Hatchepsout

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Hatchepsout
Statue de la reine Hatchepsout (Rijksmuseum van Oudheden, Leyde)
Statue de la reine Hatchepsout (Rijksmuseum van Oudheden, Leyde)
Fonctions
souverain d'Égypte
v. 1479 – v. 1457 avant notre ère[1]
Prédécesseur Thoutmôsis II
Successeur Thoutmôsis III
Biographie
Dynastie XVIIIe dynastie
Nouvel Empire égyptien
Nom de naissance Hatchepsout
Date de naissance v. 1508 avant notre ère[2]
Date de décès v. 1457 avant notre ère
Sépulture KV20 puis KV60[2]
Père Thoutmôsis Ier
Mère Ahmès
Grand-père paternel Ahmosé-Sipair ou Amenhotep Ier
Grand-mère paternelle Séniséneb
Grand-mère maternelle Séniseneb ou Ahmès-Néfertary ?
Fratrie Thoutmôsis II
Néféroubity
Amenmès
Ouadjmès
Conjoint Thoutmôsis II
Enfant(s) Néférourê
Mérytrê-Hatchepsout ?
Deuxième conjoint Sénènmout (amant) ?
Enfant(s) avec le 2e conjoint Maïherpéra ?

Hatchepsout[3] est reine-pharaon, le cinquième souverain de la XVIIIe dynastie de l'Égypte antique.

Hatchepsout est la fille du pharaon Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès. Son époux est Thoutmôsis II, fils de Thoutmôsis Ier et d'une épouse secondaire Moutnofret Ire. Le couple a une fille Néférourê.

Hatchepsout monte sur le trône vers 1478 av. J.-C.. Elle règne conjointement avec Thoutmôsis III, le fils de son époux, et d'une épouse secondaire de celui-ci Iset.

Selon l'égyptologue James Henry Breasted, elle est connue pour être la « première grande femme dont l'histoire ait gardé le nom »[4].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Hatchepsout est la fille de Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès.

Son demi-frère, Thoutmôsis II, qu'elle avait épousé pour assurer la légitimité de ce dernier, monte sur le trône après le décès de son père ; mais, sans doute d'une santé fragile, il disparaît jeune. Manéthon l'appelle Amessis[5] ou Amensis[6].

Inéni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe[7] que

« Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d'Iset Page d'aide sur l'homonymie, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l'avait engendré. »

Or, à son avènement, le nouveau roi

« était encore un tout jeune enfant. C'est pourquoi sa sœur [sic] Hatchepsout […] conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient. »

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature des pharaons.

Règne[modifier | modifier le code]

Datation[modifier | modifier le code]

Hatchepsout effectuant le rituel de fondation de la chapelle rouge en présence de Seshat

On situe son règne de -1479 à -1457[1].

Manéthon lui attribue un règne de vingt-un ans et neuf mois. Flavius Josèphe et Sextus Julius Africanus, reprenant les textes de Manéthon, lui donne un règne de vingt-un ans pour le premier et vingt-deux ans pour le deuxième.

Quoique son règne soit attesté dans diverses sources antiques et contemporaines de son époque, Hatchepsout est décrite par les premiers érudits modernes comme étant seulement corégente de -1479 à 1458, soit les années sept à vingt-un d'un règne attribué à Thoutmôsis III[8]. Désormais, les égyptologues s'accordent à dire que Hatchepsout a assumé le rôle de pharaon pendant vingt-deux ans.

Dater le début de son règne est difficile, toutefois, le règne de son père débute entre -1506 ou -1526 selon que l'on considère une chronologie basse ou haute[9]. La longueur des règnes de Thoutmôsis Ier et Thoutmôsis II ne peut être déterminée avec certitude. Avec des règnes courts, Hatchepsout aurait pu accéder au trône quatorze ans après le couronnement de son père Thoutmôsis Ier[10]. Des règnes longs repousseraient son accession à vingt-cinq ans après le couronnement de Thoutmôsis Ier [9]. Ainsi, Hatchepsout a pu assumer le pouvoir au plus tôt en -1512 ou au plus tard en -1479.

La plus ancienne attestation désignant Hatchepsout comme pharaon se trouve dans la tombe de Ramose et de Hatnefer, où la collection de meubles funéraires comprend une poterie estampillée de l'« année 7 »[11]. Une autre jarre de la même tombe – découverte « in situ » dans les années 1935-1936 lors de l'expédition du Metropolitan Museum sur une colline proche de Thébes – est estampée du sceau de « l'épouse du Dieu Hatchepsout » tandis que deux autres portent le sceau de « la bonne Déesse Maatkare »[12].

La datation des amphores « scellées dans la chambre funéraire du [tombeau] par les débris de la propre tombe de Sénènmout» est incontestée, ce qui indique que Hatchepsout était connue comme roi et non reine d’Égypte à l'an 7 de son règne[12].

Les archives de la fin du règne d'Hatchepsout indiquent que la première campagne majeure de Thoutmôsis III est datée de sa vingt-deuxième année, qui correspondrait à la vingt-deuxième année du règne d'Hatchepsout comme pharaon[13].

Couronnement[modifier | modifier le code]

C’est symboliquement le jour de l'an (I Akhet 1) de l’an VII du règne de Thoutmôsis III qu’Hatchepsout proclame -sur les parois du temple de Deir el-Bahari- que son « couronnement » eut lieu[14]. En fait, il aurait réellement eu lieu entre le II Peret 1 et le IV Chemou 30, soit bien plus tard dans l’année, selon les inscriptions de son seul obélisque encore érigé à Karnak[15]. Elle proclame donc idéalement son couronnement au jour de l’an pour profiter de la portée symbolique de cette date.

Elle obtient donc tous les pouvoirs en se faisant couronner pharaon grâce à l'appui du haut clergé d'Amon dirigé par le grand prêtre Hapouseneb. De ce fait, l'héritier légitime se voit relégué au second plan.

Elle est désormais :

  • Horus femelle [sic] (Ḥr.t) : Celle dont les kas sont puissants ;
  • Deux Maîtresses : Celle dont les années reverdissent (ou se renouvellent) ;
  • Horus d'or : Celle dont les apparitions sont divines ;
  • Roi de Haute et de Basse-Égypte : Maâtkarê (Maât est le ka de Rê) ;
  • Fils de Rê : Khenemet-Amon-Hatchepsout (Celle qui s'unit à Amon (ou : rejeton d'Amon), la première des nobles Dames).

Elle n'usurpe pas à proprement parler le trône, car Thoutmôsis III reste associé aux manifestations royales. Officiellement, la reine-pharaon n'est que corégente de Thoutmôsis III, mais c'est incontestablement elle qui détient la réalité du pouvoir. Pour se donner un surcroît de légitimité, elle propage le mythe de sa naissance divine[16]. D'après une longue inscription dans son temple funéraire à Deir el-Bahari, son Temple des Millions d'années, elle aurait été engendrée par le dieu Amon qui avait pris les traits de son père, Thoutmôsis Ier ; après ce « mariage sacré » ou théogamie, Khnoum la façonna sur son tour de potier et elle fut présentée à Amon qui lui promit « cette bienfaisante fonction royale dans ce pays tout entier ». D'ailleurs, du vivant déjà de Thoutmôsis Ier, elle aurait été installée sur le « trône d'Horus des vivants », c'est-à-dire couronnée, en présence de la Cour, après que l'oracle d'Amon à Karnak l'eut désignée comme roi.

Tête d'Hatchepsout (trouvée à Louxor), exposée au musée national d'Alexandrie

Après son couronnement, Hatchepsout remplace la robe fourreau et sa couronne de reine par le pagne court, le némès et la barbe postiche. Les nombreuses statues la représentant en homme attestent sa volonté d'être reconnue en tant que roi. En l'an VII, elle fait élever son temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II, dans une falaise de la montagne thébaine, à Deir el-Bahari, temple que les Égyptiens nommaient "djéser djéserou", Le saint des saints. Outre son Temple des Millions d'années, elle fait construire sa tombe dans la vallée des rois près de celle de son père, et, à Karnak, le huitième pylône de même qu'une chapelle-reposoir pour la barque d'Amon, dite la chapelle rouge.

Entourage[modifier | modifier le code]

Cette femme énergique sut se maintenir au pouvoir pendant une vingtaine d'années, grâce à l'appui de dignitaires compétents et dévoués dont le sort était sans doute lié au sien : Pouymrê, deuxième prophète d'Amon et grand architecte ; le chancelier Néhésy, qui prit la tête de l'expédition vers le pays de Pount ; Hapouseneb, son vizir et grand prêtre d'Amon ; Sénènmout (ou Senmout), son favori, qui était aussi le précepteur de la princesse Néférourê.

Sénènmout, fils de Ramose et de Hatnefer, était d'origine modeste, mais son ambition et ses talents lui permirent d'accéder aux faveurs de la reine. Il devint son premier conseiller, peut-être son amant, accumulant richesses et titres : Ami unique, Serviteur de Maât, régisseur des domaines royaux, intendant des « champs et des troupeaux d'Amon », « Directeur des Deux Greniers », il fut également « Directeur de tous les travaux du roi (i. e. de la reine) » et, en tant que tel, il supervisa la construction du Château des Millions d'années, dont il fut également l'architecte. En l'an XV, il dirigea l'expédition qui rapporta des carrières de granit d'Assouan la paire d'obélisques que la reine fit dresser à Karnak. Après le décès de Néférourê, il tomba apparemment en disgrâce, car son nom et ses images furent martelés du vivant même d'Hatchepsout.

Accomplissement[modifier | modifier le code]

Selon toute vraisemblance, le règne d'Hatchepsout fut pacifique, bien qu'en l'an XII elle dût mater une rébellion nubienne au niveau de la deuxième cataracte. Même si la majorité de ses constructions en Nubie furent détruites sous ses successeurs, il subsiste quelques traces de son passage à Kasr Ibrîm et à Bouhen. La politique étrangère de la reine se caractérisait surtout par des expéditions commerciales. Ainsi, dans le Château des Millions d'années, les bas-reliefs illustrent une expédition envoyée au Pays de Pount, en l'an VIII/IX du règne : à leur retour, « les navires étaient chargés très lourdement des merveilles (...) du pays divin (...) - de l'or, de l'ivoire, du bois d'ébène, des peaux de panthère, une panthère vivante, une girafe, des parfums et des huiles de sycomore… », mais surtout de l'encens, qui était abondamment utilisé dans les cérémonies du culte. Du Liban, ses caravanes rapportaient le bois de cèdre nécessaire à la construction des bateaux ; une expédition vers le Sinaï permit d'exploiter les mines de cuivre et de turquoise.

En l'an XXI ou XXII du règne, deux ans après la mort ou la disgrâce de Sénènmout, Thoutmôsis III assuma seul le pouvoir et fit marteler les cartouches de la reine mystérieuse, leur substituant ceux de Thoutmôsis Ier et II ou encore les siens.

Temple funéraire[modifier | modifier le code]

Elle fit construire un grandiose temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II, à Deir el-Bahari dans une falaise de la montagne thébaine. Malgré les 120 sphinx qui montaient la garde devant l'entrée, son nom fut martelé après sa mort afin d'être effacé du monument, sans doute à l'instigation de son neveu et beau-fils, Thoutmôsis III.

Sa célébrité actuelle doit plus à son audace de se faire représenter comme un homme qu'à son règne pendant l'âge d'or de la XVIIIe dynastie.

Ce temple (photographies ci-dessous) a été restauré par une équipe polonaise.

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Sépulture[modifier | modifier le code]

En 1903, l'égyptologue Howard Carter – à qui l'on doit la découverte de la tombe de Toutânkhamon en 1922 - avait mis au jour les momies de deux femmes dans la tombe KV60 de la vallée des rois à Louxor. L'une des momies se tenait dans un sarcophage tandis qu'une autre était posée simplement sur le sol de la tombe. La première momie fut identifiée comme celle de Satrê, la nourrice d'Hatchepsout. L'identité de la seconde femme demeurait jusqu'à présent inconnue. Alors que la momie de la nourrice avait été transférée au musée égyptien du Caire l'autre avait été laissée sur le sol à l'intérieur de la tombe. La spécialiste américaine des nécropoles thébaines Elisabeth Thomas (aujourd'hui décédée) avait été la première à soulever la possibilité que la momie anonyme puisse être celle de la reine elle même ce qui lui avait valu d'être vertement critiquée par d'autres spécialistes. L'argument principal de l'égyptologue était le fait que la momie avait le bras gauche replié sur la poitrine, ce qui, dans l'Égypte antique, était un geste propre aux momies royales. Elle ne portait aucune parure, pas de coiffe, ni de bijoux, ni de sandales, ni de faux ongles en or aux pieds ou aux mains : aucun de ces trésors qui escortèrent dans l'au-delà le pharaon Toutânkhamon.

Cette momie anonyme retrouvée dans le tombeau KV60 a été officiellement authentifiée par Zahi Hawass, alors directeur du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, le 27 juin 2007, comme étant celle de la reine Hatchepsout[17], le creux d'une dent brisée d'une molaire manquante lui correspondant[18],[19]. Des tests ADN en cours (2007) devraient permettre de confirmer cette hypothèse. Grâce au CT-scan, une technique d'imagerie permettant une recomposition du corps en trois dimensions, les archéologues ont précisé qu'il s'agissait d'une femme d'une cinquantaine d'années qui était obèse et souffrait de diabète et d'un cancer des os métastasé. Un flacon de crème resté là 3500 ans contenait du benzopyrène, substance très cancérigène[20]. Son décès aurait été hâté des suites d'un abcès dentaire mal soigné[21].

La momie d'Hatchepsout a été transférée au musée égyptien du Caire.

Culture[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (selon J. Málek, C. Aldred, K. A. Kitchen)
    -1503 à -1483 (selon E. F. Wente)
    -1502 à -1482 (selon D. B. Redford)
    -1490 à -1468 (selon E. Hornung)
    -1489 à -1469 (selon R. A. Parker)
    -1479 à -1458 (selon R. Krauss)
    -1479 à -1458/7 (selon S. Quike, J. von Beckerath)
    -1478 à -1458 (selon N. Grimal, W. J. Murnane)
    -1473 à -1458 (selon D. Arnold, J. Kinnaer, I. Shaw)
    -1472 à -1457 (selon A. D. Dodson)
    -1471 à -1456 (selon P. Vernus), J. Yoyotte)
    -1467 à -1445 (selon H. W. Helck)
    -1466 à -1444 (selon D. Sitek).
  2. a et b John Noble Wilford, « Tooth May Have Solved Mummy Mystery. », New York Times : « Une seule dent et quelques indices d'ADN semblent avoir résolu le mystère de la momie perdue d'Hatchepsout, une des grandes reines de l'Égypte ancienne »
  3. a et b L'orthographe en français est Hatchepsout mais on trouve parfois Hatshepsout issue de l'anglais Hatshepsut.
    Personne n'utilise le s avant le h si la terminaison est sout, comme on le trouve parfois « mal écrit » en français ; noter également que les Allemands écrivent sc avant le h, mais que la terminaison est sut : Hatschepsut.
    Orthographe selon d'autres langues :
    (ar) : حتشبسوت (Ḥatšebswt), (ca) : Hatxepsut, (zh) : 哈特谢普苏特 (Hātèxièpǔsūtè), (ko) : 하트셉수트 (Hateusepsuteu), (eo) : Hatŝepsut, (et) : Hatšepsut, (fi) : Hatšepsut, (ka) : ჰატშეფსუტი (Hatšep'suti), (el) : Χατσεψούτ (Khatsepsút), (he) : חתשפסות (Hatšepswt), (hu) : Hatsepszut, (ja) : ハトシェプスト (Hatoshepusuto), (pl) : Hatszepsut, (ro) : Hatșepsut, (ru) : Хатшепсут (Khatchepsout).
  4. Historical Personalities & Issues - Queen Hatshepsut
  5. Version de Flavius Josèphe
  6. version de Sextus Julius Africanus
  7. Ch. Desroches Noblecourt, La femme ... (voir bibliographie), p. 130.
  8. (en) Aidan Dodson et Hilton Dyan, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson,‎ 2004 (ISBN 0-500-05128-3), p. 130
  9. a et b (en) Nicolas Grimal, A History of Ancient Egypt, Librairie Arthéme Fayard,‎ 1988, p. 204
  10. Gabolde, Luc (1987).La Chronologie du règne de Tuthmosis II, ses conséquences sur la datation des momies royales et leurs répercutions sur l'histoire du développement de la Vallée des Rois SAK 14: pp. 61–87.
  11. (en) Joyce Tyldesley, Hatchepsut: The Female Pharaoh, Penguin Books,‎ 1996 (ISBN 0-14-024464-6), p. 99
  12. a et b Tyldesley, Hatchepsut, p.99
  13. (en) George Steindorff et Keith Seele, When Egypt Ruled the East, University of Chicago,‎ 1942, p. 53
  14. Ch. Desroches Noblecourt, La reine ..., (voir bibliographie), p. 122-124.
  15. Donald B. Redford, History and chronology of the eighteenth dynasty of Egypt : seven studies, University of Toronto Press, Toronto, 1967, p. 55.
  16. cf. Pharaon : La naissance d'un pharaon
  17. Zahi Hawass, « The Search for Hatshepsut and the Discovery of her Mummy », The Guardian, 27 juin 2007.
  18. « La momie d'Hatchepsout, célèbre reine de l'Égypte pharaonique, a été identifiée », Le Monde, 27 juin 2007.
  19. Hatshepsout, le mystère de la femme pharaon, diffusion sur France 5 le 30 décembre 2007.
  20. substance cancérigène trouvée
  21. « Tooth May Have Solved Mummy Mystery », The New York Times, 27 juin 2007.
  22. Musée de Brooklyn - Centre Elizabeth A. Sackler - Hatchepsout

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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