Persée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Persée (homonymie).
Persée tenant la tête de Méduse, par Antonio Canova, 1801 (Musées du Vatican).

Persée (en grec ancien Περσεύς / Perseús), roi d'Argos, est l'un des plus grands héros de la mythologie grecque.

Persée est le fils de Danaé, fille du roi d'Argos Acrisios. Ce dernier, averti par un oracle que son petit-fils le tuera, enferme sa fille dans une tour d'airain, ce qui n'empêche pas Zeus de la séduire sous la forme d'une pluie d'or. Persée naît ainsi dans le secret. Révélé à son grand-père par ses cris, il est enfermé dans un coffre avec sa mère et jeté dans les flots, qui les portent dans l'île de Sériphos. Tous deux sont recueillis par un pêcheur, qui élève le garçon comme son fils. Devenu adulte, Persée se voit confier par Polydecte, le roi de l'île, la mission de tuer la Gorgone Méduse, dont la chevelure est faite de serpents et dont le regard pétrifie ceux qu'il atteint. Vainqueur grâce aux armes magiques remises par Hermès et Athéna, il passe sur le chemin du retour par l'Éthiopie où il rencontre la princesse Andromède, qui doit être livrée à un monstre marin suite aux paroles imprudentes de sa mère Cassiopée. Persée la délivre grâce à son épée magique et l'épouse. De retour à Sériphos, il se venge de Polydectès, qui a tenté de violer sa mère Danaé. Il rejoint ensuite sa patrie, Argos, qu'Acrisios a fui par peur de l'oracle pour se réfugier à Larissa. Or le roi de cette cité organise des jeux funéraires auxquels Persée prend part. En lançant le disque, il tue accidentellement Acrisios, qui assiste aux épreuves comme spectateur. Par égard pour son défunt grand-père, Persée échange sa royauté d'Argos contre celle de Tirynthe et donne l'île de Sériphos au pêcheur.

La légende de Persée, en particulier les épisodes de Méduse et d'Andromède, a connu une grande fortune après l'Antiquité. Il est probable qu'elle ait influencé les légendes chrétiennes des saints pourfendeurs de dragon, comme celle de saint Georges[1].

Mythe[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Danaé et la pluie d'or. Cratère béotien, vers 425-420 av. J.-C. Musée du Louvre.

Persée est déjà mentionné chez Homère, qui le nomme le fils de Zeus et de Danaé, sans autre précision[2]. Le Catalogue des femmes ajoute que Danaé est jetée à la mer dans un coffre[3],[4], mais il faut attendre Phérécyde d'Athènes, au Ve siècle av. J.-C., pour que le récit soit complet : Acrisios, roi d'Argos, et son épouse Eurydice engendrent une fille, Danaé. L'oracle de Delphes, interrogé, lui annonce qu'il n'aura pas de fils, mais que le petit-fils que lui donnera Danaé le tuera[5]. De retour chez lui, Acrisios fait bâtir une chambre de bronze souterraine où il enferme Danaé et sa nourrice. Zeus aperçoit pourtant la jeune fille et la séduit après s'être transformé en pluie d'or. Danaé donne naissance à Persée et l'élève en secret, jusqu'à ce que les cris du jeune enfant, âgé de trois ou quatre ans, ne trahissent son existence. Acrisios fait exécuter la nourrice et exige de savoir qui est le père de Persée. Refusant de croire les déclarations de Danaé, il la fait jeter à la mer dans un coffre, avec son fils. Le coffre est emporté par les flots jusqu'à l'île de Sériphos, où Danaé et Persée sont secourus par un pêcheur généreux, Dictys (« filet »), qui élève le garçon comme son fils.

Une scholie de l’Iliade fait de Proétos, frère d'Acrisios, le véritable père de Persée, ce qui aurait été le motif de la querelle entre les deux frères[6]. Cette variante, que le scholiaste attribue à Pindare, est également citée par le pseudo-Apollodore[7]. Pindare mentionne pourtant l'histoire de la pluie d'or par ailleurs[8]. Il est possible que dans la source du scholiaste et d'Apollodore, Danaé ait été séduite par Proétos et emprisonnée par son père en punition, laissant ainsi le champ libre à Zeus[9]. La variante suivant laquelle Danaé est enfermée dans une tour plutôt que dans une chambre souterraine remonte à Horace[10], suivi par Ovide[11].

À Sériphos[modifier | modifier le code]

Toujours selon Phérécyde, Dictys est le frère du roi de l'île, Polydectès[12]. Alors que Persée a atteint l'âge adulte, Polydectès aperçoit Danaé et s'éprend d'elle. Il organise un eranos, c'est-à-dire un banquet où chacun apporte sa contribution, auquel il convie le jeune homme. Polydectès feint d'avoir besoin de présents pour les noces d'Hippodamie, fille d'Œnomaos. À la demande de Persée, Polydectès précise qu'il veut des chevaux ; le jeune homme répond alors qu'il apportera la tête de la Gorgone – pour fanfaronner, précise Apollodore[13]. Polydectès le prend au mot et quand Persée apporte un cheval le lendemain, il refuse et insiste pour obtenir la tête de la Gorgone, menaçant de s'emparer de Danaé si le jeune homme ne s'exécute pas.

Le récit de Phérécyde n'est pas très clair : on ne comprend pas bien quelle était l'intention initiale de Polydectès en organisant le banquet, car il ne pouvait pas prévoir que Persée évoquerait Méduse. Des auteurs modernes expliquent que Polydectès réclame un cheval à Persée en sachant très bien que celui-ci n'en possède pas[14], mais cet élément ne se retrouve dans aucune source ancienne[15].

Méduse[modifier | modifier le code]

Persée détourne le regard pendant qu'il tue Méduse (représentée ici comme un centaure femelle). Col d'un pithos orientalisant à reliefs, vers 660 av. J.-C. Musée du Louvre (CA 795).

La décapitation de Méduse par Persée ne figure pas chez Homère, mais elle apparaît dès la Théogonie d'Hésiode : Méduse, fille de Céto et Phorcys, est la seule des trois Gorgones à être mortelle et à être séduite par Poséidon ; elle est décapitée par Persée sur les bords d'Océan, et de son sang naissent le cheval ailé Pégase et le géant Chrysaor à l'épée d'or[16]. Le Bouclier d'Héraclès montre Persée équipé du casque d'Hadès, poursuivi par les Gorgones après avoir décapité Méduse, dont la tête est enfermée dans un sac à franges d'or qu'il porte sur son dos[17].

Un récit plus complet se trouve chez Phérécyde. Persée, à qui Polydectès a réclamé la tête de Méduse, se retire pour se lamenter. Hermès lui apparaît et, après avoir appris la cause de son chagrin, le mène chez les Grées, en compagnie d'Athéna. Sur les conseils divins, Persée vole l'unique œil et l'unique dent dont les trois sœurs sont pourvues, et qu'elles se passent de l'une à l'autre. Les Grées sont contraintes d'aider Persée pour récupérer leur bien et lui indiquent l'endroit où il pourra trouver les nymphes qui détiennent trois objets magiques : la kunée ou casque d'Hadès, qui rend invisible son porteur, une paire de sandales ailées qui permet de voler dans les airs et une besace (en grec ancien, kibisis) destinée à recueillir la tête de Méduse. Persée leur rend alors œil et dent et part trouver les nymphes pour obtenir les trois objets. Grâce aux sandales, Persée gagne les bords d'Océan où résident les Gorgones, toujours accompagné par Hermès et Athéna qui lui recommandent de ne pas rencontrer le regard de Méduse. Persée coiffé du casque d'Hadès s'approche des Gorgones endormies, tranche la tête de Méduse, qu'il met dans la besace et s'enfuit, talonné par les Gorgones réveillées, qui suivent son odeur.

Le récit est simplifié chez Eschyle, qui ne mentionne pas les nymphes : Persée y reçoit une épée d'Héphaïstos[18] et Hermès fournit lui-même les sandales ailées et le casque d'Hadès. Les Grées y sont les gardiennes des Gorgones, ce qui pousse Persée à jeter leur œil dans le lac Triton, pour les empêcher de prévenir leurs sœurs de son approche[19]. Apollodore ajoute au récit de Phérécyde quelques détails : Hermès donne à Persée une épée courbe et Athéna aide Persée à décapiter Méduse en tendant un bouclier poli comme un miroir[13], idée qu'on trouve pour la première fois chez Ovide[20].

Dans la version d'Ovide[21], Persée revient en Grèce en passant par le pays d'Atlas. Celui-ci apprend que Persée est un fils de Zeus et tente de l'éloigner par la force, car Thémis lui a prédit qu'un fils de Zeus volerait un jour les pommes d'or du jardin des Hespérides. Persée, en colère, pétrifie Atlas en lui montrant la tête de Méduse, et le transforme en une chaîne de montagnes sur laquelle repose le ciel. Cette légende, probablement assez tardive[22], s'oppose à la version plus connue de la quête des pommes d'or entreprise par Héraclès dans laquelle Atlas est toujours vivant après plusieurs générations.

Isabelle Leroy-Turcan[23] interprète la légende de Persée, victorieux de la gorgone Méduse comme un mythe cosmologique, celui d'un génie solaire vainqueur du règne de l'hiver. Les Grées comme les Gorgones sont liées au monde noir d'Ouranos, respectivement les premières sont du pays de la nuit et les Gorgones résident à l'extrême occident là où chaque jour disparaît le soleil. Le pouvoir pétrifiant du regard de Méduse est celui du gel.

Andromède[modifier | modifier le code]

Persée, Andromède et le monstre marin. Vase corinthien. Altes Museum de Berlin (PM F1652).

Le Catalogue des femmes mentionne déjà le mariage de Persée et d'Andromède[3] et l'épisode d'Andromède apparaît pour la première fois sur un vase corinthien à figures noires de 575-570 av. J.-C. environ, c'est-à-dire avant les premières traces de l'histoire de Méduse[24]. Le premier récit développé semble être celui de Phérécyde, préservé chez Apollodore, puis Sophocle et Euripide consacrent à la légende des tragédies intitulées Andromède, dont il ne subsiste plus que des fragments.

Cassiopée, mère d'Andromède, s'est vantée d'être aussi belle que les Néréides. En punition, Poséidon envoie un monstre marin qui ravage le pays. Après avoir interrogé l'oracle d'Ammon, Céphée, roi d'Éthiopie et mari de Cassiopée, doit offrir sa fille en sacrifice. Persée arrive et, après avoir débattu avec Céphée, libère la jeune fille. Des amphores corinthiennes du VIe siècle av. J.-C. montrent Persée tenant Andromède par la main et repoussant le monstre marin à coups de pierre. Chez Ovide et les peintres sur vase postérieurs, Persée le tue à coup d'épée[25]. Le recours à la tête de Méduse pour pétrifier le monstre n'apparaît pas avant Lucien de Samosate[26](IIe siècle après J.C.).

Persée épouse Andromède bien qu'elle ait été promise à Phinée, le frère de Céphée. Une querelle éclate lors des noces entre les deux hommes et Persée change Phinée en pierre grâce à la tête de la Gorgone[27]. Chez Hygin, Agénor et non Phinée est le prétendant malheureux d'Andromède ; il est difficile de déterminer s'il s'agit d'une véritable variante ou d'une confusion de l'auteur[25]. Andromède donne à Persée plusieurs enfants. Homère[28] et le Catalogue des femmes[3] citent seulement Sthénélos. La tradition ultérieure, notamment Apollodore, nomment également Persès, que Persée confie à Céphée[28], Alcée, Héléos, Mestor, Électryon, et une fille, Gorgophoné (« la tueuse de Gorgone »)[29].

Le retour[modifier | modifier le code]

À Sériphos, il délivra sa mère de Polydectès en se servant de nouveau de la tête de Méduse, changeant ainsi en pierre le roi et ses partisans. Persée laissa à Dictys le pouvoir sur Sériphos et se rendit avec Andromède à Argos, royaume d'Acrisios. Celui-ci, apprenant la venue de son petit-fils, s'enfuit à Larissa en Thessalie, par crainte que la prophétie ne se réalise. De retour en Grèce, Persée participa à des jeux funèbres que le roi thessalien Teutamidès donnait en l'honneur de son père et auxquels assistait Acrisios. Dépassant sa cible au lancer du disque, il frappa et tua accidentellement le vieillard, accomplissant ainsi la prophétie.

Persée libère Andromède (détail) par Piero di Cosimo (v. 1513).

Ovide rapporte que revenant à Argos, Persée découvrit que Proétos, le frère jumeau d'Acrisios, et selon certains, le père véritable de Persée, avait usurpé le trône de son frère. Le héros le tua en le transformant en rocher et monta sur le trône de la ville. Mais il préféra ne pas régner sur Argos, ayant tué le roi précédent. Il échangea donc son royaume contre celui de Tirynthe dont le roi était Mégapenthès et il y fonda les villes de Mycènes et de Midée.

Comme la tâche de Persée était accomplie, Athéna lui recommanda de remettre les objets magiques à Hermès, qui les rendrait à leurs propriétaires respectifs. Selon certaines traditions, Athéna conserva le bouclier sur lequel elle plaça la tête de la Gorgone.

Selon une légende, Persée se rendit en Asie, où son fils Persès devint le fondateur légendaire de l'empire des Perses à qui il donna son nom ; Xénophon par exemple rapporte dans sa Cyropédie que Cyrus II descend de lui. Hygin donne toutefois une version très différente de ces événements mythiques. Pour lui, Polydectès fut un roi paisible qui épousa Danaé et mit Persée au service d'Athéna. D'autre part, Acrisios fut tué accidentellement par le jeune homme à Sériphos, pendant les jeux funèbres en l'honneur de Polydectès. Hygin indiqua aussi, rejoignant la version d'Ovide, que Persée fut tué par Mégapenthès, qui vengeait la mort de son père Proétos.

Bien que les légendes de Persée soient très connues et constituent le sujet de nombreuses pièces, maintenant perdues, les traditions qui nous sont parvenues concernant sa mort sont peu fournies. On raconte que Persée se querella avec les suivantes de Dionysos, dont le culte fut introduit en Argolide à la même époque. Persée a également lancé une statue dans le lac de Lerne et a livré combat contre une certaine « Femme de la Mer ». Athéna place Andromède et Céphée au nombre des constellations du ciel et Zeus fait de même avec Persée et le monstre marin[30],[31].

Représentations littéraires[modifier | modifier le code]

Si le récit de Persée n'est attesté qu'au Ve siècle av. J.-C., il remonte probablement plus tôt. Au IVe siècle av. J.-C., un personnage de la Samienne de Ménandre s'exclame ainsi : « N'as-tu pas entendu ce qu'ils racontent, ça, dis-moi, Nicératos, les poètes tragiques, comment, après s'être changé en or, Zeus s'est laissé couler à travers un toit jusqu'à une recluse, toute jeunette, pour la séduire[32] ? »

Persée est en effet un sujet très fréquent à l'époque classique. Simonide de Céos chante dans l'un de ses poèmes la lamentation de Danaé, enfermée dans le coffre, et son appel à Zeus[33]. Eschyle consacre à Danaé et Persée une trilogie complète. On ne connaît des tragédies que deux titres, Les Phorcydes et Polydectès, et quelques fragments[9]. Le drame satyrique qui complétait la trilogie est mieux conservé ; intitulé Les Satyres tireurs de filets (Dictyulci satyri), il évoque le sauvetage de Danaé et Persée par Dictys. Sophocle compose également un Acrisios, une Danaé et des Lariséennes, qui forment probablement une trilogie et qui ne survivent qu'à l'état de fragments. Les deux premières pièces portent probablement sur la décision respectivement d'enfermer Danaé puis de tuer Persée, tandis que la dernière évoque le meurtre involontaire d'Acrisios par Persée. La Danaé d'Euripide raconte la séduction de la jeune fille par Zeus et sa punition.

Évocations dans les arts et dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Les diverses aventures de Persée ont fourni des sujets à la peinture et à la sculpture de la Renaissance au néoclassisisme. Une liste complète est impossible ; l'énumération des principaux artistes qui lui ont consacré des ouvrages comprend Benvenuto Cellini, Pierre-Paul Rubens, Pierre Puget, Camille Claudel, Pablo Picasso, Salvador Dalí. Parmi les représentations en peinture, on peut citer Piero di Cosimo, Persée délivrant Andromède, peinture, 1515, Galerie des Offices, Florence ; Giorgio Vasari, Perseo e Andromeda, (1570-1572), huile sur toile, Florence, Palazzo Vecchio ; Joachim Wtewael, Persée délivrant Andromède, (1611), peinture, Musée du Louvre, Paris  ; Luca Giordano, Persée change en pierre Phinée et sa troupe, (v.1680), peinture, National Gallery, Londres ; ou encore Frederic Leighton, Persée et Andromède, (1891), peinture, Walker Art Gallery, Liverpool. Pierre-Paul Rubens a peint Persée délivrant Andromède (1622) (seul le titre indique qu'il s'agit de Persée, il pourrait aussi bien s'agir de Roger délivrant Angélique ou même de Saint Georges[réf. nécessaire]).

Sculpture[modifier | modifier le code]

Dans le domaine de la sculpture, Benvenuto Cellini a réalisé un bronze, Persée tenant la tête de Méduse (de 1545 à 1554). Florence, loggia del Lanzi. Pierre Puget a donné un marbre Persée et Andromède (1684) (Musée du Louvre). Antonio Canova fit une sculpture appelée Persée tenant la tête de Méduse en 1801 et qui se trouve au Musée Pio-Clementino au Vatican.Persée et la Gorgone est le tire d'une sculpture de Camille Claudel datée de 1902. C'est aussi celui d'une sculpture de Laurent Marqueste réalisée en 1890.

Le thème de Persée combattant le monstre marin et délivrant Andromède se distingue des anecdotes identiques et aussi connues, Roger délivrant Angélique (dans le Roland furieux de l'Arioste) ou l'histoire de Saint Georges dans la Légende dorée, par des accessoires faisant allusions aux autres aventures du héros, tête de Méduse, sandales d'Hermès, casque de Hadès. Quelques-uns représentent Persée combattant monté sur le cheval ailé Pégase, né de la mort de Méduse[réf. nécessaire]. Bien qu'Andromède soit éthiopienne, elle est presque toujours représentée extrêmement blanche de teint.[réf. nécessaire]

Théâtre et musique[modifier | modifier le code]

Sur scène, le mythe a inspiré de nombreuses pièces antiques (voir ci-dessus). Jean-Baptiste Lully a composé en 1682 une tragédie lyrique intitulée Persée.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Au cinéma, Le Choc des Titans est le titre de deux films inspirés de l'histoire de Persée, réalisés en 1981 et en 2010. La Colère des Titans, film de Jonathan Liebesman, sorti en 2012 est la suite de ce dernier. Toujours au cinéma, le personnage de Percy Jackson tient son nom de Persée, car selon sa mère, c'est le seul héros à avoir eu une fin heureuse.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Persée est d'origine obscure[34]. Les auteurs antiques le rapprochent de πέρθω / pérthô, « détruire, mettre à sac, piller ». Selon Thalia Feldman, le radical perth- serait issu de l'indo-européen *bher-, « couper »[35].

Notes[modifier | modifier le code]

Persée et Andromède, bas-relief de Julius Troschel (1840-1850) à la Nouvelle Pinacothèque de Munich.
  1. Ogden 2008, p. 1, 10, 136-138.
  2. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], XIV, 319-320.
  3. a, b et c Catalogue des femmes [détail des éditions], frag. 135 MW.
  4. Gantz 1993, p. 300.
  5. Phérécyde, FGrH 3 F 10.
  6. ΣAb Il. XIV, 319 = Pindare, frag. 284 SM.
  7. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], II, 4, 1.
  8. Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne], Néméenne, XII, 17-18. Voir aussi la Dixième Néméenne, 45, où Persée est explicitement le fils de Zeus.
  9. a et b Gantz 1993, p. 301.
  10. Horace, Odes, III, 16, 1-4.
  11. Notamment Ovide, Art d'aimer [détail des éditions] [lire en ligne], III, 415-415.
  12. Phérécyde, FGrH 3 F 4 et 3 F 11.
  13. a et b Apollodore, Bibliothèque, II, 4, 2.
  14. Par exemple Grimal, p. 360.
  15. Gantz 1993, p. 304.
  16. Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 276-281.
  17. Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne], 216-237.
  18. Pseudo-Ératosthène, Catastérismes, 22 [lire en ligne].
  19. Eschyle, Phorcydes, fr. 262 I-V Radt. Pindare, Pythiques, XII, 13, y fait peut-être allusion.
  20. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 782-783.
  21. Ovide, Métamorphoses, 631-632.
  22. Gantz 1993, p. 307.
  23. Isabelle Leroy-Turcan, « Persée, vainqueur de la « nuit hivernale » ou le meurtre de Méduse et la naissance des jumeaux solaires Chrysaor et Pégase », Études Indo-européennes, 1989.
  24. Ogden 2008, p. 67.
  25. a et b Gantz 1993, p. 308.
  26. Lucien, Dialogues marins, 14 [lire en ligne].
  27. Ovide, Métamorphoses, V, 1-235.
  28. a et b Homère, Iliade, XIX, 116-124
  29. Apollodore, Bibliothèque, II, 4, 3.
  30. Catastérismes, I, 17 et le scholiaste des Phénomènes d'Aratos de Germanicus.
  31. Ogden 2008, p. 71.
  32. Ménandre, La Samienne, 761-763. Traduction d'Alain Blanchard.
  33. Simonide, 543 PMG.
  34. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck,‎ 1999 (édition mise à jour) (ISBN 2-252-03277-4) à l'article « Περσεύς ».
  35. (en) Thalia Feldman, « Gorgo and the origins of Fear », dans Arion, vol. 4, no 3, Autumn 1965, p. 492.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth. A Guide to Literature and Artistic Sources, vol. I, Baltimore, Johns Hopkins University Press,‎ 1993 (ISBN 0-8018-5360-5), p. 299-311
  • Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Grands dictionnaires »,‎ 1999 (1re éd. 1951) (ISBN 2-13-050359-4), p. 361-363.
  • (en) Daniel Ogden, Perseus, Londres et New York, Routledge,‎ 2008 (ISBN 978-0-415-42725-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :