Saint-Bruno-de-Montarville

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Saint-Bruno-de-Montarville
Saint-Bruno-de-Montarville
Le Vieux Presbytère
Le Vieux Presbytère
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent Agglomération de Longueuil
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Martin Murray (Parti montarvillois)
2013- 2017
Constitution 1er janvier 2006
Démographie
Gentilé Montarvillois, Montarvilloise
Population 26 107 hab. (2011)
Densité 622 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 00″ N 73° 21′ 00″ O / 45.533289, -73.349876 ()45° 32′ 00″ Nord 73° 21′ 00″ Ouest / 45.533289, -73.349876 ()  
Superficie 4 200 ha = 42 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Mont Saint-Bruno
Le Vieux Presbytère
Lac du Village, Promenades Saint-Bruno
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC-5
Indicatif 450
Code géographique 58033
Localisation

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Liens
Site web Saint-Bruno-de-Montarville

Saint-Bruno-de-Montarville est une municipalité du Québec située sur le flanc ouest du mont Saint-Bruno, une des collines montérégiennes, en Montérégie. Elle fait partie de l'agglomération de Longueuil. Sa devise est « Fiers de nos traditions »[1].

Les Montréalais et la population environnante connaissent bien la montagne de Saint-Bruno, où ils retrouvent non seulement une station de ski et de planche à neige, mais aussi des kilomètres de sentiers de marche et de ski de fond qui sillonnent le Parc national du Mont-Saint-Bruno. On y découvre également le Vieux-Moulin, un moulin à farine construit en 1761 à l'époque de la seigneurie de Montarville. À la limite sud-ouest de la ville, à l'intersection de l'autoroute 30 et de la route 116, se trouve le centre commercial les promenades Saint-Bruno.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Saint-Bruno-de-Montarville

La Commission de toponymie du Québec[2] signale qu'il s'agirait d'un mot-valise constitué à partir de « montagne » et de « Boucherville », le nom du premier seigneur de la région, Pierre Boucher de Boucherville. Cette hypothèse s'appuie sur le fait que les descendants de Boucherville se sont appelés Montarville, Niverville, etc.

Le nom Boucherville provient de Pierre Boucher, père de Pierre Boucher de Boucherville. En 1661, Monsieur de Lauzon lui concède le fief des Îles percées. Lorsqu'il est officialisé par Jean Talon en 1672, le domaine seigneurial devient Boucherville, du nom de son seigneur [3].

Par ailleurs, le patronage de saint Bruno pourrait s'expliquer par le fait que la seigneurie de Montarville fut vendue à François-Pierre Bruneau.

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville siège à l'Hôtel de ville de Saint-Bruno-de-Montarville, au 1585, rue Montarville, à Saint-Bruno-de-Montarville.

Les séances du conseil municipal se tiennent habituellement le troisième lundi du mois.

Les élus municipaux de Saint-Bruno-de-Montarville (mandat 2013-2017) :

  • Martin Murray, maire
  • Thérèse Hudon, conseillère de l'opposition (district 1)
  • Michael O'Dowd, conseiller de l'opposition (district 2)
  • Isabelle Bérubé, conseillère (district 3)
  • Martin Guèvremont, conseiller (district 4)
  • André Besner, conseiller de l'opposition (district 5)
  • Marilou Alarie, conseillère (district 6)
  • Jacques Bédard, conseiller (district 7)
  • Michèle Archambault, conseillère (district 8)

N.B. Cette liste est présente dans l'article de l'Agglomération de Longueuil.

Les installations scolaires sont administrées par la Commission scolaire des Patriotes excepté un établissement qui est privé.

Histoire ancienne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Église catholique

La seigneurie de Montarville[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Montarville fut concédée à Pierre Boucher de Boucherville en 1710 par le gouverneur de la Nouvelle-France, Philippe de Rigaud. En 1723, on ne notait encore aucun défrichement[2].

La seigneurie est restée dans la famille Boucher jusqu'en 1829 alors que René Boucher de la Bruère a vendu la moitié de ses terres et ses droits de seigneur à François-Pierre Bruneau de Montréal. Olivier-Théophile Bruneau, frère de François-Pierre Bruneau (décédé en 1851), fut le dernier seigneur de Montarville. Il mourut en 1866[3].

En plus de sa vocation agricole primaire, la seigneurie de Montarville a eu une vocation industrielle importante grâce à l'énergie hydraulique produite par les cours d'eau qui s'écoulent du mont Saint-Bruno. Au XIXe siècle, le territoire montarvillois comptait une demi-douzaine de moulins à eau permettant de moudre le grain, scier le bois, tanner le cuir, carder et tisser la laine[4].

La paroisse, le village et la ville[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville en 1952

Érigée canoniquement en 1842, la paroisse de Saint-Bruno obtient une reconnaissance civile en 1846 sous le nom de Saint-Bruno-de-Montarville.

À la fin du XIXe siècle, de riches familles anglaises de Montréal s'installent à Saint-Bruno à cause de la présence d'une montagne, de lacs et de forêts dans ce village et de la proximité du village par rapport à Montréal. Saint-Bruno-de-Montarville devient un site de villégiature.

Le village croît rapidement à partir du milieu du XXe siècle : la démocratisation de l'automobile permet aux travailleurs d'installer leurs familles à Saint-Bruno et de travailler à Montréal.

Le village devient ville en 1958.

La fusion et la défusion[modifier | modifier le code]

En 2000, le gouvernement annonce une série de mesures législatives en vue de réorganiser et de fusionner plusieurs municipalités québécoises. Comme suite à l'adoption de la loi 170 sur les fusions municipales, Saint-Bruno-de-Montarville est fusionnée, ainsi que plusieurs municipalités de la Rive-Sud de Montréal, à la ville de Longueuil. Après un référendum, la ville est reconstituée le 1er janvier 2006, mais demeure au sein de l'agglomération de Longueuil[5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La montagne et la Villa Grand-Coteau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc national du Mont-Saint-Bruno.
Ancien juvénat et collège des Frères de Saint-Gabriel en 1985

Acquise des Jésuites au début du siècle, la montagne de Saint-Bruno a été la propriété des Frères de Saint-Gabriel de 1911 à 1975. La Villa Grand-Coteau fut une très importante exploitation agricole de Saint-Bruno-de-Montarville. Les Frères y ont cultivé 4 500 pommiers (85,7 tonnes métriques de pommes par année), puis acquis une compétence en conserverie, en confiserie et en apiculture (200 ruches); ils entaillaient 5 500 érables produisant quelque 3 600 litres de sirop.

En 1925, les Frères de Saint-Gabriel décident d'ériger un juvénat sur leur vaste domaine de la montagne. On y donne, pendant 30 ans, la formation religieuse et académique des futurs frères. L'institution change sa vocation dans les années 1960 pour devenir un collège de niveau secondaire destiné à des étudiants pensionnaires et externes, et ce, jusqu'en 1972[6][7].

En 1975, la montagne et l'exploitation agricole de la Villa Grand-Coteau des Frères de Saint-Gabriel sont vendues à l'État provincial, qui en fait un parc de conservation. L'imposant édifice du collège a malheureusement été démoli en 1990. Des tarifs ont été imposés aux citoyens en 2002 pour accéder à la montagne, maintenant gérée par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

L'église Unie Mount Bruno
Le Vieux Moulin à eau du mont Saint-Bruno
Centre Marcel-Dulude

La Place du village[modifier | modifier le code]

La Place du village, avec sa fontaine, son aménagement paysager et ses pittoresques restaurants, est un lieu de détente et de rencontre en plein cœur de la municipalité. En été, certaines activités sont organisées près de la fontaine.

Le Vieux Presbytère[modifier | modifier le code]

Le Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville, aujourd'hui érigé sur la rive du Lac du Village, est un monument historique et une source de fierté pour les habitants de la municipalité. Il est également une attraction touristique importante. L'édifice fut construit vers 1851 à proximité de l'église catholique sur un terrain donné par le seigneur de Montarville en 1842.

En 1960, on décide de doter l'église d'un nouveau presbytère, plus moderne et moins dispendieux à entretenir que le vieil immeuble du XIXe siècle. Celui-ci était donc menacé de démolition. Toutefois, le maire de l'époque, Gérard Filion, et le curé de la Paroisse de Saint-Bruno-de-Montarville, Mgr Gilles Gervais, interviennent rapidement et entreprennent une campagne populaire pour sauvegarder, restaurer et conserver ce magnifique immeuble. Classé monument historique national en 1966, l'édifice fut alors démoli pierre par pierre et reconstruit sur un site du parc du Lac du Village. Complètement restauré, le Vieux Presbytère a été officiellement inauguré le 18 février 1967. L'édifice de deux étages offre aux citoyens des salles de réunions, et il constitue un lieu privilégié pour l'exposition des œuvres d'artistes locaux ou la tenue de cérémonies officielles.

Unique en raison de sa taille imposante, sa construction est d’influence néo-classique, un style d’architecture typique aux bâtiments de la première moitié du XIXe siècle[8].

La gare historique du Canadien National[modifier | modifier le code]

La vieille gare du CN à Saint-Bruno avant sa relocalisation et restauration
Gare restaurée

La première gare, érigée en 1848 par la St. Lawrence & Atlantic Railroad et inaugurée en 1849, était située à l'angle de la « montée du dépôt » (devenue rue des Cèdres) et de l'actuelle route 116.

En 1853, la compagnie St. Lawrence & Atlantic Railroad devient la propriété de la Grand Trunk Railway.

Les trains devaient franchir une pente accentuée. Les opérateurs gardaient une locomotive sous haute pression à cet endroit. Le 10 mai 1902, une étincelle s'en échappe, met feu à un hangar, puis à la gare[9].

Le 23 juin 1902, la Grand Trunk Railway démarre la construction de la deuxième gare, finalisée en 1904, à l'intersection du Chemin de la Rabastalière et du boulevard Sir-Wilfrid-Laurier (route 116).

En 1910, lors des travaux de doublage de la voie ferrée, un passage à travers la colline est creusée : ce pont en acier, appelé le Pont noir, permettait aux citoyens d'accéder à la route 116 et, au delà, à l'autre partie du territoire de la ville. L'accident de terrain qui a causé l'incendie de la première gare est éliminé.

Un horaire publiée par la compagnie en 1919 indique huit arrêts par jour à Saint-Bruno, dans les deux directions, en semaine.

La Grand Trunk Railway devient la propriété de la la compagnie Canadien National (CN), en 1923.

En 1988, le CN cesse définitivement le service de train de banlieue à Saint-Bruno-de-Montarville. Les autorités municipales décident alors d'acquérir le vieil immeuble pour en préserver la mémoire historique. On procède donc à sa restauration complète, mais sur un site différent, à quelques centaines de mètres de l'emplacement d'origine. L'immeuble restauré sert aujourd'hui à la tenue de réunions d'organisations communautaires ou d'événements spéciaux et il s'intègre à une piste cyclable et à un parc[3].

Tombé en décrépitude et jugé non sécuritaire par la municipalité et le CN, la société ferroviaire convient de démolir le Pont noir en avril 2008 et de construire, au même endroit, et en consultation avec les autorités locales, une passerelle en acier pour piétons et cyclistes, mise en service à la fin de 2008. La traversée de la route 116 se fait grâce à un tunnel creusé sous cette voie de circulation majeure.

Bien qu'elle soit intégrée au vaste réseau ferroviaire canadien, la voie ferrée double qui traverse Saint-Bruno-de-Montarville assure le transport de marchandises entre Montréal, la Gaspésie et les provinces de l'Atlantique[10],[11],[12].

[14]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les données statistiques relatives à la population dans l'infobox ci-haut sont extraites de: Gouvernement du Québec, « Saint-Bruno-de-Montarville », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. a et b « Saint-Bruno-de-Montarville », sur Commission de toponymie du Québec
  3. a, b et c SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE MONTARVILLE. Fragments d'histoire, Saint-Bruno-de-Montarville, 1992, 86 pages.
  4. Michel Desgagné, « Un peu d'histoire », Parti montarvillois,‎ 2009 (consulté le 19 mars 2010)
  5. Le Journal de Saint-Bruno, «Fusion, défusion, conclusion?», Nathalie Côté, 12 novembre 2008
  6. SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE MONTARVILLE. Circuit patrimonial montarvillois, [En ligne], 1998, http://www.stbruno.ca/sites/default/files/Circuit-patrimonial-montarvillois.pdf (page consultée le 17 mars 2013).
  7. Bernard Guilbert, Société d'histoire de Montarville, « Les Frères de Saint-Gabriel, agriculteurs et éducateurs à Saint-Bruno-de-Montarville »,‎ 2000 (consulté le 23 mars 2010)
  8. Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, « Le Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville : La ministre St-Pierre annonce une aide de 150 000 $ », sur www.mcccf.gouv.qc.ca, Gouvernement du Québec,‎ 24 septembre 2007 (consulté le 10 avril 2010).
  9. DUFOUR, André. L'incendie de la première gare, fiche de documentation no 60, Société d'histoire de Montarville., mars 1991.
  10. Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Profil historique Ville de Saint-Bruno de Montarville » (consulté le 25 mars 2010)
  11. Communiqué de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Pont de la rue des Cèdres, la reconstruction a débuté »,‎ 31 octobre 2008 (consulté le 25 mars 2010)
  12. Communiqué de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Travaux de démolition du pont de la rue des Cèdres (Pont noir) reportés »,‎ 7 avril 2008 (consulté le 25 mars 2010)
  13. De 2002 à 2006, Saint-Bruno-de-Montarville était un arrondissement de la ville de Longueuil, dont Jean Gérin assumait la présidence.
  14. PAVSIC, Janko. Saint-Bruno-de-Montarville (ville), [En ligne], 2014, http://www.mairesduquebec.com/mairesduquebec/munic.php?id=1016 (page consultée le 18 mars 2014).

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Julie Rose des vents
Boucherville, Longueuil N Saint-Basile-le-Grand
O    Saint-Bruno-de-Montarville    E
S
Longueuil, Carignan, Chambly

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Leclerc Bonenfant, Charlotte et coll. Saint-Bruno-de-Montarville, Fragments d'histoire, Société d'histoire de Montarville, 1992, 86p.
  • Dufour Andrée ; LeBlanc, Diane et coll., Circuit patrimonial Montarvillois, Société d'histoire de Montarville, 1998, 34p.
  • Dufour, Andrée ; Bédard, Raymond ; Lavallée et coll., Répertoire des toponymes montarvillois, Société d'histoire de Montarville, Comité de toponymie et Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, 1995, 102p.

Lien externe[modifier | modifier le code]