Centre de la petite enfance
Les centres de la petite enfance (ou CPE) sont des institutions québécoises consacrées à la garde et à l'éducation de jeunes enfants. Ce sont des personnes morales à but non lucratif ou des coopératives gérées par un conseil d'administration composé d'au moins deux tiers de parents utilisateurs des services de garde[1]. Ces centres sont subventionnés par le Ministère de la Famille et des Aînés du gouvernement du Québec.
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Historique [modifier]
Ce réseau a été mis sur pied le 23 septembre 1997 par Pauline Marois, alors ministre de l'éducation au sein du gouvernement du Québec, à partir des garderies sans but lucratif et des agences de garde en milieu familial. Son principe ayant été l'accès à la garde d'enfant pour tous, le projet a été surnommé, lors de sa mise en œuvre, les « garderies à 5 $ » en raison du tarif quotidien uniforme que devaient appliquer ces centres. Tous les CPE sont des corporations sans but lucratif, bien que des places à « 5 $ » étaient aussi offertes dans des garderies commerciales. De 1997 à 2005, le nombre de places dans le réseau est passé de 55 000 à 200 000. En 2004, les tarifs furent augmentés à 7 $ par jour.
Bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial [modifier]
Jusqu'au 1er juin 2006, on comptait environ 1 000 centres de la petite enfance au Québec, dont plus de 80 % offrent à la fois la garde en installation et en milieu familial. Ces centres employaient environ 40 000 personnes[réf. souhaitée].
Après cette date, l'ensemble des CPE ont perdu la composante Milieu familial, qui a été redistribuée à 164 bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial (BC). Les BC sont d'abord des CPE agréés BC pour trois ans. Il existe également des BC réunissant plusieurs CPE qui se sont regroupés en une personne morale à but non lucratif. Chaque BC coordonne la garde en milieu familial et gère entre 140 et plus de 1 700 places sur un territoire correspondant à celui des Centre local de services communautaires (CLSC), avec qui ils collaborent.
Mission éducative [modifier]
Les CPE et les BC sont subventionnés par l'État et ont une mission éducative. Leur standards et leur administration sont fortement contrôlés par l'État bien qu'au moins 2/3 des membres des conseils d'administration des CPE sont des parents d'enfants qui le fréquentent. En 2005, environ 7 000 parents sont impliqués dans ces conseils ou sur des comités qui en découlent[réf. souhaitée].
Au Québec, les services de garde éducatifs ont une triple mission : celle de voir au bien-être, à la santé et à la sécurité des enfants qui leur sont confiés, celle de leur offrir un milieu de vie propre à stimuler leur développement sur tous les plans, de leur naissance à leur entrée à l’école, et enfin celle de prévenir l’apparition ultérieure de difficultés d’apprentissage, de comportement ou d’insertion sociale.
Impacts économiques [modifier]
Une étude de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke énonce que les garderies subventionnées ont incité près de 70 000 mères à occuper un emploi en 2008, ce qui se traduirait par une hausse du taux d'emploi global au Québec de 1,78 %, et une hausse du PIB de 5,1 milliards de dollars[2]. Cependant, selon une étude de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux socio-organisationnels de l’économie du savoir, le pourcentage de mère sur le marché du travail s'est accru dans tout le Canada[3].
Garderies [modifier]
Au Québec, il existe également un réseau parallèle de garderies privées et indépendantes aux vocations diverses et aux tarifs différents. Cela transforme parfois le choix d'un service de garde en une tâche pouvant être longue et complexe[4].
Notes et références [modifier]
- Loi 124 : loi sur les services de gardes éducatifs à l'enfance, adoptée le 16 décembre 2006, Québec.
- Pierre Fortin, Luc Godbout, Suzie St-Cerny, L’impact des services de garde à contribution réduite du Québec sur le taux d'activité féminin, le revenu intérieur et les budgets gouvernementaux, Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke (2012). [1]
- Catherine Chevrier, Diane-Gabrielle Tremblay, PORTRAIT ACTUEL DU MARCHÉ DU TRAVAIL AU CANADA ET AU QUÉBEC : UNE ANALYSE STATISTIQUE EN FONCTION DU GENRE.[2]
- Choisir la bonne garderie ou le bon service de garde - Étape 1: Préparations
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Les CPE sur le ministère québécois de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine
- Association québécoise des CPE
- MaGarderie.com Le réseau d'information sur les services de garde du Québec