Comble (architecture)

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Les combles aménagés du Kasteel Hoensbroek.
Les combles de la cathédrale de Salisbury.
Les combles aménagées en chambre en Islande.

Un comble est l'ensemble constitué par la charpente et la couverture. Il désigne par extension l'espace situé sous la toiture, volume intérieur délimité par les versants de toiture et le dernier plancher.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, le comble n'est pas systématiquement utilisé comme grenier, le plancher épais des combles servant d'abord d'isolation thermique et de pare-feu en cas d’incendie.

Les toitures inclinées sont le mode de couverture traditionnelle des bâtiments du centre de l'Europe. Dans le passé, les combles n’étaient pas habités ; le toit avait comme principale fonction de protéger la construction contre les intempéries. Les combles étaient néanmoins utilisés, généralement comme débarras dans les maisons, pour stocker du foin dans les constructions rurales, comme étendage dans les immeubles en ville. Cet espace tampon entre l’extérieur et l’habitation était ainsi ventilé et permettait de garantir une excellente protection contre l’humidité. La toiture plate, utilisée dans le passé principalement dans les pays à faibles précipitations, s’est quant à elle généralisée avec le développement des étanchéités.

L’utilisation actuelle des combles comme espaces habitables, engendre une nouvelle conception de la toiture. Les combles étant chauffés et isolés, le toiture nécessite d’être ventilée afin d’éviter la pourriture des pièces de charpente et la prolifération d’insectes xylophages comme les capricornes. Par ailleurs une barrière vapeur devra être disposé du coté chaud de l’isolation afin de diminuer les risques de condensation dans l’isolant.

On dissocie ainsi les combles froids, des combles chauffés.

Typologie selon configuration du volume intérieur[modifier | modifier le code]

« comble perdu » ou « comble visitable » 
comble non habitable dû à un espace insuffisant (hauteur libre moyenne trop petite ou bois de charpente trop encombrant), il peut être seulement accessible par une trappe pour les visites techniques.
« comble accessible », appelé aussi « comble habitable », « comble aménageable » ou « comble visitable » 
comble à volume suffisant entre les pièces de charpente (fermes ou pannes reposent sur des murs, bonne hauteur disponible), souvent éclairé par des lucarnes ou des fenêtres de toit.

Typologie selon charpente[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs types de charpentes permettant de rendre l'espace habitable :

Comble retroussé 
il s'agit de surélever l'entrait, qui se nomme alors entrait retroussé, chaque versant du toit a deux pans inclinés, le pan inférieur étant moins pentu.
Comble à surcroît, appelé aussi comble à accroissement ou à exhaussement 
on dispose la ferme sur une structure trapézoïdale, un mur de surcroît ou encuvement rehausse d'autant la façade d'un large bandeau.
Comble à la Mansart, mansarde, appelé aussi comble mansardé ou comble brisé ou comble brisé en mansarde[1]
la ferme est placée sur une structure quasiment rectangulaire, chaque versant du toit a deux pans inclinés (brisis, pan inférieur plus pentu et terrasson).
Charpente à la Philibert Delorme (ou Toit en carène
les fermes arrondies laissent libre un espace important.
Une classification du début XIXe siècle donne en plus[1]
  • Comble à deux égouts entre deux pignons;
  • Comble à deux égouts avec croupe;
  • Comble en pavillon;
  • Comble en impériale;
  • Comble à potence ou en appentis;
Comble moisé 
Comble dont chaque ferme est faite en bois de sciage ou en plats-bords, et dont l'entrait et arbalétrier sont liés ensemble par deux pièces de bois méplates posées de chaque côté et boulonnées - Ces pièces se nomment moises[1];
Comble lierné 
Comble cintré fait de bois de sciage ou de plat-bord, dont les courbes ou chevrons sont liés par des barres qui les traversent, qu'on nomme liernes[1].

Terminologie[modifier | modifier le code]

Les rives 
Extrémité latérale d’un pan de toiture.
Le virevent 
Rive latérale en pente d’un pan de toit. Il s’agit également du nom donné à la pièce de bois.
Le larmier 
Rive basse d’un pan de toit, appelé également «l’égout ». Il s’agit également du nom donné à la pièce de bois.
Le faîte 
Ligne déterminée par l’intersection de deux pans de toits par leur sommet. Le cornier est la pièce de bois situé au faîte qui permet de soutenir la tuile faîtière.
L’arêtier 
Ligne saillante déterminée par l’intersection latérale de deux pans de toits. Il s’agit également du nom donné à la pièce de bois.
La noue 
Ligne rentrante déterminée par l’intersection latérale de deux pans de toits. Il s’agit également du nom donné à la pièce de bois.
Le poinçon 
Rencontre entre l’arêtier et le faîte, ou les arêtiers entre eux.
La ligne de bris 
Ligne d’intersection entre deux pans de toits de pente différente.
Châssis ou tabatière 
Composé d’un cadre dormant et d’un cadre ouvrant, vitré ou opaque, il permet d’accéder au toit ou simplement ventiler les combles.
La chatière 
Petite ouverture sur la couverture permettant la ventilation sous les tuiles.


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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Morisot J.M., Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment (charpente), Carilian, 1814

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]