Frères maristes

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Frères maristes
Image illustrative de l'article Frères maristes
Devise : Ad Jesum par Mariam
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 9 juillet 1863
par Pie IX
Institut Apostolique
Type Congrégation laïque masculine
Spiritualité Mariste
But Éducation
Structure et histoire
Fondation 2 janvier 1817
La Valla-en-Gier
Fondateur Marcellin Champagnat
Abréviation F.M.S
Autres noms frères maristes des écoles, petits frères de Marie
Patron Vierge Marie
Site web http://www.champagnat.org/
Liste des ordres religieux

Les frères maristes (en latin : Institutum Fratrum Maristarum a Scholis) forment une congrégation laïque masculine de droit pontifical qui se consacre à l'éducation de la jeunesse.

Historique[modifier | modifier le code]

Vers 1815, quelques séminaristes de Lyon parmi lesquels on trouve Jean-Claude Courveille, Jean-Claude-Marie Colin et Marcellin Champagnat conçoivent le projet de fonder une société de prêtres en l'honneur de la sainte Vierge. Dans le plan de la nouvelle association, aucun ne pense aux frères enseignants sauf Marcellin Champagnat ; ses confrères le charge de cette fondation ce qu'il accepte. Le 23 juillet 1816, lendemain de leur ordination, ils se rendent à la basilique Notre-Dame de Fourvière pour y célébrer leur première messe[1].

Nommé vicaire de la paroisse de La Valla-en-Gier, Marcellin Champagnat voit la misère des enfants dans les zones rurales de la France et commence à planifier une nouvelle congrégation de religieux laïcs dédiée à l'enseignement dans les zones les plus défavorisées du pays. Il achète une maison proche du presbytère et installe les deux premiers frères le 2 janvier 1817[2].

Pour initier les frères aux méthodes d'enseignement, Champagnat fait venir un maître d'école (1818) ayant été chez les frères des écoles chrétiennes et connaissant parfaitement la méthode simultanée éditée dans la conduite des écoles chrétiennes que Champagnat veut adopter pour sa congrégation. Dans l'école ouverte à La Valla, les frères secondent l'instituteur et se forment, en 1819, celle-ci est confiée entièrement aux frères. La même année, le père Champagnat obtient la permission de quitter le presbytère pour se fixer dans la communauté. Le dimanche, il envoie les frères deux par deux pour faire le catéchisme dans les villages ; l'un deux, le frère Laurent, est envoyé au Bessac la semaine pour le catéchisme et l'enseignement[3].

Suite aux progrès de l'institut, les écoles se succèdent : en 1819 à Marlhes, village natal du père Champagnat puis Saint-Sauveur-en-Rue (1820), Bourg-Argental (1821), Saint-Symphorien-le-Château (1822), Boulieu-lès-Annonay et Vanosc (1823)[4].


En 1824, il commence la construction de l'Ermitage de Saint-Chamond qui est devenu le siège de l'Institut.

Le 24 septembre 1836, Marcellin Champagnat prononce sa consécration religieuse comme père mariste[1].

Les Frères Maristes reçoivent leur première reconnaissance pontificale en 1836 et le décret de louange le 9 décembre 1859; l'institut a finalement été approuvé le 9 janvier 1863 et ses constitutions le 27 mai 1903.

Fusion[modifier | modifier le code]

Plusieurs congrégations religieuses ont fusionnées avec les Frères Maristes :

Maristes célèbres[modifier | modifier le code]

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les frères se dédient à l'éducation de la jeunesse avec des écoles primaires et secondaires, foyers d'étudiants et orphelinats.

Ils sont présents en :

Au 31 décembre 2005 la congrégation comptait 4262 frères dans 751 maisons. Le siège général est à Rome.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernard Rivatton, « Naissance de la Société de Marie », sur http://foreziens-en-caledonie.perso.sfr.fr (consulté le 20 décembre 2015).
  2. Jean-Claude Colin, mariste : Un fondateur dans une ère de révolution et de restauration, Paris, Karthala, coll. « mémoire d'Églises »,‎ , 408 p. (ISBN 9782811103866), p. 188.
  3. Frère André Lanfrey, « De l’association des laïcs à la congrégation », sur http://www.presence-mariste.fr/ (consulté le 28 décembre 2015).
  4. Frère Alain Delorme, « Marcellin Champagnat, un marcheur », sur http://www.presence-mariste.fr/ (consulté le 28 décembre 2015).
  5. Frère Stratonique, « Circulaires 228 : frères chinois », sur http://www.champagnat.org/,‎ (consulté le 20 décembre 2015).