Rivière des Outaouais
| Rivière des Outaouais (Outaouais, Ottawa River) |
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La rivière des Outaouais, entre les villes de Gatineau et d'Ottawa. |
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Carte du bassin de l'Outaouais. |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 1 271 km [1] |
| Bassin | 146 300 km2 [1] |
| Bassin collecteur | Fleuve Saint-Laurent |
| Débit moyen | 1 950 m3⋅s-1 [1] |
| Cours | |
| Source | Lac des Outaouais |
| · Localisation | Lac-Moselle (Québec) |
| · Altitude | 409 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | Fleuve Saint-Laurent |
| · Localisation | Pointe-des-Cascades / Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (Québec) |
| · Altitude | 25 m |
| · Coordonnées | |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Rivière Nation Sud, Rivière Rideau, Rivière Kinojévis |
| · Rive droite | Rivière du Nord, Rivière Rouge, Rivière de la Petite Nation, Rivière Gatineau, Rivière Dumoine |
| Pays traversés | |
| Principales villes | Petawawa, Pembroke, Ottawa/Gatineau, Hawkesbury, Montréal |
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La rivière des Outaouais (anglais : Ottawa River) ou l’Outaouais[2] est le principal affluent du fleuve Saint-Laurent. La rivière, dans sa partie sud, trace la frontière entre les provinces canadiennes du Québec et de l'Ontario, à partir du lac Témiscamingue. Par la suite, en territoire québécois, elle forme le lac des Deux-Montagnes et se jette dans le fleuve Saint-Laurent et la rivière des Prairies à la tête de l'île de Montréal et dans la rivière des Mille Îles à la tête de l'île Jésus. Elle est nommée en l'honneur de la nation des Outaouais.
Sommaire |
Parcours [modifier]
L'ensemble du bassin versant s'étend sur environ 179 000 km2. D'une longueur de 1 271 km, elle prend sa source aux lacs des Outaouais et Capimitchigama dans les Laurentides, à 280 km au nord-ouest de Montréal. La rivière coule d'abord vers l'ouest dans la région d'Abitibi-Témiscamingue puis, à partir du lac Témiscamingue, elle sert de frontière naturelle entre l'Ontario et le Québec jusqu'à Hawkesbury.
Dans la partie sud de cette section, en amont d'Ottawa et de Gatineau, se retrouvent deux grandes îles (île aux Allumettes et île du Grand-Calumet) : ces deux îles appartiennent au Québec. Entre les deux îles, on retrouve la municipalité de Fort-Coulonge. Dans cette section, la rivière reçoit plusieurs rivières dont la Dumoine, la Noire, la Coulonge et la Quyon. À partir de Gatineau, sur sa rive gauche et d'Ottawa, sur sa rive droite, elle a pour affluents plusieurs autres rivières d'importance (Rideau et Nation sud, rive droite, en Ontario, et Gatineau, Blanche, du Lièvre, Nation nord, la Rouge, rive gauche, au Québec). Elle forme un réservoir jusqu’à Carillon, où Hydro-Québec maintient un barrage avec centrale hydroélectrique de 675 MW. Avant la construction de ce barrage, des rapides et une chute (Chute-à-Blondeau) empêchaient la navigation sur une distance d'environ 20 km. (Portage de Carillon) Ensuite, la rivière formait un lac naturel jusqu'à Ottawa (Rapides Chaudières) où il y a aujourd'hui un barrage.
Les villes d'Ottawa en Ontario (capitale fédérale, 900 000 hab.) et Gatineau au Québec (250 000 hab.) forment le noyau principal de population sur la rivière. Plus en aval, on retrouve les municipalités québécoises de Montebello, Papineauville, Grenville, Rigaud et Carillon ainsi que la ville ontarienne de Hawkesbury.
Plus loin, en aval de Carillon, la rivière s'élargit pour former le lac des Deux Montagnes (mont Rigaud et mont Oka) et enfin se jette dans le fleuve Saint-Laurent principalement par la rivière des Prairies qui reçoit 70 pour cent de son eau. Le reste s'écoule directement vers le fleuve (10 % par le lac Saint-Louis) ou par la rivière des Mille-îles.
Débit [modifier]
La rivière des Outaouais est munie de plusieurs barrages qui contrôlent son débit. Dans la partie où elle sert de frontière entre les deux provinces, la production hydroélectrique des barrages est partagée entre Ontario Power Generation et Hydro-Québec, les deux sociétés d'État provinciales de production d'électricité. À l'embouchure de la rivière, près du lac des Deux Montagnes dans les environs de Montréal, la moyenne du débit s'établit à 1 950 m³/s ; ce débit connaît des variations entre 700 et 8 000 m³/s. En 1974, la crue amène des inondations importantes à Hudson dans la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent[3].
Histoire [modifier]
Il y a 9 000 ans, la mer de Champlain (carte), créée suite au retrait des glaciers, commence à se retirer vers l'est, formant ainsi les vallées de l'Outaouais et du St-Laurent. À son plus haut niveau, elle occupait les terres situées sous 200 m d'altitude (par rapport au niveau actuel des mers).
La rivière a été pendant longtemps le chemin privilégié par les amérindiens et par les premiers explorateurs pour atteindre les Grands Lacs et l'ouest du Canada (Pays d'en Haut) par la rivière Mattawa puis le lac Nipissing et vers le nord par le lac Témiscamingue, le cours supérieur de l'Outaouais et les cours d'eau qui y communiquent. Son nom actuel vient d'une tribu originaire de l'Île Manitoulin (située dans le lac Huron) qui s'en servait pour venir faire la traite des fourrures avec les premiers explorateurs français. Son nom algonquin, Kitchesippi, signifie Grande rivière. La rivière des Outaouais a aussi porté les noms suivants: La Grande rivière (Galinée 1670), Rivière des Outaouai, Rivière des Hurons, Rivière des Outaouacs ou des Prairies (Bernou 1680), Outaouais (Alexander Henry (en)), Utawas River (Alexander Mackenzie)[4].
Sur le parcours [modifier]
Lacs [modifier]
- Lac Simard
- Réservoir Decelles
- Lac Témiscamingue
- Lac Holden
- Rivière Creuse : portion de la rivière des Outaouais située entre Rapides-des-Joachims au Québec et Petawawa en Ontario, d'une longueur d'environ 35 km par au plus 1 km de large. Sa profondeur mesurée en face du Rocher-à-l'Oiseau est de 70 mètres (230 pieds). Elle est aussi connue sous le nom de Deep River en anglais.
- Lac des Allumettes
- Lac Coulonge
- Lac des Chats
- Lac Deschênes
- Lac des Deux Montagnes
Affluents [modifier]
Rive gauche
Rive droite
Îles [modifier]
Ponts et traverses [modifier]
- Pont du Long-Sault
- Traverse Pointe-Fortune-Carillon
- Traverse Oka-Hudson
- Pont de l'Île-aux-Tourtes
- Pont Taschereau
Municipalités et localités [modifier]
Rive gauche
- Grenville-sur-la-Rouge
- Grenville
- Saint-André-d'Argenteuil (Saint-André-Est, Carillon)
- Saint-Placide
- Oka
- Pincourt
- Notre-Dame-de-l'Île-Perrot
Rive droite
- Hawkesbury
- Hawkesbury Est (Chute-à-Blondeau)
- Pointe-Fortune
- Rigaud
- Hudson
- Vaudreuil-Dorion (Dorion)
- Vaudreuil-sur-le-Lac
- L'Île-Cadieux
- Pointe-des-Cascades
Notes et références [modifier]
- Cours d'eau, sur L'Atlas du Canada. Consulté le 15 novembre 2008
- Genre (masculin ou féminin) des noms de cours d'eau quand leurs génériques (rivière, ruisseau...) sont omis, sur Commission de Toponymie. Consulté le 15 novembre 2008
- (en) « Rescue of 22lb fish in 1974 », Gazette Vaudreuil-Soulanges, vol. 63, no 10, 1er mai 2013, p. 8 [texte intégral (page consultée le 20 mai 2013)].
- Kennedy, Clyde C. The Upper Ottawa Valley, Renfrew County Council, Pembroke, Ontario, 1970