Saint-Jean-Bonnefonds

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Saint-Jean-Bonnefonds
Image illustrative de l'article Saint-Jean-Bonnefonds
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Saint-Étienne-5
Intercommunalité Communauté urbaine Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Marc Chavanne
2014-2020
Code postal 42650
Code commune 42237
Démographie
Population
municipale
6 682 hab. (2014en augmentation de 6.54 % par rapport à 2009)
Densité 577 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 07″ nord, 4° 26′ 50″ est
Altitude 525 m (min. : 418 m) (max. : 663 m)
Superficie 11,59 km2
Localisation

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Saint-Jean-Bonnefonds est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants se nomment les Saint-Jeandaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, desservie à l'ouest par l'A72 (sortie 16) et au sud par la N88 (sortie 18), est située à 15 minutes du centre-ville de Saint-Étienne et Saint-Chamond, 58 km de Lyon. Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

Le toponyme "Bonnefonds" signifie "bonne source"[1] . Le presbytère de l'église présente un fragment de mur romain.

Les fouilles lors de la construction de l’hôpital en 1966 au Colombier ont mis au jour les vestiges d'une occupation gauloise puis gallo-romaine du site (un four circulaire gaulois ou gallo-romain, un four tuilier et un déversoir romain, un bassin et une réserve d’eau)[2],[3].

La mention dans un acte de donation de 868 de l'église Saint-Jean ("in Garensi ecclesiam in honore Sancti Johannis") correspond vraisemblablement à Saint-Jean-Bonnefonds et donne sa première mention écrite connue au Jarez[4].

"Sanctus Joannes Bonorum Fontium", est citée en 984 dans les possessions de l'église de Lyon[5],[6].

Elle est également mentionnée en 1173 dans la permutation réalisée lors de la séparation des comtés du Lyonnais et du Forez. À la suite de cet acte, Saint-Jean-Bonnefonds fit partie d'une enclave directement dépendante du chapitre de Lyon, aux confins du Jarez et du Forez et finalement rendue au Forez en 1278[7].

Les anciens travaux de mines causes d'importants décaissements de terrain, et les aménagements modernes liés au développement de l'habitat pavillonnaire, ont profondément transformé le paysage communal.

  • Au milieu du XIXe siècle, Saint-Jean, qui s'étire de Rochetaillée à Sorbiers sur plus de 2 800 hectares, pour une population approchant 9 000 habitants, est l'une des communes les plus étendues de France. Mine et passementerie sont les principales activités économiques. La construction de la ligne Lyon-St Étienne et l'ouverture d'une gare, amènent l'essor de la sidérurgiehauts fourneaux à Terrenoire. Des déplacements de population se produisent alors. Le déséquilibre démographique et la pression des maîtres de forges aboutissent, en 1866, à la création de la commune de Terrenoire. En 1872, Saint-Jean, avec Sorbiers, est une nouvelle fois amputée de son territoire, par la création de la commune de La Talaudière — où se concentre une importante activité minière.
  • Au début du XXe siècle, population et activités traditionnelles déclinent, entraînant une diversification du tissu économique.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Jean-Bonnefonds (Loire).svg

Les armoiries de Saint-Jean-Bonnefonds se blasonnent ainsi :

D’azur au puits en pierre d’argent, maçonné de sable sur une terrasse de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Jacques Frecenon DVG  
avril 2014 en cours Marc Chavanne[8] DVG  

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Saint-Jean-Bonnefonds sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Saint-Jean-Bonnefonds Maire Marc Chavanne 2014 2020
Départementales Saint-Étienne-5 Conseillers départementaux Régis Juanico
Marie-Michelle Vialleton
29 mars 2015 2021
Législatives 1re circonscription Député Régis Juanico juin 2017
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2021
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron mai 2022

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 6 682 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Saint-Jean-Bonnefonds, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[9]. Les populations légales des années 2004, 2009, 2014 correspondent à des recensements exhaustifs[10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 285 2 189 2 355 2 572 4 022 4 263 4 808 4 630 6 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 617 8 898 4 705 4 440 4 316 3 970 4 029 4 167 4 031
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 147 3 862 3 784 4 017 4 140 4 124 3 978 3 838 4 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 585 4 460 4 943 6 285 6 412 6 089 6 075 6 272 6 682
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Bonnefonds

L'église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale comporte un chœur aux voûtes romanes du XIIe siècle, avec aménagement renaissance. À l'intérieur, se trouvent un grand bénitier de pierre et un retable du XVIe siècle. Le dernier agrandissement remonte à 1772.

Le château du Bourg[modifier | modifier le code]

Le château du Bourg (XIVe siècle), à proximité de l'église, est démoli en 1894. Sur le manteau d'une cheminée on pouvait lire cette devise, empruntée au poète latin Horace : " Nulla palescere culpa " (N'avoir à pâlir d'aucune faute).

Le château de Nantas[modifier | modifier le code]

À un kilomètre au nord-est du Bourg s'élevait le château de Nantas, propriété depuis 1662 des Bernou de Rochetaillée. Il est détruit lors d'un incendie en 1894. Des fouilles sur le site de l'hôpital ont permis de retrouver, au lieu-dit "les Murs", les fondations d'une bâtisse féodale antérieure au XVe siècle ainsi que des éléments de construction romains. Des descriptions du XIXe siècle y faisait mention d'un édifice public romain[13].

Le village du Fay[modifier | modifier le code]

À environ trois kilomètres du centre, sur le versant nord de la montagne de Nantas, se trouve le village du Fay. Fay dérive de fayard (= hêtre) ou de faille. Un groupe de maisons, dénommé « le château », y occupe une partie de l'emplacement où s'élevait jadis le château fort et la chapelle du Fay. Cet ouvrage fut un enjeu de la puissance des comtes du Forez sur la région. Étienne Blanc, un bourgeois lyonnais, le reçoit en fief en 1273, le fortifie malgré l'accord passé entre le comte du Forez et l'archevêque de Lyon, lors du traité de 1173 et délimitant leurs possessions respectives. Domaine royal à partir du XVIe siècle, la bâtisse permet d'entreposer une garnison apte à défendre la frontière avec le Lyonnais, et représente une marche d'accès au Forez.

Le Domaine Poyeton[modifier | modifier le code]

Le domaine Poyeton se situe près du Grand-Cimetière. Cette maison appartenait au XVIe siècle, à Jean Baraillon, seigneur de Nantas, conseiller au Présidial de Lyon. Ferme ancienne, elle comprend trois corps de bâtiments avec remises et écuries. Le premier date d'environ 1750. Les deuxième et troisième segments sont les plus anciens et constituaient une maison forte. Au fronton de porte des vestiges de la chapelle, on peut lire une date : 1100. Dans une niche au-dessus de l'autel se trouvait une vierge noire, transportée au XIXe siècle à l'église Saint-Pierre de Saint-Chamond, honorée sous le nom de Notre-Dame de Tout pouvoir.

La mine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de la Loire.

Le charbon a durablement marqué la vie locale : travail pour les hommes mais importantes conséquences environnementales, en modifiant sous-sol et paysage. Des millions de tonnes ont été extraites par plusieurs générations de mineurs. Les gisements les plus productifs au XXe siècle se trouvaient à la Chazotte (le puits Lacroix). À partir des années 1960, la production s'arrêta progressivement, la dernière tonne fut sortie du fond en 1968. Les friches sont réaménagées peu après, en zones artisanales. Seul le terril du Fay rappelle aujourd'hui, sous un manteau de verdure, le passé industriel.

Maison du Passementier[modifier | modifier le code]

Une centaine de familles travaillent dans la rubanerie, secteur en pleine expansion, début XXe siècle, comme l'attestent les hautes fenêtres de certaines habitations. Les ouvriers vont chercher le travail à Saint-Étienne chez le fabricant, reviennent tisser le ruban à domicile. Une pratique qui a permis le développement d'une culture spécifique. La Maison du Passementier expose la vie et le travail de ces artisans dans les années 1910-1930, ainsi que les évolutions de ce métier.

Métrotech[modifier | modifier le code]

En 2004, l'hôpital de Saint-Jean ferme, les patients soignés pour troubles psychiatriques sont rapatriés à l'hôpital nord de Saint-Priest. Le CHS avait ouvert dans les années 1970, avant d'être absorbé par le CHU de Saint-Étienne. Les lieux accueillent dorénavant un parc technologique de 30 ha dédié prioritairement au secteur biomédical, à la mécanique avancée, optique-vision et tertiaire supérieur. Le projet a été conçu par Architecture-studio.

Saint-Jean-Bonnefonds

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Jean-Bonnefonds bénéficie du label « ville fleurie » avec « 1 fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[14].

Voies et lieux-dits[modifier | modifier le code]

208 odonymes recensés à Saint-Jean-Bonnefonds
au 31 mai 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Cité Clos Impasse Passage Place Pont Route Rue Square Autres Total
20 1 [N 1] 2 [N 2] 0 6 [N 3] 0 1 [N 4] 6 [N 5] 1 [N 6] 7 [N 7] 0 7 [N 8] 77 [N 9] 0 80 [N 10] 208
Notes « N »
  1. Avenue Edmond Rostand.
  2. Boulevard Aristide Briand et Boulevard Jean Rostand.
  3. Chemin de Bel Air, Chemin de la Grande Cheminée, Chemin de la Rivoire, Chemin de Poyeton, Chemin des Littes et Chemin du Gas.
  4. Clos de Saint-Jean.
  5. Impasse Blanqui, Impasse des Fourches, Impasse du Bréas, Impasse du Château, Impasse du Puits Saint-Joseph et Impasse Malecot.
  6. Passage Lucie Aubrac.
  7. Place du 11-Novembre, Place de la Mairie, Place de la République, Place du Pinson, Place du Souvenir, Place Marquise et Place Saint-Charles.
  8. Route de Beuclas, Route de Bonnefonds, Route de Chaney, Route de la Ronze, Route de Nantas, Route de Terrenoire et Route du Crêt Beauplomb.
  9. Dont Rue du 8-Mai-1945.
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier GOUVERT, Problème et méthodes en toponymie française, Thèse ss. la direction de Jean-Pierre Chambon, 2008, p. 540.
  2. Mentions de la campagne de fouille de 1966, http://www.ville-st-jean-bonnefonds.fr/Histoire
  3. Réemploi de bloc en appareil réticulé (1,20 m × 0,70 m) dans la cave de la ferme du Colombier et présence de tegulae, J. Granger, 1966, 1967, 1968 et dossier scientifique S.R.A. Rhône-Alpes, Lyon
  4. Rémi, évêque de Lyon, dote d'une communauté de clercs les basiliques des martyrs Saint-Irénée et des saints évêques et confesseur de Saint-Just de Lyon, à la suite de la restauration du lieu par le chorévêque Audoin. Lire en ligne
  5. Convention de conservation des biens de l’Église Saint-Étienne de Lyon (984), proposition de traduction de musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  6. Claude-François Menestrier, Hist. civile et consulaire de Lyon, preuve III. Lire en ligne (en latin)
  7. "L'Église de Lyon s'était en outre réservé, dans les terres de Guy II, une enclave qui comprenait Saint-Victor-sur-Loire, Saint-Genest-Lerpt et Villars (n.d.r.: ainsi que Saint-Jean-Bonnefonds). Mais ces paroisses furent assez vite restituées au Forez. En 1278, c'était fait accompli." J.-E. DUFOUR, Dictionnaire topographique du département de la Loire, PUSE, 1946 (rééd. 2006), p. XXII.
  8. « Marc Chavanne élu maire sans surprise », sur leprogres.fr, (consulté le 17 avril 2014).
  9. « Le recensement de la population en bref », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2013).
  10. « Calendrier de recensement des communes de la Loire », sur Insee (consulté le 10 août 2013)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Carte archéologique de la Gaule, La Loire 42, Ac. des Inscriptions des Belles-Lettres, 1997. Dossier scientifique, S.R.A. Lyon-Rhône-Alpes.
  14. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]