Niouserrê

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Statue de Niouserrê conservée au Brooklyn Museum de New York

Niouserrê est un souverain de la Ve dynastie égyptienne. Il règne aux alentours de -2420 à -2389[1]. Il succède à Néferefrê et précède Menkaouhor.

Niouserrê se fait aménager son complexe funéraire en Abousir, ainsi qu'un temple solaire plus au nord à Abou Ghorab.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Niouserrê recevant la vie du dieu Anubis - Relevé du temple funéraire du roi à Abousir
Niouserrê
Naissance Décès
Père Néferirkarê Kakaï Grands-parents paternels
Sahourê
Néferthanebty
Mère Khentkaous II Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Néferefrê
1re épouse Rêpoutnoub Enfant(s) Khâmerernebti
Menkaouhor ?
Djedkarê Isési ?
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Niouserrê est le fils cadet de Néferirkarê Kakaï et de Khentkaous II.

On lui connaît au moins une épouse Rêpoutnoub avec laquelle il conçoit une fille, Khâmerernebti, qu'il donnera en mariage à son vizir et confident Ptahchepsès. Il est également probable que Niouserrê soit le père de Menkaouhor et de Djedkarê Isési ou de l'un des deux, mais aucune découverte probante pour le moment ne permet de valider cette hypothèse[2].

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Règne[modifier | modifier le code]

Relief représentant Niouserrê lors d'une cérémonie de la fête Sed - Musée égyptien de Berlin
Niouserrê
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Fonction Pharaon
Prédécesseur Néferefrê
Prise du pouvoir
Dates de règne -2420 à -2389 (selon J. P. Allen)
-2455 à -2420 (selon R. Krauss)
-2420 à -2389 (selon J. von Beckerath)
-2474 à -2444 (selon D. B. Redford)
-2408 à -2377 (selon J. Málek)
-2432 à -2421 (selon A. D. Dodson)
Durée du règne quarante-quatre ans (selon Manéthon)
Successeur Menkaouhor
Passation du pouvoir
Sépulture Non trouvé
Date de découverte Inconnue
Découvreur Inconnu
Fouillée par ?

Niouserrê succède à son frère aîné sur le trône d'Horus, alors que probablement il n'était pas destiné à régner. Le décès prématuré de Néferefrê dut surprendre la famille royale et les événements se sont alors précipités. C'est à ce moment-là qu'est situé selon certaines hypothèses récentes le règne éphémère de Chepseskarê[3], parent probable mais éloigné de Niouserrê qui aurait alors revendiqué le trône, Néferefrê n'ayant pas de descendance en âge de régner voire aucune descendance tout court... L'autre hypothèse la plus généralement admise, fait de Niouserrê le successeur direct de Néferefrê pour les mêmes raisons liées à sa disparition subite ainsi qu'au risque que faisait peser sur la couronne l'absence d'héritier en titre.

Quoi qu'il en soit, la reine-mère Khentkaous joua certainement à ce moment un rôle déterminant afin que son second fils monte sur le trône, usant probablement de son ascendance sur la cour et d'un pouvoir certain. Il est probable qu'elle ait même assuré une forme de régence, ce que ses titres laissent suggérer. Niouserrê fera d'ailleurs honneur à sa mémoire en lui consacrant un véritable complexe funéraire, achevant la pyramide qu'elle s'était fait aménager à côté de celle de son royal époux à Abousir, et transformant sa chapelle de culte en un véritable temple funéraire doté d'un portique d'accès à deux piliers, d'une pyramide satellite, d'une cour d'offrande bordée de portiques, de magasins de stockage et de tout le personnel destiné à assurer le culte de sa mère.

La durée du règne de Niouserrê est mal connue. Manéthon lui accorde quarante quatre années de règne ce qui semble excessif pour la plupart des égyptologues et historiens. Si la pierre de Palerme est généralement datée du règne de Niouserrê, elle ne comporte aucune information le concernant, car la stèle fragmentaire est brisée après les colonnes concernant le règne de Néferirkarê Kakaï, nous privant d'informations complémentaires sur les événements historiques enregistrés dans ces annales royales. Le papyrus de Turin qui comporte beaucoup de lacunes en raison de multiples détériorations, indique pour son règne des unités et des dizaines ce qui incite les égyptologues à porter le nombre d'années à plus d'une trentaine, confirmant cette hypothèse grâce aux nombreuses découvertes qui illustrent le règne.

Restitution du temple solaire de Niouserrê à Abou Ghorab
Porte en granite rouge provenant du temple solaire de Niouserrê - Musée du Caire

En effet, l'activité architecturale, artistique et économique sous le règne de Niouserrê apparaît comme florissante au vu des nombreux monuments mis au jour portant son nom. Non seulement il fait bâtir le complexe pyramidal de sa mère, mais il achève aussi celui de son père Néferirkarê Kakaï et celui de son frère aîné, tous situés dans la nécropole royale d'Abousir. Il y entreprend également le chantier de son propre complexe funéraire qu'il place au plus proche de celui de son père, ainsi que l'édification de pyramides de reines non loin, tant et si bien que toute cette partie du site devient une véritable nécropole familiale.

Pour parvenir à acheminer tous les matériaux nécessaires les architectes du roi utilisent alors la rampe d'accès du temple inachevé de Néferirkarê. Cette rampe qui devait supporter la chaussée ascendante du complexe pyramidal n'était pas achevée mais se trouvait idéalement située au centre de cette partie méridionale du plateau d'Abousir et avait probablement déjà servi pour transporter les matériaux de construction de la pyramide de Néferefrê. En succédant à son frère, Niouserrê se trouvait donc en situation de devoir achever les monuments de ses prédécesseurs. Le choix du site pour l'édification de sa propre fondation funéraire permettait ainsi de recentrer toute l'activité en une unité de temps et de lieu, économisant et concentrant de manière substantielle les efforts à fournir afin de terminer ce qui n'avait pu être qu'ébauché et ainsi de rétablir l'ordre des choses, ordre interrompu par les deux règnes précédents, trop brefs.

Les mastaba des dignitaires de la cour s'installent également dans cette partie de la nécropole et il faut donc imaginer sous le règne de Niouserrê une intense activité architecturale, avec des centaines d'ouvriers, d'artisans, de carriers, sculpteurs, peintres et toutes les activités annexes nécessaires pour faire fonctionner ce titanesque chantier royal qui occupa probablement toute la durée du règne. Les populations destinées à cette œuvre devaient certainement vivre à proximité immédiate, en contrebas du site dans la vallée.

Niouserrê ne se contente pas seulement de se consacrer à ces monuments funéraires, il fait bâtir un peu plus au nord à Abou Ghorab un temple solaire complet édifié entièrement en pierre et dont la construction dut demander autant de moyens et d'efforts que l'achèvement des chantiers précédents[4]. Dédié au dieu solaire , avec lequel la déesse Hathor et le roi forment une triade divine, le temple s'élevait sur une terrasse et possédait au milieu de sa cour un monumental obélisque, symbole solaire par excellence. Le programme iconographique de ce sanctuaire est très riche et comporte de célèbres représentations de la fête Sed ce qui viendrait confirmer les hypothèses d'une durée de règne dépassant les trente années, ce que ces cérémonies traditionnellement sanctionnaient, garantissant au roi le renouvellement de sa royauté sur terre[5]. Sous son règne à Gizeh une ville de prêtres s'établit devant le temple funéraire de la reine Khentkaous Ire, ancêtre probable de la dynastie, démontrant que cette nécropole n'avait pas été abandonnée et faisait encore l'objet de l'attention du roi.

Statue double de Niouserrê conservée à Munich

D'autres monuments à son nom sont connus ailleurs dans le pays, la plupart réemployés dans divers monuments ultérieurs ce qui rend l'identification de leurs origines assez complexe.

  • À Tanis, des restes de colonnes papyriformes en granite rouge d'Assouan portant sa titulature ont été découverts dans les années 1950. Ces colonnes monolithiques proviennent certainement d'un autre site et ont été ultérieurement déménagées à Tanis lors de la IIIe période intermédiaire soit plus de deux mille années plus tard, démontrant l'exceptionnelle longévité des monuments de la Ve dynastie que l'on n'a pas hésité dès le Nouvel Empire à remployer aux fins de nouvelles constructions aux noms de nouveaux souverains[6].
  • À Memphis, William Matthew Flinders Petrie a découvert deux montants et le linteau cintré d'une porte en granite rouge qui appartenait à un monument de Niouserrê et dont la décoration indique probablement que ces matériaux remployés dans le temple de Ptah proviennent du temple solaire du roi à Abou Ghorab.
  • À Karnak, une statue de Niouserrê a été découverte suggérant qu'il y a fondé un sanctuaire, ce que d'aucuns pensent être le plus ancien témoin d'un monument royal à Thèbes. Découverte par Georges Legrain en 1904, dans la cour de la cachette du temple d'Amon-Rê, cette statue est désormais exposée au musée du Caire.

En plus de cette statue, d'autres exemplaires de sculptures du roi sont connus. Les plus célèbres sont une double représentation du roi coiffé du némès et conservé au Staatliches Museum de Munich et une statue en granite mais fragmentaire visible au Brooklyn Museum à New York[7]. Jusqu'à la découverte récente à Abousir de l'ensemble statuaire de Néferefrê ces statues étaient les exemplaires les mieux conservés de la statuaire royale de la Ve dynastie.

Au vu de l'emploi massif de granite pour les monuments du roi on est en droit de penser que les carrières de pierre d'Assouan tournaient à plein régime afin de répondre à toutes ces commandes royales. Un autre bon indice de la prospérité du règne de Niouserrê reste la quantité assez importante de dignitaires citant le roi dans leur mastaba qui pour la plupart lui sont contemporains et pour certains poursuivront leur carrière à la cour des successeurs de Niouserrê. Ces tombes atteignent alors des proportions et une complexité qui signent bien la richesse de la période. Ainsi Ptahchepsès, vizir et gendre du roi se fait aménager un gigantesque mastaba au pied de la pyramide du roi à Abousir. Ce monument couvre une surface de plus de deux mille trois cents mètres carrés, avec un portique d'accueil à deux colonnes lotiformes en calcaire d'une dizaine de mètres de hauteur, une cour péristyle à piliers carrés décorés des titres et représentations du ministre, une salle de culte avec une chapelle à trois niches et une chambre funéraire couverte par une voûte en chevrons[8].

Outre le cas singulier de ce personnage éminent de la cour, on citera notamment les personnalités suivantes :

  • Khoufoukhaf, vieux dignitaire de la cour du roi, qui vécut la succession de plusieurs règnes et mourut sous le règne de Niouserrê. Son mastaba a été retrouvé à Gizeh dans le cimetière oriental de la pyramide de Khéops. Il épousa également une princesse royale du nom de Khentkaous, homonyme de la reine, mère de Niouserrê, ce qui peut laisser penser qu'elle en était la fille ou encore la sœur, sans plus de certitude en dehors de son origine princière.
  • Ptahchepsès Ier, l'inusable grand prêtre de Ptah qui avait commencé sa brillante carrière sous le règne de Chepseskaf dernier souverain de la dynastie précédente, acheva sa vie sous le règne de Niouserrê. Son mastaba découvert à Saqqarah a livré une stèle fausse-porte portant une inscription autobiographique célèbre[9], conservée aujourd'hui au British Museum.
  • Khnoumhotep et Niânkhkhnoum, directeurs des manucures du roi, qui possèdent un mastaba commun à Saqqarah, monument célèbre pour la qualité de ses reliefs peints. Ces deux personnages remplissant des fonctions identiques et partageant le même monument funéraire étaient des confidents du roi et de par leur fonction pouvaient donc approcher le roi et le toucher, ce qui à cette époque était un inestimable honneur, le souverain égalant les dieux sur terre.
  • Khabaouptah, responsable des coiffeurs du roi bénéficia des mêmes honneurs. Il était de plus le prêtre des cultes de Sahourê, de Néferirkarê Kakaï, de Néferefrê et de Niouserrê. Il occupait également des fonctions administratives telles que « chef des secrets divins » et « chef des travaux du roi » ce qui fait de lui l’un des architectes de la Ve dynastie, exerçant probablement ses talents dans la nécropole royale d'Abousir. Son mastaba a été découvert à Saqqarah[10].
  • Kaemnefert, prêtre de la pyramide du roi, ainsi que de celle de son père et prêtre de Maât et de dans les deux temples solaires de ces deux souverains. Il assumait également le rôle de prêtre de Khéops et de Khéphren à Gizeh, démontrant que les cultes des souverains de la dynastie précédente n'avaient pas été abandonnés ou proscrits sous le règne de Niouserrê[11].
  • Nimaâtsed, prêtre du culte de Niouserrê ainsi que de ses prédécesseurs immédiats. Il assuma également le rôle de prêtre de Rê et d'Hathor dans le temple solaire de Néferirkarê Kakaï le père du roi. Son mastaba a été retrouvé à Saqqarah[12].
  • Shedou, dont le mastaba familial a été mis au jour dans la nécropole royale d'Abousir, insigne honneur réservé aux proches de la famille royale.
  • Ti, ami unique du roi, chef de la Double-Porte du Palais, dont le mastaba de vaste proportion retrouvé à Saqqarah est un chef d'œuvre de l'art de cette période, et reste l'un des points d'orgue de la visite du site de nos jours. Il vécut jusque sous le règne de Djedkarê Isési[15].
Niouserrê allaité par la déesse Sekhmet - Relevé de la décoration du temple funéraire du roi à Abousir
  • Rachepsès qui débute sa carrière sous le règne de Niouserrê pour l'achever en tant que vizir sous celui de Djedkarê Isési. Son mastaba dont l'aménagement a commencé sous le règne de Niouserrê a également été retrouvé à Saqqarah. Y figure notamment un décret particulier du roi en faveur de la tombe du dignitaire, autre forme d'honneur indiquant la place qu'occupait déjà Rachepsès à la cour royale.

Cette liste loin d'être exhaustive, démontre que sous Niouserrê les fonctions et le nombre des fonctionnaires rattachés à la cour et à la famille royale s'accroît de manière importante. Les marques d'estime que le roi semble directement leur faire preuve donne l'image d'une royauté pleine et entière, proche de ses courtisans, soucieuse de ses origines et de la pérennité des institutions et des traditions. Le pays se couvre de monuments et son économie reste florissante.

À l'extérieur, Niouserrê semble poursuivre la politique commerciale initiée par ses ancêtres. Au sud, des empreintes de sceaux portant le cartouche de Niouserrê retrouvées à Bouhen en Nubie attestent du contrôle de cette région riche en or par les égyptiens, et indiquent probablement la fondation d'une première forteresse pour garder la frontière méridionale du pays et garantir l'accès aux mines et gisements aurifères dont l'économie royale avait grandement besoin afin de soutenir sa croissance. Une expédition au Sinaï est attestée sous son règne par une grande inscription dédicatoire représentant le roi assommant les ennemis de l'Égypte[16]. En Orient, on a retrouvé à Byblos des éléments au nom de Niouserrê, notamment des statues, attestant que ce royaume libanais entretenait des liens très étroits avec la cour de pharaon. Les reliefs du temple funéraire du roi révèlent quant à eux des scènes d'expéditions commerciales à l'instar de celles figurées dans les temples d'Ouserkaf ou de Sahourê vers le pays de Pount. Il ne semble pas qu'il y ait eu de conflit majeur sous son règne, l'Égypte représentait alors la puissance dominante de la région et contrôlait les voies commerciales reliant l'Afrique au Moyen-Orient.

Le règne de Niouserrê paraît donc brillant et d'une longévité encore inégalée par ses prédécesseurs de la Ve dynastie. Ses successeurs, même s'ils se démarquent quelque peu en abandonnant la nécropole royale d'Abousir, développeront encore davantage les traits caractéristiques de cette royauté, et l'économie du pays, s'inscrivant dans la droite ligne d'un règne qui par bien des égards peut être considéré comme l'apogée de la Ve dynastie.

Sépulture[modifier | modifier le code]

Niouserrê choisit donc le site d'Abousir pour bâtir son complexe funéraire et sa pyramide qu'il eut le temps d'achever. Pour relier le temple de la vallée de son complexe pyramidal il reprend à son compte la chaussée ascendante du complexe pyramidal de son père ce qui oblige les architectes du roi à modifier le plan jusque là symétrique du temple funéraire.

Comme pour les complexes funéraire royaux de ses prédécesseurs, l'accent est mis sur le choix et la qualité des matériaux de construction : Les murs étaient bâtis en calcaire sur un dado de granite noir, les sols étaient pavés de basalte et d'albâtre, les portes et les colonnes monolithiques papyriformes qui l'ornaient étaient en granite rouge d'Assouan. Le temple de la vallée et la chaussée d'accès sont quant à eux réduits à l'état de leurs fondations aujourd'hui, mais l'étude de ces ruines a permis de dégager un certain nombre d'éléments de décors qui illustraient autrefois les parois du complexe et restituent quelque peu la splendeur du monument.

La pyramide elle-même est de modeste dimension comparée aux exemples titanesques de la IVe dynastie ou plus proche de lui de celle de son père Néferirkarê Kakaï dont le complexe funéraire jouxte le sien à l'ouest. Dépouillée depuis longtemps de son revêtement en calcaire fin de tourah qui lui conférait son aspect de pyramide à faces lisses, la pyramide de Niouserrê apparaît aujourd'hui comme une colline de pierres entassées. Ses appartements souterrains sont conçus en granite mais depuis longtemps effondrés, ils ne se visitent pas.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon Allen.
    Autres avis de spécialistes : -2455 à -2420 (Krauss), -2420 à -2380 (von Beckerath) -2474 à -2444 (Redford), -2408 à -2377 (Málek), -2432 à -2421 (Dodson)
  2. De fait ces deux derniers assureront sous leurs règnes successifs le culte funéraire de Niouserrê, cependant cette piété peut tout aussi bien être un acte lié à leur fonction royale et religieuse, et non uniquement en raison de liens filiaux directs
  3. Les origines et la place de Chepseskarê dans la dynastie restent obscures en raison de la brièveté de son règne qui n'a laissé que des traces ténues rendant difficile l'analyse des événements de cette période charnière de la Ve dynastie
  4. Cf. M. Verner, Ch. III Under the sign of the sun, p. 77-83
  5. Cf. D. Arnold, p. 74, fig. 51 et cat. 119
  6. Cf. P. Montet, p. 61-180
  7. Cf. K. Grzymski, p. 99
  8. Ces éléments étaient jusque là réservés aux complexes pyramidaux royaux ; cf. P. Jánosi, p. 61-63 et fig. 37
  9. Cf. A. Mariette, mastaba C1, p. 110-114. Pour une traduction de la stèle, voir J. H. Breasted § 254, p. 115 et pour une version hiéroglyphique plus complète du texte on consultera K. H. Sethe, § 32, p. 51-53
  10. Cf. A. Mariette, mastaba D42, p. 294-295 et E. de Rougé, p. 89
  11. Cf. A. Mariette, mastaba D42, p. 242-249 et E. de Rougé, p. 88
  12. Cf. A. Mariette, mastaba D56, p. 329
  13. Pour rappel, la charge pontificale memphite était dédoublée à cette époque. Par ailleurs Ptahchepsès Ier ayant un âge très avancé et le règne de Niouserrê étant probablement assez long il n'est pas étonnant qu'il y ait eu plusieurs grands prêtres de Ptah
  14. Cf. Ibidem, mastaba D58, p. 335
  15. Cf. A. Mariette, mastaba D22, p. 237-241 et plans p. 332-334  ; voir également E. de Rougé, p. 91
  16. Cf. J. H. Breasted, § 250, p. 114, et pour la version hiéroglyphique cf. K. H. Sethe, § 33, p. 53-54

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Mariette, Les mastabas de l’Ancien Empire, Paris,‎ 1889
  • Kurt Heinrich Sethe, Urkunden des Alten Reich, vol. 1, Leipzig, J.C. Hinrichs'sche Burchhandlung,‎ 1903 ;
  • James Henry Breasted, Ancient records of Egypt historical documents from earliest times to the persian conquest, collected edited and translated with commentary, vol. I The First to the Seventeenth Dynasties, The University of Chicago press,‎ 1906 ;
  • Ludwig Borchardt, Das Grabdenkmal des Königs Neferirkara, Leipzig,‎ 1907 ;
  • Pierre Montet., Lettres de Tanis – La découverte des trésors royaux - Présentées et commentées par Camille Montet-Beaucour et Jean Yoyotte, Editions du Rocher,‎ 1998.
  • Emmanuel de Rougé, Œuvres diverses, vol. 6, Paris,‎ 1918 (résumé) ;
  • Dorothea Arnold, Krzysztof Grzymski, Christiane Ziegler, L'art égyptien au temps des pyramides, Réunion des Musées Nationaux,‎ 1999 ;
  • Miroslav Verner, Archaeological Remarks on the 4th and 5th Dynasty Chronology, Archiv Orientální, Volume 69,‎ 2001 ;
  • Miroslav Verner, Abusir - Realm of Osiris, American University in Cairo Press,‎ 2002 ;
  • Bretislav Vachala, Guide des sites d’Abousir, IFAO, Bibliothèque générale,‎ 2002 ;

Voir aussi[modifier | modifier le code]