Chaudière-Appalaches

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Chaudière-Appalaches
Image illustrative de l'article Chaudière-Appalaches
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Statut Région administrative
MRC et TE Beauce-Sartigan
Bellechasse
Les Appalaches
La Nouvelle-Beauce
Les Etchemins
Lévis
L'Islet
Lotbinière
Montmagny
Robert-Cliche
Nombre de municipalités 136
Siège de la Conférence régionale des élus Montmagny
Président de la CRÉ Maurice Sénécal
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC−05:00)
Indicatif téléphonique +1 418, +1 581
Code géographique 12
Démographie
Population 408 188 hab. (2012)
Densité 27 hab./km2
Variation 2007-2012 2,4 %
Géographie
Superficie 15 071 km2
– incluant eau 16 130 km2
Économie
PIB régional 13 376,7 M CAD (2011)
Taux d'activité 66,7 % (2012)
Taux de chômage 4,6 % (2012)
Liens
Site web www.chaudiere-appalaches.qc.ca
Sources
Institut de la statistique du Québec 2013, p. 58

La Chaudière-Appalaches est une région administrative du Québec, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, face à la ville de Québec, entre les régions du Centre-du-Québec et du Bas-Saint-Laurent. Elle doit son nom à la Rivière Chaudière la traversant du sud au nord et aux montagnes Appalaches composant sa partie sud. Elle est composée de 9 municipalités régionales de comté (MRC) et de 136 municipalités.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • Population : 403 276 (2010)
  • Superficie : 15 216 km2
  • Densité : 26,5 hab./km2
  • Taux de natalité : 11,3 ‰ (2010)
  • Taux de mortalité : 7,0 ‰ (2010)
  • Indice synthétique de fécondité : 2,0 (2010)
  • Naissances : 4 574 (2010)
  • Décès : 2 830 (2010)
  • Accroissement naturel : 1 824 (2010)

Source : Institut de la statistique du Québec

Il semble qu'à l'instar du regain de fécondité du Québec en 2006, la Chaudière-Appalaches n'échappe pas à cette remontée. La Chaudière-Appalaches affiche effectivement une fécondité supérieure à la moyenne québécoise. Même si certaines MRC affichent une décroissance de population, la population globale de la Chaudière-Appalaches augmente grâce à la forte vitalité démographique de la région de Lévis et de la Beauce. Selon le scénario A de référence de l'Institut de la statistique du Québec, la population de la région administrative en 2011 devrait atteindre 397 458 habitants, or ce chiffre est déjà dépassé. Si la tendance se maintient, la région peut espérer une décroissance de la population repoussée au-delà de 2015.

Les MRC et territoires équivalents en croissance démographique (2006) :

  • Lévis (+1,62 %)
  • Nouvelle-Beauce (+1,20 %)
  • Beauce-Sartigan (+0,50 %)
  • Lotbinière (+0,35 %)

Les MRC et territoires équivalents en décroissance démographique (2006) :

  • Robert-Cliche (-0,13 %)
  • Montmagny (-0,26 %)
  • Bellechasse (-0,34 %)
  • L'Amiante (-0,53 %)
  • Les Etchemins (-0,64 %)
  • L'Islet (-0,85 %)

Sous-régions historiques et culturelles[modifier | modifier le code]

Côte-du-Sud[modifier | modifier le code]

La Côte-du-Sud est une région historique et culturelle regroupant les MRC de Bellechasse, de Montmagny et de L'Islet mais aussi de Kamouraska dans la région voisine du Bas-Saint-Laurent, elle compte plus de 75 000 habitants pour sa partie en Chaudière-Appalaches dont nous tiendrons compte seulement.

La Côte-du-Sud est une des premières régions à être colonisée au début de la Nouvelle-France. Effectivement, la première seigneurie sudcôtoise fut octroyée à Jean Pelletier à St-Roch-des-Aulnaies en 1656. Par la suite, d'autres colons s'établirent en Côte-du-Sud, portant à la fin du régime français la population à environ 10 000 habitants sur les 60 000 que comptait la Nouvelle-France. Pendant le XIXe siècle, le manque de terre pour la populeuse Côte-du-Sud força les habitants à l'émigration. Avec l'avènement du chemin de fer, l'ouverture de nouvelles terres de colonisations (par exemple au Lac Saint-Jean au milieu du XIXe siècle et en Abitibi vers les années 1930) fit que la région devint une terre d'émigration. De ce fait, la population cessa de croître et même diminua. Encore aujourd'hui, la région côtesudoise a un bilan migratoire négatif.

Région de Lévis[modifier | modifier le code]

La région de Lévis, avec plus de 130 000 habitants, fait office de pôle économique pour la Chaudière-Appalaches. Cette région prospère ne cesse de croître avec un fort bilan migratoire. Lévis occupe depuis le tout début de la Nouvelle-France une position stratégique. À la rencontre du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Chaudière, en face de la ville de Québec, Lévis a été le lieu de nombreuses batailles et ce depuis les affrontements avec les Amérindiens jusqu'à la guerre de 1812. C'est à Lévis que les caisses populaires Desjardins furent créées par Alphonse Desjardins. Ayant une attraction sans pareil en Chaudière-Appalaches, la région de Lévis constitue la pierre angulaire de la croissance démographique de la Chaudière-Appalaches.

Lévis comporte plusieurs municipalités qui ont été fusionnées en 2002. Les anciennes municipalités sont listées ci-dessous :

  1. Saint-Nicolas
  2. Saint-Étienne-de-Lauzon
  3. Saint-Rédempteur
  4. Charny
  5. Saint-Romuald
  6. Saint-Jean-Chrysostome
  7. Breakeyville
  8. Pintendre
  9. Lauzon (fusionnée en 1989).

Beauce[modifier | modifier le code]

La Beauce est une région culturelle et historique de la vallée de la Chaudière qui possède une forte identité. Depuis le début de la colonie, ils se sont différenciés par de fameuses expressions telles que les jarrets noirs (dû entre autres aux nombreux marécages au temps de la Nouvelle-France dont les pantalons des beaucerons se salissaient pour aller à Québec) ou le royaume de la PME (la Beauce reconnue pour sa forte proportion de PME dans son économie). Le territoire beauceron compte plus de 100 000 habitants répartis dans 3 MRC: celle de Beauce-Sartigan, Nouvelle-Beauce et Robert-Cliche. La Beauce est une des régions les plus fécondes de la Chaudière-Appalaches; la croissance sera d'autant plus soutenue par un solde migratoire relativement bon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

conférence régionale des élus[modifier | modifier le code]

Nom Président(e) Siège Région
CRÉ de la Chaudière-Appalaches Maurice Sénécal Montmagny Chaudière-Appalaches

Municipalités régionales de comté[modifier | modifier le code]

Municipalité hors MRC[modifier | modifier le code]

Commissions scolaires[modifier | modifier le code]

Représentation provinciale[modifier | modifier le code]

Liste des députés et des circonscriptions provinciales de la Chaudière-Appalaches en date des élections de 2014 :

Après qu'un raz-de-marée adéquiste ait soufflé sur la région aux élections provinciales de 2007, où toutes les circonscriptions avaient été raflées par l'Action démocratique du Québec à l'exception de Frontenac, la débandade provinciale du parti n'a pas fait exception dans la région, bien que beaucoup moins fortement qu'ailleurs. En fait, quatre des sept députés élus de l'ADQ aux élections du 8 décembre 2008 l'ont été dans cette région. Le Parti libéral du Québec a refait surface dans ce qui traditionnellement constitue l'un de ses bastions, reprenant trois sièges à l'ADQ. La Chaudière-Appalaches demeure cependant l'une des régions les plus à droite et conservatrices de l'échiquier politique provincial.

Aux élections de 2012 et de 2014, les députés sont demeurés les mêmes dans la région, soient trois caquistes et quatre libéraux.

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Chaudière-Appalaches est une région très fertile pour le Parti Conservateur fédéral, où il obtient souvent des très bons résultats. François Lapointe a été élu par contestation devant les tribunaux. La région a été la seule région québécoise où les Conservateurs ont résisté à la vague orange de 2011, à l'exception de Roberval-Lac-St-Jean, circonscription de Denis Lebel.

Aspects physiques[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’hydrographie de la Chaudière-Appalaches est surtout marquée par deux cours d’eau importants. D’abord on retrouve, au centre de la région, la Rivière Chaudière, qui traverse la quasi-totalité du territoire. Elle est très importante économiquement pour le canton, entre autres car elle permet la pratique d’activités de plein air. Ensuite, au Nord, Chaudière Appalaches est bordée par le fleuve Saint-Laurent qui, lui aussi, est crucial pour l’économie. Outre ces deux principaux traits hydrographiques, le lieu compte quelques autres rivières (citons la Rivière Etchemin, la Rivière du Sud ou encore la Grande Rivière Noire) mais peu de lacs vastes. En effet, les lacs Aylmer et Saint-François sont parmi les seuls qui excédent un kilomètre carré de surface.

Relief[modifier | modifier le code]

La Chaudière-Appalaches, qui fait partie de l’ensemble structural des bassins sédimentaires, dans les Basses-Terres du Saint-Laurent et des Grands Lacs, est divisée en trois zones physiographiques principales :

  • Le littoral, mieux connu sous le nom de la région écologique de la plaine du Saint-Laurent, recouvre 20 % de l’aire du canton. Il est caractérisé par sa basse altitude (généralement en bas de 150 mètres de hauteur)
  • La vallée de la Rivière Chaudière, dont le bassin hydrographique occupe approximativement 44 % du territoire.
  • La totalité des plateaux appalachiens, également appelée région écologique des coteaux des Basses-Appalaches, recouvre la majorité du terrain régional. Quelques uns de ses sommets peuvent mesurer 500 mètres de hauteur, allant parfois jusqu’à 800 mètres, mais l’altitude typique de cette zone se situe entre 150 et 400 mètres d’altitude.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Malgré des hivers froids ainsi que de nombreuses précipitations, le climat continental humide de la région lui assure aussi des étés très doux et très agréables, propices à bon nombre d’activités extérieures. Quant à la végétation, elle est principalement constituée d’une forêt mixte qui recouvre 74 % de l’aire du lieu. Trois domaines bioclimatiques sont présents : celui de l’érablière à tilleul, celui de l’érablière à bouleaux jaune et celui de la sapinière à bouleaux jaune.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

La ressources naturelles de la Chaudière-Appalaches se résument principalement à ses forêts (qui occupent d’ailleurs les trois quarts de son territoire), à son riche sous-sol qui regorge de matériaux tels l’amiante, la pierre, le sable et le gravier et à ses terres fertiles. L’industrie forestière, qui produit essentiellement de la pâte à papier et du bois de chauffage ou de construction est très prospère. Cependant, le domaine minier, qui repose sur le commerce de la fibre d’amiante, souffre depuis quelques années d’une baisse continuelle du nombre d’emplois. Le secteur agricole, quant à lui, est axé sur l’élevage de porcs et la production laitière. Avec ses terrains qui occupent environ 508 000 hectares et ses quelque 6 000 fermes, il a permis à la région d’atteindre le statut de deuxième région agricole la plus importante du Québec. En effet, la Chaudière-Appalaches compte 19 % des fermes 18,5 % des revenus agricoles bruts de la province.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Paysage, Saint-Michel-de-Bellechasse, Chaudière-Appalaches, Québec

Situé au sud du fleuve Saint-Laurent, la région touristique de la Chaudière-Appalaches fait partie du Québec du Sud, regroupement destiné à la promotion touristique des régions du sud du Québec sur les différents marchés internationaux.

Industries importantes[modifier | modifier le code]

L’économie industrielle s’appuie principalement sur l’agriculture, la pétrochimie, la métallurgie, l’industrie du textile ainsi que les nombreux produits de l’érable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Les circonscriptions représentent à peu près le territoire de la région administrative, mais pas dans son intégralité. Source: Assemblée nationale du Québec Source: Élection Québec

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]