Pointe-Fortune

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Pointe-Fortune
Pointe-Fortune
Image illustrative de l'article Pointe-Fortune
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Vallée-du-Haut-Saint-Laurent (Montérégie)
Statut municipal Municipalité de village
Maire
Mandat
Jean-Pierre Daoust
2013 - 2017
Code postal J0P 1N0
Constitution 1880
Démographie
Gentilé Pointe-Fortunais, e
Population 548 hab. (2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 00″ N 74° 23′ 00″ O / 45.566672, -74.38333845° 34′ 00″ Nord 74° 23′ 00″ Ouest / 45.566672, -74.383338  
Superficie 909 ha = 9,09 km2
Divers
Fuseau horaire Est (UTC-5)
Indicatif +1 450 ou 579
Code géographique 71140
Localisation

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Liens
Site web pointefortune.ca

Pointe-Fortune, auparavant appelée Petites-Écorces et Petit-Carillon[2], est une municipalité de village dans la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges au Québec (Canada), située dans la région de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent en Montérégie, dans le pays du Suroît. Elle compte 557 habitants[3]. Jadis habité ou visité par les Amérindiens, les coureurs des bois, les pêcheurs, draveurs, cageux, constructeurs de barrages, vacanciers et agriculteurs, le village de Pointe-Fortune est un endroit paisible où la nature attire pêcheurs et visiteurs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traverse Pointe-Fortune-Carillon.

Pointe-Fortune est situé sur la rive droite de la rivière des Outaouais, sur la frontière ontarienne, tout près du barrage hydroélectrique Carillon. Le territoire de Pointe-Fortune est borné à l'ouest par le canton de Hawkesbury Est (hameau de Pointe-Fortune (Ontario)), au nord par la baie de Rigaud, à l’est par le lot 29 de la baie de Rigaud, au sud par les terres du rang Saint-Thomas de Rigaud. La superficie totale de la municipalité est de 9,60 km2, dont 8,35 km2 terrestres[4] et 1,25 km2 aquatique.

Pointe-Fortune se trouve dans les basses terres du Saint-Laurent et son relief est plat. Le sol de Pointe-Fortune se compose dans la partie est d'un secteur datant du Cambrien composé de grès, conglomérat, calcaire et dolomie (grès de Postdam, formations de Brador et de Forteau) et, dans sa partie ouest, d'une aire de dolomie et grès de l'Ordovicien inférieur (groupe de Beekmantown et formation de Romaine)[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'occupation du territoire se divise en trois secteurs habités : le noyau villageois à l’ouest, le Bout-du-Bois-Dansant au centre et le secteur Olivier-Guimond à l'est.

L'autoroute Félix-Leclerc (A-40) traverse le sud du territoire de la municipalité. La localité est desservie par l'échangeur 1, à cheval sur la frontière interprovinciale. L'autoroute présente un élargissement du terre-plein permettant l'aménagement d'un échangeur avec l'autoroute 9, projet maintenant annulé. La route 342, auparavant route 17, est l'ancienne route reliant Montréal et Ottawa. Le chemin des Outaouais, parallèle à la rivière homonyme, permet d'atteindre les zones habitées de la municipalité. Les autres collectrices comprennent les montées la Grande, Janseen et Wilson[6]. La traverse Pointe-Fortune-Carillon permet de traverser la rivière des Outaouais vers Saint-André-d'Argenteuil. La société Transport Soleil assure le service de transport adapté. Le pipeline d'Enbridge traverse la rivière des Outaouais de même que le territoire de Pointe-Fortune suivant un axe nord-est / sud-ouest[7]. Enbridge projette d'en inverser le flux et d'y transporter du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta[8].

Le périmètre d'urbanisation de Pointe-Fortune couvre toute la partie de la municipalité qui longe la rivière des Outaouais. Il couvre 241 ha, dont 56 ha qui sont occupés. La superficie qui pourrait être développée (185 ha) est bien au-delà des besoins de développement urbain. Cette superficie n'est toutefois pas desservie par les infrastructures urbaines. L'intérieur est entièrement compris dans la zone agricole permanente[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seigneurie de Rigaud.

Les Algonquins vivent dans la région sur les rives de l'Outaouais mais quittent l'endroit avant l'arrivée des Européens. La rivière des Outaouais est explorée par Samuel de Champlain au début du XVIIe siècle. La seigneurie de Rigaud est concédée en 1732, celle-ci comprenant le territoire actuel de Pointe-Fortune[10]. Vers 1750, ceux-ci exploitent à Pointe-Fortune un poste de traite de fourrures[11]. Le territoire de Pointe-Fortune est alors fréquenté par les coureurs des bois, les pêcheurs, draveurs, cageux. Vers 1797, environ vingt-cinq terres sont distribuées.

L'origine du nom de la municipalité n'est pas établie avec certitude. Certains attribuent le toponyme au colonel William Fortune, qui, à la fin du XVIIIe siècle, reçoit en concession une terre dans le canton de Chatham, sur l'autre rive de la rivière des Outaouais. D'autres avancent que le nom de la municipalité honore Joseph Fortune, milicien du début du XIXe siècle et arpenteur, qui aurait arpenté les premières terres[11]. Certains parlent des frères William et Joseph Fortune, comme premiers habitants de l'endroit[12]. La municipalité parle plutôt de Joseph comme du fils de William[13].L'endroit a déjà porté les noms de Petites-Écorces et de Petit-Carillon[11].

Jacob Schagel, hôtelier de Carillon (localité maintenant dans la municipalité de Saint-André-d'Argenteuil), met en service en 1833 un chaland muni de longues rames pour traverser la rivière des Outaouais vers Pointe-Fortune[12]. En 1851, le bureau de poste, sous le nom anglais de Point Fortune est implanté[11]. En 1855, le territoire de la seigneurie de Rigaud, à l'exception de Sainte-Marthe mais incluant Pointe-Fortune, devient la municipalité de paroisse de Sainte-Madeleine de Rigaud. La localité de Pointe-Fortune est érigée en municipalité en 1880[14], le détachement de Rigaud étant demandé par les habitants de Pointe-Fortune alors majoritairement anglophones. Le premier maire est John William Crosby[15]. En 1904, la paroisse de Saint-François-Xavier-de-Pointe-Fortune est érigée[11]. Le barrage de Carillon est aménagé dans les années 1960.

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales ont lieu tous les quatre ans et s'effectuent en bloc sans division territoriale. Le conseil municipal est composé d'un maire et de six conseillers[3]. L'administration municipale compte divers comités dont le comité consultatif en urbanisme, le comité de toponymie et le comité des loisirs. La communauté locale peut également faire ses représentations par le Comité de citoyens[16]. Les objectifs de ce comité sont, d'une part, de favoriser la protection de l'environnement et le patrimoine écologique et, d'autre part, de sauvegarder le caractère champêtre du village[17].

Composition du conseil municipal
2009-2013 2013-2017
Maire Jean-Pierre Daoust Jean-Pierre Daoust
Conseillers Lorraine Auerbach Chevrier
François Bélanger
Christiane Berniquez
Hélène Cousineau-Pilon
Gilles Deschamps
Jean Roy
François Bélanger
Christiane Berniquez
Hélène Cousineau-Pilon
Alain Déry
Gilles Deschamps
Jean Roy

Population[modifier | modifier le code]

La population de Pointe-Fortune, malgré des fluctuations, connaît une croissance modérée à long terme[4].

Population totale, 1986-2011

Année Population Variation
2011 542 en augmentation 6,9 %
2006 507 en augmentation18.2 %
2001 429 en diminution-4,9 %
1996 451 en augmentation 9,2 %
1991 413 en augmentation 3,3 %
1986 400

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Pointe-Fortune s'appuie principalement sur le tourisme et l'agriculture. Pointe-Fortune compte différentes exploitations agricoles, notamment en culture de petits fruits (ferme Gemma[18]) et en apiculture. La cire d'abeille est utilisée dans la fabrication du savon de Chez nous de Vaudreuil-Soulanges à Sainte-Marthe.

Pointe-Fortune garde son caractère champêtre et continue de développer sa vocation récréotouristique. La marina de pêche[19], la location de kayaks et le sentier du ruisseau à Charette et de la baie Brazeau demeurent populaires. Par ailleurs, un café et un restaurant offrent des en-cas et des repas jumelant nourriture saine et saveur.

L'agriculture occupe une place importante à Pointe-Fortune. On y retrouve plusieurs fermes. La Ferme de Pointe-Fortune inc.[20] se spécialise dans la production de sanglier, bœuf highland et volaille. La Ferme Les Petites Écores[21] se spécialise en agrotourisme ainsi que dans la production apicole et d'argousier. Les Jardins Les Petites Écores se spécialise dans la production de légumes­.

Culture[modifier | modifier le code]

Parmi les histoires régionales, on répertorie Le loup-garou de Pointe-Fortune[22]. La Galerie d'art Rita Iriarte expose plusieurs artistes visuels[23].

Société[modifier | modifier le code]

Peu d'organismes communautaires s'adressent exclusivement à la population de Pointe-Fortune, hormis le Club de l'âge d'or de Pointe-Fortune[16]. Le code postal de la municipalité est J0P 1N0. Olivier Guimond, père (1893-1914), comédien et humoriste, possède un chalet à Pointe-Fortune et y séjourne tous les étés avec ses enfants, dont Olivier Guimond (1914-1971), également comédien et humoriste. Une rue de Pointe-Fortune rappelle leur mémoire[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les informations de la fiche proviennent de Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Pointe-Fortune », 71140, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 23 avril 2013), sauf exceptions suivantes :
    a. Superficie locale : Statistique Canada. Pointe-Fortune, Québec (Code 2471140) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 23 avril 2013.
    b. Région (CRÉ) : Agence forestière de la Montérégie, « Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », carte, sur CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Saint-Laurent,‎ 2009 (consulté le 23 avril 2013)
  2. « Ressources patrimoniales : Pointe-Fortune », 39, Réseau du patrimoine franco-ontarien (consulté le 24 janvier 2014).
  3. a et b Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Pointe-Fortune », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 9 mars 2013)
  4. a et b a. Superficie locale : Statistique Canada. Pointe-Fortune, Québec (Code 2471140) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 23 avril 2013.
  5. CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, Plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire (PRDIRT) : Portrait de la forêt précoloniale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, 2010, page 6.
  6. « Pointe-Fortune, qc », sur Google maps (consulté le 23 avril 2013)
  7. MRC de Vaudreuil-Soulanges, 2004, p. 18.
  8. (en) Jim Duff, « Oil pressure builds on MRC mayors », Gazette Vaudreuil-Soulanges, vol. 63, no 6,‎ 27 mars 2013, p. 6 (lire en ligne)
  9. MRC de Vaudreuil-Soulanges, 2004, p. 33-34, 51.
  10. Centre d'histoire La Presqu'Île, « Seigneurie de Rigaud »,‎ 26 février 2013 (consulté le 9 mars 2013)
  11. a, b, c, d et e Commission de toponymie : Pointe-Fortune
  12. a et b Traversier Le Passeur
  13. Municipalité de village de Pointe-Fortune : Découvrez Pointe-Fortune : Historique, consulté le 27 décembre 2012.
  14. Répertoire des municipalités, ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire du Québec
  15. Lorraine Auerbach Chevrier et Raymond Séguin, Histoires de Rigaud en histoires, Rigaud, Cercle d'histoire de Rigaud,‎ 2009, 515 p. (ISBN 978-2-98107590-1), p. 15
  16. a et b Municipalité de Pointe-Fortune, « Liste des Organismes » (consulté le 25 mars 2013)
  17. « Comité des citoyens de Pointe-Fortune », 471, sur Réseau québécois des groupes écologistes (consulté le 26 mars 2013)
  18. Marché champêtre de Rigaud, « L'air du marché », 2,1, Municipalité de Rigaud,‎ mai 2010 (consulté le 9 janvier 2013)
  19. Tourisme Suroît, « Centre de pêche Pointe-Fortune » (consulté le 25 mars 2013)
  20. « Ferme Pointe-Fortune », sur http://www.fermepointefortune.ca/
  21. « Ferme Les Petites Écores », sur www.fermelpe.com
  22. Le légendaire du Haut-Saint-Laurent, Robert Payant, 2e édition, 204 pages.
  23. Municipalité de Pointe-Fortune, « Attractions et commerces » (consulté le 25 mars 2013)
  24. Gouvernement du Québec, « Rue Olivier-Guimond », 364498, sur Commission de toponymie du Québec,‎ 8 avril 2013 (consulté le 23 avril 2013) et Gouvernement du Québec, « Édifice Olivier-Guimond », 410283, sur Commission de toponymie du Québec,‎ 8 avril 2013 (consulté le 23 avril 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lorraine Auerbach-Chevrier, Pointe-Fortune, Au fil du temps, Pointe-Fortune, Auteur,‎ 2004, 568 p. (ISBN 9782980857706)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brownsburg-Chatham Carillon
Rivière des Outaouais
Saint-André-d'Argenteuil Rose des vents
Flag of Ontario.svg Ontario

Hawkesbury Est

N Rivière des Outaouais
O    Pointe-Fortune    E
S
Rigaud