Suppiluliuma Ier

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Suppiluliuma Ier est roi des Hittites de vers 1380 à 1336[1] ou 1344 à 1322 av. J.-C.[2],[3].

En 1344, à la mort de Tudhaliya II, l’héritier du trône, Thudhaliya « le jeune », est assassiné et remplacé par un prince énergique, Suppiluliuma, fils cadet de Tudhaliya III. Général remarquable, il réussit à redresser la situation militaire et à sauver l’empire hittite menacé par les invasions.

Pendant les douze premières années de son règne, Suppiluliuma impose son autorité au roi d’Arzawa, soumet le pays d’Azzi (Anatolie orientale) et tient en échec les Gasgas, barbares des montagnes du Pont. Il conduit des actions dans le Murad-Su, l’une des branches de l’Euphrate supérieur afin de s’assurer la domination des mines de cuivre. Il signe un accord avec le roi du Kizzuwatna qui accepte, contre certains avantages, une sorte de suzeraineté hittite et permet l’accès direct en Syrie aux armées impériales. Maître de l’Asie Mineure et renforcé par les contingents de ses vassaux, Suppiluliuma se tourne alors vers la Syrie.

En 1368 av. J.-C., Suppiluliuma pénètre en Syrie du Nord, prend Alep, vassalise de nombreux États syriens et porte la frontière hittite au Liban. Suppiluliuma n’établit pas une administration directe, se contentant d’une reconnaissance de la primauté hittite. Le roi du Mitanni Tushratta organise à son départ une vaste coalition réunissant (Alep, Alalakh, Qatna, Qadesh et Damas). Ougarit se tient à l’écart du mouvement.

En 1360 av. J.-C., Suppiluliuma mène une campagne contre le Mitanni : surprenant les coalisés qui l’attendent en Syrie, il attaque d’abord l’Ishuwa puis pille Washshukanni, la capitale d’où le roi Tushratta s’est enfui, puis poursuit son offensive en Syrie pour aider Ougarit, reprend Alep et les villes coalisées (sauf Damas). Le Mitanni ne conserve que Karkemish sur l’Euphrate. Cette dernière est prise par les Hittites en 1354 av. J.-C., et devient la seconde ville de l'empire.

Suppiluliuma meurt de la peste provoquée par les déportations qu’il avait ordonné en 1336 av. J.-C.. Arnuwanda lui succède.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon la chronologie moyenne qui place le règne d'Hammurabi entre 1792 et 1750
  2. Selon la chronologie courte qui place le règne d'Hammurabi entre 1728 et 1686 av. J.-C.
  3. (en) Trevor R. Bryce, « Some Observations on the Chronology of Šuppiluliuma’s Reign », Anatolian Studies, vol. 39,‎ 1989, p. 19-30 (lien DOI?).

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