Belœil (Québec)

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Belœil
Belœil (Québec)
Image illustrative de l'article Belœil (Québec)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent La Vallée-du-Richelieu
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Diane Lavoie
2013 - 2017
Constitution 9 décembre 1903
Démographie
Gentilé Belœillois, Belœilloise
Population 21 682 hab. (2014)
Densité 900 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 00″ N 73° 12′ 00″ O / 45.566672, -73.20000545° 34′ 00″ Nord 73° 12′ 00″ Ouest / 45.566672, -73.200005  
Superficie 2 410 ha = 24,1 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire [[]]
Code géographique 57040
Localisation

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Belœil est une ville située dans la municipalité régionale de comté de La Vallée-du-Richelieu de la région administrative de la Montérégie, au Québec, au Canada. Elle est située en bordure de la rivière Richelieu, rive ouest. Sa mairesse actuelle[1] est Diane Lavoie.

Belœil, Capitale de la Vallée du Richelieu fait référence à une résolution du conseil municipal passée en 1983, résultante du testament politique du maire Pierre Cloutier.

Catastrophe de 1864

.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1864 : la plus grande catastrophe ferroviaire de l'histoire du Canada survient à Beloeil-Station, voir 1864 dans les chemins de fer
  • 9 décembre 1903 : Création du village de Belœil.
  • 19 février 1914 : Le village de Belœil devient une ville.

Belœil seigneurie[modifier | modifier le code]

Belœil est un toponyme qui identifie plusieurs réalités au cours de notre histoire. Le plus ancien document, que nous possédons et qui mentionne ce toponyme, est un acte de concession qu'obtient Charles Le Moyne, le 24 mars 1713, pour l'agrandissement de sa seigneurie nouvellement acquise. Ce document est connu sous le nom de "l'Augmentation de Belleüil". La seigneurie avait été octroyée en 1694 à Joseph Hertel. Ce dernier l'a vendue en 1711 à Charles Le Moyne. La seigneurie de Belœil couvre un territoire qui englobe aujourd'hui les municipalités de Saint-Mathieu-de-Belœil, de Belœil, de McMasterville et d'une partie de Sainte-Julie et probablement aussi une partie de Saint-Amable.

Le fonds d'archives de la seigneurie de Beloeil est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Belœil paroisse[modifier | modifier le code]

Officiellement, Belœil a été érigée en paroisse en 1832, reconnue civilement en 1835 et établie en municipalité de paroisse en 1855. Dans la pratique toutefois, il est possible de faire l'historique de la ville à partir de la création de la paroisse Saint-Mathieu à 1772; année de l'ouverture des registres d'état civil et année de l'inauguration du presbytère chapelle de Belœil qui précéda la première église en 1787. Le curé de Saint-Charles, Mathieu Lataille était le prêtre à cette époque. Belœil se peupla rapidement, des commerçants s'installèrent, la petite communauté prit forme. Les paroissiens construisirent successivement trois églises sur le site actuel de l'église Saint-Matthieu. L'église existante a été construite en 1896.

Belœil village[modifier | modifier le code]

Les citoyens du village de Belœil, insatisfaits du service d'aqueduc, demandent et obtiennent l'incorporation du village en 1903. Le village ouvre officiellement ses livres en janvier 1904. Le service d'aqueduc appartenait à une compagnie privée, dont les parts étaient détenues principalement par madame Joséphine Bellemare. Après une bataille en règle, à coup d'injonctions et suite au décès de la propriétaire en 1905, le village de Belœil devient propriétaire du réseau d'aqueduc de son territoire et d'une partie de Mont-Saint-Hilaire et de Saint-Mathieu-de-Belœil. On ajoutera le territoire de McMasterville en 1907. Le réseau s'est agrandi en 1941 par l'achat du réseau du dernier seigneur de Rouville, Bruce F. Campbell. La ville cessera d'être propriétaire du réseau en 1959 lors de la constitution de la Commission d'aqueduc de la Vallée du Richelieu. Cette commission est formée des villes de Mont-Saint-Hilaire, d'Otterburn Park et de McMasterville.

En 1904, Belœil était un village encore agricole et qui avait deux pôles urbains, le développement autour de l'église paroissiale et autour de la gare et de la voie ferrée. Le reste du territoire n'était que des champs cultivés. Sur la rue Richelieu (ou bord de l'eau) on trouvait une bourgeoisie cossue qui travaillait à Montréal. Le secteur du chemin de fer, était industriel et commercial. Ses origines remontent au XIXe siècle avec l'avènement du chemin de fer et surtout de la Hamilton Powders.

Belœil ville[modifier | modifier le code]

Le village de Belœil demande l'incorporation du village en ville, en 1913. L'incorporation en ville date de février 1914. Le but de cette initiative était de développer et d'administrer un réseau de distribution d'électricité. Le réseau s'étendra jusqu'à Saint-Basile-le-Grand, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Otterburn Park, Mont-Saint-Hilaire et McMasterville. La ville sera propriétaire du réseau jusqu'en 1979. Le territoire de Belœil s'est étendu à deux reprises après l'incorporation du village. En 1903, le village de Belœil se délimite par la rue Bourgeois jusqu'à la rue Bernard-Pilon et du bord de l'eau jusqu'à la hauteur de la rue Dupré. En 1954, le territoire s'agrandit jusqu'au boulevard Yvon-L'Heureux. En 1964, le territoire s'étendra jusqu'aux limites actuelles. En 1959, Belœil et McMasterville se livrent une dure bataille concernant une demande de McMasterville d'accroître l'étendue de son territoire. Le maire Arthur Dupré était aussi député du comté. Au moment où la partie nord du territoire est annexée, il faut rappeler que Québec parachevait la construction de l'autoroute 20 dans ce secteur.

Le XIXe siècle a été marqué par la construction de la voie ferrée en 1848, par la mise en place du premier aqueduc en 1868, par l'installation d'une poudrière en 1878 qui est devenue la compagnie C.I.L. (plus tard renommée I.C.I.) et la construction d'édifices religieux importants: le couvent de 1846 à 1884 et l'hospice en 1874. Sur le plan social, les figures de certains notables se distinguent : le docteur Allard, patriote; le docteur Brousseau, gendre du seigneur de Rouville et riche propriétaire; l'avocat Létourneux, homme d'affaires; le commerçant, maire et député Joseph Daigle.

Le boulevard Laurier fut construit en 1936 et cette route de béton constituait une partie de la route provinciale reliant Montréal à Saint-Hyacinthe. Le pont routier de la route 116 a été construit en 1939-1940 et fut ouvert à la circulation en 1941. Les années 1960 et 70, grâce entre autres à la route transcanadienne, ont transformé Belœil, l'arrivée des familles montréalaises a satellisé la ville. Belœil est devenue une vraie banlieue.

En conclusion[modifier | modifier le code]

L'origine du toponyme de Belœil proviendrait, selon une première hypothèse, d'une exclamation de Jean-Baptiste, l'un des frères aînés de Joseph Hertel premier Seigneur de Belœil, lorsqu'il recherchait le meilleur emplacement pour la concession seigneuriale qu'il projetait de demander au gouverneur compte tenu des services militaires rendus avec ses frères à la colonie. En escaladant le Mont-Saint-Hilaire, il se serait écrié, devant la beauté du panorama "Quelle bel œil!". Certains attribuent même cette exclamation à Champlain lui-même lors de son passage sur la rivière vers 1609. Une autre hypothèse attribue l'origine du nom à celui d'une petite commune belge qui porte aussi le nom de Belœil. Cette dernière aurait été rendue célèbre parce qu'elle est la demeure des princes de ligne d'où proviendraient certains des premiers colons. Les historiens d'aujourd'hui conviennent cependant de deux choses : on ne connaîtra probablement jamais l'origine exacte de son nom et il est vrai que l'endroit est "bel à l'œil".

La construction du premier presbytère chapelle, entre 1770 et 1772, a représenté le premier signe de stabilité de ce nouveau noyau de colonisation. Les premiers registres civils et religieux datent de cette époque. L'arrivée du premier curé et la construction en 1787 de la première église ont marqué le début de l'histoire écrite de Belœil. Son développement, presque exclusivement agricole, s'est lentement poursuivi jusqu'au début des années 1830, époque à laquelle Belœil est devenue une municipalité de paroisse. Le recensement de 1831 indique que 1788 âmes y vivaient. C'est à la deuxième moitié du XIXe siècle que l'on vit la construction du chemin de fer, l'installation d'un aqueduc, la construction d'une poudrière (qui allait devenir la C.I.L.) ainsi que plusieurs bâtiments publics et religieux.

Avec l'avènement du XXe siècle, l'électricité, les bornes fontaines, le pavage et l'éclairage des rues apparaissent. De municipalité de paroisse, Belœil devient village en 1903 et reçoit sa charte de ville en 1914. Le commerce se développe et les besoins en explosifs pour les guerres de Première Guerre Mondiale et Seconde Guerre Mondiale contribuent à l'arrivée de plusieurs nouveaux résidents venus travailler à la C.I.L. C'est l'exode des Montréalais vers les banlieues qui a donné à Belœil le caractère qu'on lui connaît aujourd'hui. De 6 000 résidents en 1960, la population a plus que triplé en vingt ans.

De son histoire, Belœil conserve une trentaine de bâtiments et de sites d'intérêt historique qui lui donnent un cachet que la Société-d'histoire s'emploie à mieux faire connaître.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Belœil a une école secondaire de plus de 1400 élèves[3], relativement élevé pour une ville d'environ 19 000 individus. Plusieurs programmes d'éducation spécialisés expliquent cette haute population (notamment un programme de concentration anglais un programme de concentration basket-ball et de concentration hockey). Cette école fait partie de la Commission scolaire des Patriotes. Les trois valeurs principales de Polybel[4] sont le respect, la rigueur et l'effort.

Personnalités reliés à Beloeil[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (février 2008)
  2. Fonds seigneurie de Beloeil (P236) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  3. Selon leur site officiel (site qui n'est pas souvent mis à jour), mais plusieurs professeurs de cette école, en 2007, affirment que ce serait plutôt 1700 élèves
  4. formé à partir de POLYvalente et de BELœil


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Marc-sur-Richelieu Rose des vents
Saint-Mathieu-de-Belœil N Mont-Saint-Hilaire
O    Belœil    E
S
McMasterville, Otterburn Park