Gatineau

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Gatineau
Gatineau Gatineau
Centre-ville de Gatineau vu d'Ottawa
Centre-ville de Gatineau vu d'Ottawa
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Outaouais
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Maxime Pedneaud-Jobin
2013 - 2017
Fondateur
Date de fondation
Philemon Wright
1800
Constitution 1er janvier 2002
Démographie
Gentilé Gatinois, oise
Population 273 915 hab. (2014)
Densité 801 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 00″ N 75° 39′ 00″ O / 45.483334, -75.65000145° 29′ 00″ Nord 75° 39′ 00″ Ouest / 45.483334, -75.650001  
Altitude Min. 37 m – Max. 144 m
Superficie 34 193 ha = 341,93 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 819, +1 873
Code géographique 81017
Localisation

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Gatineau

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Gatineau
Liens
Site web http://www.gatineau.ca

Gatineau est une ville située dans la province de Québec, au Canada. Elle est la quatrième ville en importance du Québec avec une population de 273 915 habitants. Située sur la rive nord de la rivière des Outaouais, elle fait face à la ville d'Ottawa et s'étend à l'est et à l'ouest de la Gatineau. Elle est la plus importante ville de la région administrative de l'Outaouais et forme, avec Ottawa, la région métropolitaine d'Ottawa-Gatineau (Région de la capitale nationale), qui est la quatrième agglomération du Canada, après Toronto, Montréal et Vancouver.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée de Philemon Wright, la Ville de Gatineau est née en 1801, portant son premier nom Wrightville. Le nom deviendra en 1875, lors de son incorporation municipale, la Ville de Hull. Le nom Gatineau est celui que la ville porte depuis la fusion municipale de 2002.

Il existe deux hypothèses pour expliquer l’origine du nom de la ville. Il serait soit d’origine française, soit d’origine amérindienne, sans qu’on puisse attester l’une plutôt que l’autre.

  1. Le nom Gatineau proviendrait de la famille Gastineau, l'un de ceux-ci, Nicolas Gastineau sieur Duplessis (1627-1689), explorateur de la Nouvelle-France, ayant pratiqué la traite des fourrures sur cette rivière au XVIIe et XVIIIe siècles, qu'on avait pris l'habitude d'appeler « la rivière à Gastineau ». Selon Raymond Douville cependant, Nicolas fils (1664-1700), Louis (1674-1750) et Jean-Baptiste (1671-1750) les trois fils de Nicolas père, ont établi à la fin du XVIIe siècle un poste de traite, ou du moins un relais sur une pointe située à l'embouchure de cette rivière. Il est probable par conséquent que le toponyme s'explique davantage par les fils Gatineau que par le père[1].
  2. L’historien Raymond Ouimet nous dit qu’il est possible que le nom ait évolué d’un nom amérindien. Sur deux cartes géographiques, datées de 1830, un coureur de bois nommé Jean-Baptiste Perrault écrit le nom de Nàgàtinong sur le premier et Agatinung sur le deuxième. Ces deux noms sont phonétiquement très près du nom moderne de la rivière[2].


Le toponyme Gatineau apparaît :

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La ville de Gatineau est située dans l'Ouest du Québec, sur la rive nord de la rivière des Outaouais, directement en face d'Ottawa. Avec une quinzaine de municipalités avoisinantes, Gatineau constitue la rive québécoise de la Région de la capitale nationale du Canada.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de Gatineau est drainé par la rivière des Outaouais, le principal affluent du Saint-Laurent. Celle-ci marque la limite sud de la ville. Au sud-ouest, celle-ci s'élargit et forme le lac Deschênes. La ville est aussi traversée par plusieurs rivières, soit la Gatineau, la Lièvre et la Blanche. Le territoire est traversé aussi par une dizaine de ruisseaux, dont le ruisseau de la Brasserie forme une île au niveau du centre-ville.

Il y a plusieurs lacs dans Gatineau, dont les plus notables sont les lacs Leamy, Beauchamp, des Fées, de la Carrière et Pink. Ce dernier est l'un des rares lacs méromictiques d'Amérique du Nord.

Fusion municipale[modifier | modifier le code]

En 2002, le gouvernement provincial a décidé de faire une fusion des villes de Hull, Gatineau, Aylmer, Buckingham et Masson-Angers pour créer une seule ville.

Villages urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villages urbains de Gatineau.

Un des objectifs stratégiques de la ville de Gatineau s'intitule : Vers une mosaïque de villages urbains.

Cet objectif consiste à faire évoluer Gatineau vers une collectivité exemplaire composée de villages urbains articulés autour de réseaux sociaux florissants, structurés le long d'un système de transport adapté aux besoins des utilisateurs et reliés entre eux par de multiples canaux de communication.

Liste des villages urbains
No  Nom Superficie
(km2)
Population
(2011)
1 [3] Vallée-de-la-Lièvre (Buckingham) 12 14 450
2 [4] Bassin-de-la-Lièvre (Masson-Angers) 6 8 445
3 [5] Rivière-Blanche 9 18 725
4 [6] Du Moulin 12 31 000
5 [7] La Cité 12 31 175
6 [8] Rivière-Gatineau 6 15 960
7 [9] Les Rapide 12 15 165
8 [10] Centre-Ville 6 12 270
9 [11] Lac-des-Fées 2 9 180
10 [12] Mont-Bleu 5 21 560
11 [13] Hautes-Plaines 3 6 990
12 [14] Du Parc 3 10 145
13 [15] Le Plateau 8 15 345
14 [16] Les Golfs 14 10 810
15 [17] Lac-Deschênes 4 9 475
16 [18] Des Explorateurs 2 25 415
17 [19] Des Prés 37,4 2 925
18 [20] Des Montées 67,9 1 520
20 [21] Des Méandres 15,4 935
21 [22] De la Sauvagine 30 625
TOTAL 340,6 265 350

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique d'Ottawa - CDA
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −14,8 −13,2 −7 1,1 8 13 15,5 14,3 9,7 3,7 −1,9 −10,3 1,5
Température moyenne (°C) −10,5 −8,6 −2,4 6 13,6 18,4 21 19,7 14,7 8,2 1,5 −6,6 6,3
Température maximale moyenne (°C) −6,9 −3,9 2,1 10,9 19,1 23,8 26,4 25 19,7 12,6 4,9 −2,9 11
Record de froid (°C) −37,8 −38,3 −36,7 −20,6 −7,2 0 3,3 1,7 −4,4 −12,8 −23,4 −38,9 −38,9
Record de chaleur (°C) 11,7 12,2 25,6 31,2 35 36,7 37,8 37,8 36,7 29,4 23,3 16,1 37,8
Précipitations (mm) 64,2 51,6 64,9 67,7 81 91,2 88,9 87,6 86,8 79,1 77 74,1 914,2
Source : Environnement Canada[3]


Histoire[modifier | modifier le code]

Gatineau vue de la rivière des Outaouais

Au début du XVIIe siècle, Étienne Brulé suivi de Nicolas Vignau et de Samuel de Champlain furent les premiers blancs à se rendre dans la région, en empruntant la rivière des Outaouais, appelée jadis Kitchisippi, ce qui signifie Grande Rivière. Cette rivière était la plus importante voie de communication fluviale des autochtones d'Amérique du Nord. Toutes les fourrures du temps de la Nouvelle-France transitèrent par ce cours d'eau.

Avant l'arrivée de Philemon Wright, de Woburn au Massachusetts, en 1800, Gatineau partage l'histoire de toutes les régions que baigne la rivière des Outaouais, principale voie navigable sur la "Route de l'ouest". Les explorateurs, les missionnaires, les marchands de fourrures et les militaires des régimes français et anglais empruntent les sentiers de portage qui longent la rivière. Le long d'un de ces sentiers, celui du Deuxième portage de la Chaudière (ou "Portage du Milieu"), situé dans le parc Brébeuf, se trouvent des marches de pierre grossièrement taillées à même le roc par les voyageurs[4].

Wrightville (plus tard, la Ville de Hull et ensuite, Gatineau) est le premier établissement permanent sur la rivière des Outaouais. Wright et ses associés se voient concéder de vastes terres dans les cantons de Hull et de Templeton. La petite communauté agricole de Wright’s Town se tourne rapidement vers la production de bois équarri pour le marché britannique. Le premier radeau de bois en provenance de la région, le Colombo, atteint Québec en 1806, marquant ainsi les débuts de l'industrie du bois dans la vallée de l'Outaouais[4].

En 1820, avant que les immigrants de Grande-Bretagne soient arrivés en grand nombre, le canton de Hull avait une population de 707, y compris 365 hommes, 113 femmes et 229 enfants. La grande différence dans le nombre d'hommes et de femmes était grâce au travail des hommes dans le commerce du bois. En 1824, il y avait 106 familles et 803 personnes. Pendant le reste des années 1820, la population de Hull a doublé, en raison de l'arrivée des protestants de l'Ulster. En 1851, la population du comté d'Ottawa était 11 104, dont 2 811 qui vivaient dans le canton de Hull. En comparaison, Bytown avait une population de 7 760 en 1851. En 1861, le comté d'Ottawa avait une population de 15 671, dont 3 711 vivaient dans Hull Township. La hausse progressive à la population Canadienne française par canton a continué au fil des ans, avec les Canadiens français n’étant que 10 % de la population en 1850, devenant 50 % en 1870, et 90 % en 1920. Le développement industriel du milieu du XIXe siècle attire à Hull de nombreux travailleurs canadiens-français, ce qui modifie radicalement sa composition ethnique et religieuse[5].

Les guerres napoléoniennes, sévissant en Europe, privent la Grande-Bretagne du bois scandinave nécessaire à l'entretien de sa flotte maritime. La forêt outaouaise regorge d'immenses pins blancs, de dimension semblable aux séquoias de l'Ouest canadien et propriété de Sa Majesté. C'est ainsi que l'ère de l'industrie de la coupe de bois a débuté. Pour une grande partie du XIXe siècle, ces trains de bois équarri descendraient la rivière des Outaouais jusqu'à sa jonction avec le fleuve Saint-Laurent, à la pointe ouest de l'île de Montréal, ensuite jusqu'à Québec et enfin, en route vers les îles Britanniques. La rivière des Outaouais est impraticable à plusieurs endroits, ce qui donna lieu à l'invention des glissoires à bois pour le passage de ces différents portages. La fameuse glissoire à la hauteur des chutes de la Chaudière, par exemple, fut construit par Ruggles, le fils de Philemon Wright.

Le succès de la coupe de bois, organisée par Wright, attirent d'autres hommes d'affaires dans la région, tels les Nicholas Sparks, Andrew Leamy, Archibald McMillan, Levi Bigelow, Baxter Bowman, le Capitaine Justus Smith, les frères Hamilton, les frères John et Frank Ross, John Thompson, James MacLaren, Ezra Butler Eddy, John Rudolphus Booth.

L'exploitation de la forêt s'étend à l'ouest jusque dans le Pontiac et vers le nord, sur les berges des rivières Gatineau et Du Lièvre. Les chantiers de bûcherons, scieries, usines de pulpe de bois, usines de fabrication d'allumettes, mines de phosphores, centrales hydro-électriques privées, et l'agriculture seront les principales sources de travail pour les gens de l'Outaouais, avec le centre commercial à Hull, de 1800 jusqu'à l'implantation des infrastructures fédérales dans les années 1970.

Peinture de Wright's Town Bas-Canada par l'artiste Thomas Burrowes des chutes de la chaudière, 1830

La Guerre de 1812-1815, opposant les États-Unis et la Grande-Bretagne, a comme terrain de bataille le Haut et le Bas-Canada. Les deux colonies abritent un nombre insuffisant de garnisons britanniques pour la protection des villes mais les canadiens aidés d'autochtones et de leurs techniques de guérilla, mettront en échec les assauts ennemis sur Châteauguay et Kingston. Un problème criant de voies de communication entre les colonies apparaît lors de ce conflit. Pour y remédier, la couronne britannique fait construire des canaux dans l’axe de navigation Montréal-Ottawa-Kingston pour assurer la liaison entre ses garnisons par une autre voie que le Saint-Laurent. Ainsi naîtront le canal Rideau, reliant Ottawa à Kingston, et les canaux permettant de contourner les rapides du Long-Sault sur l’Outaouais, reliant Montréal à Ottawa. Les canaux attireront des gens d'affaires et la colonisation anglophone tant attendue. Ce sera l'arrivée en masse des irlandais catholiques dans la région et ils serviront de main-d'œuvre pour la construction des canaux.

Ezra Butler Eddy, originaire du Vermont, s'établit à Hull en 1851 et s'enrichit en fabriquant des allumettes, des planches à laver et des épingles à linge. Dans les années 1870, il devient l'un des plus importants exploitants de scieries à la chute de la Chaudière. Sa fabrique d'allumettes et d'articles de fibre de bois induré, tout comme ses initiatives novatrices dans le domaine de la fabrication de la pâte (1889) et du papier (1890), feront de Hull l’un des principaux centres de l’industrie papetière. Par la suite, des fabriques de haches, des abattoirs et usines de transformation de la viande, des filatures et d'autres industries connexes s'y installeront[4].

Conflits ouvriers majeurs[modifier | modifier le code]

Bientôt, la colonisation bat son plein en Outaouais avec l'arrivée massive des irlandais et d'une proportion de plus en plus importante d'immigrants francophones. Les vieilles familles comme les Wright, les Papineau, les Egan, les Hamilton, se voient entrer en lutte contre de nouveaux arrivants qui veulent aussi tirer parti de la manne du bois. Le conflit s'amorce quand les travailleurs Irlandais, sous la direction de Peter Aylen, se lancent violemment contre les ouvriers francophones afin de les déplacer de leurs emplois de draveurs. En plus, certains employeurs exerceront une pression à la baisse sur les salaires en montant les travailleurs ennemis les uns contre les autres. Les ouvriers francophones et irlandais s'affronteront ouvertement dans les rues de Bytown (du nom du colonel qui fit construire le canal Rideau, future Ottawa). Il y aura des affrontements armés et des morts par balles. Ce conflit est connu sous le nom de la guerre des Shiners (1835-1845) et créera un héros pour les travailleurs francophones en Jos Montferrand, reconnus par ses exploits mythiques[6].

Rue principale, Hull 1908

Le 8 octobre 1906 une importante grève des 400 employés de la compagnie MacLaren éclate. La compagnie refuse de négocier et fait appel aux policiers, aux gardes privés et aux briseurs de grève. Les policiers ouvrent le feu sur les grévistes. Bilan: deux morts: Thomas Bélanger, président de l'union, et François Thériault, secrétaire de l'union; et plusieurs blessés. La loi de l'émeute est invoquée par le maire et l'armée intervient. Plusieurs grévistes sont arrêtés et condamnés à l'emprisonnement. Après la grève, la compagnie établit une liste noire des employés, cette liste affecte les enfants et petits-enfants des employés inscrits sur cette liste, qui ne pourront jamais plus travailler chez MacLaren.

E.B. Eddy entre dans l'histoire en 1919 date à laquelle les premières travailleuses au Québec déclenchent une grève; ses allumettières. En 1924 la compagnie les mettra en lock-out. En commémoration de l'importance de ces travailleuses dans l'économie de la ville, Gatineau nommera un boulevard en leur honneur, le boulevard des Allumettières

Des figures marquantes[modifier | modifier le code]

Plusieurs figures légendaires ont marqué l'histoire de la ville. Parmi elles, on retrouve notamment Joseph Montferrand, un Montréalais qui vint s'établir en Outaouais pour passer le reste de sa vie de travailleur dans les forêts. Le folklore de ses exploits, car il y avait très peu de faits vérifiables, serait qu'il défendit les Canadiens français contre les Irlandais lors de la guerre des Shiners, à Bytown. Ses prouesses, avec ses poings et ses bottes sont devenues légendes populaires. Certaines racontent qu'il a laissé la marque de son pied empreinte dans le plafond de nombreux hôtels et nombreuses tavernes. D'autres parlent d'un exploit qu'il aurait accompli sur un pont en frappant des dizaines d'Irlandais avec un tronc d'arbre.

Le père Reboul est un autre personnage qui marqua la ville de par son dévouement. Le père Reboul visitait les chantiers dans les environs, ainsi que les camps de bûcherons. Il alla porter les problèmes de la ville, ainsi que ses besoins, au siège du gouvernement et c'est ainsi qu'il devint le héros et héraut. En 1866, après plusieurs années de demandes aux autorités provinciales, le père Reboul, avec l'aide d'Andrew Leamy, a réussi à obtenir une commission scolaire autonome pour la ville. Une rue et une école portent encore son nom en hommage à cet homme.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La flottaison des billes de bois (localement appelés billots) sur la rivière des Outaouais figurait à l'envers des billets d'un dollar canadien jusqu'à son remplacement par une pièce de monnaie (le « huard ») en 1987. Les derniers draveurs (qui n'étaient pas nombreux) disparurent de la région deux ou trois ans plus tard.

Le centre-ville fut détruit par un incendie terrible en 1900 qui a endommagé aussi le pont des Chaudières, le lien routier qui fut rétabli plus tard pour lier Ottawa et Gatineau via l'île Victoria. Ce feu de 1900 a détruit plusieurs maisons que l'on nomme (il en reste quelques-unes) maisons allumettes pour deux raisons; premièrement parce qu'elles possèdent une façade étroite et deuxièmement c'était pour rappeler la présence des grosses usines où il se fabriquaient des allumettes par milliards. Voir l'article détaillé: Grand Feu de Hull.

Ottawa fut établi plus tard comme terminus du canal Rideau, construit sous l'ordre du colonel John By comme partie intégrale des fortifications et défenses bâties après la guerre de 1812. Originalement appelée Bytown, Ottawa ne deviendra la capitale canadienne qu'au milieu du XIXe siècle et seulement à cause du fait que la plus grande distance de la frontière la laisse moins vulnérable en cas d'une attaque de l'étranger.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

Cantons d'origine ; cliquer pour voir la légende
  • 1799 : Élection de John Robertson, régiment britannique, William Fortune et Eli Hawley
  • 1800 : Arrivée de Philemon Wright, sa famille et 5 autres familles avec 33 ouvriers sur les rivages de la Rivière Gatineau. Création de la Ferme Gatineau.
  • 1801 : Commencement de la construction de Wright's Town à côté des chutes de la Chaudière.
  • 1806 : Le radeau "Colombo" fait son départ de Wright's Town pour se rendre à la Ville de Québec. La première drave sur la Rivière des Outaouais.
  • 1806 : Élection du canton de Hull qui est concédé à Philemon Wright
  • 1807 : Élection du canton de Templeton qui est concédé à Archibald McMillan
  • 1845 : Constitution de la municipalité du canton de Buckingham
Constitution de la municipalité du canton de Templeton
Constitution de la municipalité de canton de Hull
  • 1853 : Andrew Leamy construit sa scierie à vapeur, la première de la région, sur le Lac portant son nom.
  • 1855: Le village d'Aylmer se détache du canton de Hull
  • 1866: Le village de Buckingham se détache du canton de Buckingham.
  • 1875 : La cité de Hull se détache du canton de Hull.
  • 1876 : Le village de Pointe-Gatineau se détache du canton de Templeton.
  • 1877 : Le village de L'Ange-Gardien se détache du canton de Buckingham.
Centre-ville de Gatineau vu d'Ottawa 1938
  • 1880 : Le canton de Hull est divisé pour former Hull-Sud : Lucerne et Hull-Ouest : Chelsea.
  • 1886 : Le canton de Templeton est divisé pour former Templeton-Ouest et Templeton-Est
  • 1889 : Hull-Est : Touraine se détache de Hull-Ouest :Chelsea.
  • 1890: Le village de Buckingham change son statut pour celui de ville.
  • 1897 : La ville de Masson se détache du canton de Buckingham.
Buckingham-Sud-Est se détache du canton de Buckingham.
  • 1909 : Templeton-Nord : Val-des-Monts se détache de Templeton-Est.
  • 1915 : Le village d'Angers se détache du canton de Buckingham.
  • 1918 : Buckingham-Ouest se détache du canton de Buckingham.
  • 1920 : Le village de Deschênes se détache de Hull-Sud: Lucerne.
Le village de Templeton et Templeton-Est-Partie-Est se détachent de Templeton-Est.
  • 1933 : Le village de Gatineau se détache de Templeton-Ouest.
  • 1957 : Pointe-Gatineau devient la ville de Pointe-Gatineau.
Gatineau change son statut pour celui de ville.
  • 1959 : Le premier juge municipal de la ville de Gatineau, Maurice Dostaler, fut assermenté le 8 janvier 1959, poste qu’il occupa jusqu’en 1965. Il fut aussi le membre fondateur de la Conférence des juges municipaux du Québec en 1962[7].
  • 1964 : Hull-Sud change son nom pour municipalité de Lucerne
  • 1970 : Mise sur pied de la Communauté Régionale de l'Outaouais comprend 32 municipalités - les municipalités urbaines et les municipalités rurales
  • 1971 : Hull-Est change son nom pour ville de Touraine.
  • 1975 : Hull change son statut pour celui de ville.
Les villes de Pointe-Gatineau, Gatineau, Touraine, le village de Templeton, les municipalités de Templeton-Ouest, Templeton-Est et Templeton-Est-Partie-Est fusionnent pour former la ville de Gatineau.
Les villes de Buckingham et de Masson, les villages d'Angers, de L'Ange-Gardien, de Notre-Dame-de-la-Salette, les municipalités de canton de Buckingham, de Buckingham-Sud-Est et de Buckingham-Ouest fusionnent pour former la ville de Buckingham.
Les villes d'Aylmer, de Lucerne et de Deschênes fusionnent pour former la ville d'Aylmer.
  • 1980 : Masson, Angers et Buckingham-Sud-Est se détachent de la ville de Buckingham et forment la ville de Masson-Angers.
L'Ange-Gardien, les municipalités de canton de Buckingham et de Buckingham-Ouest se détachent de la ville de Buckingham et forment L'Ange-Gardien
Notre-Dame-de-la-Salette se détache de la ville de Buckingham.
Mise sur pied de la Communauté Urbaine de l'Outaouais qui comprend les villes de Buckingham, Masson-Angers, Gatineau, Hull et Aylmer
  • 1993 : Masson-Angers est officiellement adopté comme le nom de la ville formée par Masson, Angers et Buckingham Sud-Est.
  • 2002 : Les villes d’Aylmer, Buckingham, Gatineau, Hull, Masson-Angers et la communauté urbaine de l'Outaouais fusionnent le 1er janvier 2002 pour former la ville de Gatineau.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon Statistique Canada, le recensement de 2006[8] indique les données suivantes: Selon les réponses uniques et multiples, le français était la langue maternelle de 80,0 % des résidents, 13,9 % pour l'anglais, l'arabe pour 1,7 %, 1,1 % pour le portugais et l'espagnol pour 1,0 %

Selon les réponses uniques, le français était à 78,5 %, l'anglais à 12,6 %, l'arabe à 1,6 %, le portugais à 1,1 % et l'espagnol à 1,0 %.

Consulter le site de la Ville [23]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Gatineau possède dix points de services. On retrouve également l'attraction culturelle la plus visitée au Canada, le Musée canadien de l'histoire.

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

  • Maison de la Culture de Gatineau : La salle Odyssée[9] a une capacité de 850 places. La salle a remporté quatre Félix (2004, 2005, 2006 et 2007) pour soit le diffuseur de spectacles de l'année, ou la salle de spectacles de l'année.
  • Le petit Chicago[10] a une capacité de 137 places. Il présente des spectacles de jazz, de chanson, de rock et de musique du monde.
  • Salle Jean-Desprez : Salle de 228 places située dans la Maison du Citoyen.
  • Théâtre de l'Île est le premier théâtre municipal au Québec. À l'origine, l'édifice a été construit en 1886 en tant que château d'eau.
  • Théâtre du Casino du Lac Leamy. Spectacles à grands déploiements.
  • La Basoche[11] est un lieu de diffusion pour des spectacles intimes, tel que jazz, humour, musique nouvelle.
  • Le Centre Robert-Guertin est le plus gros aréna de la ville ce qui permet la présentation de spectacles à grand déploiement (concerts rock, par exemple).
  • Le Théâtre de l'école secondaire Symmes/D'Arcy McGee à Aylmer est le lieu de diffusion de spectacles de la langue anglaise organisés par le Aylmer Community Theatre Company (ACT Company)

La Maison du citoyen abrite en premier lieu l'hôtel de ville de Gatineau. On y retrouve aussi :

Gatineau centre-ville
  • Le Hall des Nations, avec ses œuvres provenant de divers pays, données à la ville au fil des ans.
  • Salle Jean-Desprez: Salle de spectacles de 228 places, qui offre une programmation variée, allant de la chanson populaire à l'humour, en passant par les contes.
  • La Galerie Montcalm[12] est une galerie d'art qui expose des œuvres de styles variés allant du moderne, au contemporain, classique, post-moderne, avec des artistes régionaux, canadiens et parfois internationaux.
  • Une succursale de la Bibliothèque municipale de Gatineau.
  • Salle de presse Vidéotron : salle servant aux conférences de presse de divers organismes locaux, et pour la Ville de Gatineau.
  • Agora Gilles-Rocheleau : salle à aire ouverte servant à organiser des réceptions. Elle est utilisée aussi lors des soirées électorales comme lieu de ralliement des Gatinois pour accueillir le nouveau maire élu.

Littérature et édition[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

À l'origine, l'économie gatinoise reposait presque en entier sur les pâtes et papiers. Aujourd'hui, celle-ci repose en grande partie sur la fonction publique fédérale due à la proximité géographique d'Ottawa (siège du gouvernement fédéral). De nombreux ministères et agences majeurs du gouvernement du Canada, tels qu'Environnement Canada, Ministère du Patrimoine canadien, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), Passeport Canada, L'Agence canadienne de développement international (ACDI), ainsi que le siège social du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes se trouvent à Gatineau, dans le complexe du Place du Portage.

D'autres secteurs économiques qui jouent un rôle important sont les soins de santé, le tourisme, l'éducation, les petites entreprises ainsi que la fonction publique provinciale. Les secteurs de soins de santé et éducation sont particulièrement importants parce qu'ils représentent les plus grandes sources d'emplois permanentes de la région qui ne sont pas affiliés au gouvernement fédéral. La fonction publique provinciale est aussi très présent dans la ville à cause de son statut en tant que la ville principale de la région. Il y a 2 hôpitaux dans la ville, un dans le secteur Hull et l'autre dans le secteur Gatineau ainsi que de nombreuses d'autres cliniques et centres de santé. Il y a aussi des nombreuses écoles primaires et secondaires dispersées dans tous les quartiers de la ville. Elles sont gérées par 4 commissions scolaires, dont 3 francophones et 1 anglophone. La ville est aussi une grande région touristique, avec plus d'un million de touristes par année qui visitent les musées, les parcs, les lacs et d'autres attractions de plein air de la ville. Durant l'hiver, les sports de ski et de snowboard ainsi que d'autres sports d'hiver et de plein air sont aussi populaires. Le Casino du Lac-Leamy est aussi une de plus grandes attractions de la ville, qui attire des gens de toutes les coins d'Ottawa-Gatineau ainsi que des touristes.

Industries majeures
  • Construction (nott. Bellai Bros. avec près de 700 employés)
  • Glatfelter Gatineau, 290 employés (Concert acheté par Glatfelter février 2010)
  • Papiers White Birch (Papiers Masson), 310 employés
  • Produits Kruger (Scott)
  • Nexfor
  • Centrales hydroélectriques d'Hydro-Québec (Hull-2 et Rapides-Farmer)
  • Énergie renouvelable Brookfield - Énergie de La Lièvre, centrales hydroélectriques privées
  • Fonction publique du Gouvernement du Canada, 20 000 employés[réf. nécessaire]
  • Fonction publique du Gouvernement du Québec
  • Fonction publique de la Ville de Gatineau
  • Université du Québec en Outaouais
  • Les 3 commissions scolaires (des Portages de l'Outaouais, des Draveurs, Au Cœur-des-Vallées)
  • Cégep Heritage College
  • Casino du Lac Leamy
  • Cégep de l'Outaouais (trois campus)[réf. nécessaire]
Fermeture d'industries majeures

Gratte-ciels de Gatineau[modifier | modifier le code]

Gratte-ciels de Gatineau au centre-ville
  • L'ensemble «Place du Portage» est divisée en 4 phases (Portage I, Portage II, Portage III et Portage IV). La portion la plus haute est Portage 1, avec 101 mètres et 25 étages. Le principal locataire est le gouvernement du Canada. L'édifice a été inauguré en 1973.
  • Les Terrasses de la Chaudière sont divisées en 3 parties (édifice de l'est, édifice du centre et édifice de l'ouest). Environ 6 500 fonctionnaires fédéraux y travaillent. La phase 1 est le gratte-ciel le plus imposant de la ville avec ses 30 étages totalisant 124 m de hauteur. La phase 2 mesure 84 mètres pour 19 étages. Le complexe a été inauguré en 1978.
  • Le Hilton du casino du Lac-Leamy compte 23 étages pour un total de 74 mètres. L'hôtel a été ouvert en 2001.
  • En 2003, on a inauguré la Place Montcalm (phase 3). Elle compte 11 étages pour une hauteur de 43 mètres.

D'autres édifices importants se trouvent à Gatineau :

  • Place Vincent-Massey, bureaux, 21 étages (1972)
  • Tour Notre-Dame, résidentiel, 23 étages
  • Le Neufchâtel, résidentiel, 22 étages (1977)
  • Port de Plaisance, résidentiel, 17 étages
  • Place du Portage II, bureaux, 11 étages (1975)
  • Place du portage III, bureaux, 18 étages
  • Place du portage IV, bureaux, 14 étages
  • Place du centre, 12 étages
  • Édifice Jos Montferrand, 9 étages
  • Le Blackburn, résidentiel, 16 étages
  • faubourg de l'Île, résidentiel, 15 étages
  • Édifice Fontaine, bureaux, 14 étages
  • Crowne Plaza, hôtel, 14 étages
  • 89 vaudreuil, résidentiel, 13 étages
  • Terrasses de la Chaudière (Tour Jules-Léger), bureaux, 12 étages
  • Immeuble Du Progrès, résidentiel, 12 étages
  • 20 Arthur-Guertin, résidentiel, 11 étages
  • 50 Dussault, résidentiel, 11 étages
  • Place de la Cité, bureaux, 10 étages
  • Édifice Crémazie, 11 étages

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Gatineau

Le maire actuel de Gatineau est Maxime Pedneaud-Jobin. La ville est divisée en 18 quartiers ou districts et chacun de ces quartiers a un conseiller :

  1. Aylmer : Josée Lacasse
  2. Lucerne : Mike Duggan
  3. Deschênes : Richard M. Bégin
  4. Plateau : Maxime Tremblay
  5. Manoir-des-tembles-Val Tétreau : Jocelyn Blondin
  6. Orée-du-Parc : Mireille Apollon
  7. Parc-de-la-montagne-Saint-Raymond : Louise Boudrias
  8. Hull-Wright : Denise Laferrière
  9. Limbour : Cedric Tessier
  10. Touraine : Denis Tassé
  11. Pointe-Gatineau : Myriam Nadeau
  12. Carrefour-de-l'Hôpital : Gilles Carpentier
  13. Versant : Daniel Champagne
  14. Bellevue : Sylvie Goneau
  15. Lac-Beauchamp : Stéphane Lauzon
  16. Rivière-Blanche : Jean Lessard
  17. Masson-Angers : Marc Carrière
  18. Buckingham : Martin Lajeunesse

Gatineau est le siège de la Conférence régionale des élus de l'Outaouais, l'instance consultative régionale.

Politique municipale[modifier | modifier le code]

Un premier parti politique, Action Gatineau, a été fondé en 2012 en prévision des élections de novembre 2013. Maxime Pedneaud-Jobin a été nommé Chef intérimaire du Comité de direction provisoire. Les élus Mireille Apollon et Stefan Psenak font également partie du Comité de direction provisoire[13].

Service de police de la ville Gatineau[modifier | modifier le code]

Le SPVG emploie 250 policiers armés de S&W M&P40 depuis 2007. Le Quartier général et les 4 postes de police abritent une brigade fluviale, une brigade criminelle, une brigade canine, une unité antidrogue, une section luttant contre les gangs de rue et une équipe tactique, le GEAR. Les membres du Groupe d'endiguement et d'arrestation à risque furent formés par la Sûreté du Québec. Les véhicules de patrouille sont des berlines Ford, GMC et Dodge. Des vélos, quadricycles et des motoneiges sont aussi utilisés. Le service est aussi reponsable pour patrouiller les parties des autoroutes 5 et 50 présentent dans les limites de la ville.

Role juridique[modifier | modifier le code]

La ville joue un role important dans l'administration de la justice dans la région. Elle est le siège de l'arondissement juridique de Hull ainsi que quelques autres municipalités voisinantes telles que Chelsea, Cantley et Pontiac. La cour supérieure responsable pour la déliverence de processus juridique dans l'Outaouais est situé à coté de l'hôtel de ville sur le coin des rues Laurier et Hôtel-de-ville. Des nombreux cabinets juridiques se trouvent aussi dans la ville.

Politique provinciale[modifier | modifier le code]

Probablement en raison de la proximité de la capitale canadienne et des investissement massifs du gouvernement fédéral dans l'économie locale, la ville de Gatineau est une des villes les plus fédéralistes du Québec ; au référendum de 1995 le NON l'a emporté avec une moyenne de 70,71 %. Les circonscriptions qui se partagent la ville de Gatineau sont représentés par des députés libéraux depuis 1981 ou avant.
Le Parti libéral du Québec en 2007 a conservé les cinq sièges de la ville et a obtenu 45,4 % du vote populaire, perdant toutefois dix-sept points comparativement à 2003. L'ADQ a ravi la plupart des points aux libéraux, ayant terminé seconde dans Pontiac et dans Chapleau en obtenant 22,9 % des votes dans la ville. Le Parti québécois, lui, finit second dans Hull, Gatineau et Papineau prenant 22,3 % des voix.
Au scrutin du 4 septembre 2012, le Parti québécois a obtenu 54 sièges, ce qui lui a permis de former le gouvernement. Les cinq circonscriptions de l'Outaouais qui entrecoupent le territoire de la ville de Gatineau ont réélu des députés du Parti libéral du Québec. Les circonscription de Hull, au centre de la ville de Gatineau, et de Papineau, dans l'est, ont connu des luttes chaudes. À Hull, la candidate du Parti libéral du Québec a obtenu 39,48 % des voix devant le candidat du Parti Québécois à 32,08 %. Dans Papineau, le candidat du Parti Libéral a obtenu 34,77 % des voix et un maigre 227 voix (0,61 %) devant le Parti Québécois.

Parti politique Député(e) Circonscription Fonction
Parti libéral du Québec Marc Carrière Chapleau Député
Parti libéral du Québec Charlotte L'Écuyer Pontiac Députée
Parti libéral du Québec Maryse Gaudreault Hull Députée
Parti libéral du Québec Alexandre Iracà Papineau Député
Parti libéral du Québec Stéphanie Vallée Gatineau Procureure générale du Québec

Politique fédérale[modifier | modifier le code]

La politique fédérale à Gatineau a été longtemps dominée par le Parti libéral du Canada, mais aux dernières élections fédérales, les libéraux ont été défaits dans deux des trois circonscriptions de la ville. Le 2 mai 2011, cela fut la fin de la forteresse libéral de Hull-Aylmer cela depuis près de 100 ans et une vague orange des néo-démocrates avec des fortes majorités.

Parti politique Député(e) Circonscription Fonction
Nouveau Parti démocratique Mathieu Ravignat Pontiac Porte parole de l'Opposition au dossier du Conseil du Trésor
Nouveau Parti démocratique Nycole Turmel Hull-Aylmer Whip en chef de l'Opposition
Nouveau Parti démocratique Françoise Boivin Gatineau Porte parole de l'Opposition en matière de Justice

Éducation[modifier | modifier le code]

Universitaire[modifier | modifier le code]

  • L'université du Québec en Outaouais (fait partie du réseau Université du Québec. Elle compte plus de 5 500 étudiants. L'UQO offre plus 100 options d'études allant de la comptabilité aux sciences infirmières en passant par l'informatique, la psychoéducation, les arts visuels, la rédaction, la communication et bien d'autres disciplines. Elle est reconnue aussi mondialement pour son laboratoire de cyberpsychologie et ses recherches en photonique. En 2010, l'UQO inaugure son nouveau campus à Saint-Jérôme, le premier du genre dans les Laurentides.

Collégiale[modifier | modifier le code]

  • Le Cégep de l'Outaouais, qui compte 4 000 étudiants réguliers et 2 000 à temps partiel, dans 3 campus, et des dizaines de différents programmes et cours.
  • Le Cégep Héritage College, est le Cégep anglophone pour la région de l'Outaouais. On y compte environ 1 000 étudiants.
  • Le Collège Pré-Universitaire Nouvelles Frontières offre divers cours en préparation de l'université.

Secondaire privé[modifier | modifier le code]

  • Le collège Saint-Alexandre, est une institution désormais mixte fondée en 1905. Le collège offre divers cours de formation générale. Il est également entouré d'un vaste terrain, comportant plusieurs installations sportives. Il a été fréquentée par Patrice Bélanger, animateur reconnu.
  • Le collège Saint-Joseph est une école qui accueille 800 jeunes filles, se situant au centre-ville et fut fondé en 1864.
  • Le collège Nouvelles Frontières, institution mixte fondée en 2002, compte 850 élèves.

Primaire et secondaire public[modifier | modifier le code]

couvre une partie de la ville de Gatineau située à l'est de la rivière Gatineau (ainsi que Cantley et Val-des-Monts) et compte 24 écoles primaires, 4 écoles secondaires, 2 centres professionnels et 2 centres pour adultes. Dans tous ces établissements on compte plus de 20 000 élèves.

couvre la section de la ville de Gatineau située à l'ouest de la rivière Gatineau (ainsi que Pontiac, Chelsea et La Pêche). Elle compte plus de 14 000 élèves, dans 21 écoles primaires, 4 écoles secondaires et 5 centres pour adultes et de formation générale.

couvre les anciennes villes de Masson-Angers et Buckingham, ainsi que toutes les municipalités de la Petite-Nation.

  • La commission scolaire Western Quebec couvre un territoire s'étendant de la Rivière des Outaouais, sur l'ouest et le nord du Québec pour les élèves anglophones. Elle compte 8149 élèves dans 22 écoles secondaires et primaires et son siège social est situé à Gatineau.

Transport[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Transport en commun[modifier | modifier le code]

  • société des transport de l'outaouais
    société des transport de l'outaouais
    Société de transport de l'Outaouais (STO)[14] : société qui veille à la desserte des transports en commun dans l'agglomération gatinoise. Plusieurs circuits du réseau font arrêts au centre-ville d'Ottawa. Amélioration du réseau avec l'avènement du Rapibus le 19 octobre 2013 [15], le Rapibus compte maintenant 10 stations à Gatineau [16]

Autoroutes et routes[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux touristiques
Hilton Lac Leamy
  • Casino du Lac Leamy : Complexe majeur de divertissement et hôtelier.
  • Musée canadien de l'histoire (connu jusqu'en 2012 sous le nom de Musée canadien des civilisations[17]). Le musée le plus visité au Canada. À l'intérieur on y retrouve aussi le musée canadien des Enfants et le musée canadien de la Poste.
  • Le parc de la Gatineau est le paradis pour les amateurs de plein-air. On y retrouve des pistes de skis de fond, un centre de ski alpin, des plages, des sentiers de vélo de montagne, des sentiers de marche, des terrains de pique-nique, des belvédères, un lieu historique (domaine Mackenzie King), un camping et des chalets.
  • Le train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield Sur 64 km, le train datant de 1907 voyage le long de la rivière Gatineau et ce rend jusqu'au pittoresque village de Wakefield.
  • La Centrale des Rapides-Farmer, est une centrale hydro-électrique exploitée par Hydro-Québec, elle est située à la limite nord de Gatineau, tout près de Cantley.
  • Complexe Récréatif Amigo, complexe récréatif situé dans l'Est de la ville de Gatineau. Mini-golf et go-karts.
  • Top Karting Karting intérieur.
  • La Maison du Citoyen de Gatineau, est en fait l'Hôtel de Ville de Gatineau. On y retrouve la mairie, un salle de spectacles Salle Jean-Desprez[18] de 228 places, une galerie d'art Galerie Montcalm[12], la hall des Nations (un hall d'exposition qui regroupe divers œuvres d'arts provenant de plusieurs pays), une salle de presse servant la communauté et la ville, un gymnase, une agora et une succursale de la bibliothèque municipale.
Événements
  • Grands Feux du Casino Cinq soirées proposant une compétition internationale d'arts pyrotechniques.
  • Festival de Montgolfières de Gatineau Envolées de montgolfières, manèges, compétitions et spectacles des grands noms québécois et internationaux de la chanson.
  • Bal de Neige Festival célébrant l'hiver. Tenu conjointement avec la ville d'Ottawa.
  • Buckingham en Fête, festival d'été durant 4 jours et réunissant des artistes de renom.
  • Salon du Livre de l'Outaouais. À chaque printemps, des milliers de personnes assistent aux conférences, entrevue, rencontres, causeries d'auteurs et bouquinent parmi les nombreux stands des maisons d'édition.
  • Rendez-vous international de la bande dessinée. Rendez-vous annuel d'auteurs et de dessinateurs de bandes dessinées.
  • L'Outaouais en Fête. Durant les journées entourant la fête nationale du Québec, des milliers de personnes convergent vers le parc des Cèdres pour assister aux spectacles des plus grands artistes francophones. Des manèges et de l'animation divertissent aussi les citadins.
  • Les Merveilles de Sable sont une rencontre non compétitive de sculptures sur sable au parc du Lac Beauchamp.
  • Le Festival de l'Outaouais Émergent accueille différents orchestres et artistes en arts performatifs et visuels de la relève locale et québécoise. Ce festival a lieu en début septembre de chaque année.
  • La Gatineau Loppet, appelée la Keskinada Loppet de 1996 à 2008, est une compétition internationale de ski de fond dans les sentiers du parc de la Gatineau.
  • Le Marathon Canadien de Ski, est une compétition de ski de fond de 160 km entre Lachute et Gatineau.
  • Le Rendez-vous des Saveurs de l'Outaouais est un grand festival gastronomique, les chefs de la région présentent leurs plats. Des repas et dégustations de nourriture, bières, vins et spiritueux sont offerts. Le tout se déroule maintenant au complexe du Lac-Leamy.
  • Le Festival de Boîtes à savon comprenant des courses de char en bois sur roue, manèges gonflables, maquillage et jeux libres pour enfants au croisement du Boulevard Saint-René et de la Rue Main.
  • L'International de pétanque du Vieux-Hull est un tournoi accueillant des centaines de boulistes.

Médias[modifier | modifier le code]

Journaux quotidiens[modifier | modifier le code]

  • Le Droit, fondé en 1913, est le quotidien francophone d'Ottawa, la capitale fédérale, mais dessert aussi Gatineau.
  • The Ottawa Citizen, fondé en 1845, est le quotidien de CanWest Global à Ottawa.
  • The Ottawa Sun, fondé dans les années 1980, est le quotidien populiste d'Ottawa.
  • Metro, quotidien anglophone gratuit

Pendant environ un an, la région a aussi connu le 24 Heures (équivalent francophone du 24 Hours), lancé en 2007 et fermé en 2008, ce dernier était un quotidien gratuit francophone distribué par Québécor. Il n'a pas su pénétrer le marché régional, ni attirer suffisamment d'annonceurs.

Journaux hebdomadaires[modifier | modifier le code]

  • La Revue de Gatineau,hebdomadaire, porte sur l'actualité de la grande ville de Gatineau. À noter que durant quelque temps, il a été distribué deux fois par semaine.
  • Le Bulletin d'Aylmer porte sur l'actualité communautaire principalement à ce qui a trait à la partie Ouest de la ville.
  • Le West Quebec Post est un journal anglophone sur l'actualité communautaire des anglophones de l'Outaouais.
  • Le Bulletin, hebdomadaire, porte sur l'actualité des anciennes villes de Masson-Angers et de Buckingham, ainsi que sur la Vallée de La Lièvre

Radios[modifier | modifier le code]

Francophones[modifier | modifier le code]

Lettres
d'appel
Fréquence Nom de la station type
CJEU 1670 Radio Oxygène Commercial
CBOF-FM 90,7 Première Chaîne Public
CJFO-FM 94,5 CJFO Communautaire
CIMF-FM 94,9 Rouge FM Commercial
CFTX-FM 96,5 Capitale Rock Commercial
CHLX-FM 97,1 Rythme FM Commercial
CBOX-FM 102,5 Espace Musique Publique
CKTF-FM 104,1 NRJ Gatineau-Ottawa Commercial
CKOF-FM 104,7 104,7 Fm Outaouais Commercial

Bilingue[modifier | modifier le code]

Nom de la station Fréquences Lettres de la station
CHUO Université d'Ottawa University 89,1 FM CHUO

Anglophones[modifier | modifier le code]

Nom de la station Fréquences Lettres de la station
Live 88 5 88,5 FM CILV
Hot 89 9 89,9 FM CIHT
CBC Radio One 91,5 FM CBO
Carleton University 93,1 FM CKCU
Bob FM 93,9 FM CKKL
Aboriginal Voices Radio 95,7 FM CKAV-10
CHIN Radio 97,9 FM CJLL
Jewel 98,5 FM CJWL
Family Radio 99,1 FM CHRI
EZ Rock 99,7 FM CJOT
Magic 100 100,3 FM CJMJ
Y101 101,1 FM CIOX
DAWG FM 101,9 FM CIDG
CBC Radio Two 103,3 FM CBOQ
Kiss FM 105,3 FM CISS
CHEZ 106 106,1 FM CHEZ
The Bear (anciennement Virgin Radio) 106,9 FM CKQB
Algonquin College 107.9 FM CKDJ
CFRA 580 AM CFRA
Team 1200 AM CFGO
1310 News 1310 AM CIWW

Télévision[modifier | modifier le code]

Lettres
d'appel
Canal Réseau Langue Type de chaîne
CBOT-DT 4.1 CBC anglais Chaîne publique anglophone canadienne.
CIII-DT-6 6.1 Global anglais Chaîne généraliste canadienne anglophone.
CBOFT-DT 9.1 Radio-Canada français Chaîne publique généraliste canadienne et francophone.
CHCH-DT-1 11.1 Indépendant anglais Chaîne d'information et divertissement
CJOH-DT 13.1 CTV anglais Chaîne généraliste canadienne anglophone.
CJMT-DT-2 14.1 Omni.2 Sud-Asiatique Ethnique
CITY-DT-3 17.1 Citytv anglais Chaîne généraliste canadienne anglophone.
CICO-DT-24 24.1 TVOntario anglais Chaîne publique ontarienne
CIVO-DT 30.1 Télé-Québec français Chaîne publique québécoise axée sur les contenus culturels et éducatifs.
CFGS-DT 34.1 V français Chaîne généraliste québécoise.
CHOT-DT 40.1 TVA français Chaîne généraliste québécoise.
CHRO-DT-43 43.1 CTV Two anglais Chaîne généraliste canadienne anglophone.
CFMT-DT-2 66.1 Omni.1 anglais, italien, portugais
Vox Cable français Chaîne communautaire de Vidéotron

Sports[modifier | modifier le code]

Dans les années cinquante, la ville était le domicile du club de hockey les Canadiens Junior, champions de la Coupe Memorial, à l'aréna Guertin . Dans cette équipe, de grands noms firent le saut chez le Canadien de Montréal : Jean-Claude Tremblay, Gilles Tremblay, Robert Rousseau. Plusieurs de ces joueurs constituèrent la grande équipe de Montréal qui remporta la Coupe Stanley pendant cinq années consécutives.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

Équipes scolaires et universitaires[modifier | modifier le code]

  • Les Torrents : équipes sportives de l'Université du Québec en Outaouais (en golf, soccer, et natation) ; le premier terrain synthétique de soccer de la ville est construit en 2009 au pavillon Alexandre-Taché de l'UQO.
  • Les Griffons du Cégep de l'Outaouais qui englobent les équipes sportives intercollégiales du CÉGEP de l'Outaouais depuis 1977. Le Cégep est représenté dans un total de sept disciplines, soit le badminton, le basketball, le volleyball, la natation, le soccer, le cheerleeding et le football.
  • Couguars : équipes sportives de la Polyvalente Le Carrefour
  • Jaguars : équipes sportives de la Polyvalente L'Érablière
  • Phénix : équipes sportives de la Polyvalente Nicolas-Gatineau
  • Tigres : équipes sportives de l'École Secondaire Hormisdas-Gamelin (secteur Buckingham)
  • Panthères : équipes sportives de l'École Secondaire Mont-Bleu (secteur Hull)
  • Titans : équipes sportives du Collège St-Alexandre
  • Zénith : équipes sportives du Collège St-Joseph (secteur Hull)
  • Vikings: équipes sportives de l'École Secondaire de l'Île (secteur Hull)
  • Arsenal : équipes sportives du Collège Nouvelles-Frontières
  • Cyclones : équipes sportive de l'école secondaire Grande-Rivière (secteur Aylmer)
  • Vortex : futures équipes sportives de l'école secondaire DuVersant, à venir pendant l'année 2009-2010
  • Hurricanes : équipes sportives de Heritage College (CEGEP)
  • Gee-Gees : équipes sportives de l'école secondaire D'Arcy McGee
  • Scorpions : équipes sportives de l'école secondaire Symmes
  • Falcons : équipes sportives de l'école secondaire Philemon Wright

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Personnalités gatinoises[modifier | modifier le code]

  • Ces personnes sont nées et/ou ont grandi à Gatineau et/ou ont façonné l'histoire de Gatineau

Personnalités décédées

Personnalités vivantes

Archevêché[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chelsea Cantley, Val-des-Monts L'Ange-Gardien Rose des vents
Pontiac N Lochaber-Partie-Ouest
O    Gatineau    E
S
Ottawa, Drapeau de l'Ontario Ontario