Saint-Hyacinthe

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Saint-Hyacinthe
Saint-Hyacinthe
Porte des Anciens Maires
Porte des Anciens Maires
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent Les Maskoutains
Statut municipal Ville
Arrondissements Douville, Saint-Joseph, Sacré-Cœur, Saint-Sacrement, Bois-Joli, Bourg-Joli, Notre-Dame, La Providence, Saint-Thomas-d'Aquin, Sainte-Rosalie, Saint-Hyacinthe-le-Confesseur
Maire
Mandat
Claude Corbeil
2013 - 2017
Constitution 27 décembre 2001
Démographie
Gentilé Maskoutain, aine
Population 53 236 hab. (2011[1])
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 10″ N 72° 57′ 30″ O / 45.619449, -72.958338 ()45° 37′ 10″ Nord 72° 57′ 30″ Ouest / 45.619449, -72.958338 ()  
Superficie 40 956 ha = 409,56 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire -5
Indicatif +1-450
Code géographique 54048
Localisation

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Saint-Hyacinthe

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Saint-Hyacinthe

Saint-Hyacinthe est une ville du Québec, au Canada, la ville-centre de la MRC des Maskoutains en Montérégie[2]. La ville est traversée par la rivière Yamaska, perpendiculairement à l'autoroute 20. Elle est nommée en l'honneur d'Hyacinthe de Cracovie.

Elle est surnommée « Technopole agroalimentaire du Canada », puisque s'y logent notamment un centre de recherche sur les aliments (CRDA), un Institut de recherche et développement en agro-environnement (IRDA), un institut de technologie agroalimentaire (ITA) et le siège social du Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ). Saint-Hyacinthe compte également la seule faculté de médecine vétérinaire au Québec (la seule à être francophone en Amérique du Nord).

Les Orgues Casavant Frères, qui ont lancé la première usine d'orgues à tuyaux d'Amérique du Nord, sont également établis à Saint-Hyacinthe.

Selon le recensement de 2006, 96,4 % de la population maskoutaine avait le français comme langue maternelle[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue sur la rivière Yamaska
Intérieur d'un magasin général, Saint-Hyacinthe, vers 1900

Pierre-François Rigaud de Vaudreuil, écuyer et natif de Mortagne-au-Perche en France, reçut en 1748 une gigantesque seigneurie (seigneurie Maska, les gentilés actuels Maskoutaine et Maskoutain en sont les dérivés) du roi de France Louis XV. Cette dernière lui fut attribuée en guise de récompense pour ses loyaux services auprès de la communauté de la Nouvelle-France. Ce fut le dernier legs de la France au Canada. Louis XV en ratifiait la concession par brevet le 30 avril 1749.

Couvrant une superficie de 36 lieues, ce territoire immense, traversé par une rivière et une forêt riche en pins, n'a jamais été exploité par Pierre-François Rigaud de Vaudreuil. Il resta vierge jusqu'au 25 octobre 1753, date où il fut vendu devant les notaires Dulaurent & Sanguinet à monsieur Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme, entrepreneur pour les plates-formes et affûts d'artillerie. Le territoire fut vendu pour la somme de 4 000 francs, soit environ 800 $ à l'époque. Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme modifia l'appellation du territoire pour celle de son saint patron, Saint-Hyacinthe[4].

Jacques-Hyacinthe était âgé de 31 ans. Il ne prit possession de sa seigneurie qu'au printemps 1757, accompagné de sa femme Marie-Josephte Jutras dit Desrosiers, ainsi que de six défricheurs. Les premiers colons français vinrent s'installer dans le «Rapide Plat» et entreprirent la construction de leur maison près du cours d'eau maskoutain, la Yamaska, afin de faciliter le défrichement des terres qui était pour la construction de navires de guerre français, ainsi que l'agriculture.

Quelques années plus tard, Jacques-Hyacinthe découvrit un autre site, au pied d'une chute productrice d'énergie hydraulique, qu'il nomma un peu plus tard, la «Cascade». Il invita alors ses colons à se construire près de cette faille et c'est aux environs que se développera le nouveau Saint-Hyacinthe, cœur économique actuel. Marchés, centres, moulin, lieu de culte, tous les bâtiments d'envergure se trouvent dans ce nouveau centre. Le manoir seigneurial est même construit sur une butte près de la rivière.

En 1849, Saint-Hyacinthe est érigée en municipalité de village. Un an plus tard, elle sera dite municipalité de ville et finalement, en 1857, en cité.

En 1976, une fusion avec trois municipalités avoisinantes (La Providence, Saint-Joseph et Douville) la place parmi les villes les plus importantes au Québec. En 2002, un second regroupement crée l'actuelle ville de Saint-Hyacinthe, avec un total de 51 359 habitants au moment de cette fusion :

  • Saint-Hyacinthe (39,739)
  • Sainte-Rosalie (4,170)
  • Saint-Thomas-d'Aquin (4,000)
  • Sainte-Rosalie, Paroisse (1,476)
  • Saint-Hyacinthe-le-Confesseur (1,151)
  • Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe (858)

À partir des années 1975, Saint-Hyacinthe connut un essor remarquable, nombre de compagnies tentant de s'y établir. En 2005, ING Canada prit la décision d'installer son siège social à Saint-Hyacinthe.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Saint-Hyacinthe
Année Habitants
1861 3 695
1871 3 746
1881 5 321
1891 7 016
1901 9 210
1911 9 797
Année Habitants
1921 10 859
1934 14 926
1981 38 246
1991 39 290
2001 54 275
2006 55 823
Source: LINTEAU,ROBERT, Histoire du Québec contemporain

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hyacinthe

Les armes de Saint-Hyacinthe se blasonnent ainsi:
Écartelé: au 1, d'argent à la fleur de lys d'azur, au 2, de gueule à la roue dentée d'argent, au 3, de gueule à la barre ondée d'argent, au 4, d'argent à la herse de sable, et sur le tout d'or à la croix de lorraine d'azur.

Climat[modifier | modifier le code]

Précipitations moyennes mensuelles entre 1971 et 2000
Source : Environnement Canada
°C moyenne
quotidienne
Chutes de pluie
(mm)
Chutes de neige
(cm)
Janvier -10,5 31,9 48,0
Février -9,0 22,5 40,5
Mars -2,5 47,1 30,9
Avril 5,9 69,2 8,7
Mai 13,4 85,1 0
Juin 18,6 95,1 0
Juillet 21,1 100,9 0
Août 19,7 103,3 0
Septembre 14,5 93,9 0
Octobre 8,2 88,2 1,1
Novembre 1,4 75,6 20,2
Décembre -6,6 43,3 52,6
Centre-ville de Saint-Hyacinthe

Saint-Hyacinthe jouit d'un climat continental humide marqué par de grandes amplitudes thermiques. La variation annuelle des températures est d'environ 38 °C. À l'instar des autres villes québécoises, Saint-Hyacinthe subit parfois de grandes variations de température. Effectivement, celles-ci peuvent varier entre un froid record de -41,0 °C, enregistré le 27 janvier 1994, à un record maximum de 35,6 °C, le 1er août 1975. La topographie de la région n'ayant pas une grande influence sur la température régionale, la saison estivale n'est pas caractérisée par la présence de nuit froide.

Puisque la fin de l'automne et l'hiver sont reconnues pour être des périodes aux températures modérées, sous l'effet des masses d'air arctique apportées par les vents d'est, il va sans dire qu'il y a de fréquentes bordées de neige. Le record fut établi le 14 et 15 décembre 2003, où, en l'espace de moins de 24 heures, 71,4 centimètres s'étaient abattus dans la grande région maskoutaine. Même si cette tempête fut la plus importante en termes de précipitations, il n'en demeure pas moins que la tempête du siècle reste celle du 4 mars 1971, caractérisée par un violent blizzard.

La région a également été touchée lors d'un événement de pluie verglaçante prolongée en 1998. Elle formait l'une des pointes de ce qu'avait surnommé les médias « Le Triangle Noir ». Au Québec, l'événement est communément appelé Crise du verglas. De 80 à 100 millimètres de pluie verglaçante sont tombés en quelques jours, formant une épaisse couche de verglas sur les structures du réseau électrique ce qui lui causa des dommages considérables et plongeant la ville dans la pénombre pendant 23 jours. Les forces armées canadiennes ont été envoyées sur place pour aider à dégager les débris et subvenir aux besoins de la population lors de cette crise.

Industrie[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Hyacinthe est la principale zone de production agricole au Québec, tant au niveau du nombre d'établissements que du volume de produits mis en marché[5]. Avec en tête les productions de grandes cultures, bovines, laitières, porcines et acéricoles, elle génère 20 % des revenus agricoles de la province.

Saint-Hyacinthe Technopole[modifier | modifier le code]

Inauguration du troisième pavillon du Centre de développement des biotechnologies

Située en périphérie de la région de Montréal, Saint-Hyacinthe est la première ville canadienne à accéder au très prestigieux Club international des Technopoles en 1993. Au cœur des marchés de Toronto, New York et Boston, elle est une plaque tournante pour le marché nord-américain, qui compte plus de 300 millions de consommateurs, et le berceau de l'innovation dans le secteur des biotechnologies agroalimentaires, vétérinaires et agroenvironnementales.

Parmi l'ensemble des technopoles actuelles, Saint-Hyacinthe est d'ailleurs la seule au monde à n'avoir que le secteur agroalimentaire à ce titre. Les efforts de développement sont donc concentrés vers un but unique. Voilà sans doute ce qui explique que depuis quelques années, cette région ait connu l'une des plus importantes croissances économiques au Canada.

Aujourd'hui, Saint-Hyacinthe Technopole est synonyme d'une concentration exceptionnelle d'acteurs liés au secteur de la biotechnologie agroalimentaire. Elle compte à elle seule quelque 1400 fermes de culture et d'élevage et plus de 150 institutions de recherche, d'enseignement supérieur, de transfert technologique et d'industries spécialisées dans le secteur de l'agroalimentaire. Elle regroupe plus de 8000 emplois spécialisés en biotechnologie agroalimentaire et compte sur un bassin de plus de 200 chercheurs permanents de réputation mondiale.

Cité de la biotechnologie[modifier | modifier le code]

Forte de cette concentration exceptionnelle d'entreprises et d'intervenants de haut niveau, Saint-Hyacinthe Technopole a inauguré, en 2002, la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale. D'une superficie de près de 10 millions de pieds carrés, la Cité est le premier parc technologique exclusivement consacré au secteur du bioalimentaire en Amérique du Nord. Elle accueille déjà des intervenants majeurs dans ce domaine et permettra à de nombreux chercheurs d'y pratiquer leur science. Les grandes institutions qui la ceinturent et les avantages fiscaux qui y sont associés en font un lieu privilégié pour le développement d'entreprises agroalimentaires, biotechnologiques et pharmaceutiques.

C’est à l’occasion de la conférence internationale de l’AURP (Association of University Research Parks), qui se terminait le 1er décembre 2011 à La Nouvelle-Orléans, que l’organisation maskoutaine s’est vu décerner le prix Meilleur parc technologique en émergence au monde, remis annuellement[6],[7].

En résumé, La Cité de la biotechnologie de Saint-Hyacinthe, c’est :

  • près de 10 millions de pieds carrés
  • plus de 30 sociétés privées innovantes
  • plus de 600 M$ en investissements publics et privés
  • quelque 580 emplois directs créés
  • le parc ayant l’un des taux de développement les plus hauts parmi les parcs de haute technologie du genre au Canada.

Éducation et Culture[modifier | modifier le code]

Cégep de Saint-Hyacinthe

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Seule école vétérinaire francophone en Amérique du Nord, elle est reconnue au niveau international, dans les domaines de la reproduction animale, des maladies infectieuses du porc, en médecine équine ainsi qu'en ce qui concerne l'innocuité et la salubrité des aliments.
  • Institut de technologie agroalimentaire (ITA). Il offre des programmes en technologies des productions animales, des équipements agricoles, de la transformation des aliments et de la production horticole et de l'environnement.
  • Cégep de Saint-Hyacinthe. Institution d'études collégiales (études supérieures) offrant notamment des programmes en biotechnologie, Technique en mécanique du bâtiment, Soins infirmiers et Technique de diététique (gestion-conseil en alimentation). École de théâtre (interprétation et production) reconnue dans la province.
  • École professionnelle de Saint-Hyacinthe (EPSH)
  • Polyvalente Hyacinthe-Delorme, offrant un Programme d'Éducation Internationale
  • Collège Saint-Maurice
  • Collège Antoine-Girouard
  • École Secondaire Saint-Joseph
  • École Secondaire Fadette
  • École Secondaire Casavant
  • École René-Saint-Pierre
  • Centre de formation des maskoutains (CFM)

Institutions culturelles[modifier | modifier le code]

Événements et festivals majeurs[modifier | modifier le code]

  • L'Exposition agricole de Saint-Hyacinthe. Avec près de 200 000 visiteurs par année[8], récipiendaire 2008 aux Grands Prix du tourisme québécois, l'événement est le plus grand festival familial à thématique agricole.
  • Le rendez-vous des papilles. Événement festif qui se déroule chaque année en septembre au Marché-centre de Saint-Hyacinthe, il offre la chance aux visiteurs de rencontrer les producteurs agroalimentaires et les chefs restaurateurs de la région montérégienne. Activités proposées : kiosques de dégustation, chapiteau d'animation, démonstrations culinaires, concours.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Actuels[modifier | modifier le code]

  • Le Courrier de Saint-Hyacinthe, journal hebdomadaire. Fondé en 1853, il est le doyen de la presse francophone en Amérique du Nord.
  • Le Clairon, journal hebdomadaire.
  • BOOM FM Saint-Hyacinthe, station radiophonique.
  • TVCOGECO Saint-Hyacinthe, canal télévisuel.
  • Mobiles, journal culturel.
  • Zoom, journal culturel.

Anciens[modifier | modifier le code]

  • Le Journal de St-Hyacinthe, de 1862 à 1868
  • Le Bourdon, 1867
  • La Gazette de St-Hyacinthe, de 1868 à 1871
  • Yamaska News, 1869
  • Le Journal de l'Agriculture, 1869
  • La Nation, de 1871 à 1873
  • La Revue Agricole, de 1875 à 1876
  • Le Collégien, de 1873 à 1876
  • Le Collégien, de 1909 à 1912
  • Le Voix du Précieux-Sang, de 1894 à 1898
  • Le Journal de St-Hugues, 1881
  • Le Bulletin de la Société de l'Industrie Laitière, 1891
  • L'Artisan, 1890
  • Le Célibataire, 1904
  • L'Union, de 1873 à 1912
  • La Tribune, de 1888 à 1922
  • Le Clairon, de 1912 à 1970
  • Le Nouveau Clairon, 1971

Évêché[modifier | modifier le code]

Organisme de bénévolat[modifier | modifier le code]

Autres institutions importantes[modifier | modifier le code]

Hôpital Honoré-Mercier
  • Le Palais de Justice
  • CSSS Richelieu-Yamaska (soins de courte et de longue durées, services de première ligne, santé mentale et réadaptation)
  • Siège social de la compagnie Olymel S.E.C./LP
  • Siège social de la région-centre des Caisses Desjardins du Québec
  • Siège social de la Fédération Richelieu-Yamaska des Caisses populaires
  • Siège social de la compagnie d'assurances Humania, autrefois La Survivance
  • Siège social de la compagnie d'assurances Intact Assurance
  • Marché-Centre de Saint-Hyacinthe
  • Le 6e Bataillon du Royal 22e Régiment
  • Le Corps de Cadets No. 1 des Cadets royaux de l'armée canadienne

Sports[modifier | modifier le code]

De 1989 à 1996, la ville de Saint-Hyacinthe bénéficiait de sa propre équipe de hockey dans la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec, le Laser de Saint-Hyacinthe, dans laquelle évolua Martin Brodeur, aujourd'hui gardien de but pour les Devils du New Jersey dans la LNH et aussi Georges Laraque des Canadiens de Montréal. Par ailleurs, Saint-Hyacinthe possède sa propre équipe de hockey de niveau Midget AAA : Les Gaulois du Collège Antoine-Girouard anciennement appelée les Riverains du Richelieu.

Saint-Hyacinthe a aussi accueilli les Jeux du Québec en hiver 2005.

En 1944, le Combine NCSM Donnacona/Saint-Hyacinthe remporte la Coupe Grey à Hamilton contre les Wildcats de Hamilton.

Personnalités maskoutaines[modifier | modifier le code]

Ces personnes sont nées et/ou ont grandi dans la région de St-Hyacinthe:

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Présentation Saint-Barnabé-Sud Saint-Simon Rose des vents
N Saint-Liboire
O    Saint-Hyacinthe    E
S
Sainte-Marie-Madeleine Saint-Damase, Saint-Pie Saint-Dominique

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]