Symbolisme des couleurs

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Farbkreis
Johannes Itten (1961)

Le symbolisme des couleurs est l'ensemble des associations mentales entre les différentes couleurs et des fonctions sociales et des valeurs morales. Ce symbolisme varie d'une société à l'autre, dans le temps et dans l'espace.

La couleur en général, en ce qu'elle s'oppose à la grisaille, a sa symbolique, et chaque champ chromatique en particulier s'associe à des significations qui se sont confirmées dans le temps ou ont pris une connotation nouvelle suivant l'évolution des mœurs ou de la technologie, et des faits historiques.

Constantes et variations[modifier | modifier le code]

Les noms et adjectifs de couleur diffèrent selon les langues et les contextes culturels, et ces délimitations entre les couleurs encadrent les associations possibles. Dans une langue qui a un seul mot pour toutes les teintes bleues et vertes, comme le Breton, l'islandais et le japonais[1], il est improbable que ces couleurs aient des associations distinctes.

Les anthropologues Brent Berlin et Paul Kay ont étudié[2] les termes désignant proprement une couleur, en excluant ceux qui désignent une nuance par référence à un objet caractéristique, dans plusieurs dizaines de langues et ont trouvé une hiérarchie dans ces termes. Quand une langue n'a que trois termes, elle distingue le blanc, le noir et le rouge. Quand elle en a plus, s'ajoutent, à peu près dans cet ordre, le jaune, le vert, le bleu, le brun, le pourpre, le rose, l'orange ou le gris.

On n'a pas relevé de constantes dans les associations symboliques de ces termes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces de coloration préhistorique sont retrouvées sur la Dame de Brassempouy[3].

L'intérêt pour les couleurs apparaît probablement très tôt dans l'histoire de l'homme, comme en attestent l'art préhistorique (notamment les peintures rupestres qui sont principalement en rouge, en ocre et en noir), les rites funéraires (usage de la couleur dans les fosses sépulcrales) et les rites liés à des peintures corporelles de cette époque. Les sites archéologiques livrent à cet effet des blocs de pigment brut, des broyeurs utilisés pour les moudre, des godets, des palettes, des « crayons de maquillage », des « tubes à colorants », des spatules[4]. Les hommes préhistoriques emploient des oxydes de fer ou des argiles riches en oxydes de fer (terres d'ocre) pour les teintes rouges, marrons et jaunes, la craie et le kaolin pour le blanc, les oxyde de manganèse et le noir de charbon (issu d'os calciné ou de bois brûlé) pour le noir, et savent les mélanger (voire utiliser des charges minérales et des liants[5]) pour obtenir des nuances et des dégradés[6]. Les préhistoriens tirent de ces images et objets colorés des symboles (tel le rouge, couleur du sang, de la vie).

L'Antiquité privilégie le noir, le blanc et le rouge[7]. Le rouge porte en lui la signification d’un tissu teint, le noir d'un tissu souillé, sale et non teint et le blanc d'un tissu non teint, pur et propre. Les codes sociaux et les systèmes de représentations s’articulent autour de ces valeurs jusqu’en plein Moyen Âge[8].

La querelle entre prélats chromophiles (partisans de la couleur, en tant qu'elle représente le divin, conception des clunisiens) et chromophobes (adversaires de la couleur, en tant qu'elle représente la matière vile et est un artifice futile ajouté par l'homme à la Création, conception des cisterciens) aboutit à la victoire des premiers à la fin du XIIe siècle, les couleurs principales médiévales (blanc, jaune, rouge, vert, bleu et noir) se diffusant alors sur les vêtements et dans les églises. Le christianisme influence à cette époque profondément la symbolique des couleurs : le blanc exprime la pureté, l'humilité, la libéralité. C'est au tour du noir d'être le reflet de l'humilité et de la pénitence à partir du IXe siècle, devenant la couleur obligée du vêtement monastique. Considéré auparavant comme une simple variété de noir, le bleu acquiert à partir de la fin du XIe siècle une signification autonome : couleur céleste représentée sur le voile de la Vierge[9], il devient le symbole de la sérénité, de la candeur et se répand sur les vêtements et les armoiries. Le jaune, couleur du soufre maléfique, est associé à la maladie (d'où l'expression « avoir le teint jaune »), au déclin (le jaune est une couleur éteinte, mate, triste par rapport à l'or ou à la lumière du soleil, source d'énergie et de vie), à la trahison (couleur de la robe de Judas à partir du XIIe siècle)[10]. Le vert, pigment difficile à fixer par les teinturiers, symbolise l'instabilité (associée à l'amour, l'enfance, la chance, le hasard), la couleur de l'Islam[11] ou celle du diable depuis le XIIIe siècle, alors qu'il représentera la nature chez les romantiques. Le noir, symbole des ténèbres et de la mort, devient « une couleur à la mode » du XIVe au XVIe siècle et une couleur royale jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Bien qu'il reste associé à la sorcellerie ou au deuil, le noir est en effet adopté dans toutes les cours européennes suite aux lois somptuaires qui interdisent aux aristocrates romains de porter des vêtements colorés jugés ostentatoires alors que le pays est touché par la peste noire[12].

Newton, dans son traité Optique ou des définitions, réfractions, inflexions et couleurs de la lumière (1704), montre que la lumière est corpusculaire et que les couleurs sont l'effet des divers corpuscules et de leurs proportions dans les mélanges. Il retient sept couleurs. Sept est, évidemment, éminemment, symbolique... et arbitraire, non scientifique, mais en correspondance avec les sept notes de la gamme (do, ré, mi, fa sol, la si). Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet

En 1810, Goethe fait paraître sa Théorie des couleurs[13]. Contre Newton qui ne voit que l'aspect physique, matériel, Goethe insiste sur le phénomène subjectif et spirituel.

En 1810 aussi, le peintre romantique Philipp Otto Runge, après plusieurs années de recherche sur les couleurs et de correspondance avec Goethe, publie Die Farbenkugel (La sphère des couleurs), dans lequel il décrit un schéma en trois dimensions pour organiser toutes les couleurs, selon leur nuance, leur luminosité et leur degré de saturation. Les couleurs pures y sont disposées autour de l'équateur, tandis que l'axe central représente l'échelle de valeurs des gris, allant du noir à la base au blanc au sommet. Sur la surface de la sphère, les couleurs sont réparties en allant du noir vers le blanc en passant par les couleurs, et ce, en sept étapes.

En 1837, Frédéric Portal publie Des couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Âge et les temps modernes.

En 1839, Eugène Chevreul donne une théorie des couleurs dans son livre, De la loi de contraste simultané des couleurs et un cercle chromatique.

En 1843, Joseph Plateau dans son Essai d'une théorie générale comprenant l'ensemble des apparences visuelles qui succèdent à la contemplation des objets colorés et de celles qui accompagnent cette contemplation montre que la vision fugitive d'une couleur laisse sur la rétine l'impression de la couleur complémentaire, à nouveau de la couleur initiale, puis, de plus en plus faiblement, de la couleur complémentaire.

Le XIXe siècle est celui de la démocratisation de la couleur avec l'essor et la généralisation des pigments et colorants synthétiques produits en masse. La mauvéine est le premier colorant industriel synthétique[14].

Le Bauhaus, en particulier Johannes Itten entre 1919 et 1923, a développé une symbolique des formes (carré, triangle, cercle), des couleurs et des correspondances entre couleurs et sons, couleurs et formes.

Depuis 1992, le médiéviste Michel Pastoureau s'est spécialisé dans l'étude des couleurs : Dictionnaire des couleurs de notre temps (1992), Bleu. Histoire d'une couleur (2002), Le petit livre des couleurs (2005), Noir. Histoire d’une couleur (2008).

Dans A theory of everything (2000), Ken Wilber attribue une couleur aux différentes visions du monde.

  • beige : vision archaïque et instinctive, mode de survie, satisfaction des besoins essentiels
  • violet : vision magique et animiste, mode tribal, rituels, parenté, croyance aux esprits
  • rouge : vision liée aux divinités détentrices du pouvoir, héroïsme mythique, loi du plus fort
  • bleu : vision privilégiant la loi et l'ordre, conformisme, patriotisme, fondamentalisme religieux
  • orange : vision scientifique, individualisme, importance du succès économique
  • vert : vision émotionnelle et écologique, humanisme universel, respect des droits de l'homme
  • jaune : vision intégrative, amalgame des meilleurs éléments des autres couleurs, souplesse
  • turquoise : vision holistique, union de la sensibilité et de la connaissance.

Blanc[modifier | modifier le code]

Pendant l’Antiquité, le blanc faisait partie du cercle chromatique des couleurs et était donc considéré comme une couleur. On y a longtemps distingué des variations : elle peut être brillante, mat, satiné, grisé, clair, sombre, lisse, rugueux... Le blanc est assimilé à la pureté, à l'innocence, à la propreté, à la virginité, au vide, aussi bien en Europe qu'en Afrique ou encore en Asie.

Lors de la guerre de Cent Ans, le blanc s'opposait au rouge, marquant la fin des hostilités. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle que les femmes durant le mariage se vêtiront de blanc pour marquer leur virginité, prenant le pas sur les valeurs bourgeoises plutôt qu'aristocratiques. Des siècles durant le linge de maison était blanc, pour des raisons d'hygiène et étant stable et solide résistant aux lavages. Dieu, les messagers, les anges sont en blanc. Elle relève tout ce qui est transcendant : le commencement du monde, du temps. L'Antiquité romaine y associe les spectre et les apparitions. C'est ainsi que le blanc est associé à l'au-delà. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on se blanchissait la peau pour se différencier des paysans, au teint hâlé du à leur travaux en extérieur. Le blanc révèle de la noblesse et à la délicatesse. Dans le milieu naturel, le blanc est associé notamment au lait et à la neige.

Bleu[modifier | modifier le code]

Longtemps couleur préférée des Européens et des Occidentaux, le bleu, à défaut de son caractère androgyne et passe-partout qu'il a de nos jours, n'était pas apprécié. Durant l’Antiquité il n'était même pas considéré en tant que couleur, ce qui était réservé au blanc, au rouge et au noir. À l'exception des Égyptiens, qui y voyaient une couleur porte bonheur liée à l'immortalité et à la vérité.

Difficile à fabriquer elle a longtemps été écartée. En latin classique, le bleu est instable, imprécis ; ce qui a forcé à chercher dans les langues germaniques et arabes pour en former le vocabulaire. Ce n'est qu'à partir du XIIe siècle que la Vierge se vêtira de bleu. À partir du début de la Renaissance, Giotto di Bondone utilisera le bleu sur des peintures murales pour représenter le ciel à la place de la dorure. Le bleu accèdera peu après au rang de couleur divine, en symbolisant la fidélité, la chasteté, la loyauté, la justice et la foi.

Son utilisation massive stimulera l'économie puisque la demande de guède explosa, rendant prospères des régions comme la Picardie, la Thuringe, la Toscane, ou les alentours de Toulouse... À partir du XVIIIe siècle elle conquiert le cœur des Européens qui en font leur couleur préférée. Une autre véritable révolution sera faite par Levi-Strauss avec sa création du jean en 1850. Il deviendra un vêtement de loisir, de travail, porté par tous. Les organismes internationaux comme, l’ONU, l’Unesco, le conseil de l'Europe, l’Union européenne ont tous choisi la couleur emblématique du bleu. Le bleu symbolise ainsi le calme, la sagesse et la liberté.

Brun[modifier | modifier le code]

Le brun symbolise la dégradation, les excréments, la boue, etc. Cependant, il peut aussi symboliser la Terre, la force et la solidité.

Il est associé a l'ours brun de la même couleur que les cheveux.

Gris[modifier | modifier le code]

Le gris est considéré, avant tout, comme la couleur du malheur et de l'ennui, avec une utilisation récurrente dans des expressions tel « un ciel gris », « des nuages gris », pour signifier le désarroi.

Jaune[modifier | modifier le code]

En Occident, le jaune reste une couleur peu appréciée, alors même que pendant longtemps, ce ne fut pas le cas. Durant l'Antiquité, les Romains l'ont porté lors des cérémonies et des mariages, alors qu'en Asie et en Amérique du Sud, elle était valorisée. En Chine, elle est associée au pouvoir, à la sagesse, à la richesse, elle fut longtemps réservée à l'empereur de Chine. Le jaune est le plus souvent associé à l'or en symbolisant le pouvoir, la richesse, la chaleur, l'énergie, la joie, la puissance, le soleil, la lumière...

Mais elle en gardera aussi un caractère négatif et ce dès l'imagerie médiévale. Chevaliers félons, Judas, maris trompés... Le jaune est la couleur de la trahison, de la jalousie, de la dépravation et de l'orgueil. On exclut avec le jaune : les menteurs, les trompeurs, les hérétiques. En 1269, Saint Louis, sous l'influence de l'Église, obligea les juifs, considérés depuis les croisades comme les alliés des musulmans, à porter une rouelle de couleur jaune, en signe d'infamie[15]. Au XVIe siècle, on peignait en jaune la porte des traîtres[16]. La même méthode de distinction est employée par le régime nazi au XXe siècle avec le port de l'étoile jaune... L'expression française « jaune » désignant le traître remonte au XVe siècle. Le jaune s'associe aux maladies : « le teint jaune » avec les maladies du foie, le pavillon jaune signalant la quarantaine sur les navires. Il est également associé à la gêne et au dépit, comme dans l'expression « rire jaune ».

Depuis le XXe siècle, le jaune est à nouveau valorisé. Il symbolise la renaissance printanière, les richesses naturelles via le blé, le maïs, le miel et la plupart des céréales. Il évoque la richesse matérielle, la domination, la lumière, l'éternité et la foi, en étant l'une des couleurs les plus claires, liée à la gaieté et à la jeunesse.

Noir[modifier | modifier le code]

Le noir est très difficile à atteindre en peinture faisant d'elle une couleur peu présente au Moyen Âge. Ce ne sera qu'à partir du XIVe siècle, à la suite de la commande de couleurs sages, que les teinturiers feront des progrès dans la gamme des noirs. Elle deviendra une couleur à la mode chez les ecclésiastiques, les princes à la suite de la Réforme protestante, faisant la guerre aux couleurs vives. À partir du XIXe siècle, elle s'inscrira dans les uniformes de ceux qui font autorités : douaniers, magistrats, ecclésiastiques et pompiers. Elle se démocratise et perd une partie de sa symbolique lié au respect, à la tempérance, à l'humilité et à l'austérité. Le noir peut ainsi s'associer, aujourd'hui, au chic et à l'élégance.

Le noir en étant la négation de toutes les couleurs, il représente, notamment en Occident, les sentiments de tristesse, de peur et de méchanceté, que l'on peut retrouver dans l'expression « avoir les idées noires ». Le noir s'associe alors aux Péchés, aux épreuves, à la mort, au néant, au deuil et à l'abandon.

Orange[modifier | modifier le code]

Bien que moins brutal que le rouge, l'orange est vif. Il évoque le feu, le soleil, la lumière et la chaleur. C'est une couleur chaude, intime, accueillante.
Aux Pays-Bas, où la famille régnante est celle de la Maison d'Orange-Nassau (Oranje-Nassau), cette nuance est, par rapprochement avec le nom de la famille, la couleur nationale et son usage y est très fréquent.

Rouge[modifier | modifier le code]

Pendant l’Antiquité, avec un cercle chromatique divisé en trois ; le blanc, le noir et le rouge, cette dernière était la seule qui avait réellement le statut de « couleur », le noir étant sale et le blanc incolore. Ses pigments ayant été maîtrisé voilà plus de 37 000 ans, pendant l’ère paléolithique. Admiré durant l'Antiquité, le rouge revêtit les dieux et le clergé. À Rome, c'est la couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens et des empereur romains. En Chine, il est emblème de la dynastie Zhou. La couleur rouge symbolise avant tout le bonheur en Chine, mais il symbolise aussi la vie, les flammes et de la chaleur. Mais elle symbolise aussi la mort, cette dernière étant considérée comme une renaissance en Asie. Les processions funéraires asiatiques sont encore de nos jours colorés de rouge. Dans les textes sacrés des Chrétiens, des Egyptiens, des Hébreux et des Arabes, cette couleur a toujours été associée au feu et à l'amour divin, et a symbolisé la divinité et le culte.

À partir du XIIIe et du XIVe siècle, le pape et les cardinaux s'en revêtissent et paradoxalement on peint des démons et les forces infernales de la même couleur. À partir du XVIe siècle, le rouge fuit les temples considérés comme immoral par les réformateurs protestant se référant à la grande prostituée de Babylone vêtue de rouge.

Jusqu'au XIXe siècle, le rouge restera la couleur des mariées, en étant considéré comme plutôt féminine, à l'opposition du bleu, elle masculine. Aujourd'hui le rouge conserve sa symbolique de couleur chaude et excitante, forte et saillante, en représentant le présent, la chaleur et la vie. Le rouge est la couleur qui a le plus d'impact sur nos fonctions physiologiques. C'est sans doute pour cette raison qu'on l'a toujours associée à la joie, à la passion, à la sensualité et au désir, en traduisant l'exubérance et la vitesse tout en attirant l'attention et en mettant en garde. Le rouge, couleur du sang, évoque également la guerre, la destruction, la colère, la violence, la conquête et l'agressivité, comme dans les expressions « voir rouge » et « rouge de colère ».

Vert[modifier | modifier le code]

Considéré comme une couleur médiane, le vert est considéré comme apaisant. Bien que terne, il a une histoire tumultueuse. En effet le vert est techniquement une couleur instable, difficile à fabriquer et à maîtriser. Ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle qu'il perdra ce caractère turbulent, alors qu'il était considéré jusqu'alors comme une couleur excentrique en Europe, excepté en Allemagne. Même en photographie, le vert était la première couleur à se ternir et à s'estomper.

Le vert est alors symboliquement la couleur de l'instabilité représentant ce qui bouge, ce qui change, ce qui varie. Les jongleurs et les bouffons s'habillent en vert. Les jeux d'argent s'organisent sur tables tapissées de vert. Elle représente la chance, l'infidélité, la jalousie et l'immaturité.

Le vert a également un côté négatif, avec la représentation de démons, de dragons, d'esprits, de martiens et des créatures maléfiques... Il est associé à certaines superstitions négatives : les comédiens refusent de s'habiller en vert, les livres en vert seraient les moins vendus...

Le dollar, associé au jeu d'argent, est en vert alors qu'auparavant on associait la monnaie au doré ou l'argenté. L'islam est le premier à associer le vert à la nature, synonyme d'oasis, de paradis. Ce ne sera qu'à partir du XIXe siècle que l'occident associera le vert à la nature qui deviendra ensuite le symbole de la lutte contre les immondices, de la propreté et de l'espoir, comme de l'espéranto (avec le blanc).

Violet[modifier | modifier le code]

Le violet symbolise la connaissance, la religion, la magie ou le sérieux. Il peut également être associé au deuil, à la crainte ou à la mélancolie. Chez les Romains, le violet symbolisait l'unité, le peuple et la démocratie.

Les couleurs dans l'ésotérisme[modifier | modifier le code]

Analogies et correspondances ; synesthésies[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Analogies et correspondances.

Couleurs et figures géométriques. Kandinsky établit une corrélation entre les trois formes géométriques élémentaires et les trois couleurs primaires : triangle jaune, carré rouge, cercle bleu.

Couleurs et notes. Newton (1704) était convaincu qu'il devait y avoir une parfaite correspondance entre les diverses couleurs et les notes de la gamme. Voltaire, dans les Éléments de philosophie de Newton (1738), p. 182, résume les résultats : "La plus grande réfrangibilité du violet répond à ré ; la plus grande réfrangibilité du pourpre répond à mi." Violet/ré, pourpre/mi, bleu/fa, vert/sol, jaune/la, orange/si, rouge/do (ut). Voltaire ajoute : "Cette analogie secrète entre la lumière et le son donne lieu de soupçonner que toutes les choses de la nature ont des rapports cachés que peut-être on découvrira quelque jour."[17] Un occultiste du XIXe siècle, maître Philippe de Lyon, soutenait ceci : "Les sons, comme la lumière, sont formés de couleurs qui exercent une grande influence sur l'organisme. Do (rouge) : il excite le cerveau et agit sur l'estomac et les intestins. Ré (orangé) : il agit sur l'estomac, l'abdomen, les intestins... Mi (jaune) : action sur le cœur, la rate. Fa (vert) : il contracte le diaphragme. Sol (bleu) : il agit principalement sur la partie supérieure des organes et sur les bras. La (indigo) : donne des tremblements (cœur et région cardiaque). Si (violet) : elle agit directement sur le cœur lui-même."[18] Dans son livre, Du spirituel dans l'art (1911), Kandinsky justifie les couleurs par leur musique, il assimile les couleurs à des sons. Klee compare les couleurs à des voix.

Couleurs et pierres précieuses (ou fines, transparentes). Pierres précieuses : le diamant (transparent), l'émeraude (vert), le rubis (rouge) et le saphir (bleu). Pierres fines : l'aigue-marine (bleu vert pâle), l'améthyste (violet), la citrine (jaune), le cristal de roche (clair), la cordiérite, la géode, le péridot, la tanzanite, la topaze (transparente, jaune clair à foncé), la tourmaline (vert, bleu, marron ou rouge pâle), le zircon (incolore, bleu, vert pâle à vert, brun, etc.).

Couleurs et planètes. Depuis les Mésopotamiens et le Quadripartitum Hermetis, chaque planète a sa couleur. Soleil : jaune, or ; Lune : blanche, argent ; Mars : rouge, rouille ; Mercure : multiple/orange, mercure ; Vénus : verte, cuivre ; Jupiter : bleu, étain ; Saturne : noir, plomb.

Couleurs et points cardinaux. [John Dee] transcrit la vision angélique d'un Palais où la porte Est est blanche, la porte Sud rouge, la porte Nord noire, la porte Ouest verte (Mysteriorum Pragensium Confirmatio, 1585 Prague)[19]. .

Tableau de correspondances selon Papus (ABC illustré d'occultisme, posthume, 1922, Dangles, p. 247)
corps célestes Éléments Signes pierres vertus couleurs
Mars Feu Bélier rubis hardi rouge
Vénus Terre Taureau émeraude ingénieux vert
Mercure Air Gémeaux chrysoprase ami des jeux jaune
Lune Eau Cancer chrysolithe vagabond bleu clair
Soleil Feu Lion topaze grande âme orange
Mercure Terre Vierge saphir pieux marron
Vénus Air Balance sardoine ami de la justice pourpre
Mars Eau Scorpion sardonyx tyran Bordeaux
Jupiter Feu Sagittaire améthyste colère violet
Saturne Terre Capricorne onyx ambitieux vert pomme ou noir
Saturne Air Verseau aigue marine marchand bleu marine
Jupiter Eau Poissons jaspe fécond cendré

En alchimie[modifier | modifier le code]

Les phases classiques du travail alchimique sont au nombre de quatre (trois si l'on délaisse le jaunissement). Elles sont distinguées par la couleur que prend la matière au fur et à mesure. Elles correspondent aussi aux types de manipulation chimique : calcination (noir), lessivage (blanc), réduction (jaune), pour obtenir l'incandescence (rouge). On trouve ces phases dès Zosime de Panopolis, vers 300, à Alexandrie : "En cherchant à partager exactement la philosophie (chimique) en quatre parties, nous trouvons qu’elle contient : premièrement le noircissement, secondement le blanchiment, troisièmement le jaunissement, et quatrièmement la teinture en violet"[20]. Suivons Jacques Bergier[21], qui était ingénieur chimiste mais aussi alchimiste.

  1. œuvre au noir (mélansis en grec, nigredo en latin) : il y a mort, dissolution du Mercure et coagulation du Soufre. "Notre alchimiste commence par préparer, dans un mortier d'agate, un mélange intime de trois constituants. Le premier, qui entre pour 95 %, est un minerai, un pyrite arsénieux. Le second est un métal : fer, plomb, argent ou mercure. Le troisième est un acide d'origine organique : acide tartrique, ou citrique. Il va broyer à la main et mélanger ces constituants durant cinq ou six mois. Ensuite il chauffe le tout dans un creuset... Il dissout enfin le contenu du creuset grâce à un acide... Il évapore ensuite le liquide et recalcine le solide, des milliers de fois, pendant plusieurs années... Au bout de plusieurs années, il ajoute à son mélange un oxydant, le nitrate de potasse par exemple. Il y a dans son creuset : du soufre provenant de la pyrite et du charbon provenant de l'acide organique... Il va recommencer à dissoudre, puis à calciner... Le mélange [soufre, charbon, nitrate] est placé dans un récipient transparent, en cristal de roche, fermé de manière spéciale ['fermeture d'Hermès ou hermétique']... Le travail consiste désormais à chauffer... Le mélange change en un fluide bleu-noir ['aile de corbeau']."
  2. œuvre au blanc (leukosis, albedo) : il y a purification, lavage. "Au contact de l'air ce liquide fluorescent se solidifie et se sépare... Il reste des scories. Ces scories, il [l'alchimiste] va les laver, pendant des mois, à l'eau tri-distillée. Puis il conservera cette eau... C'est le dissolvant universel et l'élixir de longue vie..." Ici se termine le Petit Œuvre.
  3. œuvre au jaune (xanthosis, citrinitas). L'alchimiste "va maintenant essayer de recombiner les éléments simples qu'il a obtenus." Michaël Maier parle de sublimation[22], c'est-à-dire d'épurer, de transformer en vapeur par la chaleur.
  4. œuvre au rouge (iosis, rubedo) : il y a union du Mercure et du Soufre. L'alchimiste obtiendrait "le cuivre alchimique, l'argent alchimique, l'or alchimique... Le cuivre alchimique aurait une résistance électrique infiniment faible... (Une substance, soluble dans le verre, à basse température), en touchant le verre légèrement amolli, se disperserait à l'intérieur, lui donnant une coloration rouge rubis, avec fluorescence mauve dans l'obscurité. C'est la poudre obtenue en broyant ce verre modifié dans le mortier d'agate que les textes alchimiques nomment la 'poudre de projection' ou 'pierre philosophale'." Ainsi se termine le Grand Œuvre[23].

En astrologie[modifier | modifier le code]

Omraam Mikhaël Aïvanhov expose les couleurs des signes du zodiaque à partir d'un hexagramme constitué de deux triangles, l'un masculin, de feu, l'autre féminin, d'eau. Le Bélier est rouge, Taureau ?, Gémeaux ?, Cancer vert, Lion jaune, Vierge ?, Balance ?, Scorpion orange, Sagittaire bleu, Capricorne ?, Verseau ?, Poissons violet.

« Le triangle du feu contient les trois couleurs : rouge, jaune et bleu. Rouge correspond au Bélier, jaune doré au Lion et le bleu au Sagittaire... Le triangle de l'eau correspond au Cancer, au Scorpion et aux Poissons. Le vert correspond au Cancer, l'orange au Scorpion et le violet aux Poissons... Le triangle de l'eau est celui de la femme, c'est-à-dire du cœur, du côté féminin, passif, de l'amour. Le triangle du feu est celui de l'homme, du principe actif, de la sagesse. Nous devons donc naître de ces deux principes - amour et sagesse - pour pouvoir vivre et entrer dans le royaume de Dieu. Ces deux principes amour et sagesse produisent la vérité.. »

— Mikhaël Omraam Aïvanhov (Michaël Ivanoff), Amour, Sagesse, Vérité, Paris, Éditions Izgrev, 1946, p. 21.

Dans le Tarot de Marseille[modifier | modifier le code]

"Le Tarot est le reflet de la nature et du monde qui entoure l'homme ainsi se base-t-il sur les 7 couleurs fondamentales de l'univers (la 7e étant la couleur de la chair humaine).

1) Le jaune. Cette couleur rappelle la couleur de l'or, du miel, certaines fleurs, certains fruits murs, du soleil. Le jaune montre un travail, un processus par lequel, une chose atteint un autre stade, un fruit qui mûrit grâce à l'action du soleil. C'est ainsi que le jaune donnera l'idée de travail, de temps qui aboutit à une métamorphose après un processus de transformation. Le jaune peut aussi être interprété comme la couleur du plan divin, celle de la sagesse universelle et du pouvoir ; c'est la couleur des Dieux, qui devient sur Terre l'attribut de la puissance des Rois. La maturité associée au travail évoque l'idée de métamorphose. Le jaune est aussi la couleur de la lumière et elle possède en elle de ce fait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Le jaune supervise la dualité entre la couleur bleue et la couleur rouge.
2) Le rouge. C'est la couleur du sang, du feu. C'est une couleur pleine de vie et d'énergie, c'est la couleur de l'action, de l'oxygène nécessaire à la vie. Le rouge, qui symbolise le sang dans le jeu doit rester dans le corps (signe positif de santé) lorsqu'il s'en échappe, il change de couleur. Cette couleur est la couleur de l'intérieur dans l'ordre naturel des choses. Le rouge est la couleur du plan matériel, du désir, du pouvoir temporel mais absolu. Il s'oppose diamétralement au bleu. Le rouge sert à habiller les personnages du tarot et nous donne l'indication de leur position par rapport à son complément qui est le bleu.
3) Le bleu. Cette couleur s'oppose au rouge et crée une dualité symbolique. C'est un bleu intense, vif mais foncé. C'est la couleur de l'extérieur. Elle ne peut être dedans. Le bleu est une couleur faite de multitudes de couches, c'est une couleur collective ou impersonnelle, peu violente tout à l'inverse du rouge. Elle rappelle la couleur des profondeurs, de la mer, du ciel, c'est la couleur de l'infini, des grands espaces. C'est une couleur impalpable. On retrouve cette couleur sur les vêtements, les cheveux, les plantes, les étoiles, les chevaux... Le bleu est la couleur du plan spirituel, du pouvoir intemporel. Il exprime la stagnation mais aussi la permanence des choses. Il peut rappeler à certains égards l'inconscient collectif.
4) Le vert. Il apparaît dans le tarot sombre et soutenu. Il se distingue totalement des jeunes pousses vert tendre que l'on peut trouver dans la nature. Ce vert est un vert résistant des plantes qui ont su lutter contre la nature pour rester en vie, il représente la vitalité profonde, la résistance au temps. Il rappelle l'énergie violente de la nature. C'est la couleur directrice de la vie. On la rencontre peu dans le jeu.
5) Le noir. C'est la couleur de ce qui est caché mais qui est riche comme la terre noire et fertile par exemple. C'est une couleur fertile, elle aspire à la lumière et elle révèle la lumière. Tout peut sortir d'elle. C'est la couleur de la révélation de l'âme, le meilleur exemple en est L'Arcane sans Nom. C'est une couleur qui demande de se dépouiller du superflu et de ne garder que l'essentiel. C'est en même temps la couleur du mystère des choses non encore révélées, de l'inconnu, de ce que l'on ne peut pas voir. Pour percer ses secrets, il faut du courage et de l'action. Au départ, le noir s'opposait au blanc. Mais le blanc ayant un peu évolué dans son sens, ce n'est plus vraiment le cas.
6) Le blanc. C'est en principe le signe de la pureté et de la virginité, de la délicatesse, on retrouve cette couleur dans la neige immaculée encore jamais touchée, dans certaines fleurs rares et fragiles. C'est donc la partie qui reste pure mais qui peut facilement être souillée. C'est la couleur par défaut du fond des cartes. Le blanc est difficile à interpréter.
7) La chair. Cette couleur n'est pas éclatante, elle est un peu blafarde. C'est la couleur de la peau, elle symbolise l'humain, l'homme. On la retrouve sur les personnages mais aussi sur les objets qui deviennent alors des prolongements de l'homme. C'est aussi la couleur de la conscience, du pouvoir sur le temporel et le spirituel."

(site Le Chariot).

Dans la kabbale[modifier | modifier le code]

Le Zohar assigne une couleur spécifique à chacune des Sephiroth : le blanc à Hokhmah (Sagesse) ; le rouge à Binah (Intelligence) ; le vert à Tiphereth (Harmonie) et le noir à Malkhuth (Royaume). Ce système de couleurs est mis en parallèle avec celui des quatre Mondes qui se voient également attribuer une couleur. Le monde d’Atziluth (émanation) est blanc ; le monde de Briah (création) rouge ; le monde de Yetsirah (formation) vert et le monde d’Assyah (fabrication) noir[24].

En Chine[modifier | modifier le code]

En Chine, le rouge a un sens très positif[25]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Goethe, Traité des couleurs (1810), trad., Triades.
  • Frédéric Portal, Des couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Âge et les Temps modernes, 1837.
  • Michel Pastoureau, Dictionnaire des couleurs de notre temps, Bonneton, Paris, 1992. (ISBN 2862532436) ; Bleu. Histoire d'une couleur, éditions du Seuil, 2002. version poche (ISBN 2020869918), version grand format (ISBN 2020204754); Le petit livre des couleurs, avec Dominique Simonnet, éditions Panama, 2005 . (ISBN 2755700343) ; Noir. Histoire d’une couleur, 2008.
  • J. Peyresblanques Histoire et symbolisme des couleurs, Collège des ophtalmologistes des Hôpitaux de France, publié dans Les rayonnements optiques et les couleurs : faits et effets, Édition INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), mars 1998.
  • Annie Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur : Le Bleu, CNRS Éditions, coll. « CNRS Dictionnaires », 274 p. (ISBN 2271062284) , préface de Michel Pastoureau. Le Rouge, CNRS Éditions, coll. « CNRS Dictionnaires », 2000, 500 p. (ISBN 2271057558) , préface de Sonia Rykiel. Nouvelle édition mai 2009. ISBN 978-2-271-06769-2. Le Rose, CNRS Éditions, coll. « CNRS Dictionnaires », 2002, 287 p. (ISBN 2271059933) , préface de Bernard Cerquiglini. Le Noir, CNRS Éditions, coll. « CNRS Dictionnaires », 2005, 288 p. (ISBN 2271063213) , préface de Pierre Soulages. Nouvelle édition mai 2010. ISBN 2271068657. Le Blanc, CNRS Éditions, coll. « CNRS Dictionnaires », 2008, 332 p. (ISBN 978-2-271-06636-7) , préface de Jean-Louis Étienne. Le Vert. Dictionnaire de la couleur. Mots et expressions d'aujourd'hui (XXe-XXIe siècles), préface de Patrick Blanc, CNRS Éditions, coll. « CNRS Dictionnaires », 2012.ISBN 978-227107095-1.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 青, qui se lit ao(ï), veut dire principalement bleu, mais dans certains cas, vert : par exemple, c'est le terme utilisé pour désigner la couleur des légumes verts.
  2. Basic color terms, 1969.
  3. Henri Delporte, L'image de la femme dans l'art préhistorique, Picard,‎ 1979, p. 62
  4. Jacques Brunet, Jean Vouvé, La Conservation des grottes ornées, Éd. CNRS,‎ 1996, p. 37
  5. Marcel Otte, La préhistoire, De Boeck Supérieur,‎ 2009, p. 198
  6. Art et civilisations des chasseurs de la préhistoire : 34 000-8 000 ans av. J.-C., Musée de l'homme,‎ 1984, p. 387
  7. Laurence Villard, Couleurs et vision dans l'Antiquité classique, Publication Universitaire Rouen Havre,‎ 2002, p. 97
  8. Michel Pastoureau, Dominique Simonnet, Le petit livre des couleurs, Points,‎ 2007, 121 p., [réf. insuffisante]
  9. Elle est de plus la couleur de sa robe avec éventuellement un manteau rouge chez les orthodoxes, alors qu'elle est celle de son manteau avec une robe ou un corsage rouge chez les catholiques. Source : Fonctions de la couleur en Eurasie, Editions L'Harmattan,‎ 2000, p. 129.
  10. Michel Pastoureau, « Le jaune : tous les attributs de l'infamie ! », sur L'Express,‎ 2 août 2004
  11. Couleur favorite du prophète Mahomet qui portait un étendard et un turban verts, elle était diabolique aux yeux des adversaires de l'Islam.
  12. Michel Pastoureau, Noir : histoire d’une couleur, Editions du Seuil,‎ 2010, 210 p.
  13. Goethe, Traité des couleurs (1810), trad., Triades, 1983.
  14. Alain Dumon, Robert Luft, Naissance de la chimie structurale, EDP Sciences,‎ 2008, p. 244
  15. IVe concile du Latran
  16. Des couleurs symboliques dans l'Antiquité, le Moyen Âge et les Temps modernes - Frédéric Portal - 1837
  17. Pierre Thuilier, La revanche des sorcières. L'irrationnel et la pensée scientifique, Belin, 1997, p. 62.
  18. Philippe Encausse, Le Maître Philippe, de Lyon, thaumaturge et 'Homme de Dieu'", Éditions Traditionnelles, 1985, p. 247.
  19. (fr)[PDF]« La vision du Palais Circulaire », sur comselha.110mb.com (consulté en 6 août 2010)
  20. (fr) « Les alchimistes grecs : 3e partie les œuvres de Zosime - III. xliv. — SUR LES DIVISIONS DE L’ART CHIMIQUE », sur remacle.org (consulté en 6 août 2010)
  21. L'alchimie, science et sagesse, Encyclopédie Planète, s.d., p. 222-226.
  22. Michael Maier associe sublimation et jaune (De duabus viis, humida et sicca, 1611). Jean-Claude Margolin et Sylvain Matton (dir.), Alchimie et Philosophie à la Renaissance, Vrin, 1993, p. 315, p. 326 (en latin : sublimatio, anima citrinissima).
  23. Louis Pauwels et Jacques Bergier, Le matin des magiciens (1960), Partie 2 : "L'alchimie comme exemple", Chapitre IV. ISBN 978-2-07-036129-8
  24. (fr) « Histoire lde la mystique juive », sur www.systerofnight.net (consulté en 6 août 2010)
  25. http://www.abchine.fr/doc/ABChine-La-signification-des-couleurs-en-Chine.pdf