Roppe

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Roppe
Mairie-école (361 m)
Mairie-école (361 m)
Blason de Roppe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Canton d'Offemont
Intercommunalité Communauté d'agglomération Belfortaine
Maire
Mandat
Louis Heilmann
2008-2014
Code postal 90380
Code commune 90087
Démographie
Gentilé Roppois
Population
municipale
862 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 10″ N 6° 55′ 08″ E / 47.6694, 6.9189 ()47° 40′ 10″ Nord 6° 55′ 08″ Est / 47.6694, 6.9189 ()  
Altitude Min. 355 m – Max. 511 m
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Roppe

Roppe est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté. Elle est administrativement rattachée au canton d'Offemont. Ses habitants sont appelés les Roppois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la route N 83 reliant Belfort à Mulhouse à 6 km de Belfort. Déjà à l’époque romaine une voie d’importance secondaire venant d’Offemont et se dirigeant vers Leval ou Rougemont traversait le territoire de la commune. Ce dernier s’étend sur 743 hectares à une altitude comprise entre 355 et 511 m (fort de Roppe). Il est traversé par l’Autruche, un ruisseau qui prend naissance dans le massif forestier s’étalant au nord du village, où il s’attarde pour former l’étang de l’Autruche.

Au 1er janvier 2006, la N 83 a été déclassée en RD 83. Jusqu'alors dénommée Route nationale dans la traversée de la commune, elle est rebaptisée avenue du Général de Gaulle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Éloie Anjoutey Rose des vents
N Eguenigue
O    Roppe    E
S
Vétrigne Denney Phaffans

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Rodac + bach[1] "ruisseau".
  • Roabach (792), Ropac (797), Rotbach (823), Rodebach (1278-1493), Roppe (1375), Rospach (1394), Roppach (1446).
  • En allemand: Roppach[2] et Rotbach.

Histoire[modifier | modifier le code]

Roppe (Rotbach ou Roppach, comme on le trouve nommé autrefois), est un des villages cités dans les plus anciens documents relatifs à ces terres de la Porte de Bourgogne. Il est mentionné en tant que marche dans une charte datée de 792 et en 828 l’abbaye de Masevaux possédait des biens dans la marche de Roppe. Pendant la Guerre de Trente Ans, le château de Roppe fut pris par les troupes suédoises et il devint un repaire pour des mercenaires croates qui ravageaient les environs. Il fut repris et mis à sac par les troupes du comte de la Suze en septembre 1635, quelques mois avant que celui-ci ne s’empare de la ville de Belfort. Sur le plan religieux Roppe fait partie de la paroisse de Phaffans, La Baroche et ne possédait qu’une simple chapelle castrale qui, en 1592, était dédiée à Saint Loup. Par la suite, dans les archives, on la rencontre consacrée à Sainte Catherine ou Sainte Marguerite.

Déjà au XVIIe siècle le minerai de fer, dont est riche le sous-sol (jurassique supérieur) de Roppe et des villages voisins (Eguenigue, Phaffans...), a été exploité en carrière et à l’aide de puits-galeries pour être fondu dans les fourneaux de Belfort ou de Masevaux La production de minerai en grains contenant 30 à 40 % de fer atteint un niveau de 72 mètres-cube par mois. En 1785 une inondation fait cesser l’extraction en profondeur. Une tentative d’exploitation utilisant une machine à vapeur eut lieu au XIXe siècle mais elle se heurta à la concurrence du fer lorrain meilleur marché.

Début novembre 1870 eut lieu une bataille entre troupes prussiennes et françaises qui tourna à l’avantage des premiers, le front fut maintenu mais la place forte de Belfort était encerclée. Après la signature du Traité de Francfort qui laissait Roppe à la France, l’autorité militaire décida de renforcer la protection de Belfort par une ligne de fortifications dont un élément important fut construit entre 1874 et 1887 sur le sommet le plus élevé du territoire de la commune.

La ligne Belfort-Lachapelle-sous-Rougemont du Chemin de fer d’intérêt local du Territoire de Belfort traversait Roppe avant de continuer vers Denney et Phaffans.

Roppe a connu une exploitation de charbon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'or à la croix de sable, cantonnée de quatre roues du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789   Sébastien Girol    
1790   Xavier Lesmann    
1791 1796 Nicolas Monnier    
1797   Xavier Desdames    
1798 1814 Sébastien payer    
1815 1821 Jean Baptiste Courbot    
1821 1825 Jacques Lesmann    
1825 1835 Joseph Bourquard    
1835   François Desdames    
1835 1840 Conrad Monnier    
1840 1843 Joseph Bourquard    
1843 1844 Louis Seigeot    
1844 1846 François Dupeyroux    
1846 1848 Jean Pierre Courbot    
1848   François Girol    
1848 1855 Xavier Desdames    
1855 1871 François Lesmann    
1871 1876 Joseph Carandal    
1876 1896 Célestin Seigeot    
1896 1913 Célestin Thuriot    
1913   Régis Girot    
1913 1914 Pierre Desdames    
1914 1915 Albert Enderlen    
1915 1919 Émile Roussiaux    
1919 1944 Célestin Thuriot    
1944 1955 Émile Chagez    
1945 1952 Constant Daubigney    
1952   Eugène Neff    
1952 1953 Émile Châtillon    
1954 1957 Émile Chagez    
1957 1965 Albert Seigeot    
1965 1995 Marcel Perrez    
1995 2001 Alain Comté    
2001 en cours Louis Heilmann    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village comptait 378 habitants en 1803. Après la première guerre mondiale, celui-ci perd 220 personnes, soit 40 % de sa population. La proximité de Belfort, le développement de l’automobile et la croissance économique de la région pendant les Trente Glorieuses ont beaucoup contribué à son expansion démographique.

En 2011, la commune comptait 862 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375 350 395 487 535 503 525 529 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
458 466 427 441 479 513 665 617 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
570 582 549 329 338 365 390 347 394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
478 500 604 746 703 675 761 767 844
2011 - - - - - - - -
862 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  2. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011