CIM-10 Bomarc

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CIM-10 Bomarc
Image illustrative de l'article CIM-10 Bomarc
Un Bomarc canadien dans un musée.
Présentation
Fonction Missile surface-air
Constructeur Boeing
Coût à l'unité 1,19 million USD
Déploiement Septembre 1959
Caractéristiques
Masse au lancement 7 020 kg (A), 7 250 kg (B)
Longueur 14,20 m (A), 13,70 m (B)
Diamètre 85 cm
Envergure 5,54 m
Vitesse mach 2,8 (A) et 3 ( B)
Portée 400 km (A), 710 km (B)
Charge conventionnel : ogive de 455 kg
nucléaire : W40 de 7 kt
Guidage radar

Le Boeing CIM-10 Bomarc fut un programme de missile sol-air conjoint entre les États-Unis et le Canada afin de se protéger d'une éventuelle attaque de bombardiers de l'URSS.

Il fut le premier missile surface-air à longue portée. Il fut également le seul missile sol-air à être déployé par l'USAF. Tous les autres missiles sol-air sont déployés par l'armée de terre des États-Unis.

Origine[modifier | modifier le code]

Photographie d'un CIM-10 Bomarc.
Un Bomarc en position de tir dans un musée.

Le projet démarre en 1946, entre Boeing et l'USAF. Plus d'une centaine de types de lanceurs furent conçus par Boeing.

Un Bomarc transformé en cible à grande vitesse CQM-10B, ex RCAF no.60-0909, à Vandenberg AFB en 1977.

Comme les différents essais étaient plus que satisfaisants, l'USAF donna un contact pour l'étude d'un missile sol-air à longue portée à charge nucléaire. Peu de temps après, le Michigan Aerospace Research Center (MARC) rejoignit le projet, et le nouveau missile fut baptisé F-99 BOMARC (« F » pour fighter, « BO » pour Boeing et « MARC » pour Michigan Aerospace Research Center).

En août 1955, l'USAF abandonnant la désignation F pour ses missiles sol-air, renomma le F-99 en IM-69. Boeing fit pression pour garder le « 99 » et le F-99 devint IM-99.

Déploiement[modifier | modifier le code]

La première unité de l'USAF fut opérationnelle avec le IM-99 en septembre 1959 et intégrée au Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord. Le mode d'opération du Bomarc était assez complexe. Le missile était stocké dans un conteneur horizontal, puis quand arrivait l'ordre de tir, la partie supérieure s'ouvrait et le missile était alors élevé en position verticale. La version A était alimentée en carburant liquide et il fallait attendre près de deux minutes pour remplir les réservoirs.

Mais dès que la technologie des carburants solides fut disponible, l'USAF demanda à Boeing de construire une nouvelle version dénommée « IM-99 B Bomarc B ».

Parce que le volume des carburants solides était moins important que celui des carburants liquides, le IM-99B a vu sa portée presque doublée, passant de 400 km à 710 km.

En juin 1963, suite à l'adoption d'un système de désignation des aéronefs inhabités du Département de la Défense des États-Unis, le IM-99 fut rebaptisé CIM-10.

Un total de 700 missiles et 400 ogives nucleaires W40Y1 les armant sont construit pour les États-Unis[1].

Les dernières unités furent retirées en 1972.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Stephen I. Schwartz, Atomic Audit : The Costs and Consequences of U.S. Nuclear Weapons Since 1940, Brookings Institution,‎ mars 1998, 500 p. (lire en ligne), p. 193

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Illustrated Encyclopedia of Rockets and Missiles, Salamander Books Ltd, 1979