Métier à tresses

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En 1748, un anglais de Manchester, Thomas Waldford, invente la première machine à tresser.

Celle-ci est perfectionnée par un Allemand de Barmen, Bockmüll, qui construit un métier à lacets en fer. L'intérêt de ces métiers est « qu’une seule personne [les] faisait mouvoir et que, chaque jour, chacun d’eux produisait une centaine d'aunes de lacets[1] ».

En 1783, un Français de Laigle, Perrault, perfectionne ce métier et le fabrique en bois. Il réalise un métier à treize fuseaux dont une des caractéristiques est l’arrêt dès qu’un fil casse[2]. Le 7 février 1784 des lettres patentes lui sont accordées pour celui-ci. Son dépôt officiel, avec le modèle allemand en fer, a lieu en 1785 à l’hôtel de Mortagne. Après la Révolution il rejoint le Conservatoire des arts et métiers[N 1].

Charles-François Richard s'intéresse à la fabrication de lacets. En janvier 1807 Joseph de Montgolfier, démonstrateur[N 2] au Conservatoire, lui montre le modèle de Perrault. Il en transporte trois à Saint-Chamond dans la Loire. L'amélioration de ce modèle et l'adjonction d'une force motrice à vapeur est à l'origine de l'industrie des lacets dont Saint-Chamond acquiert le quasi-monopole au début de l'Empire[5].

Il existe encore une entreprise dans la Loire ayant un parc de machines à tresser de Saint Chamond. Basée à Sainte Sigolène, elle est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant et a été rachetée fin 2013 par la Société Choletaise de Fabrication.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il traverse les débarras successifs du Conservatoire et reste visible témoignant de son importance[3].
  2. « Démonstrateur », c'est-à-dire professeur faisant des démonstrations pratiques. Le directeur ou administrateur en chef était Mollard[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Antoine de la Tour-Varan et Ennemond Richard, « Fabrication des lacets », Bulletin. Notice statistique industrielle sur la ville de Saint-Étienne et son arrondissement, Saint-Étienne, Société industrielle et agricole de Saint-Étienne, 3e série, vol. 21, t. II « 2e partie » « t. II »,‎ , p. 73-74 (ISSN 1256-3129, lire en ligne [in-8°]).
  2. [Ennemond] Richard, Dictionnaire universel théorique et pratique, du commerce et de la navigation, vol. II : H à Z, Paris, Guillaumin et Cie, , 1828 p., 2 vol. ; in-8 (lire en ligne), « Lacets », p. 280-281.
  3. Charles Ballot (préf. Henri Hauser), L’introduction du machinisme dans l’industrie française : publié d'après les notes et manuscrits de l'auteur par Claude Gérel, Genève, Slatkine reprint, , XVII-575 p., 1 vol. 23 cm (notice BnF no FRBNF37250691), chap. V (« Machinisme appliqué au tissage »), p. 260.
  4. Louis-Joseph Gras, Histoire de la rubanerie et des industries de la soie à Saint-Étienne et dans la région stéphanoise : suivie d'un historique de la fabrique de lacets de Saint-Chamond ; étude sur le régime économique et la situation générale depuis les origines jusqu'à nos jours, Saint-Étienne, Société de l’imprimerie Théolier, , VIII-886 p., 25 cm (OCLC 3640516, lire en ligne [jpg]), p. 704 n. 3.
  5. Charles Ballot (préf. Henri Hauser), L’introduction du machinisme dans l’industrie française : publié d'après les notes et manuscrits de l'auteur par Claude Gérel, Genève, Slatkine reprints, , XVII-575 p., 1 vol. 23 cm (notice BnF no FRBNF37250691), chap. V (« Machinisme appliqué au tissage »), p. 260.