Guy Gilles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Guy Emile Chiche dit Guy Gilles, né à Alger le 25 août 1938 et décédé à Paris 18ème le 3 février 1996, est un acteur, scénariste et réalisateur français.

Il est le frère du journaliste et réalisateur Luc Bernard et le cousin du compositeur Jean-Pierre Stora.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'héritage maternel lui permet de réaliser son premier court-métrage, Soleil éteint, en 1958. Il s'inspire du prénom de sa mère (Gilette) pour créer son pseudonyme. Après des études aux Beaux-Arts, il part pour Paris, où il travaille comme assistant auprès de François Reichenbach en 1964.

Son premier long-métrage, L'Amour à la mer (1962), où apparaissent Juliette Gréco, Romy Schneider et Jean-Pierre Léaud, sort sans distributeur en 1965. On y voit déjà son acteur fétiche Patrick Jouané. Il travaille pour la télévision (sur les émissions Dim, Dam, Dom, Pour le plaisir…) et tourne des "ciné-reportages" (Ciné Bijou, Pop'âge).

Au pan coupé recueille les éloges de Marguerite Duras, puis Le Clair de terre, avec Edwige Feuillère, reçoit ceux de Jean-Louis Bory (1970). Il tourne un court-métrage pour accompagner Les Voyous de Claude Lelouch, Côté cour côté champ (1971).

Sa relation amoureuse avec Jeanne Moreau semble inspirer le long-métrage Absences répétées dont l'actrice interprète la chanson, film qui reçoit le prix Jean-Vigo en 1973.

Hélène Martin lui propose de réaliser un documentaire sur Jean Genet, Saint, poète et martyr. Il est diffusé lors d'un festival de films gays organisé par Lionel Soukaz en 1978, troublé par un groupe fasciste qui blesse le réalisateur.

Ses derniers films à sortir en salles sont Le Crime d'amour (1982), avec Richard Berry et Jacques Penot, et Nuit docile (1987).

Atteint du sida, rencontrant des difficultés avec la production, il peine à achever Néfertiti, la fille du soleil en 1994.

Le court métrage de Gaêl Lépingle, Guy Gilles et le temps désaccordé (2008) propose un éclairage de son œuvre.

Une rétrospective a été présentée lors du 31e Festival international du film de La Rochelle en juillet 2003

Après sa mort, son frère, Luc Bernard lui consacre un film, Lettre à mon frère Guy Gilles, cinéaste trop tôt disparu.

En mai 2014, un hommage à ce cinéaste est prévu à la Cinémathèque française à Paris.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages
Longs métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Ciné Bijou
  • 1966 : Pop'âge
  • 1967 : Festivals 1966 Cinémas 1967
  • 1969 : Vie retrouvée
  • 1969 : Le Partant
  • 1971 : Proust, l'art et la douleur avec Céleste Albaret, gouvernante de Marcel Proust
  • 1974 : Saint, poète et martyr (Jean Genêt)
  • 1975 : La Loterie de la vie
  • 1975 : La Vie filmée : 1946-54 avec Agnès Varda
  • 1983 : Où sont-elle donc ?
  • 1984 : Un garçon de France, d'après un roman de Pascal Sevran
  • 1992 : Dis papa, raconte-moi là-bas sur l'Algérie
  • 1994 : La Lettre de Jean sur la toxicomanie

Acteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaël Lépingle (dir.) et Marcos Uzal (dir.), Guy Gilles : un cinéaste au fil du temps, Yellow Now,‎ 2014