Base aérienne de Florennes

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Base aérienne de Florennes
Un General Dynamics F-16AM Fighting Falcon belge
Un General Dynamics F-16AM Fighting Falcon belge
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Coordonnées 50° 14′ 37″ N 4° 38′ 48″ E / 50.243637, 4.6465350° 14′ 37″ Nord 4° 38′ 48″ Est / 50.243637, 4.64653  
Altitude 285 m (935 ft)

Géolocalisation sur la carte : Province de Namur

(Voir situation sur carte : Province de Namur)
Base aérienne de Florennes

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Base aérienne de Florennes
Pistes
Direction Longueur Surface
08/26 3 388 m (11 116 ft) asphalte
Informations aéronautiques
Code OACI EBFS
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Composante air


Situation[modifier | modifier le code]

La base aérienne Jean Offenberg de Florennes est une base de la Force aérienne belge (rebaptisée Composante air par A.R. du 21 décembre 2001) située près de la ville de Florennes dans la Province de Namur.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction - Période allemande[modifier | modifier le code]

Constatant une faille dans le système de défense aérienne de la Luftwaffe entre les aérodromes de Saint-Trond et de Laon-Athies, les Allemands entreprennent la construction de la Base militaire aérienne de Florennes en 1942. La base héberge d'abord le premier groupe de chasse de nuit de la quatrième Escadre (I/NJG4) de la Luftwaffe (Messerschmitt 110 et Junkers 88) commandé par le Gruppenkommandeur Hauptmann Wilhelm Herget[1], bientôt suivi du premier groupe de chasse de jour de la vingt-sixième escadre (I/JG26)[2], (Focke-Wulf 190), emmené par le Hauptmann Karl Borris. A noter que le commandant de la JG 26 (Geschwaderkommodore) était le singulier Oberst Josef "Pips" Priller[3](qui devait porter des lunettes, chose rare chez un pilote).

Début septembre 1944, devant la progression des Alliés, les Allemands quittent la base pour se consacrer à la défense du Vaterland.

Arrivée de l'USAAF[modifier | modifier le code]

Un premier Consolidated B-24 Liberator se pose le 11 septembre 1944. Il sera suivi du 422nd[4] Sq de chasse de nuit, monté sur Northrop P-61 Black Widow, puis des 370th[5] et 474th[6] Fighter Groups (montés sur Lockheed P-38 Lightning). Le 30 janvier 1945 arrivent les Republic P-47 Thunderbolt du 365th[7] Fighter Group. Le 5 avril atterrissent les premiers Martin B-26 Marauder du 344th[8] Bomber Group. Ce sera la dernière unité constituée US à quitter la base.

Naissance d'une nouvelle base belge[modifier | modifier le code]

Dès la fin des hostilités, la région hérite du vaste domaine et les questions quant à son futur sont nombreuses. Il sera finalement décidé d'en conserver l'affectation militaire. Après quelques commandants de terrain sans avions, le Maj Avi Raymond Lallemant[9] DFC & Bar se voit confier la tâche ardue (en raison de l'état des lieux) d'y constituer une unité opérationnelle : le 161e Wing de l'Aéronautique Militaire, ancêtre de l'actuel 2e WingTac.

Octobre 1947. Enfin des pilotes et des avions.
Fin du mois, les deux escadrilles volantes (351 et 352) comprennent :
- un bimoteur Airspeed Oxford[10]
- deux North American T-6
- deux Spitfire XIV
C'est modeste mais ce n'est qu'un début.

Novembre 1947. Un nouveau venu.
Emergeant de la lugubre grisaille de novembre apparaît un personnage qui allait profondément marquer la vie de la base : le Padre Marcel Paternotte[11]. Homme d'une grande humanité, proche des gens quelles que soient leurs convictions, il s'avéra rapidement le conseiller, le psychologue, l'ami de tous, et sa mémoire est vénérée de, non seulement les militaires, mais aussi des Florennois qui l'ont connu.

La Base de Florennes[modifier | modifier le code]

1948. Nouvelles dénominations d'unités.
Le 161e Wing est rebaptisé 2e Wing[12].
Les 351e et 352e escadrilles deviennent respectivement les première (Chardon) et deuxième (Comète) escadrilles.
En septembre, le premier DH 82 Tiger Moth[13] se pose.
En octobre, il y a 17 Spitfires en état de vol.[14]
Malheureusement, l'année se termine avec la première perte en vie humaine du Wing : le Sgt Guy Dechief{ [1][15], décédé des suites des blessures subies lors du crash de son Spitfire.

1956. La base prend le nom de Jean Offenberg, as belge de la RAF mort en 1942.

En 2001 : Dissolution de la 2e escadrille.

En 2009, la base est utilisée par le 2e Wing Tactique constitué des[16] :

La base de Florennes accueille également

  • le Musée Spitfire,
  • le Florennes Avia Golf Club (FAGC), club de golf créé en 1995 possédant un parcours 9 trous par 36 pour une longueur de 2557 mètres,
  • le BDA, Aéro-Club de la Défense (Belgian Defence Aero-club),
  • le 80 UAV.

Du 1er août 1984 au 28 février 1989, la base abrite les 48 missiles BGM-109G Gryphon du 485th Tactical Missile Wing[17] de l'USAF.

Depuis juin 2009, le Tactical Leadership Programme (TLP), cours de haut niveau pour pilotes de chasse de l'OTAN, installé depuis avril 1989 dans une partie des infrastructures laissées libres par les Américains, a déménagé de la base aérienne de Florennes vers la base aérienne espagnole d'Albacete. On dénombre la perte d'une cinquantaine d'emplois.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) ww2.dk/air Nachtjagdgeschwader 4
  2. (en)ww2.dk/air Jagdgeschwader 26 Schlageter
  3. (de) Faehrtensucher - Pips Priller
  4. (en) History : 422nd NFS Operational History
  5. (en) Army Air Corps 1941-1945 - 370th Fighter Group
  6. (en) Ciel de Gloire - 474th Fighter Group
  7. (en) 365th Fighter Group - Official Site of the Hell Hawks
  8. (en) B26.com - 344th Bombardment Group
  9. (en) Gathering of Eagles Foundation - Eagle Biography : Raymond A. "Cheval" Lallemant]
  10. (en) www.belgian-wings.be Airspeed Oxford C.1 & C.2
  11. Dambly, André. Naissance et développement de la base aérienne de Florennes - 1943-1955, p. 39-40
  12. Ailes Militaires Belges - Florennes EBFS
  13. Musée Spitfire : Tiger Moth
  14. Dambly, André. Naissance et développement de la base aérienne de Florennes - 1943-1955, p.71
  15. Ailes militaires belges - Crashes Spitfire XIV.
  16. http://www.mil.be/aircomp/units/index.asp?LAN=fr&FILE=&ID=636&MENU=1112&PAGE=1
  17. http://www.ailes-militaires-belges.be/index.php?option=com_content&view=article&id=70&Itemid=108

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dambly, André. Naissance et développement de la base aérienne de Florennes - 1943-1955. Belgique : Éditions Studio Real Print, 2012. ISBN 978-2-9306340-3-6.
  • Dambly, André. Développement de la base aérienne de Florennes - Le F-84F Thunderstreak - 1955-1971. Namur (Belgique) : Les éditions namuroises, 2013. ISBN 978-2-87551-041-9.
  • Goossens, Fabian. Scramble - 1. Florennes 42 (BD historique). Belgique : Éditions Studio Real Print, 2012. ISBN 978-2-9306340-4-3.
  • Goossens, Fabian. Florennes ... 60 ans déjà. (BD historique). Belgique : La Défense.
  • (de) Hinchliffe, Peter (1998). Luftkrieg bei Nacht 1939–1945 (Air War at Night 1939–1945). Stuttgart, Deutschland : Motorbuch Verlag. ISBN 978-3-613-01861-7.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • La base de Florennes est le théâtre (avec Bauvechain) des épisodes 1 et 2 de la troisième série télévisée Les Chevaliers du Ciel.