Varennes (Québec)

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Varennes
Basilique Sainte-Anne de Varennes
Basilique Sainte-Anne de Varennes
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie (16)
Comté ou équivalent Marguerite-D'Youville
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Martin Damphousse
2013 - 2017
Démographie
Gentilé Varennois(e)
Population 21 174 hab. (2010)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 00″ N 73° 26′ 00″ O / 45.683338, -73.43333845° 41′ 00″ Nord 73° 26′ 00″ Ouest / 45.683338, -73.433338  
Superficie 9 396 ha = 93,96 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire HNE (UTC-5)
Code géographique 59020
Localisation

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Varennes
Liens
Site web http://ville.varennes.qc.ca/

Varennes est une ville du Québec située dans la MRC de Marguerite-D'Youville, en Montérégie[1].

Elle a été fondée par René Gaultier en 1672. Son nom rappelle celui de Varennes-sur-Loire[2]. Au recensement de 2006, on y a dénombré 20 950 habitants[3]. En 2010, la population est recensée au nombre de 21 174[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Varennes commence avec l'arrivée du régiment de Carignan-Salières. René Gaultier, sieur de Varennes, reçoit deux concessions de la part du grand intendant Jean Talon. (René Gaultier est le grand-père de sainte Marguerite d'Youville.)

Jacques René, le fils de René Gaultier fut le 2e seigneur de Varennes. Cinq seigneuries formèrent plus tard ce qui devint la paroisse de Varennes soit, d'ouest en est, les seigneuries du Cap de Varennes, du Cap de la trinité et du Cap Saint-Michel, de Grand Maison et l'île Sainte-Thérèse dans le fleuve Saint-Laurent.

La ville fut conquise par les Britanniques pendant la guerre de Sept Ans, fit partie de la Province of Québec puis du Bas-Canada jusqu'en 1867, date de la création de la confédération canadienne.

En 1837, Louis-Joseph Papineau, faisant l'objet d'un mandat d'arrêt pour haute trahison en raison de ses activités patriotiques trouve refuge à Varennes avant de s'exiler aux États-Unis[5].

Au milieu du XIXe siècle, Varennes était connue comme une station balnéaire. On y retrouvait un hôtel et différentes installations de villégiature. Les Sœurs grises y avaient aussi un hospice. Deux sources d'eau salée émergeaient près de ces installations. À partir de la fin du XIXe siècle jusqu'au début des années 1970, industrie La Saline qui appartenait à la compagnie Montréalaise Gurd, embouteilla l’eau salée d’une de ces sources qu’elle distribuait sous le nom « Vée de Vée », qui rappelle les initiales de la ville de Varennes. Cette source avait un débit de 2000 à 3000 gallons à l’heure. La seconde source dégageait une grande quantité d’hydrogène carburé. Ce gaz était utilisé pour éclairer une maison avoisinante.

Le 14 juin 1892, une violente tornade balaie le village, détruisant plusieurs maisons de la Montée de Picardie et la Butte-aux-Renards, ruinant ainsi plusieurs familles qui quittèrent par la suite le village.

Au cours des années 1940, durant les beaux jours d'été, la plage Choquette de l'Île Ste-Thérèse était fréquentée par des montréalais qui venaient par bateau. En 1950, le syndicaliste Michel Chartrand installe sa famille dans une modeste demeure sise au 135-A de la rue Ste-Anne. À cette époque, Michel Chartrand est très actifs au sein de mouvements syndicaux. En 1969, l'institut de recherche INRS - Énergie et Matériaux s'implante à Varennes. Elle entraînera l'arrivée de nombreuses autres entreprises et instituts liés au domaine de l'énergie. CANMET, l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) et ABB en sont des exemples. Varennes représente maintenant un important pôle d'innovation en technologique énergétique en Amérique du Nord.

Administration[modifier | modifier le code]

La paroisse a été érigée en 1832. En 1848, la municipalité du Village de Varennes est créé et se détache de la paroisse. À ce moment, le village avait une population de 1 200 habitants. En 1972 la Paroisse Sainte-Anne-de-Varennes fusionne avec le Village de Varennes pour donner l'actuelle Ville de Varennes.

Blason[modifier | modifier le code]

Armoiries de Varennes

Le texte qui suit est extrait intégralement du site de la Ville de Varennes[6]:

« D'argent au franc-quartier de gueules chargé d'une croix d'or à une rivière courante en fasce, d'azur. Ornements extérieurs. Le tout soutenu par deux branches d'érable de sinople, feuillées de même, tigées et boutonnées d'or, croisées en pointe en sautoir et liées par un ruban de gueules, retenant un listel de parchemin d'or, chargé de la devise en lettres romaines : « Cruce et Ingenio » »

Explication des termes héraldiques :

  • D'argent :

L'argent, deuxième métal employé en héraldique, est représenté en gravure par le blanc plein, uni, sans aucune hachures ni pointillé.

  • au franc-quartier :

Le franc-quartier occupe la demie de l'écu; sauf indication contraire, il est à dextre (gauche vu de face).

  • de gueules :

Rouge, en héraldique.

  • ...chargé d'une croix :

La croix est l'emblème de la chrétienté. Dans les armoiries de Varennes, le franc-quartier est réservé au seigneur, René Gaultier de Varennes, gouverneur de Trois-Rivières né en 1634, décédé en 1689. Il était marié avec Marie Boucher de Boucherville.

  • ...d'or :

L'or, est le premier métal employé en héraldique. En gravure, il est toujours représenté par un pointillé en quinconces. L'or est le rayonnement, au milieu duquel, autrefois, les artistes représentaient les saints et les héros. Il signifie : éclat, justice, foi, force et constance.

  • ...à une rivière :

Celle-ci représente la situation géographique de la municipalité de Varennes, aux abords du fleuve Saint-Laurent.

  • ...courante en fasce :

Courante du dextre au senestre de l'écu, c'est-à-dire, du côté gauche vers le côté droit.

  • ...d'azur :

Couleur bleue en héraldique. Ce mot provient de l'arabe-persan, lazouverd, lapis-lazuli. L'azur est représenté, en gravure, par des hachures horizontales. Il est le symbole de la pureté, de l'espace.

  • Ornements extérieurs :

Tout ce qui se trouve à l'extérieur de l'écu, comme la devise, les branches d'érables, etc.

Chronologie d'événements[modifier | modifier le code]

  • 1692 Nomination de Claude Volant, premier curé résidant;
  • 1693 Ouverture des registres de la paroisse;
  • 1780 Construction de l'église Sainte-Anne;
  • 1827 Ouverture du premier bureau de poste de Varennes;
  • 1832 Érection canonique de la paroisse Sainte-Anne;
  • 1848 Constitution de la municipalité du village de Varennes;
  • 1850 Les citoyens du "Grand Coteau" obtiennent l'autorisation de se séparer de la Paroisse Sainte-Anne-de-Varennes pour fonder la paroisse Sainte-Julie;
  • 1854 Arrivée des Sœurs de Sainte-Croix pour assurer l'éducation des filles;
  • 1854 Fondation du Collège Saint-Paul. Il fut confié à cette époque aux Frères de Saint-Joseph;
  • 1855 Constitution de la municipalité de la paroisse de Sainte-Anne-de-Varennes;
  • 1881 Bénédiction (inauguration) de l'Hospice des Sœurs-Grises par Mgr Fabre. Celle-ci était située près de La Saline, une source d'eau minérale qui coulait à Varennes;
  • 1882 Ouverture du chemin de fer reliant Sorel à Montréal en passant par Varennes;
  • 1887 Construction du couvent des Sœurs de Sainte-Croix. En 1972, ce bâtiment deviendra l'Hôtel de Ville;
  • 1899 Prise en charge du Collège St-Paul par les Frères des écoles chrétiennes;
  • 1900 Fondation de la première bibliothèque de Varennes. Celle-ci occupait alors les locaux de la Fabrique;
  • 1944 Fondation de la Caisse Populaire de Varennes;
  • 1972 Fusion des municipalités de Sainte-Anne-de-Varennes et de Varennes pour former la ville de Varennes;
  • 1982 Inauguration de l'actuelle bibliothèque connue sous le nom de "Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie";
  • 1984 Incendie au laboratoire de Haute tension de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ);
  • 1993 L'église Sainte-Anne est déclarée basilique mineure;
  • 1997 Ouverture de l'école secondaire Le Carrefour;
  • 2006 Inauguration du Pavillon des Arts de la Scène du Collège Saint-Paul;
  • 2007 Fermeture de l'école primaire J.P. Labarre;
  • 2008 Fermeture de l'usine Pétromont[7] et de l'usine Basell

Personnalités natives de Varennes[modifier | modifier le code]

  • Michel Laframboise (1793-1865), un aventurier né à Varennes, trappeur, négociant canadien-français fondateur du poste French Camp en Californie.
  • Sainte Marguerite d'Youville (1701-1771) Fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal mieux connues sous le nom de Sœurs grises. Elle a été béatifiée en 1953 par Jean XXIII et Jean-Paul II la canonisa en 1990.
  • Louis Huet Massue (1786-1869) Homme d'affaires et politique du Canada-Est. En 1816, il a été nommé gouverneur de la Quebec Bank.
  • Engène-Napoléon Duschesnois (1808-1880) Docteur en médecine et patriote, il prit part aux batailles de St-Denis et St-Charles. Suite à la défaite, il dût s'exiler aux États-Unis. Il revient à Varennes suite à l'amnistie du 28 juin 1838 mais doit s'exiler une nouvelle fois après la nouvelle tentative de rébellion de 1838. Il s'installe à Boston où il amasse des fonds pour venir en aide aux familles exilées suite à la rébellion. Il s'installe en Argentine en 1841. Il y meure en 1880.
  • Théodore Robitaille (1834-1897) Lieutenant-gouverneur de la province de Québec de 1879 à 1884. Il a par la suite été sénateur.
  • Sylvain Grenier (1977-) Lutteur professionnel
  • Marie-Mai Bouchard (1984-) Chanteuse de Pop-Rock
  • Jonathan Laliberté (1986-) Joueur de football pour le Rouge et Or de l'Université Laval.
  • Jimmy Lavigne (1987-) Finaliste d'Occupation Double à Whistler, 2010.
  • Benjamin Laliberté (1988-) Participant de Mixmania, télé-réalité de chant pour jeunes.
  • Étienne Brodeur (1991-) Joueur de hockey dans la LHJMQ pour les Maineiacs de Lewiston.
  • Samuel Carrier (1992-) Joueur de hockey dans la LNH, repêché 176e au total en 2010 par les Capitals de Washington.
  • Marianne Jodoin (1993-) Joueuse de tennis, championne canadienne chez les 16 ans et moins
  • François Demers (1971-) Musicien dans plusieurs groupes de musiques rock a Montreal (Ripcordz-the Brains-TailGunner)
  • Michel Beaulieu (1967-) Professeur de mathématiques reconnu

Les grands Airs de Varennes[modifier | modifier le code]

Varennes a son propre festival nommé Les grands Airs de Varennes.

Curés de Varennes[modifier | modifier le code]

Voir l'article consacré à la paroisse Sainte-Anne-de-Varennes

Maires de Varennes[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Varennes[8] :

Années Nom Paroisse, village, ville
2009 - ???? Martin Damphousse ville
2005 - 2009 Michel Tremblay ville
1988 - 2005 Jean Robert ville
1980 - 1988 Louis-Philippe Dalpé ville
1976 - 1980 Jean DeMartel ville
1972 - 1976 Laurent Brodeur ville
1965 - 1972 Laurent Brodeur village
1963 - 1972 Guy Boucher-DeGrosbois paroisse
1961 - 1965 Omer-Eustache Guévremont village
1961 - 1963 Jean-Paul Sénécal paroisse
1956 - 1961 Adrien Provost paroisse
1956 - 1961 Georges-Arthur Loranger village
1953 - 1956 Léon Labarre village
1953 - 1956 Louis-Georges Beauchemin paroisse
1949 - 1953 René Jodoin paroisse
1945 - 1953 René Jodoin village
1941 - 1949 Armand Provost paroisse
1923 - 1941 Edouard Pelletier paroisse
1919 - 1944 Gaspard Bousquet village
1919 - 1923 Aldéric Beauchemin paroisse
1915 - 1919 Elie Jodoin village
1910 - 1919 Gaspard Massue paroisse
1909 - 1915 Joseph-Philias Geoffrion village
1908 - 1908 Charles J. Langlois village
1904 - 1910 Signard Massue paroisse
1902 - 1907 Herménégilde Beauchemin village
1902 - 1904 Philippe Choquet paroisse
1901 - 1902 Ambroise Provost village
1899 - 1902 Louis-Aimé Massue paroisse
1898 - 1901 Joseph-Hermilde Beauchamp village
1898 - 1899 Azarie Beauchemin paroisse
1897 - 1898 Théophile Roch paroisse
1897 - 1898 Louis Lussier village
1896 - 1897 Joseph Lussier village
1895 - 1897 Ambroise Provost paroisse
1895 - 1896 E. G. Simard village
1893 - 1895 Cléophas Geoffrion paroisse
1891 - 1895 Louis Brodeur village
1890 - 1893 Amable Provost paroisse
1887 - 1891 Louis Huet Massue village
1887 - 1890 Azarie Bousquet paroisse
1885 - 1887 Philippe Choquet paroisse
1884 - 1885 Charles Langlois paroisse
1882 - 1887 Eugène-Napoléon Duchesnois village
1881 - 1884 Aimé Sénécal paroisse
1881 - 1882 Albert Lussier village
1878 - 1881 Louis Roch paroisse
1876 - 1881 Louis Huet-Massue village
1872 - 1878 Louis Brunelle paroisse
1871 - 1876 Joseph-Napoléon-Azarie Archambault village
1868 - 1872 Louis Roch paroisse
1862 - 1871 Marc-Amable Girard village
1860 - 1868 Louis Brunelle paroisse
1860 - 1862 Joseph Mongeau village
1858 - 1960 Danis Provost paroisse
1858 - 1860 Charles-François Painchaud village
1856 - 1858 Abraham Richard paroisse
1855 - 1858 Joseph-Prime Lemoyne-de-Martigny village

Les cadets de la Marine[modifier | modifier le code]

Le Corps de Cadet de la Marine Royale Canadienne pour les jeunes de 12 à 19 ans porte le code le 172 Youville (CCMRC 172 Youville); il tire son nom de Marguerite d'Youville.

Éducation[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

La ville de Varennes est desservie par 5 écoles primaires publiques.

École primaires publiques
Nom Nombre d'élèves en 2012 Année d'ouverture
Marie-Victorin 250[9] 1962
de la Source 380[10] 1994
la Roseraie 295[11] 1985
les Marguerite 271 1980
du Carrousel 350[12] 1997

Une sixième, l'école Labarre, a accueilli ses derniers étudiants lors de l’année scolaire 2006-2007. Elle sert aujourd'hui à la formation des adultes. On y retrouve aussi le Centre éducatif Chante Plume, institution scolaire privée offrant le niveau primaire.

Écoles secondaires[modifier | modifier le code]

Collège Saint-Paul

L'école publique le Carrefour accueille en 2007 environ 850 élèves, provenant de Varennes, Verchères et Calixa-Lavallée. Elle est ouverte depuis 1997. Elle offre les niveaux de secondaire 1, 2, 3 et dès septembre 2010 le 4 et ensuite le 5.

Le Collège Saint-Paul de Varennes est une institution privée fondée en 1854 par Mgr Désautels, curé de la paroisse. Il fut d'abord confié au Frères de Ste-Croix, puis à des prêtres séculiers pour enfin, en 1899 être mis sous la responsabilité des Frères des écoles chrétiennes. Le Collège accueille les élèves de secondaire 1 à 5. Chaque année, la fondation Saint-Paul fait de majeurs investissements dans le Collège tels que du nouveau matériel informatique et un portail. Le Pavillon des Arts de la Scène a également été construit récemment.

Institution collégiale[modifier | modifier le code]

Le Centre d’études collégiales de Varennes rattaché au CEGEP Sorel-Tracy dispense des cours de niveau collégial.

Université[modifier | modifier le code]

Le Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'Institut national de la recherche scientifique, qui constitue un pôle d’excellence en recherche, innovation et formation dans les domaines des matériaux de pointe, des nanotechnologies, de la photonique, des télécommunications et de l'énergie durable ;

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Parc de la Commune

La bibliothèque Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie dispose d'une collection de plus de 68 00 documents (livres, revues, CD, journaux, etc.). Son catalogue est accessible par Internet.

La Société d'Histoire de Varennes de concert avec ses membres et la ville de Varennes fait la promotion de son histoire et de son patrimoine. Le site de cette société peut être consulter au lien suivant : Société d'Histoire de Varennes.

Plusieurs institutions publiques ou privées favorisent le développement artistique à Varennes, comme l'organisme VarennArt (diffusion, organisation d’événements), l'école de musique Haute-Gamme et l'Académie des Arts et Beaux-Arts. Le collège Saint-Paul dispose aussi d'une salle de spectacle de 451 places; Le Pavillon des Arts de la Scène y offre une programmation avec des artistes professionnels. Visitez la billetterie Admission Les cerfs-volants Coriolis offrent un vaste choix de produits et activités publiques tel le festival international de cerfs-volants "Un ciel, un monde". http://www.coriolis.cc/unciel

Quant aux infrastructures sportives, la population a accès à un aréna (l'aréna Louis-Philippe Dalpé), de nombreux terrains de soccer répartis dans 5 parcs, 4 terrains de baseball, 6 terrains de tennis, 8 terrains de Volleyball et des terrains de football. Depuis 2006, le parc du carrousel est équipé d'une surface synthétique pour le soccer et le football. En hiver, les Varennois disposent de 5 patinoires avec bandes, de 2 circuits glacés et de pistes de ski de fond.

Plusieurs associations sportives permettent aux jeunes de pratiquer de façon organisée leurs activités sportives. On retrouve particulièrement :

  • Association de hockey mineure de Varennes
  • Association de baseball mineur de Varennes
  • Association de football de Varennes
  • Association de soccer de Varennes
  • Club de patinage artistique de Varennes
  • Club de taekwondo de Varennes inc.
  • Club de judo de Varennes

Pour les activités nautiques, une rampe de mise à l'eau et un quai fédéral sont à la disposition des citoyens.

Salle de spectacle[modifier | modifier le code]

Pavillon des Arts de la Scène

Le Pavillon des Arts de la Scène est une salle de spectacles disposant de 451 places confortables. Construite en 2006 par le Collège Saint-Paul, cette salle est située derrière la basilique dans le vieux-Varennes. Plusieurs spectacles y sont présentés annuellement.

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Les Grands Airs de Varennes au parc de la Commune

Depuis 2006, les services récréatifs et culturels de Varennes organisent l’activité « Les Grands Airs de Varennes » présenté par Loto-Québec. Cet événement festif se veut un rassemblement de fans du cerf-volant. Durant 4 jours ces amateurs peuvent venir admirer ces grands oiseaux artificiels. On peut assister à des démonstrations, à des compétitions et des ballets aériens de cerfs-volants. On y voit aussi des démonstrations de parapente et de ski cerfs-volants. Des espaces sont aussi mis à la disposition des artistes locaux afin de leur permettre de présenter et vendre leurs œuvres. Enfin, des spectacles et autres événements spéciaux agrémentent les soirées. La plupart des activités ont lieu au parc de la Commune.

Monuments historiques et architecture[modifier | modifier le code]

Basilique Sainte-Anne de Varennes[modifier | modifier le code]

Sanctuaire Marguerite d'Youville
Chapelle de procession Sainte-Anne
Chapelle de procession Saint-Joachim

L'érection canonique de la paroisse Sainte-Anne eut lieu en 1725.

L'église actuelle a été érigé entre 1884 et 1887. Elle est la troisième église à avoir été érigée sur ces lieux. Les plans sont des architectes Henri-Maurice Perrault et Albert Mesnard. D'architecture éclectique, elle présente un mélange de style roman, byzantin et gothique.

Elle a été désignée basilique mineure en 1993 par le pape Jean-Paul II.

Sanctuaire Marguerite d'Youville[modifier | modifier le code]

Construit sur le site ou vivait Marguerite d'Youville ce sanctuaire constitue un lieu de culte et de pèlerinage. Il fut construit en 1961 selon les plans de l'architecte André Ritchot. Les vitraux de façade datent de 1985 et sont l'œuvre de Claude Bettinger de Saint-Ignace-de-Loyola au Québec. Le sanctuaire est situé près de l'église. Depuis 2010, le lieux abrite une exposition permanente consacrée à la vie et l'œuvre de la première sainte canadienne[13].

Calvaires[modifier | modifier le code]

On appel calvaire une croix de chemin sur laquelle est suspendu un christ. Le calvaire de Varennes, situé à l'extrémité est de la rue Ste-Anne, représente aussi les deux brigands qui ont été crucifiés aux côtés de Jésus. Sa date d'érection est plutôt confuse. Selon le site internet de la ville de Varennes Toponymie de Varennes, il daterait de 1767 et serait attribué au sculpteur Michel Brisset. Par contre, selon le site Grand Québec.com, il daterait de 1829. La confusion vient peut-être du fait qu'il a été reconstruit en utilisant les statuts de l'ancien.

Il fut classé monument historique en 1962.

Chapelle de procession Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Cette chapelle de procession fut construite en 1862 selon les plans de l'architecte montréalais Victor Bourgeau. Elle serait la plus grande chapelle de procession du Québec. Une chapelle de procession est généralement consacrée à un saint ou destinée à la procession du Saint-Sacrement.

La chapelle fut classée monument historique en 1981.

Chapelle de procession Saint-Joachim[modifier | modifier le code]

Elle fut classée monument historique en 1981.

Hangar à grain Jodoin[modifier | modifier le code]

Situé au 4681 chemin de la Baronnie, il fut construit durant la première moitié du XIXe siècle. On y entreposait diverses variétés de grains. Il fut classé monument historique en 1983.

Maison Brien-dit-Desrochers[modifier | modifier le code]

Maison Joseph-Petit-dit-Beauchemin[modifier | modifier le code]

Située sur la montée de Picardie, près de la rue Riendeau, sur des terrains appartenant à l'usine Pétromont. La maison fut érigée vers le milieu du XVIIIe siècle. En 1860, la maison et les terres furent vendues pour en faire une ferme-école. La maison servait alors de résidence aux employés. La ferme-école cessa ses activités l'année suivante. La maison fut habitée jusqu'en 1982 et laissée à l'abandon par la suite. Elle fut classée monument historique depuis 1984. Le 17 août 2005 le bâtiment fût incendié.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Le transport en commun est assuré par le Conseil intermunicipal de Transport Sorel-Varennes [2] qui permet de se déplacer vers le Cégep Édouard-Montpetit et le métro Longueuil à toute heure du jour via 3 lignes. Depuis 2008, une quatrième ligne relie le parc scientifique situé le long du boulevard Lionel-Boulet au terminus Longueuil.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Autoroutes

Routes provinciales

Autres voies d'importance

  • Boulevard René-Gaultier
  • Boulevard Lionel-Boulet
  • Boulevard de la Marine
  • Rue Ste-Anne qui traverse le vieux-village.
  • Montée de la Picardie
  • Montée de la Baronnie
  • Chemin du Pays-Brulée
  • Chemin du Petit Bois

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Une voie ferrée du Canadien National traverse Varennes sans toutefois offrir de service de transport aux citoyens. Elle sert principalement au transport de matériaux de transit et dessert, entre autres, le parc industriel chimique.

Oléoduc et gazoduc[modifier | modifier le code]

Un oléoduc bidirectionnel à quatre voies permet le transport d'hydrogène gazeux, de naphte liquide, d'éthylène gazeux et de concentré liquide de produits de raffinerie entre le Parc chimique de Varennes et Montréal-Est ainsi que le Port de Montréal.

Un gazoduc permet aussi d'alimenter le parc chimique en gaz naturel depuis Montréal.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2007 la ville comptait 20 902 habitants. Varennes en comptait pourtant à peine 5 000 en 1980.

Débuts du peuplement[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1681, la population continentale de Varennes s'élevait à 73 personnes, tandis l'Île Sainte-Thérèse en comptait 53. La population augmenta graduellement dans ces seigneuries agricoles, principalement grâce à l'accroissement naturel, l'immigration venue de France demeurant marginale. Le nombre d'habitants atteignit 1 168 lors de la cession aux Britanniques en 1760. L'année 1831 marqua l'apogée de cette croissance naturelle. À cette époque 3 355 individus peuplaient Varennes[14].

Le déclin[modifier | modifier le code]

Durant la décennie 1830, l'économie agricole du Canada français commençait à s'essouffler. De nombreux Varennois tentèrent leur chance dans les usines de l'Est des États-Unis. Cette exode rural se poursuivit pendant près d'un siècle. Varennes perdit 640 habitants dans la seule décennie 1861-1871. Avec la Grande Dépression, ce mouvement prit fin, mais la population varennoise n'était plus que de 1 983 âmes[15].

La renaissance[modifier | modifier le code]

Avec le développement de l'industrie chimique d'une part, et la démocratisation de l'automobile de l'autre part, Varennes put prendre un essor considérable. Entre 1941 et aujourd'hui la population a été multipliée par dix. C'est le boom immobilier des années 1980 et début 90, causé par l'exode massif des Montréalais vers les banlieues jumelé à un bas taux de taxation et une faible valeur des terrains, qui en est responsable. En 2007, la croissance avait ralenti beaucoup en raison du manque de terrains disponibles et de la hausse de la valeur des maisons. Cette hausse est principalement due à la tendance des « secteurs de prestige » où les maisons qui s'y construisent doivent posséder une valeur minimale fixe et généralement hors de prix pour les familles à revenus moyens.

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin des années soixante, l'économie de Varennes était fondée les secteurs primaires, principalement l'agriculture. Encore aujourd'hui, en raison de la qualité des sols, 80 % du territoire est consacré à l'agriculture. À partir du début des années 1970, les secteurs pétrochimiques et la recherche scientifique prirent leur envol.

Secteur industriel[modifier | modifier le code]

Parc chimique[modifier | modifier le code]

La ville de Varennes comporte deux parcs industriels. Le premier est consacré à l'industrie chimique. Il est situé le long du fleuve Saint-Laurent et de la route 132. Ce parc dispose d'un réseau de pipeline souterrain, d'un accès au réseau ferroviaire et d'une cour de triage, alimentation en gaz naturel et de 2 lignes à haute tension. On y retrouve principalement les entreprises suivantes :

  • Dow Chemical spécialisé dans la fabrication et la distribution de produits chimiques dont les produits de marque Ziploc.
  • Greenfield Ethanol spécialisé dans la production de différents types d'alcools, elle est la première usine d'éthanol à s'établir au Québec. Selon le site web de l'entreprise, elle produit 120 millions de litres par année (mlpa) qui permet une réduction d'émission de gaz à effet de serre de l'ordre de 234 000 tonnes (nettes).
  • Kronos Canada qui fabrique des pigments de dioxyde de titane
  • Pétromont spécialisé dans le polyéthylène haute densité et les produits pétrochimiques de base (oléfines). Elle a cependant annoncé la fermeture le 12 février 2008 de ses deux usines de Varennes et de Montréal-Est, créant ainsi au total, quelque 325 pertes d'emplois.

Parc scientifique[modifier | modifier le code]

Le second parc est consacré à la recherche scientifique dont il constitue l'un des principaux centres au Québec. Selon le site de la ville de Varennes, il est l'un des 9 parcs du Québec et l'un des 200 dans le monde reconnu par l'Association internationale des parcs scientifiques (IASP). Cette reconnaissance demande la présence d'une université sur le territoire. La présence de l'INRS - Énergie et matériaux, pavillon de l'Université du Québec permet de répondre à ce critère. Grâce à ce parc, Varennes est aussi membre de l'Association des parcs de recherche et technopoles du Québec (APRTQ). Ce parc industriel est situé entre l'autoroute 30 et la route 132, le long du boulevard Lionel Boulet, nommée ainsi en l'honneur du fondateur de l'IREQ.

Les occupants de ce parc ont accès au gaz naturel et aux communications par fibres optiques. Ils ont aussi accès au services de 9 laboratoires de recherche. On y retrouve principalement les institutions suivantes :

  • IREQ - Institut de recherche d'Hydro-Québec
  • INRS Institut national de recherche scientifique - Énergie et Matériaux. À partir de 1986, l'INRS a exploité pour fin de recherche un réacteur Tokamak. Suite à la fermeture en 1998 de Fusion Canada, le programme canadien de recherche sur la fusion thermonucléaire, celui-ci cessa ses activités et fut démantelé en 1999.
  • Asea Brown Boveri (ABB) centre de recherche et de fabrication de transformateurs. L'usine de Varennes fut inaugurée en octobre 1971 par le premier ministre québécois de l'époque Robert Bourassa. À ce moment l'entreprise s'appelait ASEA. L'usine fut construite pour la fabrication des transformateurs à 735 kV requis par Hydro-Québec qui fut le premier producteur d'électricité au monde à construire une ligne de cette puissance. Aujourd'hui l'usine est toujours la seule en Amérique du Nord à fabriquer ce type de transformateur. Elle exporte près de 80 % de sa production.
  • CANMET - Varennes, laboratoire de recherche en énergie solaire et gazière
  • CITEQ laboratoire de recherche en transport de l'énergie
  • Carrefours de la nouvelle économie - Locaux aménagés par le gouvernement du Québec, loués à des entreprises de pointe et ayant droit des crédits d'impôt importants.

Secteur commercial[modifier | modifier le code]

Bien que plutôt restreint, le secteur commercial subit une certaine expansion depuis 2005. Les principaux pôles commerciaux se situent au centre-ville (axe de la route 132, entre la rue de l'Aqueduc et la montée de Picardie), sur le boulevard René-Gaultier, à l'intersection de la route 132 et de la rue de la Gabelle, ainsi qu'à l'intersection des routes 132 et 229. Les principaux commerces sont constitués principalement de super marchés, de pharmacies, de chaînes de restauration rapide et de stations services avec dépanneurs.

Plusieurs institutions financières sont présentes à Varennes dont une succursale de la Banque nationale du Canada, de la Banque royale et de la Banque de Montréal. On y retrouve évidemment le mouvement Desjardins avec la caisse populaire de Varennes. Cette dernière fut fondée en 1944 par le chanoine André Beauregard qui fut curé de Varennes de 1942 à 1962.

Environnement[modifier | modifier le code]

La Ville de Varennes s’est vue décerner la distinction au programme ICI ON RECYCLE!, soit l’Attestation de mise en œuvre de niveau 2. Il s’agit d’une reconnaissance officielle du gouvernement du Québec, instaurée par RECYC-QUÉBEC afin de souligner les efforts remarquables des industries, des commerces et des institutions qui implantent, dans leur établissement, des mesures permettant la gestion responsable de leurs matières résiduelles.

Attraits[modifier | modifier le code]

Quelques données[modifier | modifier le code]

  • Population au 1er janvier 2010 : 21 174
  • Superficie totale : 94 km²
  • Nombre de parcs et d'espaces verts : 17
  • Nombre d'écoles primaires : 1 privée et 5 publiques
  • Nombre d'écoles secondaires : 1 privée et 1 publique
  • Commission scolaire : Des Patriotes
  • Nombre de commerces et d'industrie au 1er janvier 2010 : 542
  • Nombre d'emplois au 1er janvier 2005 : 7 135
  • Nombre de centres de recherches : 15
  • Division territoriale : 8 districts électoraux
  • Région administrative : Montérégie
  • Municipalité régionale de comté : Lajemmerais
  • Comté fédéral : Verchères-Les Patriotes
  • Député fédéral : Sana Hassainia, Nouveau Parti démocratique
  • Comté provincial : Verchères
  • Député provincial : Stéphane Bergeron, Parti Québécois
  • Gentilé : Varennoise et Varennois
  • Nombre d'unités de logements au 1er janvier 2006 : 7 620
  • Taux de taxe foncière de base : 0,6247 $ / 100 $ d'évaluation

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Repentigny,
Fleuve Saint-Laurent
Verchères Rose des vents
Montréal, Fleuve Saint-Laurent N Saint-Amable
O    Varennes    E
S
Boucherville Sainte-Julie

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Varennes », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 12 mars 2011)
  2. Toponymie : Varennes
  3. Statistique Canada : Varennes
  4. [1]
  5. Voir l'excellent texte de Sophie Geoffrion intitulé "16 novembre 1837 - Le conciliabule de Varennes" sur le site Les patriotes de 1837@1838
  6. (fr) « Texte de Varennes »
  7. Philippe Mercure, « Pétromont ferme à Varennes et Montréal-Est », La Presse, Montréal,‎ 13 février 2008 (lire en ligne)
  8. Société d'Histoire de Varennes
  9. http://marievictorin.csp.qc.ca/
  10. http://delasource.csp.qc.ca/
  11. http://laroseraie.csp.qc.ca/
  12. http://ducarrousel.csp.qc.ca/
  13. Sanctuaire Sainte Marguerite d'Youville à Varennes http://fr.sanctuaireyouville.ca/sanctuaire
  14. Source : Horman, Doris. Varennes: 1672-1972, Varennes: Le Comité du tricentenaire de Varennes, 1972. p.156-157
  15. Source : Horman, Doris. Varennes: 1672-1972, Varennes: Le Comité du tricentenaire de Varennes, 1972. p.157

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vie de la vénérable mère d'Youville fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal. Madame Jetté, Montréal : Cadieux & Derome, 1900
  • Pierre-Georges Roy. Les noms géographiques de la province de Québec. Québec, 1908
  • Schéma d'emménagement révisé - MRC de la Jammerais - Février 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]