Karnak

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Article de la série Lieux égyptiens
Lieux
Nomes / Villes
Monuments / Temples
Région
Basse-Égypte / Moyenne-Égypte
Haute-Égypte / Nubie
Localisation
Karnak
Latitude
Longitude
25° 43′ 0″ Nord
         32° 39′ 0″ Est
/ 25.71667, 32.65

Le village égyptien de Karnak (al-Karnak, الكرنك, peut-être « le village fortifié ») est situé à proximité des vestiges de l'antique cité de Thèbes, sur la rive est du Nil. Il a donné son nom à l'un des sites archéologiques les plus imposants d'Égypte : les temples de Karnak, classés depuis 1979 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

[modifier] Les temples de Karnak

Allée des criosphinx à l'entrée du temple de Karnak

Pendant près de deux millénaires, Karnak fut l'un des principaux centres religieux d'Égypte, les adjonctions et remaniements successifs dont il fut l'objet à partir du Moyen Empire lui permettant d'atteindre une taille, une complexité et une diversité hors pair : d'où son nom égyptien d'Ipet Sout,

i p
t
Y1V st st st t
O49
, « le plus estimé des lieux ».

Cet immense ensemble de deux kilomètres carrés, qu'un dromos de criosphinx relie à son annexe, le sanctuaire de Louxor, est composé de trois « domaines divins » distincts :

auxquels il faut ajouter le le sanctuaire atonien d'Aménophis IV.

Statue de Ramsès II, avec sa fille et Grande épouse royale Bentanat à ses pieds

Le « domaine divin » d'Amon-Rê, l'Ipet Sout proprement dit, est le seul qui soit ouvert au public. À l'intérieur de ce temenos se dressent les ruines du temple consacré au « roi des dieux », avec leur enfilade de pylônes, de cours et de salles que prolonge l'Akhménou de Thoutmosis III. La partie la plus célèbre de ce colossal édifice cultuel[1] est la salle hypostyle des Ramessides : « un gigantesque fourré de papyrus en pierre »[2] composé de cent trente-quatre colonnes, dont la plupart ont gardé leur décor. Certaines ont même conservé leurs couleurs primitives. À l'origine, la lumière du jour filtrait par des fenêtres à claire-voie dont quelques-unes sont toujours en place.

Une colonne de la salle hypostyle

Au cours des siècles, plusieurs édifices secondaires s'ajoutèrent au sanctuaire d'Amon, notamment le temple-reposoir de Ramsès III, le sanctuaire de Ptah et celui du dieu lunaire Khonsou, auquel Ptolémée VIII Évergète adossa un temple dédié à la déesse-hippopotame.

Devant l'entrée de l'enceinte centrale s'étendait jadis un bassin relié au Nil par un canal de dérivation. C'était la voie processionnelle qu'empruntait la barque d'apparat de la triade thébaine d'Amon, Mout et Khonsou lorsqu'ils se rendaient au « harem du Sud » d'Amon lors de la « belle fête d'Opet ».

[modifier] Notes

  1. Il couvre une surface de quelque cent hectares.
  2. L'Égypte – Sur les traces de la civilisation pharaonique, Könemann (2004), p.167

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur le complexe de Karnak.


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