Ânkhésenamon

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Ânkhésenamon
Ânkhésenpaaton
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Ânkhésenamon ou Ânkhesenamon - Elle vit pour Amon - (Ânkhésenpaaton - Elle vit pour Aton[1] - pendant la période amarnienne), était la troisième fille du pharaon Akhénaton (Amenhotep IV) et de la reine Néfertiti. Elle nait en l'an 5/6 du règne de son père. On trouve aussi selon les spécialistes l'an 4 ou la fin de l'an 7. Sa date de naissance n'est donc pas encore connue avec certitude. Elle passa son enfance à Akhetaton, la cité du soleil. On pense qu'elle fut d'abord mariée à son propre père, avec qui elle aurait eu une fille, Ânkhésenpaaton Tasherit. Après la mort de son père, elle devient la femme de Toutânkhaton. Elle est représentée sur certaines pièces du mobilier funéraire du jeune roi.

Après le mariage le couple se convertit au culte amonien en changeant leur nom en Toutânkhamon et Ânkhésenamon, et rentre à Thèbes. Ce retour marque la fin de l'expérience atonienne d'Akhénaton. Malgré de nombreuses tentatives le couple n'eut que deux filles mortes-nées. Lorsque Toutânkhamon meurt, elle demeure la dernière garante de la légitimité dynastique et est mariée, semble-t-il, à son successeur Aÿ. Sa fin est incertaine. Dans tous les cas, elle meurt sous le règne de Aÿ, ou peu après, sous celui de Horemheb.

Elle pourrait être cette reine qui, veuve, fit venir un prince du Hatti du nom de Zannanza, pour ainsi sceller une alliance avec ce pays contre lequel l'Égypte est en guerre. Une proposition extraordinaire dans le contexte de l'époque, promettant à un hittite de devenir pharaon d'Égypte. Le message est cependant intercepté, et le prince est exécuté à peine entré en Égypte.

Certains avancent que la reine auteur de cette incroyable lettre (découverte à Hattousa, capitale du Hatti) au roi Suppiluliuma Ier, demandant l'un de ses fils pour régner à ses côtés, pourrait être la sœur aînée d'Ânkhésenamon, Mérytaton, voire, ce qui est bien moins probable, sa mère Néfertiti. La jeune Ânkhésenpaaton a peut être été assassiné par Aÿ, qu'elle avait été contrainte d'épouser à la mort de Toutankhamon.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Toutânkhamon recevant des fleurs d'Ânkhésenamon
Ânkhésenpaaton puis Ânkhésenamon
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Akhénaton Grands-parents paternels
Amenhotep III
Tiyi
Mère Néfertiti Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Mérytaton
Mâkhétaton
Néfernéferouaton
Néfernéferourê
Sétepenrê
1re épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari Akhénaton Enfant(s) Ânkhésenpaaton Tasherit
2e mari Toutânkhamon Enfant(s) Deux filles mort-nées
3e mari Aÿ (incertain) Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le nom Ânkhésenpaaton, Pȝ Jtn est employé car Aton désigne ici le disque solaire ; on pourrait traduire le nom par celle qui vit pour le disque et non celle qui vit pour l'Aton. Lorsque le nom Aton a été remplacé par le nom du dieu Amon, l'article n'a plus de sens, les Égyptiens antiques ne désignant jamais leurs dieux de cette manière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyril Aldred, Akhenaten, King of Egypt, Thames & Hudson,‎ 1988 ;
  • Christian Jacq, La Reine Soleil
    relate la vie et une fin romancée d'Ânkhésenamon

Lien externe[modifier | modifier le code]