McDonnell Douglas F/A-18 Hornet

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Pix.gif McDonnell Douglas F/A-18 Hornet Su-27 silhouette.svg
FA-18-NAVY-Blue-Diamond.jpg
Un F/A-18C en vol.

Constructeur Drapeau : États-Unis McDonnell Douglas
Rôle Avion multirôle
Statut En service
Premier vol 18 novembre 1978
Mise en service 7 janvier 1983
Coût unitaire 57 millions de dollars[1]
Nombre construits Plus de 1 500
Équipage
1
Motorisation
Moteur General Electric F404-GE-402
Nombre 2
Type Turboréacteurs à double flux
Poussée unitaire 79 kN
Dimensions
McDONNELL DOUGLAS F-A-18 HORNET.png
Envergure 11,43 m
Longueur 17,07 m
Hauteur 4,66 m
Surface alaire 37,16 m2
Masses
À vide 11 200 kg
Avec armement 16 850 kg
Maximale 23 400 kg
Performances
Vitesse maximale 1 950 km/h (Mach 1,8)
Plafond 15 240 m
Vitesse ascensionnelle 15 000 m/min
Rayon d'action 535 km
Armement
Interne 1 canon rotatif M61A1/A2 Vulcan de 20 mm
Avionique
Commande de vol électrique, affichage tête haute, HOTAS, radar AN/APG-65 ou APG-79, radar thermique à balayage frontal (FLIR), liaison 16

Le McDonnell Douglas F/A-18 Hornet est un avion de combat multirôle américain, initialement destiné à être embarqué à bord de porte-avions. Mis en service au début des années 1980, il a pour l'instant été construit à plus de 1 500 exemplaires et exporté vers une dizaine de pays. Il est le deuxième avion de combat le plus utilisé dans le monde en 2012 avec, selon une estimation, 1 005 appareils en activité soit 6 % de la flotte mondiale d'avions de combat[2].

Depuis 1987, il est utilisé par la patrouille acrobatique des Blue Angels de l'US Navy.

Il ne faut pas le confondre avec le Boeing F/A 18E/F Super Hornet qui en est une version améliorée du F/A-18 Hornet.

Conception[modifier | modifier le code]

Du Cobra au Hornet[modifier | modifier le code]

Un YF-17.

Le F/A-18 Hornet a pour ancêtre le P-530, un prototype destiné à être le successeur du renommé F-5 Freedom Fighter de Northrop. Le P-530 reçut rapidement le surnom de « Cobra », et fut à l’origine conçu pour être un chasseur multirôle relativement léger et d’un prix raisonnable, capable d’effectuer des missions d’attaque au sol aussi bien que d'assurer la supériorité aérienne.

En janvier 1971, un appel d'offres est lancé dans le cadre du programme Light Weight Fighter visant à doter l'USAF d'un chasseur léger de neuf tonnes destiné à servir de démonstrateur technologique. Ce programme (LWF) ne devait être qu’une évaluation d’un chasseur léger sans commande de la part du Pentagone. Cinq concurrents se présentent : Boeing, General Dynamics, Ling-Temco-Vought, Lockheed et Northrop, avec son P-530 devenu entretemps le P-600. Le 13 avril 1972, deux projets sont retenus : General Dynamics avec le YF-16 et Northrop LWF avec le YF-17. Un prototype de chaque avion est commandé pour évaluation. En 1974, dans le cadre d’un projet OTAN, la Belgique, le Danemark, la Norvège, et les Pays-Bas sont à la recherche d’un chasseur léger devant remplacer les F-104. Le gagnant de la compétition LWF a de fortes chances de remporter le marché OTAN (1973). Les concurrents sont le YF-16 et YF-17 auxquels sont venus s’ajouter le Mirage F-1E et le Saab JA-37. Dès lors, avec une commande potentielle de plus de 800 appareils de combat, l’USAF modifie la fiche programme LWF et lance le Programme ACF (Air Combat Fighter) devant compléter le McDonnell Douglas F-15 Eagle. Le YF-16 est choisi par l’OTAN et, le 13 janvier 1975, l'USAF annonce que le YF-16 est retenu pour le programme ACF.

De son côté, l'US Navy recherche à la fois un successeur à ses A-7 Corsair II et F-4, mais aussi un complément voire un possible remplaçant au tout nouveau F-14 Tomcat qui pose des problèmes. Des demandes de propositions sont envoyées à six constructeurs (dont General Dynamics, Northrop et McDonnell Douglas), mais le Congrès impose en 1975 de choisir entre le YF-16 et le YF-17. En collaboration avec Vought, General Dynamics propose une version aéronavale du YF-16. Northrop s'associa de son côté avec McDonnell Douglas pour une version adaptée du YF-17. Le YF-16 est retenu par l'USAF à cause de son meilleur rayon d'action et de l'utilisation du moteur F-100, le même que celui des F-15. Mais la formule biréacteur du YF-17 convient davantage à l'US Navy et ce projet est retenu en 1976.

Ne retenant que la configuration générale du YF-17, le futur Hornet est en fait un avion complètement différent qui pèse près de 5 tonnes en plus. Au départ, il est prévu qu'il soit produit en deux versions : le F-18 optimisé pour le combat aérien et le A-18 pour les attaques au sol. Il est très rapidement devenu évident qu’un même avion pourrait accomplir les deux tâches, il est donc renommé F/A-18[Note 1].

La première génération[modifier | modifier le code]

F/A-18 au décollage avec la postcombustion.

Le F/A-18A fit son premier vol le 18 novembre 1978, piloté par le pilote d'essais en chef de McDonnell Douglas Jack Krings. Ce vol fut effectué à partir de l'usine de fabrication d'avions de McDonnell à Saint Louis. Les tests des premiers appareils construits (9 monoplaces et 2 biplaces) furent effectués au Naval Air Test Center, dans le Maryland. Ce fut le programme le plus problématique et le plus coûteux qu'ait jamais entrepris la Navy, en partie à cause de l'inflation de la fin des années 1970, qui causa d'inévitables surcoûts et de périodiques tollés du Congrès réclamant l'annulation du programme dans son intégralité. Toutefois la conception du F/A-18 Hornet surmontera toutes les difficultés et le premier escadron opérationnel fut le VMFA-314 de l'US Marine Corps, basé à la base aérienne El Toro en Californie, en janvier 1983. De son côté, l'US Navy déclara le VFA-113 opérationnel en mars de la même année.

380 F/A-18A et B furent construits, en comptant les neuf avions RDT&E (études, recherches, essais et évaluation) qui furent utilisés lors du programme de tests. Ils furent suivis en 1987 par les F/A-18C et D dotés d'une avionique modernisée et capable de tirer le missile AIM-120 AMRAAM, puis de capacités nocturnes améliorées. À partir de 1991, les Hornet ont reçu un réacteur F404 amélioré offrant 20 % de puissance supplémentaire.

Le dernier des 1 479 F/A-18 de 1re génération A/B/C/D a été livré en septembre 2000 à l'armée finlandaise. Leurs performances ont été décevantes pour l'US Navy : autonomie très limitée en charge, problème de vibrations au niveau de la voilure, etc. Ce constat a entraîné la construction d'une nouvelle version (en fait, d'un nouvel avion étant donné la taille fortement accrue de l'appareil), le F/A-18 E/F Super Hornet (voir ci-dessous)

La seconde génération[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, suite à l'abandon du A-12 Avenger II et à l'adaptation programmée (abandonnée entre temps, en 1993) du F-22 Raptor à l'emploi depuis un porte-avions, McDonnell Douglas proposa en remplacement un projet baptisé « Hornet 2000 ». Bien que reprenant la formule éprouvée du F/A-18 Hornet, il s'agissait en fait d'un avion entièrement nouveau avec :

  • une structure agrandie pour augmenter la capacité en carburant interne de 33 % ;
  • une structure et un train d'atterrissage renforcés pour permettre d'augmenter la masse maximale au décollage et à l'atterrissage ;
  • deux pylônes supplémentaires pour l'emport de charges ;
  • de nouveaux réacteurs General Electric F414 offrant 20 % de puissance supplémentaire.

Re-désigné Boeing F/A-18E/F Super Hornet (F/A-18F pour la version biplace), le prototype de cette version a volé pour la première fois le 29 novembre 1995. Il est facilement reconnaissable à ses entrées d'air rectangulaires, et non arrondies comme sur les Hornet de première génération. Son avionique est commune à 90 % avec celle du F/A-18C Hornet, même si le poste de pilotage a été partiellement modifié. Dans la seconde tranche de production (le block 2), l'US Navy a prévu une refonte complète du poste de pilotage et de l'avionique de ses Super Hornet, comme le radar (APG-73) qui, bien que modernisé, accusait tout de même près de vingt ans d'existence. Le Super Hornet commence à emporter le nouveau radar APG-79 à antenne active depuis 2007, et les F/A-18 E et F livrés après 2004 en seront dotés en rétrofit; les machines livrées avant cette date n'ayant pas un radôme suffisamment volumineux pour recevoir ce nouveau radar. Les dernières livraisons de Super Hornet sont prévus pour l'année fiscale 2014.

Un F/A-18E Super Hornet.
Comparaison rapide du F/A-18C Hornet et du F/A-18E Super Hornet
F/A-18C Hornet F/A-18E Super Hornet
Envergure
(avec missiles)
12,31 m 13,62 m
Longueur 17,07 m 18,31 m
Hauteur 4,66 m 4,88 m
Surface alaire 37,16 m2 46,45 m2
Carburant interne 4 926 kg 6 531 kg
Armement externe 7 031 kg 8 051 kg
Masse à vide 10 810 kg 13 865 kg
Masse au décollage
(en mission d'attaque)
23 541 kg 29 937 kg
Rayon d'action
(attaque, profil hi-lo-hi)
466 km 627 km
Endurance en mission de supériorité aérienne
240 km du porte-avions)
h 15 h 15
Prototype du F/A-18G Growler.

Le Super Hornet a commencé à entrer en service dans l'US Navy en 1999, pour remplacer le F-14 Tomcat. C'est l'un des rares programmes d'armement contemporains à avoir respecté les délais et le budget prévus. En septembre 2010, les commandes américaines pour le Super Hornet se montent à près de 700 appareils, dont la version de guerre électronique EA-18G, à livrer en plusieurs tranches. Début janvier 2011, 500 exemplaires ont été assemblés et plus de 440 livrés à l'US Navy[3].

La Royal Australian Air Force a commandé vingt-quatre exemplaires en 2007 pour environ 6 milliards de dollars australiens (3,1 milliards de dollars US)[4], qu'elle reçoit à partir de 2010 avec quinze exemplaires livré début janvier 2011.

Une version spécialisée pour la guerre électronique, le Boeing EA-18G Growler, entré en service en 2009, remplace le vénérable EA-6B Prowler. Il a été livré à 47 exemplaires début 2011 sur les 118 prévus, les dernières livraisons devant avoir lieu lors de l'année 2014.

Moteurs[modifier | modifier le code]

Test d’un réacteur F-404-GE-402 de F/A-18 à bord d’un porte-avions.

Les moteurs proposés pour le F/A-18 Hornet étaient les turboréacteurs à double flux avec postcombustion GE YJ-101 expérimentaux, que la Navy redésigna en tant que F-404. Les moteurs F-404 installés sur le Hornet ont à peu près la même poussée que le General Electric J79 des F-4 mais sont deux fois moins lourds, un tiers plus courts, ont 40 % de pièces en moins, sont quatre fois plus fiables, ne produisent pas de fumée et ont une meilleure plage de fonctionnement. Le F/A-18 Hornet peut atteindre un angle d'attaque de plus de 90°, avec un angle de glissade de 45°. Le J79 fut l'un des meilleurs moteurs de son époque, mais le nouveau F-404 montra combien la technologie avait progressé.

Le F/A-18 Hornet possède aussi un système d'auto-démarrage grâce à une unité d'alimentation auxiliaire (APU) qui entraîne le démarreur de la turbine du AMAD (Airframe Mounted Accessory Drive) et transfère le flux d'air dans les moteurs pour le démarrage. Le circuit de carburant possède deux réservoirs indépendants auto-étanches et deux conduites de carburant à l'intérieur de ceux-ci, auto-étanches elles aussi. Les fluides hydrauliques du F/A-18 Hornet sont ininflammables et circulent dans deux systèmes totalement isolés, chacun d'eux possédant deux parties indépendantes. Le système permet un arrêt automatique de n'importe quelle partie défaillante.

Afin de faire face à la prise de poids des modèles E et F, la Navy a demandé le développement d'un nouveau moteur, le F414, afin de permettre au Super Hornet de retrouver la vitesse et la maniabilité qui caractérisaient les Hornet. Ce nouveau réacteur commence à être mis en place sur les chasseurs de la marine américaine et sera livré de série à l'armée australienne. Par ailleurs, depuis 2010, l'industriel General Electric propose une version améliorée du F414 délivrant 20 % de poussée supplémentaire.

Technologies embarquées[modifier | modifier le code]

HUD d’un F/A-18C du VFA-151.

Le cœur du F/A-18 Hornet est son cockpit : la possibilité d'emporter une grande diversité d'armes pourrait perdre son impact si le pilote n'était pas capable de les utiliser efficacement. Les technologies numériques permettent de fournir au pilote plus d'informations que dans les deux cockpits du F-4 et celui du A-7 réunis. Tout comme d'autres chasseurs de sa génération, la première source d'information est le HUD (Head Up Display ou collimateur tête haute). Le HUD affiche la vitesse du vent, l'altitude, la vitesse ascensionnelle, l'angle d'attaque, la direction, la vitesse en Mach, les G, une variété d'informations sur les armes embarquées.

Les systèmes de l'avion sont contrôlés grâce aux informations affichées sur trois écrans à tube cathodique, géré à l'aide de vingt boutons poussoirs entourant chacun de ceux-ci. Les avantages d'avoir toutes les informations nécessaires dans le champ de vision immédiat du pilote sont une réduction de la fatigue et une susceptibilité réduite aux vertiges.

Toutes les fonctions de combat air-air et air-sol peuvent être gérées grâce au manche à balai qui porte aussi la manette des gaz (Hands On Throttle And Stick ou HOTAS, devenu depuis un standard dans la conception des avions modernes). La capacité qu'a le pilote d'utiliser ces commandes sans regarder à l'intérieur du cockpit est une avancée considérable, qui permet d'augmenter considérablement la dextérité au combat.

Le cœur du système d'armement du F/A-18 Hornet est le radar Doppler multimode Hughes AN/APG-65, remplacé en 1992 par le AN/APG-73. Il fonctionne dans plusieurs modes, incluant l'acquisition au viseur, l'acquisition verticale, et l'acquisition au collimateur durant les manœuvres de combat aérien (ACM ou Air Combat Maneuvering). Ces modes permettent l'acquisition automatique de cibles mouvantes sur une distance de 500 pieds (150 mètres) jusqu'à 5 milles nautiques (9 km). Un autre mode est la visée au canon, qui est un mode de poursuite à courte portée. Les hautes fréquences de répétition des impulsions (PRF) radar Doppler le rendent très efficace lors de la détection à longue portée de cibles mouvantes, indiquant leur vitesse et leur azimut. Les Super Hornet sont, eux, dotés du radar à balayage électronique actif (AESA) Radar AN/APG-79 de Raytheon qui comprend, en plus des modes air-air et air-sol, un mode de cartographie (SAR) très précis.

La recherche avec télémétrie (RWS ou Range While Search) utilise les hautes et moyennes fréquences de répétition des impulsions pour détecter toutes sortes de cibles, et le poursuite-balayage simultané (TWS ou Track While Scan) permet de suivre jusqu'à dix cibles et d'en afficher huit. Avec le missile air-air avancé à portée moyenne AIM-120 AMRAAM, le F/A-18 Hornet est capable d'attaquer simultanément autant de cibles qu'il a de missiles à tirer. La fonction d'évaluation des raids (Raid Assessment) du radar permet au pilote d'élargir la région centrée sur une seule cible donnant des informations plus détaillées sur le voisinage direct de la cible, ce qui permet au radar de distinguer des cibles très rapprochées.

Lors d'attaques au sol, le radar APG-65, qui possède de nombreux modes dont la cartographie du sol à longue portée, permet d'améliorer la localisation et l'identification des cibles et la gestion des systèmes d'armes et de navigation. Une carte graphique haute résolution combinée avec des modes additionnels du radar, permettent au pilote de détecter et suivre des cibles fixes, mouvantes ou navales et d'utiliser le radar thermique à balayage frontal (FLIR). Un système d'évitement d'obstacles est disponible pour les missions de pénétration à basse altitude de nuit ou par mauvais temps. Un mode de recherche maritime permet de supprimer les échos des vagues en échantillonnant l'état de la mer et en définissant un seuil au-dessus des vagues. La désignation des cibles fournit une acquisition automatique dans ce mode; la désignation peut aussi être fournie par le système de poursuite automatique et de marquage laser ou par le radar thermique à balayage frontal.

Ces capacités sont fournies grâce à un processeur totalement programmable, qui effectue 7,2 millions d'opérations à la seconde. L'APG-65 est très fiable, s'étant qualifié en passant avec succès le seuil de 106 heures entre chaque défaillance en moyenne (MTBF), standard défini par les procédures de test de l'armée. Il est composé de plusieurs ensembles remplaçables en atelier, aucune maintenance systématique n'est requise, et le fait est qu'aucun outil spécial de maintenance n'est nécessaire, rendant les réparations plus rapides et plus simples pour les techniciens.

Canon rotatif à six tubes de 20 mm M61A1.

Bien qu'étant capable de transporter jusqu'à 6 200 kg de matériel militaire, le F/A-18A fut conçu avec seulement une seule arme interne, un canon Vulcan à six tube de 20 mm, placé là où il est le plus précis et le plus fiable, en plein milieu de la ligne médiane sur le nez de l'avion à côté du radar. Le canon Vulcan est capable de tirer jusqu'à 6 000 coups par minute. Cette cadence de tir cause des vibrations, génère beaucoup de chaleur, du gaz et de la fumée, tout ce qui est préjudiciable pour la fiabilité des opérations du radar. Le compartiment radar pouvait être scellé hermétiquement pour empêcher des gaz et la fumée de pénétrer à l'intérieur, le refroidissement pouvait être augmenté, mais se débarrasser des vibrations fut plus compliqué. Cela nécessita l'identification des fréquences de vibration de l'arme, depuis la construction de cloisons dans le but de diminuer leurs effets sur le radar.

Engagements[modifier | modifier le code]

Le premier engagement des Hornet eut lieu en 1986 lors de l'opération El Dorado Canyon : des appareils américains attaquèrent les défenses anti-aériennes libyennes à Benghazi depuis le porte-avions USS Coral Sea (CV 43).

Les Hornet canadiens et américains ont ensuite participé activement

À partir du 20 mars 2011, six CF-18 canadiens ont été engagés en Libye pour faire respecter la résolution 1973 des Nations unies[5].

En mars 2013, des F/A-18 malaisiens sont engagés lors du conflit de Sabah[6],[7].

Variantes[modifier | modifier le code]

Un F-18 des Blue Angels au décollage.
X-53, Un F/A-18 Hornet avec des ailes aéroélastiques, modifié par la NASA.
  • F/A-18A Hornet : série initiale
  • F/A-18B : version biplace du F/A-18A
  • AF-18A : version monoplace pour l'Australie, basée sur le F-18A
  • ATF-18A : version biplace pour l'Australie, similaire au F-18B
  • CF-18A ou CF-188A : version pour le Canada basée sur le F-18A légèrement modifié, aussi appelé CF-188.
  • CF-18B ou CF-188B : version biplace pour le Canada
  • EF-18A : version destinée à l'Espagne, basée sur le F-18A
  • EF-18B : version biplace pour l'Espagne
  • F/A-18C : modification de l'électronique embarquée et de l'armement.
  • F/A-18D : version biplace du F/A-18C
  • KAF-18C : version basée sur le F-18C et destinée au Koweït.
  • KAF-18D : version biplace pour l'entrainement pour le Koweït
  • F/A-18 E Super Hornet : version agrandie et améliorée pour l'US Navy
  • F/A-18 F : version biplace du F/A-18E
  • E/A-18G Growler : version du F/A-18F (biplace) destiné à la guerre électronique, 79 livrés en novembre 2012 sur 114 commandes[8].
  • RF-18 : projet d'une version de reconnaissance, jamais produite
  • F/A-18 HARV : Version expérimentale possédant des moteurs à tuyères à poussée vectorielle.
  • X-53 Active Aeroelastic Wing (en) : Un F/A-18 Hornet avec des ailes aéroélastiques, modifié par la NASA.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

En 2006, le F/A-18 est en service dans l'US Marine Corps, l'US Navy, mais aussi dans les rangs de la NASA[9], ainsi que dans les forces armées des pays suivants :

  • Drapeau de l'Australie Australie : 75 exemplaires + 2 premiers F/A-18F reçus le 9 juillet 2009 sur les 24 Super Hornet block II commandés en 2007 dont 12 au standard EA-18G de guerre électronique.
  • Drapeau du Canada Canada : 138 exemplaires reçus (123 opérationnels et 98 en service) initialement 140 (3 crash)
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : 86 exemplaires
  • Drapeau de la Finlande Finlande : 64 exemplaires
  • Drapeau du Koweït Koweït : 40 exemplaires
  • Drapeau de la Malaisie Malaisie : 8 exemplaires
  • Drapeau de la Suisse Suisse : 34 exemplaires reçus (32 en service, 2 crash)

Finlande[modifier | modifier le code]

Commande[modifier | modifier le code]

La Finlande a choisi de commander le 5 juin 1992, 57 F-18C et 7 F-18D pour remplacer ses MiG-21 et ses Saab 35 Draken. Il était alors en concurrence avec le Mirage 2000-5, le F-16A/B et le Saab JAS 39 Gripen puis le MiG-29[10]. Ces appareils ont été fabriqués par MacAir (Filiale de McDonnell Douglas) à Saint-Louis puis assemblés par Patria à Halli (Finlande). Le début des livraisons commença fin 1995.

Dans le cadre de la politique de non-agression finlandaise développée au début des années 1990, les chasseurs conservent leur aptitude au combat aérien mais ont été dépourvus de leur capacité d'attaque au sol pour réduire le risque d'apparaitre comme des menaces pour le voisin russe[11] d'où leur désignation en F-18 et non F/A-18. Le décollage du premier appareil fut effectué le 28 juin 1996 et le dernier modèle fut délivré le 8 août 2000[10].

Organisation[modifier | modifier le code]

Les 64 appareils de l'armée de l'air finlandaise sont répartis en trois escadrons[Note 2]. Ils portent les numéros HN-401 - 457 pour les modèles monoplaces et HN-461 - 467 pour les modèles biplaces[12]. Le HN-457 est le dernier F-18C construit à travers le monde tandis que le HN-462 (F-18D) est le premier appareil reçu par l'armée de l'air le 7 novembre 1995[10]. Un des appareils fut perdu le 8 novembre 2001 lors d'une collision avec un autre F-18 qui lui a pu rentrer à sa base[13]. Patria a par la suite réutilisé son fuselage, monoplace, ainsi que celui d'un F-18 monoplace canadien, lui aussi endommagé, pour créer un nouveau fuselage biplace[14],[15]. Cette initiative semble être une première du genre.

Mise à jour[modifier | modifier le code]

Suite à l'éclatement du bloc soviétique, la stratégie finlandaise évolue et le pays décide de mettre à niveau ses appareils en les redotant de capacités d'attaque. Le livre blanc national de 2001 a proposé une première étape (MLU1)[16],[17]. Elle est suivie par une seconde étape (MLU2)[17] développée par le livre blanc national de 2004. Au MLU2, il faut y rajouter l'ajout d'armement air-sol pour les convertir en F/A-18. Le choix se porte sur des missiles JASSM[18], des bombes AGM-154C JSOW (en), voire des bombes guidées type Boeing JDAM[11].

Coût[modifier | modifier le code]

Cette dernière étape doit permettre de porter leur fonctionnement au-delà de 2020. Le montant total est difficile à évaluer pour le moment. La première phase (MLU1) a coûté 325 millions d'euros et bien que tous les équipements nécessaire pour la MLU2 n'ont pas été acquis, les experts militaires estiment à environ 1,3 milliard d'euros[19] réparti jusqu'en 2017 soit un coût général de 1,625 milliard d'euros ce qui en ferait le plus gros contrat militaire de l'histoire de la Finlande « en temps de paix » après l'achat des F-18 estimé à environ 3 milliards d'euros.

La remise à jour des Hornet sera effectuée par l'équipementier Patria et devrait être terminée en 2015. Dès 2020, les appareils atteindront la fin de leur durée d'activité et il deviendra difficile de trouver des pièces de rechanges à partir de 2025.

Incidents[modifier | modifier le code]

Peu avant la fermeture de l'espace aérien finlandais suite au déplacement du nuage de cendres émis par le volcan Eyjafjöll, les moteurs de cinq F-18 ont été endommagé lors d'une mission le 15 avril[20]. Les cendres auraient bloqué des canaux de ventilation et entraîné des surchauffes et des détériorations du matériel[21]. Les moteurs seront démontés puis réparés voire remplacés.

Koweït[modifier | modifier le code]

Le Koweït a passé commande en septembre 1988[22] de 32 F/A-18C et 8 F/A-18D suite à une compétition entre le F/A-18 et le Mirage 2000-5 pour remplacer les A-4KU Skyhawk[Note 3]. Le premier appareil a volé le 19 septembre 1991 et le dernier a été livré le 23 août 1993. Les avions ont été commandés avant la guerre du Golfe puis livrés après le conflit.

Suisse[modifier | modifier le code]

Commande[modifier | modifier le code]

La Suisse a lancé un appel d'offre au milieu des années 1980 pour remplacer ses Mirage III et ses Hawker Hunter. Les appareils candidats étaient le F-16, le Mirage 2000 et le F/A-18. La décision fut annoncée en octobre 1988. Le F/A-18 fut notamment choisi pour sa polyvalence, la possibilité d'utiliser des pistes courtes et ses deux réacteurs.

Organisation[modifier | modifier le code]

La flotte est actuellement composée de 32 aéronefs (26F/A-18C et 6 F/A-18D)[23], un 33e avion ayant été perdu en avril 1998 et un 34e en octobre 2013 (voir « Accidents » ci-dessous). Les avions furent assemblés localement, le premier F/A-18 ayant été reçu par l'armée le 25 janvier 1996[24]. En 2008, les appareils ont atteint les 50 000 heures de vol[25].

En 2007, un programme de modernisation des F-18 est lancé incluant l'installation d'une Liaison 16, d'un afficheur/viseur de casque JHMCS, d'un pod de désignation infra-rouge et laser, ainsi que l'amélioration de divers composants électroniques[26]. En complément, 4 simulateurs de vols SHOTS (Swiss Hornet Tactical Simulator) ont été livrés en avril 2010[27], pour remplacer l'ancien simulateur WTT.

Incidents[modifier | modifier le code]

Un F/A-18D (biplace) s’est écrasé dans l'après-midi 23 octobre 2013 à Alpnachstad ( canton d'Obwald). L'appareil avait decollé à 13h35 de Meiringen en compagnie d'un F/A-18C (monoplace) pour une mission d’entraînement. Le communiqué officiel de l'armée indique : « Le plan de vol prévoyait un survol de Buochs avant de voler vers la région du Brunnen [...] Ils auraient alors dû y effectuer un entraînement au service de police aérienne et au combat aérien. C’est lors d’un virage effectué dans la région d’Alpnach que l’un des deux appareils s’est écrasé. L’autre appareil a pu atterrir en toute sécurité à Meiringen[28]. » Mais selon des temoignages rapportés par le journal Blick, les deux appareils évoluaient « parallèlement, très bas, lorsque l’un deux a percuté une falaise surplombant le lac d’Alpnach, l’un des bras du lac des Quatre-Cantons »[29].

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un F/A-18 de l'USMC.

Il est équipé d'un siège éjectable Martin-Baker SJU-5/6.

Armement principal :

Armement auxiliaire :

Accidents[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 1998 vers 14 h 20, un F/A-18 D de l'armée suisse s'écrase dans la région de Crans Montana en Valais, tuant les deux membres d'équipage. L'accident est très vraisemblablement dû à une désorientation spatiale du pilote[30].

Le 8 décembre 2008 peu avant 20 h UTC, un F/A-18 du Corps des Marines des États-Unis s'écrase sur deux maisons dans une banlieue résidentielle de San Diego (Californie), en approche de la Marine Corps Air Station Miramar. Le pilote s'éjecte tandis que trois victimes et un disparu sont à déplorer[31].

Le 6 avril 2012 un F-18 s'écrase à Virginia Beach, Virginie, dans l'est des États-Unis. Les deux membres d'équipage ont pu s'éjecter mais l'avion se crash à proximité d'une zone résidentielle[32].

Le 23 octobre 2013 vers 14 h, un F/A-18 de l'armée suisse s'écrase à Alpnachstad dans le canton d'Obwald, en Suisse. Le pilote et son passager (un médecin) sont décédés.

Le 15 janvier 2014 un F/A-18E s'abîme en mer à environ 70 km au large de Virginia Beach, Virginie. Repéré par un plaisancier puis évacué par un hélicoptère des gardes-côtes, le pilote, qui s'était éjecté, s'en sortira après avoir été hospitalisé dans un état critique[33].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le F-18 est jouable dans les jeux vidéo :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ces capacités ont été démontrées lors de la première guerre du Golfe en 1991, lorsqu’un groupe de deux F/A-18C du VFA-81 Sunliners partis pour bombarder des cibles iraquiennes, emportant quatre bombes Mk84 de 2 000 lbs soit environ 900 kg, deux AIM-9 Sidewinder et deux AIM-7 Sparrow ont engagé deux MiG-21 et en sont sortis victorieux. Durant la guerre du Viêt Nam, l’apparition de MiG obligeait les chasseurs à larguer leurs bombes avant un engagement
  2. Au moment de la commande, seuls deux escadrons étaient prévus (Finnish Air Force, 2 novembre 2005)
  3. Certains A-4KU ont ensuite été vendus d'occasion au Brésil en 1997

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.navy.mil/navydata/fact_display.asp?cid=1100&tid=1200&ct=1
  2. (en) « World Air Forces 2013 », sur Flight Global,‎ 11 décembre 2012 (consulté le 26 janvier 2013)
  3. « Assemblage du 500ème F/A-18 Super Hornet », Mer et marine,‎ 11 janvier 2011 (consulté le 20 janvier 2011)
  4. Air & Cosmos no 2069, 16 mars 2007
  5. Des CF-18 en Libye, Harper à Paris
  6. (en) F/A-18 and Hawk fighters bomb Kg Tanduo, malaysiakini, 5 mars 2013
  7. (en) Malaysian fighter jets bomb Sabah camp of sultan's men, GMA News, 5 mars 2013
  8. (en)Dave Majumdar, « US Navy's transition from Prowlers to Growlers proceeding smoothly », sur Flight Global,‎ 18 novembre 2012 (consulté le 15 janvier 2013)
  9. Les ailes de la NASA - AvionsLegendaires.net, 15 août 2012
  10. a, b et c (en) The Hornet’s ten years in service sur Finnish Air Force, le 2 novembre 2005, réédité le 25 septembre 2006.
  11. a et b 1,3 milliard pour rénover les chasseurs Hornet finlandais - Nicolas Gros-Verheyde, Bruxelles2 (Europe de la Défense), 22 octobre 2008
  12. (en) Finnish Air Force F-18 Hornet - Vesa Halme, consulté le 27 octobre 2008
  13. (en) Two F-18 Hornets in mid-air collision, one destroyed - Helsingin Sanomat, 9 novembre 2001
  14. Deux Hornet cassés = 1 Hornet neuf. On bricole chez le Finlandais Patria ! - Nicolas Gros-Verheyde, Bruxelles2 (Europe de la Défense), 24 septembre 2009
  15. (en) Patria unveils twin-seat F-18 built out of single-seat F-18 Hornet - Communiqué de presse Patria, 21 septembre 2009
  16. (en) Capability to the Hornet - The Finnish Defense Forces, consulté le 22 octobre 2008
  17. a et b Pascal. F/A-18 Middle Life Update sur blog.24heures.ch, le 27 juin 2008.
  18. (en) US refuses to sell air-to-ground missiles for Finland’s Hornet jets sur Helsingin Sanomat, le 5 février 2007.
  19. (en) Mid-Life update of Hornets is second-largest weapons deal in Finnish military history - Helsingin Sanomat, 2 octobre 2008
  20. Des F18 finlandais endommagés par les poussières volcaniques - opex360, 16 avril 2010
  21. (en) Craig Hoyle. PICTURES: Finnish F-18 engine check reveals effects of volcanic dust - Flightglobal, 16 avril 2010
  22. (en) White House to Ask Approval For Sale of F-18's to Kuwait - The New York Times/AP, 11 juin 1988
  23. (en) Military Aviation News 2008 sur MilAviaPress, consulté le 5 novembre 2008.
  24. (en) F/A-18 Hornet sur Boeing, consulté le 5 novembre 2008.
  25. F/A-18 suisses : 50'000 heures de vol
  26. Switzerland’s Hornet Upgrade 25 Program
  27. Simulateur de vol F/A-18
  28. Crash d’un avion suisse près de Luzern - Nicolas Gros-Verheyde, Bruxelles2, le 23 octobre 2013
  29. Un avion F-18 suisse s’est écrasé - Laurent Lagneau, opex360, 23 octobre 2013
  30. L'enquête sur le crash du F/A-18 conclut à une accumulation fatale de facteur négatifs - CheckPoint, 7 novembre 1998
  31. (en) « 3 Dead, 1 Missing After F/A-18 Crashes Into Neighborhood », 10 TV News,‎ 8 décembre 2008
  32. Un chasseur F-18 s'écrase près d'une zone résidentielle en Virginie - Le Monde/AFP, 6 avril 2012
  33. (en) Update: Pilot listed as stable after Navy F/A-18E Super Hornet crash in Virginia Beach - WTKR, 15 janvier 2014

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald David, Carrier aviation air power directory : the world's carriers and their aircraft, 1950-present, Norwalk, CT, AIRtime Publishing,‎ 17 avril 2001, 200 p. (ISBN 978-1-880-58843-7).
  • (en) Lou Drendel, F/A-18 Hornet in action (Aircraft Number 136), Carrollton, TX, Squadron/Signal Publications,‎ septembre 1993 (ISBN 978-0-897-47300-2).
  • (en) Brad Elward, Boeing F/A-18 Hornet (WarbirdTech), vol. 31, North Branch, MN, Specialty Press,‎ 22 novembre 2001 (ISBN 978-1-580-07041-6).
  • (en) Bill Gunston, F/A-18 Hornet, London, Ian Allan,‎ 1985 (ISBN 978-0-711-01485-5).
  • (en) Tony Holmes, US Marine Corps and RAAF Hornet units of Operation Iraqi Freedom Phantom Media, January/February 2006/No. 224, Oxford, Osprey,‎ 28 février 2006 (ISBN 978-1-841-76847-2, ISSN 08130876).
  • (en) Dennis R. Jenkins, F/A-18 Hornet : a Navy success story, New York, McGraw Hill,‎ 26 avril 2000 (ISBN 978-0-071-34696-2).
  • (en) Jay Miller, McDonnell Douglas F/A-18 Hornet (Aerofax Minigraph 25), Arlington, Tex. Osceola, Wis, Aerofax distributed by Motorbooks International,‎ 1988 (ISBN 978-0-942-54839-6).
  • (en) Lindsay Peacock, F/A-18 Hornet (Osprey Combat Aircraft Series 2), London, Osprey Publishing,‎ juillet 1986 (ISBN 978-0-850-45707-0).
  • (en) Mike Spick, McDonnell Douglas F/A-18 Hornet (Classic Warplanes), New-York, Smithmark,‎ août 1991 (ISBN 978-0-831-71412-3).
  • (en) Mike Spick, F/A-18 Hornet The great book of modern warplanes : featuring full technical descriptions and battle action from Baghdad to Belgrade, Osceola, Wis, MBI Pub. Co,‎ 22 septembre 2000 (ISBN 978-0-760-30893-6).
  • (en) Frank Vann, Jet fighter F/A-18 : McDonnell Douglas Hornet, New York, Exeter,‎ 1988 (ISBN 978-0-791-70226-0).
  • (en) Stewart Wilson, Phantom, Hornet, and Skyhawk in Australian service, Weston Creek, ACT Osceola, Wis., USA, Aerospace Publications Pty Distribution in North America by Motorbooks International,‎ août 1993 (ISBN 978-1-875-67103-8).
  • (en) Yañez, Roberto and Alex Rodriguez. "Spanish Hornets: Providing a Potent Sting". Air International, Volume 75, Number 2, August 2008, p. 22–25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Développement lié

Liens externes[modifier | modifier le code]

- http://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_Air_Force