Mikoyan-Gourevitch MiG-25

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Mikoyan-Gourevitch MiG-25
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Un Mikoyan-Gourevitch MiG-25PU de l'armée de l'air russe
Un Mikoyan-Gourevitch MiG-25PU de l'armée de l'air russe

Constructeur Drapeau : URSS Mikoyan-Gourevitch
Rôle Avion d'interception
Premier vol 6 mars 1964
Mise en service 1972
Date de retrait toujours en service
Équipage
1
Motorisation
Moteur Toumanski R-15B-300
Nombre 2
Type Turboréacteur avec post-combustion
Poussée unitaire 73,5 kN sans PC de 100,1 kN avec PC
Dimensions
Foxbt d1.gif
Envergure 14 01 m
Longueur 19 75 m
Hauteur 6 10 m
Surface alaire 61 40 m2
Masses
À vide 20 000 kg
Maximale 36 720 kg
Performances
Vitesse maximale 3 800[1] km/h (Mach 3,1)
Plafond 20 700 m
Vitesse ascensionnelle 8 9 minutes pour 20 000m m/min
Rayon d'action 1 730 km
Armement
Interne 4 missiles air-air AA-6
Externe varie selon les versions

Le Mikoyan-Gourevitch MiG-25 (en russe : Микоян и Гуревич МиГ-25) est un avion d'interception et de reconnaissance soviétique connu sous le nom de code OTAN Foxbat. C'est le premier avion de combat capable d'atteindre une vitesse de Mach 3 à avoir été mis en service dans le monde.

Conception[modifier | modifier le code]

En 1960, les Soviétiques prirent connaissance du développement, par la firme américaine North American, d'un bombardier à haute altitude capable de voler à Mach 3 : le XB-70 Valkyrie. Dans le but de contrer cette menace, les dirigeants de l'URSS décidèrent de lancer l'étude d'un intercepteur trisonique pour leur force aérienne. Le programme fut officialisé en février 1962 sous l'appellation Ye-155, bien que le projet américain ait fini par être abandonné.

Trois prototypes furent fabriqués : le Ye-155R-1 de reconnaissance effectua son premier vol le 9 mars 1964, le Ye-155R-3 et la version intercepteur Ye-155P-1 qui vola pour la première fois le 9 septembre 1964. Ces trois appareils étaient équipés de deux réacteurs Toumanski R-15B-300 de 10 210 kgp avec post-combustion. Ils battirent de nombreux records de vitesses ascensionnelles et d'altitude. Ces records furent homologués par la FAI comme le fait d'un seul appareil dénommé R-266.

Le MiG-25 était essentiellement construit en un alliage acier-nickel inoxydable représentant 80 % de sa masse avec des bords d'attaque en titane (9 % de sa masse, le reste soit 11 % en aluminium) afin de résister à la chaleur provoquée par la friction générée par le vol à Mach 3, la vitesse en temps normal étant limitée à Mach 2,8 . Il était aussi doté d'un empennage bidérive, d'entrées d'air à géométrie variable, et d'un radar Doppler d'une puissance de 600 kilowatt, mais doté d'une technologie d'électronique à lampes très en retard sur les équipements occidentaux. Malgré tout, à très grande vitesse, l'appareil était pratiquement incapable d'effectuer une manœuvre, ce qui constituait un grave défaut en cas de combat tournoyant, bien que la mission de cet avion ne fût jamais le combat rapproché (ou dog-fight) ou l'interdiction, mais l'interception. Il est limité à seulement 2,2 g positifs avec les réservoirs pleins, et sa limite absolue était de 4,5 g.

Les cibles étaient, en particulier, les bombardiers américains évoluant à haute altitude et à vitesse élevée, comme le XB-70 Valkyrie.

On peut qualifier le MiG-25 comme étant un « intercepteur pur », (comme son successeur, le MiG-31, ou le F-106A « Delta Dart » américain), au contraire du F-15C ou du Sukhoï 27 qui sont, eux aussi, des chasseurs lourds capables de vitesses très élevées, mais dotés d'une agilité en combat qui surclasse de très loin celle du MiG-25, dans toutes ses versions.

Quand il entra en service en 1970 en version MiG-25P (Foxbat A en code OTAN), doté d'une vitesse supérieure à Mach 3, un radar puissant et quatre missiles air-air, le MiG-25 provoqua initialement une panique parmi les observateurs et analystes militaires occidentaux. Les véritables capacités de l'avion de combat ne seront pas connues avant 1976. Le 6 septembre 1976, le lieutenant Viktor Belenko, pilote soviétique d'un MiG-25PD (modèle 84-D), fait défection et pose son appareil au Japon, aidant ainsi les Américains à évaluer les innovations technologiques soviétiques.

Cet avion a été construit (toutes versions incluses) à 1 190 exemplaires. Les MiG-25 d'interception russes ont été retirés du service en 1994, mais les versions à l'export et de reconnaissance sont toujours en activité. Le successeur du Foxbat fut le MiG-31 Foxhound qui entra en service en 1983.

Engagements[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Entre l'automne 1971 et le printemps 1972, quatre MiG-25R soviétiques basés en Égypte effectuèrent des missions de reconnaissance au-dessus du canal de Suez. Ils rencontrèrent une fois une patrouille de F-4 mais ils réussirent à s'échapper.

Années 1980[modifier | modifier le code]

  • En 1981, deux MiG-25 syriens furent descendus par des F-15 israéliens.
  • En 1982, un autre MiG-25 aurait été abattu par un missile sol-air Hawk israélien.
  • Des MiG-25 étaient en service dans l'armée de l'air irakienne durant la guerre Iran-Irak mais les résultats ne sont guère connus.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre du Golfe de 1991, le premier appareil de l'aéronavale américaine à avoir été abattu (un F-14 Tomcat) l'a été par un MiG-25. Qui plus est, 2 MiG-25 sont abattus par des F-15C de U.S Air Force tirant des missiles AIM-7M Sparrow lors d'un combat le 19 janvier 1991 ainsi qu'un autre MiG-25 est endommagé par un AIM-7 tiré par un F-14 Tomcat de l'US Navy le 17 janvier[2]. Après la guerre, un F-16 détruisit un MiG-25 qui survolait la zone interdite au sud de l'Irak le 27 décembre 1992 avec un AIM-120 AMRAAM[3].

Il semblerait que le premier jour du déclenchement de la guerre, un F-18 de l'US Navy ait été abattu par un MiG-25PDS irakien avec un missile R-40DT.

Lors d'un autre incident, un MiG-25 Foxbat E, après avoir évité huit F-15 américains tira trois missiles sur un EF-111 de brouillage électronique, ce qui le força à abandonner sa mission et, suite à l'absence de brouillage, causa la perte d'un F-15 due à un missile sol-air. Ceci entraîna la capture du pilote.

Une autre fois, deux MiG-25 tirèrent leurs missiles sur une paire de F-15 que ceux-ci évitèrent, deux autres F-15 se joignirent à la poursuite. Ils tirèrent dix missiles air-air au total, mais aucun ne les atteignit.

En mai 1997, un MiG-25 indien survola la capitale pakistanaise Islamabad à vitesse supersonique, inquiétant la population. L'appareil était inaccessible pour les F-16 de la force aérienne pakistanaise. Ce survol aggrava encore les relations déjà tendues entre l'Inde et le Pakistan.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2002, un MiG-25 irakien détruisit un drone RQ-1 Predator armé de missiles air-air AIM-92 Stinger.
Aucun appareil irakien ne fut utilisé lors de l'invasion de 2003, la plupart ayant été détruits au sol ou cachés (l'armée irakienne n'ayant pas hésité à les camoufler dans le sable).

Années 2010[modifier | modifier le code]

Des MiG-25PDS seraient utilisés pour des missions de bombardement durant le conflit syrien[4]. Bien qu'étant médiocres dans ce rôle, ils restent une option face au manque d'appareils disponibles au sein de l'armée de l'air syrienne[4].

Variantes[modifier | modifier le code]

Un MiG-25PU biplace
  • MiG-25P Foxbat A : Version d'interception armée de quatre missiles air-air
    • MiG-25PD Foxbat E : Version améliorée du précédent dotée d'un radar à balayage vertical et de réacteurs R-15BD-300 de 11 200 kpg avec PC
    • MiG-25PDS : MiG-25P mis au standard PD
    • MiG-25PU Foxbat C : Version biplace non-armée du MiG-25P
  • MiG-25R Foxbat B : Version de reconnaissance dotée de caméras dans la pointe avant
    • MiG-25RB : Version de bombardement armée de six bombes de 500 kg dont la vitesse était limitée à Mach 2,83
      • MiG-25RBK Foxbat D : Version sans caméra ELINT dotée d'une impressionnante antenne de 1 600 x 930 mm devant le cockpit.
      • MiG-25RBS Foxbat D : Version similaire au MiG-25RBK dotée d'une antenne améliorée située des deux côtés du nez.
      • MiG-25RBF Foxbat D : version amélioré du MiG-25RBK dotée d'une antenne ELINT et d'un système de contre-mesure améliorés.
      • MiG-25RBSch Foxbat D : Version sans caméra dotée d'une antenne ELINT plus précise permettant de distinguer les cibles fixes des mobiles.
      • MiG-25RBT Foxbat B : Version avec caméra dotée d'une antenne ELINT et d'un IFF améliorés.
      • MiG-25RBV Foxbat B : Version avec caméra dotée d'une antenne ELINT et d'un système de contre-mesure améliorés.
    • MiG-25RR : Version équipée pour observer les essais nucléaires chinois et mesurer la radioactivité (8 exemplaires)
    • MiG-25RU : Version biplace du MiG-25R
  • MiG-25BM Foxbat F : Version de neutralisation de la défense anti-aérienne, dotée d'un système de détection anti-radar et de missiles Kh58 (code OTAN AS-11 Kilter)

Records[modifier | modifier le code]

Le MiG-25 a établi plusieurs records mondiaux de vitesse, vitesse ascensionnelle et d'altitude, dont certains sont toujours valables actuellement. Ces records sont attribués à des avions spécialement modifiés et désignés E-266. On peut citer par exemple[5] :

  • une vitesse moyenne de 2 981,5 km/h établie sur un circuit de 500 km (5 octobre 1967, toujours valable)
  • une altitude de 37 650 m (31 août 1977, toujours valable)
  • montée à l'altitude de 25 000 m en 2 minutes 34,2 secondes, puis 35 000 m en 4 minutes 11,7 secondes (17 mai 1975, toujours valables).

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Au moment de l'explosion du bloc soviétique, les MiG-25 furent répartis entre les anciens pays composant l'URSS. Mais les avions sont mal entretenus car la production de pièces de remplacement est stoppée. Malgré tout, quelques appareils volent toujours.

Un MiG-25PU appartenant à l'université Michail Gromov de recherche sur le vol est utilisé pour effectuer des vols paraboliques et emporte parfois des passagers.

  • Drapeau de l'Algérie Algérie : En 1979, elle reçoit de l'Union soviétique un lot de 20 appareils de type MiG-25B et MiG-25BU ainsi que 4 avions de reconnaissance MiG-25R. Sur ces appareils, il reste encore 14 MiG-25B et BU ainsi que 3 MiG-25R en état de vol (2/2005).
  • Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan : L'Azerbaïdjan possède huit MiG-25PD, quatorze MiG-25RB et environ six biplaces d'entraînement MiG-25RU / BU, récupérés en 1991 quand le bloc soviétique s'est disloqué.
  • Drapeau de la Biélorussie Biélorussie : La Biélorussie a récupéré 62 MiG-25 des forces armées soviétiques. Mais depuis, tous les MiG-25 ont été retirés du service.
  • Drapeau de la Bulgarie Bulgarie : La Bulgarie a renvoyé trois MiG-25RBT et un MiG-25RU, car elle n'en était pas satisfaite. Après l'effondrement de l'URSS, ils furent échangés contre des MiG-23BN. Un MiG-25RBT s'est perdu.
  • Drapeau de l'Inde Inde : L'IAF possédait six MiG-25RB et deux MiG-25RU avant de décider de les remplacer entre 2002 et 2005 par des satellites d'observation et des drones de reconnaissance.
Un MiG-25 irakien caché dans le sable lors de la guerre du Golfe
  • Drapeau de l'Irak Irak : L'Irak a reçu huit MiG-25RB et vingt MiG-25PD. En 1985, un appareil s'est écrasé après une explosion d'engrenage. En 1987, un second MiG-25 a subi le même sort à cause d'une erreur d'entretien. La plupart des autres appareils ont été détruits au sol ou envoyés en Iran, au cours de la guerre du Golfe en 1991. Certains MiG-25 et Su-25 furent enterré sur le site d'Al-Taqaddum (en) et découvert par les soldats américains en 2003[6].
  • Drapeau de la Libye Libye : Celle-ci a acheté 30 MiG-25PD, cinq MiG-25RU et cinq MiG-25RB. En 1999, il y eut des pourparlers avec la Russie concernant une acquisition d'autres appareils.
  • Drapeau du Pérou Pérou : En 1996, le Pérou a acheté trois MiG-25 appartenant à la Biélorussie. Les appareils, mal entretenus, se sont révélés pratiquement inutiles.
  • Drapeau de la Russie Russie : La Russie dispose dans le secteur militaire de Moscou de 41 MiG-25 et dans celui de Saint-Pétersbourg de 28 MiG-25. La plus grande partie est composée de MiG-25RBSch équipés d'avionique moderne. Environ 70 appareils sont aptes à voler (2005).
  • Drapeau de la Syrie Syrie : La Syrie a reçu une livraison de huit MiG-25RB, de 30 MiG-25PD intercepteurs et de cinq MiG-25PU d'entraînement. À plusieurs reprises au cours des années 1990, elle eut des difficultés à entretenir ses appareils. En 2001, elle a fait équiper quelques-uns de ses appareils d'une nouvelle avionique, de sorte que des opérations de reconnaissance puissent être mises en œuvre au-dessus du territoire israélien. Actuellement quelque 25 appareils sont encore en état de marche.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Spick 2000
  2. (en)« US Air-to-Air Victories during the Operation Desert Storm », sur Air Combat Information Group,‎ 16 septembre 2003 (consulté le 7 mai 2012)
  3. (en)« First AMRAAM Score 27 Dec 1992 », sur Fighter Tactics Academy (consulté le 7 mai 2012)
  4. a et b « Syria's MiG-25s fly again », sur IHS Jane's 360, 1er avril 2014 (consulté le 7 avril 2014)
  5. List of records established by the 'Mikoyan/Gurevitch E-266' sur le site de la Fédération Aéronautique Internationale
  6. Mig 25 enterrés

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Rick Atkinson, Crusade : the untold story of the Persian Gulf War, Boston, Houghton Mifflin,‎ 1993 (ISBN 978-0-395-71083-8).
  • (en) John Barron, MiG pilot : the final escape of Lt. Belenko, New York, Avon Books,‎ 1981 (ISBN 0-380-53868-7).
  • (en) Rostislav Belyakov et J. Marmain, MiG : fifty years of secret aircraft design, Shrewsbury, Airlife,‎ 1994 (ISBN 1-853-10488-4).
  • (en) R. K. Bhonsle, India- security scope 2006 : the new great game, New Delhi, Kalpaz Pub,‎ 2006 (ISBN 8-178-35512-4).
  • (en) Tom Cooper et Farzad Bishop, Iranian F-14 Tomcat units in combat, Oxford, Osprey Publishing,‎ 2004 (ISBN 978-1-841-76787-1).
  • (en) Steve Davies, F-15 Eagle and Strike Eagle, Shrewsbury, Airlife, coll. « Combat Legend »,‎ 2002 (ISBN 1-840-37377-6).
  • (en) Paul Eden (éditeur), Encyclopedia of modern military aircraft, London, Amber Books Ltd,‎ 1er juin 2006, 512 p. (ISBN 978-1-904-68784-9), « Mikoyan MiG-25 'Foxbat', Mikoyan MiG-31 'Foxhound' ».
  • (en) Gerard Frawley, The international directory of military aircraft 2002/03, Fishwick, ACT Osceola, WI, Aerospace Publications Motorbooks International,‎ 2002 (ISBN 1-875-67155-2).
  • (en) Yefim Gordon, Mikoyan MiG-25 Foxbat : guardian of the Soviet borders, Hersham, Midland, coll. « Red Star » (no 34),‎ 2007 (ISBN 978-1-857-80259-7).
  • (en) Yefim Gordon et Bill Gunston, Soviet X-planes, Leicester, Midland Pub,‎ 2000 (ISBN 978-1-857-80099-9).
  • (en) William Green et Gordon Swanborough, The great book of fighters : an illustrated encyclopedia of every fighter aircraft built and flown, Osceola, WI, MBI Pub,‎ 2001 (ISBN 0-760-31194-3).
  • (en) Bill Gunston, An illustrated guide to modern fighters and attack aircraft, New York, Arco Pub,‎ 1980 (ISBN 0-668-04964-2).
  • (en) Bill Gunston et Mike Spick, Modern air combat : the aircraft, tactics and weapons employed in aerial warfare today, New York, Crescent Books Distributed by Crown Publishers,‎ 1983 (ISBN 978-0-517-41265-7), « Mikoyan/Gurevich MiG-25 ».
  • (en) Dennis R. Jenkins, McDonnell Douglas F-15 Eagle : supreme heavy-weight fighter, Leicester, Aerofax,‎ 1998 (ISBN 1-857-80081-8).
  • Lake, Jon. "Variant Briefing: MiG-25 'Foxbat' and MiG-31 'Foxhound'". World Air Power Journal, Volume 34, Autumn/Fall 1998, pp. 98–123. London: Aerospace Publishing. ISBN 1-86184-019-5. ISSN 0959-7050.
  • (en) David Nicolle et Tom Cooper, Arab MiG-19 and MiG-21 units in combat, Oxford, Osprey, coll. « Osprey Combat Aircraft » (no 44),‎ 2004 (ISBN 978-1-841-76655-3).
  • (en) Ben Rich et Leo Janos, Skunk Works : a personal memoir of my years at Lockheed, Boston, Little, Brown,‎ 1994 (ISBN 0-316-74300-3).
  • (en) Mike Spick, The great book of modern warplanes : featuring full technical descriptions and battle action from Baghdad to Belgrade, Osceola, Wis, MBI Pub. Co,‎ 2000 (ISBN 0-760-30893-4).
  • (en) Stewart Wilson, Combat aircraft since 1945, Fyshwick, A.C.T, Aerospace Publications,‎ 2000 (ISBN 1-875-67150-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Développement lié

Mikoyan-Gurevich MiG-31 Foxhound

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