Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière

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Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière

Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière, (1748-1822), Président de la Chambre des communes du Bas-Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière est né le 31 août 1748 à Québec. Il était le fils de Michel Chartier de Lotbinière et de Louise-Madeleine Chaussegros de Léry.

Âgé de onze ans, il a servi en tant que cadet, pendant le siège de Québec en 1759. L'année suivante, il fut devint officiellement enseigne en second dans l'armée française quand ils étaient en poste à Montréal avant d'accompagner son père en France.

En France, il reprend ses études dans l'idée de rejoindre la cavalerie française, mais suite à la perte de terres de son père en Amérique en 1763, il revient à Québec et devient arpenteur en 1768.

À partir de 1770 son père ayant contracté des dettes, il rachète les domaines de son père, dont la seigneurie de Rigaud afin d'éponger ses dettes. À peine âgé de vingt ans, il devint un "seigneur" par ses immenses propriétés, par son patronyme prestigieux et par ses relations influentes au Canada.

Contrairement à son père, il a immédiatement reconnu l'importance de travailler avec les Anglais et c'est pourquoi il s'est adapté aux circonstances dans lesquelles il se trouvait.

Après l'invasion américaine en 1775, il fut l'un des premiers seigneurs canadiens à offrir ses services au gouverneur Guy Carleton. Il a aidé à défendre fort Saint-Jean (plus tard Saint-Jean-sur-Richelieu) contre les Américains, mais fut capturé et fait prisonnier par ces derniers. C'est durant cette période qu'il a développé une solide amitié avec William Bingham, dont le fils unique épousa l'une de ses filles. Il fut libéré en 1776 et de retour à Montréal en 1777. Ayant gagné la confiance de Carleton, il fut nommé juge de paix.

Il continua à servir dans la milice canadienne en 1794, et devint lieutenant-colonel du bataillon de milice de Vaudreuil.

En 1803, il fut nommé colonel. Il se retira définitivement de la milice en 1818.

Dans la nouvelle Chambre des Communes, il fut élu avec son beau-frère, Pierre-Amable de Bonne. Politiquement, il est surtout connu pour son rôle dans l'obligation de l'utilisation du français dans les archives parlementaires. Dans un discours enregistré dans la "Gazette de Québec", le 31 janvier 1793, il a demandé que le français et l'anglais furent traitées à égalité à la Chambre des Communes.

Famille[modifier | modifier le code]

Après sa première femme (Josette, fille de Louis-Joseph Godefroy de Tonnancour) décédée en 1799, il épousa Marie-Charlotte, fille de John Munro en 1802. Ils furent les parents de trois belles filles, les héritières connu comme "Les Trois Cannelles". L'aînée, Louise-Josephte (1803-1869) épousa Robert Unwin Harwood et hérita de la seigneurie de Vaudreuil; la deuxième fille, Charlotte (1805-1866), devint seigneuresse de Rigaud et épousa William Bingham; la fille cadette, Julie-Christine (1810-1887) épousa Gaspard-Pierre-Gustave Joly et obtint Lotbinière.

Ses petits-fils, Antoine Chartier de Lotbinière Harwood et Henri-Gustave Joly de Lotbinière, devinrent membres de l'Assemblée législative du Bas-Canada, puis de Québec. Joly de Lotbinière devint également premier ministre du Québec, ministre du Cabinet fédéral et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]