Lycée Claude-Lebois

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Lycée Claude-Lebois
Image illustrative de l’article Lycée Claude-Lebois
Entrée du lycée Claude-Lebois à Saint-Chamond, en 2008.
Généralités
Création 1879 - École pratique d'industrie
Pays Drapeau de la France France
Académie Lyon
Adresse 8, bd Alamagny - BP 128
42403 Saint-Chamond
Site internet http://www.claudelebois.fr/site/
Cadre éducatif
Type Public
Proviseur M. Patrice Mallet
Proviseur adjoint Mme Johanna Barthas
Mme Lyonnet-Floret
Formation Enseignement secondaire général, technologique et professionnel

Le lycée Claude-Lebois est un établissement public[1] situé à Saint-Chamond dans la Loire, regroupant un lycée général et technologique et un lycée professionnel. Il a été créé, sous sa forme première, par Claude Lebois en 1879, puis sous sa forme moderne, en 1961.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'École pratique d'industrie (1879)[modifier | modifier le code]

Plan de l'École pratique d'industrie, cour de la mairie à Saint-Chamond, 1929.

Le lycée Claude-Lebois est né en 1879 sous la forme d'une école professionnelle créée à la demande de la mairie de Saint-Chamond. Celle-ci est soucieuse de préparer des employés d'administrations ainsi que des ouvriers qualifiés pour les nombreux établissements industriels de la ville[2].

C'est un professeur de sciences passionné par les techniques, Claude Lebois (1845-1919), alors professeur à l'École normale de Grenoble[3], qui répond à la requête municipale.

Les premiers locaux de cette école sont situés dans l'ancien couvent des Minimes (1622-1792), devenu collège des Maristes, récupéré par la mairie républicaine en 1878. Claude Lebois s'y installe le avec trois professeurs. Vingt ans plus tard, l'école compte 97 élèves[4]. L'établissement adopte le nom d'École pratique d'industrie en 1894.

Pendant quatre-vingt-deux ans, l'École partage ses locaux avec l'Hôtel de Ville établi, lui aussi en 1879, dans l'ancien édifice des religieux saint-chamonais[5].

En 1943, l'École pratique d'industrie se transforme en collège technique[6]. Parallèlement, l'École Primaire supérieure[7], jumelée avec l'École pratique en 1931, devient Collège moderne. Ce dispositif s'agrandit avec la création d'un centre d'apprentissage en 1949, qui prépare au C.A.P. en trois ans.

Le lycée (1960-1961)[modifier | modifier le code]

Lycée national Claude Lebois, entête pour papier, années 1960.

En 1960, un décret transforme ces trois établissements :

L'installation du lycée dans les nouveaux locaux du boulevard Alamagny, à côté de la place de la Valette, sur le territoire de l'ancienne commune de Saint-Martin-en-Coailleux, s'effectue à la rentrée 1961.

En 1977, le lycée perd son premier cycle et devient un établissement de second cycle et d’enseignement supérieur préparant au BTS.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Salle de classe.

À la rentrée 2018, le lycée Claude Lebois compte 1 305 élèves[8], dont 945 en enseignement général et technologique, 273 en lycée professionnel, 60 en BTS et 27 en apprentissage.

Personnels[modifier | modifier le code]

Le lycée compte :

  • 131 professeurs ;
  • 53 personnels de direction, surveillance, administratifs, d'intendance, techniques et d'entretien.

Dix-huit disciplines sont couvertes par les professeurs du lycée polyvalent, et quatorze par les professeurs du lycée professionnel.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves et personnels sont accueillis dans un cadre attrayant sur une superficie de 6,5 hectares au milieu d'espaces verts (1,5 ha)[9]. Le lycée compte un internat.

Formations générales[modifier | modifier le code]

Le lycée Claude-Lebois propose des formations en lycée général et polyvalent et six filières de bac (Premières et Terminales): ES, L, S et SI (science de l'ingénieur), STI2D (ITEC ou AC), STMG).

Deux filières de B.T.S. sont assurées : C.R.C.I. (Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle)[10] et T.P.L. (Transport et prestations logistiques).

Formations professionnelles[modifier | modifier le code]

Salle d'électro-technique

Le lycée Claude-Lebois offre aussi cinq filières de bacs professionnels :

  • Conducteur transport routier marchandises.
  • Transport.
  • Logistique.
  • Technicien en chaudronnerie industrielle.
  • Technicien d'usinage.

Association lycéennes[modifier | modifier le code]

Le lycée compte diverses associations lycéennes dont voici la liste non exhaustive.

Repères 42 : La tribune libre du lycée Claude Lebois[modifier | modifier le code]

Il s'agit du journal du lycée, possédant un site web sur lequel figure sa description :

  • «L’utilité première de ce journal réside dans le fait qu’il permet non-seulement une meilleure diffusion des informations au sein de la cité scolaire mais aussi une promotion des événements y ayant lieu».

La création de Repère est une idée originale d’Adrien Moreno. Au début, il ne devait s’agir que de publications ponctuelles dans la rubrique actualités du site web de la cité scolaire. C’est sous l’impulsion de la documentaliste Alexandra Salavert que le projet s’est vraiment concrétisé et que l’idée d’une édition papier (en parallèle avec l’édition numérique) a été retenue."[11]

Liens vers le site web : www.reperes42.wixsite.com/accueil.

Le journal a été créé en janvier 2017 et arrêté à la fin de l'année scolaire, lors du départ du rédacteur en chef.

Il a été repris l'année suivante sous le nom de Claude Le Boa (deux exemplaires) avant de disparaitre définitivement.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

Résultats Bac 2013, lycée Claude-Lebois.

Au palmarès des lycées 2015, Claude-Lebois est bien classé[12] : 4e sur 31 au niveau départemental, et 495e au niveau national. Le classement repose sur la combinaison de trois critères :

  • le taux de réussite au bac ;
  • l'indice de stabilité, c'est-à-dire la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement ;
  • la valeur ajoutée (capacité à faire progresser les élèves), calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet[13].

Les résultats du baccalauréat de la session 2015 affichent d'excellents taux de réussite : 93,2 % au bac général et 98,4 % pour le bac professionnel[14].

Personnalités liées au lycée[modifier | modifier le code]

Historique des proviseurs[modifier | modifier le code]

  • M. Royer (1976 - 1981 ?)
  • M. Martinez (avant 1981, au moins jusqu'en 1986)
  • M. Philippe Etlicher
  • M. Petit (un an)
  • Mme Isnard : -1995.
  • Roger Moisy : 1995-2002
  • M. Christian Morinon : 2002-2009
  • Mme Geneviève Magand-Grangier : 2009-2014
  • M. Moncef M'Haouech : 2014-2018
  • M. Patrice Mallet : à partir de 2018

Liste de quelques anciens professeurs[modifier | modifier le code]

  • André Longeon (1926-2010), professeur de dessin dans les années 1950, sculpteur.
  • Robert Périchon (1928-1999)[15], professeur d'histoire (en 1976, entre autres) ; devenu ensuite archéologue, chercheur au CNRS, URA 33, Protohistoire celtique, chargé de cours à l'Université Lyon 3, Centre d'études romaines et gallo-romaines ; responsable du Musée de La Diana, à Montbrison (en 1982).
  • Bernard Plessy (né en 1939), agrégé de lettres classiques.
  • Louis Challet, professeur d'histoire.

Liste de quelques anciens élèves[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative des élèves de l'École pratique d'industrie morts pour la France (1914-1918), Saint-Chamond.
  • Louis Fond (1892-1915), sous-lieutenant, mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
  • Claude Paccalier (1894-1915), aspirant (officier de niveau lieutenant), mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
  • Jean Grenier (1895-1918), sous-lieutenant, mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
  • Pierre Chazet (1897-1915), aspirant, mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
  • Alain Peyret (né en 1950), artiste plasticien : Arts-Up et Artistes contemporains.
  • Philippe Barth (né en 1976), fondateur de « Cœur solidaire ».
  • Hervé Reynaud (né en 1972), maire de Saint-Chamond depuis 2014.
  • Sophie Lyonnet (née en 1980), professeur d'espagnol, écrivain.
  • Amandine Brun (née en 1983), psychologue, Institut des sciences cognitives-CNRS.

Maîtres et élèves morts pour la France[modifier | modifier le code]

À l'initiative de l'Association des anciens élèves de l'école Claude-Lebois, une plaque commémorative rendant hommage aux maîtres et élèves morts pour la France au cours de la guerre de 1914-1918 a été apposée au début des années 1920[16] dans l'ancien bâtiment abritant le lycée. Elle fut transférée dans les nouveaux locaux au cours de l’année 1967[17].

Galeries de photographies[modifier | modifier le code]

Histoire du lycée[modifier | modifier le code]

Vues récentes du lycée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il existe, à Saint-Chamond un lycée privé relevant de l'institution Sainte-Marie - La Grand'Grange, sous tutelle jésuite, comptant 300 élèves en filière générale et 155 en filière professionnelle ; cf. le site Institution Sainte-Marie - La Grand'Grange.
  2. Les « écoles manuelles d'apprentissage » doivent, selon la loi du , « acheminer les élèves vers les professions auxquelles les prédestine le milieu natal » ; cf. Laurent Poupard, Paul Guadet et les écoles nationales d’horlogerie de Besançon et d’optique de Morez, sur le site In Situ, 2011.
  3. Commémoration du cinquantenaire de l'École pratique d'industrie de Saint-Chamond, , plaquette éditée par l'Association des anciens élèves, Archives municipales de Saint-Chamond.
  4. Annuaire administratif, commercial, industriel et statistique du département de la Loire, publié sous les auspices de l'administration, année 1900.
  5. L'Hôtel de Ville de Saint-Chamond, quelle histoire !, service des archives municipales, 2013.
  6. Les collèges modernes et les collèges techniques ont été créés sous Jérôme Carcopino par la loi du .
  7. L'École Primaire supérieure de Saint-Chamond est créée en 1879. Cf. Gérard Bodé, L’enseignement technique dans le département de la Loire entre 1815 et 1940, in L’enseignement professionnel et la formation technique, du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, dir. Brigitte Carrier-Reynaud, Presses universitaires de Saint-Étienne, 2006, p. 115.
  8. Par le nombre de ses élèves, le lycée Claude Lebois est le deuxième établissement scolaire de la commune, après l'Institution Sainte-Marie - La Grand'Grange qui compte 1 810 élèves répartis sur deux sites et regroupant quatre unités pédagogiques (école, collège, lycée général et lycée professionnel).
  9. PPrésentation de la cité scolaire sur le site du lycée.
  10. Cette filière est associée au projet de construction d'une maquette en métal du char de Saint-Chamond (1916-1917) à l'échelle un, monté par le C.E.R.P.I. (Centre d'études et de recherches du Patrimoine Industriel du Pays du Gier). Cf. Réplique et projet de réplique du char Saint-Chamond.
  11. Repères 42 | La tribune libre du lycée Claude Lebois | Saint-Chamond.
  12. Lycée Claude-Lebois Saint-Chamond, L'Express, .
  13. Voir les critères de classement dans Palmarès des lycées 2015 : notre méthodologie, L'Express, .
  14. Résultats du bac 2015, sur le site du lycée Claude-Lebois.
  15. Robert Périchon, par Henri Delporte, Bulletin de la Diana, 4e trimestre 1999, t. LVIII, no 4, p. 253-257.
  16. À à la demande des autorités militaires, l'École a pris une part à l'effort de guerre par le tournage des obus. Cf. Commémoration du cinquantenaire de l'École pratique d'industrie de Saint-Chamond, , plaquette éditée par l'Association des anciens élèves, Archives municipales de Saint-Chamond.
  17. Plaque commémorative des maîtres et élèves « morts du lycée Claude-Lebois pour la France ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]