans le mastaba du vizir Akhethetep/Hemi, situé dans le cimetière du roi Ounas. Il est vraisemblablement un fils de Téti, né de la reine Ipout Ire et inhumé dans le tombeau d'un vizir disgracié, dans le complexe funéraire de son grand-père maternel[4].

Naguib Kanawati attribue neuf filles au roi, nées de trois lignées maternelles différentes au minimum. En effet trois d'entre elles sont appelées « fille aînée du roi de sa chair ». Elles portent toutes le nom de Sechséchet, qui était celui de la mère du roi. Il est possible qu'il y en ait eu une dixième, née d'une quatrième lignée maternelle.

  • Sechséchet II, surnommée Ouatetkhéthor, qui épouse Mérérouka, le vizir et chef des prêtres de la pyramide de Téti. Elle est appelée "fille aînée du roi, de sa chair" et possède une chapelle dans le mastaba de son époux. Elle était peut-être la fille aînée de la reine Ipout Ire[5] ;
  • Sechséchet surnommée Idout, "fille du roi, de sa chair", morte jeune et inhumée dans le mastaba du vizir Ihy, situé dans le cimetière du roi Ounas. Cette fille royale est certainemant un fille de Téti, née sans doute de la reine Ipout Ire et inhumée dans le complexe funéraire de son grand-père maternel[5] ;
  • Sechséchet surnommée Noubkhetnebty, "fille du roi de sa chair", mariée au vizir Kagemni, et représentée dans le mastaba de son époux. Elle est peut-être aussi née de la reine Ipout Ire[6] ;
  • Sechséchet, surnommée Sathor, épouse de Isi, gouverneur de la province d'Edfou. Elle serait également née de la reine Ipout Ire[7] ;
  • Sechséchet, surnommée Shechit, "fille aînée du roi, de sa chair", et femme du superintendant Néfersechemptah, et représentée dans le mastaba de son époux. Comme elle est fille aînée du roi, elle n'a pas la même mère que Ouatetkhethor, et est peut-être la fille aînée de la reine Khouit[8] ;
  • Sechséchet surnommée Shechti, "fille du roi, de sa chair", mariée au gardien des couronnes Shepsipouptah, et représentée dans la tombe de son époux[9] ;
  • Sechséchet surnommée Mérout, titrée "fille aînée du roi" -sans la précision "de sa chair"- née donc d'une troisième lignée maternelle, mariée à Ptahemhat[10] ;
  • Sechséchet, mariée à Remni, "ami unique" et superintendant des gardes du palais[11] ;
  • Sechséchet, mariée à Pépyânkh l'Ancien de Meir[12] ;

Une reine anonyme, dite de la pyramide de l'ouest dans le complexe funéraire de Pépi Ier, qualifiée de "fille aînée du roi" et de "épouse royale de Merirê Mennéfer" (nom de la pyramide de Pépi Ier. Elle est donc une épouse de Pépi Ier, et sans doute sa sœur ou sa demi-sœur[13]. Comme elle est aussi qualifiée de "fille aînée du roi", il s'agit alors d'une quatrième lignée maternelle. Téti a donc eu quatre reines au moins.

Il meurt assassiné, peut-être au profit de l'usurpateur Ouserkarê.

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature des pharaons.

Règne[modifier | modifier le code]

Téti Ier
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Fonction roi
Prédécesseur Ounas
Prise du pouvoir Mort naturelle de son beau-père
Dates de règne -2374 à -2354 (selon D. B. Redford)
-2345 à -2323 (selon I. Shaw)
-2323 / -2321 à -2291 (selon J. P. Allen)
-2322 à -2312 (selon J. von Beckerath)
-2318 à -2300 (selon D. Franke)
-2311 à -2281 (selon J. Málek)
Durée du règne Trente ans (selon Manéthon)
Successeur Ouserkarê
Passation du pouvoir Mort assassiné
Sépulture Non trouvé
Date de découverte Inconnue
Découvreur Inconnu
Fouillée par ?

Sépulture[modifier | modifier le code]

La pyramide de Téti est très ruinée aujourd'hui mais a fait l'objet de travaux de restaurations et est actuellement la seule pyramide qui se visite dans la nécropole de Saqqarah. C'est la seconde pyramide royale de l'Ancien Empire à comporter les textes des pyramides.

À proximité de ce complexe funéraire se trouve une nécropole contemporaine comprenant les pyramides des épouses du roi ainsi que les mastabas de la cour royale dont les reliefs comptent parmi les chefs d'œuvre de l'art de l'Ancien Empire.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (Selon J. P. Allen). Autres avis de spécialistes : -2374 à -2354 (D. B. Redford), -2345 à -2323 (I. Shaw), -2322 à -2312 (J. von Beckerath), -2318 à -2300 (D. Franke), -2311 à -2281 (J. Málek).
  2. N. Kanawati, Mereruka ...
  3. N. Kanawati, Conspiracies..., p. 139.
  4. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 14 et 50.
  5. a et b N. Kanawati, Mereruka ..., p. 14, 20 et 50.
  6. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20, 32 et 50.
  7. N. Kanawati, Mereruka..., p. 21-22 et 50.
  8. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20, 32 et 3.
  9. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20, 32 et 36.
  10. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20-21.
  11. N. Kanawati, The Teti Cemetery...
  12. Ali El-Khouli & N. Kanawati
  13. C. Berger

Sources[modifier | modifier le code]

  • Peter A. Clayton, Chronique des pharaons, (ISBN 2-203-23304-4)
  • Audran Labrousse, Les pyramides des reines, 1999, (ISBN 9782850256844)
  • Naguib Kanawati, Mereruka and King Teti. The Power behind the Throne,‎ 2007
  • Naguib Kanawati, Conspiracies in the Egyptian Palace. Unis to Pepy I,‎ 2003
  • Naguib Kanawati, The Teti Cemetery at Saqqara, vol. 9 : The Tomb of Remni,‎ 2009
  • Ali El-Khouli & Naguib Kanawati, Quseir El-Amarna: The Tombs of Pepy-ankh and Khewen-Wekh,‎ 1989
  • C. Berger, « À la quête de nouvelles versions des textes des pyramides », Hommages à Jean Leclant,‎ 1994, p. 73-74

Lien externe[modifier | modifier le code]