Saint-Placide

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Saint-Placide
Cœur du village de Saint-Placide, depuis le quai.
Cœur du village de Saint-Placide, depuis le quai.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Laurentides
Comté ou équivalent Deux-Montagnes
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Denis Lavigne
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Placidien, ienne
Population 1 642 hab. (2006)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 46″ N 74° 12′ 23″ O / 45.529435, -74.206414 ()45° 31′ 46″ Nord 74° 12′ 23″ Ouest / 45.529435, -74.206414 ()  
Superficie 4 312 ha = 43,12 km2
Divers
Code géographique 72043
Localisation

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Saint-Placide

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Saint-Placide

Saint-Placide est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de Deux-Montagnes au Québec (Canada), située dans la région administrative des Laurentides[1].

Elle a été nommée en l'honneur de saint Placide, moine bénédictin du VIe siècle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Saint-Placide est toute simple, sans événements majeurs. La vie a suivi son cours depuis l’arrivée des premiers colons en 1780 jusqu’à aujourd’hui. Le « lac » a toujours été l’élément marquant du paysage. Et les Placidiens et Placidiennes lui ont toujours voué un grand attachement. La beauté des lieux est frappante. Saint-Placide est divisée en plusieurs petits secteurs qui portent les noms suivants : la Pointe-aux-Anglais, la Baie, le secteur des Épinettes, la Côte St-Jean, la Côte Saint-Vincent, la Côte Saint-Étienne, le noyau villageois, la Concession des Éboulis et la Pointe Masson. Saint-Placide est une localité touristique où on peut voir la maison natale de Sir Adolphe-Basile Routhier (1839-1920), poète, romancier, dramaturge, juge en chef du Québec. Cette maison a été classée monument historique.

On trouve à Saint-Placide une belle église datée de 1857 qui domine le lac. De jolies rues sont organisées autour de l’église et le cœur du village est resté le même qu'au XIXe siècle et on peut y admirer l'architecture exceptionnelle des belles maisons d'autrefois qui caractérise le pittoresque noyau villageois.

La municipalité a conservé depuis plus de deux siècles sa vocation agricole, son cachet tout à fait agréable, et son histoire s’est déroulé sans événements majeurs depuis l’arrivée des premiers colons en 1780. Jusqu’à nos jours, plus de 90% du territoire de Saint-Placide sont consacrés à l’agriculture.

D’ailleurs, on y trouve quatre parcs, soit le parc Adélaïde-Paquette, le parc Cyrille-Lalande, le parc Sir-Adolphe-Basile-Routhier, et le parc de l’Aire de repos.

L’aménagement du parc Félix-Lalonde, en face de la petite église, a été conçu à la façon d’un vaste amphithéâtre d’où il est possible d’admirer le spectacle unique d’une nature discrète et généreuse à la fois. Derrière ce paysage, si grandiose soit-il, se cache en réalité une histoire tout aussi magnifique, une histoire qui recouvre un des plus grands moments de la destinée de toute l’Amérique du Nord, une histoire dont nous ne fûmes pas les témoins mais qui nous rend quand même bien fiers.

Rivières et lacs –et la rivière des Outaouais– ont constitué la grande route par laquelle les hommes ont participé à la reconnaissance du cœur du continent avant de devenir de grandes routes facilitant la traite et le commerce des fourrures. Montréal était le point de départ et le point d’arrivée de cette grande aventure. Le lac des Deux-Montagnes, quant à lui, était une pièce maîtresse de cette première grande voie transcontinentale. Et au-delà de ce lac, c’est la rivière des Outaouais qu’empruntaient militaires et explorateurs, commerçants et missionnaires, les derniers venant infailliblement à la remorque des premiers.

C’est ainsi que tout au long du XVIIe siècle, le lac des Deux-Montagnes a vu passer aussi bien Champlain que La Vérendrye, et combien d’autres. C’est cette belle histoire de la découverte du pays que les autorités municipales de Saint-Placide ont choisi de faire connaître par l’installation, en certains endroits du parc créé en bordure du lac, de panneaux explicatifs, comme des livres d’histoire tout grand ouverts. On y apprend l’histoire de l’église, du quai et de la navigation. Mais c’est assurément le panneau affichant la liste des «grands voyageurs» de l’Outaouais qui procure la plus vive émotion.

Face au site actuel de l’église et du quai sont passés Champlain lors de son voyage à l’île aux Allumettes en 1613, Étienne Brûlé (1615) en route pour les lacs Huron et Ontario, Jean Nicolet (1634) se dirigeant vers le lac Michigan, Médard Chouart des Groseilllers et Radisson (1659) dans leur voyage au lac Supérieur, Nicolas Perrot (1665) en route vers le lac Michigan. Beaucoup d’autres ont aussi navigué sur le lac des Deux-Montagnes dont Pierre de Troyes (1686) alors qu’il gagnait la Baie James, et Pierre Le Moyne d’Iberville (1686) en route pour la Baie d’Hudson.

Au recensement de 2006, on y a dénombré une population de 1 642[3] habitants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Saint-Placide », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Toponymie : Saint-Placide
  3. Statistique Canada : Recensement 2006 : Saint-Placide

Lien externe[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mirabel Rose des vents
Saint-André-d'Argenteuil N
O    Saint-Placide    E
S
Rigaud Hudson Oka