La Talaudière

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La Talaudière
La Talaudière
Vue sur La Talaudière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Intercommunalité Saint-Etienne Métropole
Maire
Mandat
Ramona Gonzalez-Grail
2020-2026
Code postal 42350
Code commune 42305
Démographie
Gentilé Talaudiérois, Talaudiéroises [1]
Population
municipale
7 073 hab. (2021 en augmentation de 7,04 % par rapport à 2015)
Densité 927 hab./km2
Population
agglomération
374 643 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 57″ nord, 4° 25′ 58″ est
Altitude 507 m
Min. 473 m
Max. 696 m
Superficie 7,63 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Étienne
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Étienne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sorbiers
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Talaudière
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La Talaudière
Liens
Site web mairie-la-talaudiere.fr

La Talaudière est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de l'Onzon, au pied des monts du Jarez à 7 km km au nord-est de Saint-Étienne[2]. Elle est traversée par la D 1498, allant de Saint-Chamond à Saint-Priest-en-Jarez. Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

La superficie de la commune est de 7,63 km2 ; son altitude varie de 473 à 696 mètres[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 763 mm, avec 8,6 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St-chamond-p », sur la commune de Saint-Chamond à 6 km à vol d'oiseau[6], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 681,9 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Statistiques 1991-2020 et records ST-CHAMOND-P (42) - alt : 394m, lat : 45°29'27"N, lon : 4°32'03"E
Records établis sur la période du 01-03-2004 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 0,7 3,5 6,6 10 13,8 15,9 15,1 12,2 9 4,5 1,2 7,8
Température moyenne (°C) 3,9 4,6 8,2 11,9 15,3 19,5 21,9 21 17,5 13,3 8 4,5 12,5
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,4 12,9 17,1 20,7 25,3 27,9 26,9 22,8 17,7 11,4 7,7 17,2
Record de froid (°C)
date du record
−9,2
19.01.17
−12,8
05.02.12
−11,6
01.03.05
−3,3
07.04.08
1,8
06.05.10
5,6
01.06.06
8,1
10.07.07
8
27.08.11
4
27.09.10
−2,7
30.10.12
−6,1
18.11.07
−11
20.12.09
−12,8
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
19
10.01.15
21,7
25.02.21
25,4
31.03.21
27,8
22.04.18
34,2
13.05.15
37,7
18.06.22
40
07.07.15
41,1
24.08.23
34
14.09.20
32
02.10.23
23,1
01.11.20
20,4
05.12.06
41,1
2023
Précipitations (mm) 38 34,4 38,2 55,5 66,7 71,3 70,4 66,7 53,5 69,3 75,4 42,5 681,9
Source : « Fiche 42207005 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Talaudière est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne, une agglomération inter-départementale regroupant 32 communes[13] et 374 643 habitants en 2021, dont elle est une commune de la banlieue[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ce sont les mines de charbon de la Chazotte qui sont à l'origine de sa création. Concédées par ordonnance royale du , les mines ont cessé leur activité le .
  • Simple hameau de Sorbiers au départ, cité dans les textes depuis 1378, La Talaudière est devenue commune par la loi du à partir de territoires pris à Sorbiers, Saint-Jean-Bonnefonds et La Tour-en-Jarez suite à la demande de Maximilien Evrard, Maire de Sorbiers et ancien directeur des mines de la Chazotte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1876 1898 ( mort en exercice, d’un accident de voiture le 10/10/1898 ) Ethon Wery[18]   Directeur des mines de la Chazotte
1893 1895 Alexandre Colcombet[19]   Industriel
1965 1971 Jean Plathey[20] PCF Médecin, syndicaliste CGT
1971 1977 Marcel Thinet DVD  
mars 1977 juin 1995 Pierre Damon[21] DVG  
juin 1995 juin 1996 Maurice Hugon[22] DVG  
juin 1996 janvier 2017
(démission)[23],[24],[25],[26],[27],[28],[29]
Pascal Garrido PS Vice-président de Saint-Étienne Métropole
[30] En cours Ramona Gonzalez-Grail PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2021 en augmentation de 7,04 % par rapport à 2015, la commune comptait 7 073 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour La Talaudière, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[31]. Les populations légales des années 2007, 2012, 2017 correspondent à des recensements exhaustifs[32].

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 4692 6763 0463 0453 2463 3273 1783 2603 437
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 4133 5433 4103 6273 7744 3024 3094 8085 655
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2021 -
5 5775 9356 7006 4096 3776 4966 8607 073-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Evrard, inventeur, ingénieur et directeur des Mines de la Chazotte, Maire de Sorbiers, c'est sur sa demande que fut créé la ville de La Talaudière.
  • Siaka Tiéné, footballeur professionnel, a vécu à La Talaudière.
  • Maodomalick Faye, footballeur professionnel, vit à La Talaudière.
  • Jacques Santini, ancien footballeur et entraîneur, y a une maison.
  • Maurice Fleuret (1932-1990), compositeur, journaliste, organisateur de festivals de musique contemporaine, directeur de la musique et de la danse au ministère de la Culture de 1981 à 1986, né à La Talaudière.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-Auxiliatrice de La Talaudière.

La maison du patrimoine[modifier | modifier le code]

Située en périphérie du parc municipal, elle propose un intéressant musée qui traite du patrimoine et de la mesure.

Le Centre culturel Le Sou[modifier | modifier le code]

En quelques années sous l'égide d'une nouvelle équipe, le Centre culturel est devenu une salle de référence au plan local et départemental. La saison culturelle comporte une dizaine de spectacles variés et de qualité, elle accueille des grands noms de la scène nationale et internationale qui y côtoient des troupes régionales et locales. Le Sou est aussi une salle de cinéma équipée des toutes dernières technologies de projection (numérique 3D active - Dolby Digital) qui fonctionne chaque vendredi, et propose les grands films à l'affiche.

La maison d'arrêt[modifier | modifier le code]

La maison d'arrêt de la région stéphanoise se situe sur le territoire de la commune.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune obtient le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[35].

Économie[modifier | modifier le code]

La Talaudière est séparée de Saint-Étienne par le vaste complexe Molina-La Chazotte. Cette zone d'activités de 400 hectares, la plus importante de l'agglomération, voit le jour au début des années 1970 en association avec Saint-Jean. Il s'agit d'une reconversion d'anciennes friches houillères[36].

Environ 130 entreprises, de la mécanique de précision à la menuiserie en passant par l'agroalimentaire (pôle viande autour des boucheries Despi, fromages, laiterie Candia), le transport et l'équipement automobile, sont présentes sur les lieux[37].

Ces activités représentent plus de 5 500 emplois[38].

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Loire », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. © les contributeurs d’OpenStreetMap, « Distance par la route entre La Talaudière et Saint-Étienne », sur le site OpenStreetMap (consulté le ).
  3. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Orthodromie entre La Talaudière et Saint-Chamond », sur fr.distance.to (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « St-chamond-p », sur la commune de Saint-Chamond - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Station Météo-France « St-chamond-p », sur la commune de Saint-Chamond - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  10. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 de Saint-Étienne », sur insee.fr (consulté le ).
  14. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. Henri Delorme, « Ethon Wery un peu d’Histoire en attendant demain », sur Mairie-la-talaudiere.fr, (consulté le ).
  19. « Alexandre Colcombet, le ruban mais pas seulement… », sur Contrepoints, (consulté le ).
  20. « Le Lien, janvier 2016 », sur Issuu (consulté le ).
  21. https://archive.org/stream/EL135L198106042012PFPdfmasterocr/EL135_L_1981_06_042_01_2_PF_pdfmasterocr_djvu.txt
  22. « Hommage à l’ancien maire, Maurice Hugon », sur leprogres.fr, (consulté le ).
  23. « zoomdici.fr/actualite/La-Talau… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  24. « LOIRE », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Guy Crozier, « La Talaudière - POLITIQUE », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « Le maire de La Talaudière démissionne », sur activradio.com, (consulté le ).
  27. « L'Essor : Journal d'actualité de la Loire et l'Isère », sur lessor.fr (consulté le ).
  28. « Loire », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. Tanguy Bocconi, « La commune de La Talaudière va bientôt changer de maire », sur Francebleu.fr, (consulté le ).
  30. « la talaudière », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. « Le recensement de la population en bref », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  32. « Calendrier de recensement des communes de la Loire », sur Insee (consulté le ).
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  35. « LA TALAUDIERE », sur cnvvf.fr (consulté le ).
  36. latalaudiere.fr Reconversion des houillères.
  37. latalaudiere.fr Les entreprises.
  38. latalaudiere.fr L'emploi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]