Fabrice Robert

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Fabrice Robert
Illustration.
Fonctions
Directeur national des Identitaires[1]
En fonction depuis le
(15 ans, 7 mois et 8 jours)
Avec Jean-David Cattin
(depuis 2016)
Conseiller municipal de La Courneuve
Élection 1995
Groupe politique FN
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Orléans (Loiret, France)
Nationalité Française
Parti politique FN
MNR
BI puis Les Identitaires

Fabrice Robert, né le à Orléans, est un militant politique français, responsable du Bloc identitaire, devenu Les Identitaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Il est fils de militaire[2]. Après avoir suivi des études de science politique[2], il obtient une maîtrise en histoire à l'université Nice-Sophia-Antipolis[3].

Militantisme politique[modifier | modifier le code]

À ses débuts, il milite dans des mouvements politiques nationalistes-révolutionnaires tels que Troisième Voie ou encore Unité radicale[4]. Rédacteur et directeur de la publication de Jeune Résistance[5], il crée ensuite la revue ID magazine[6].

Qualifié de « fasciste pendant sa jeunesse » par le journaliste Philippe Broussard[2], il est condamné, en 1992, à un mois de prison avec sursis et 10 000 francs d’amende pour avoir distribué des tracs négationnistes à la sortie de lycées niçois[7],[8]. Ce jugement est confirmé en [9],[10].

À ce propos, Fabrice Robert assume une évolution, précisant : « J'ai aussi été intéressé par la question sioniste, aujourd'hui on nous soupçonne d'être proches des sionistes. Sur ces éléments, il y a une rupture. Je ne suis plus intéressé par la question sioniste : c'est une solution de facilité, un aveu de faiblesse »[11]. Il est maintenant une des grandes figures de la mouvance identitaire, qui s'oppose à toute forme d'antisémitisme et d'antisionisme. En 2013, après avoir fait condamner Bernard-Henri Lévy, il déclare : « il est tout de même piquant de faire condamner celui qui prétendait vouloir « défendre l’honneur des musulmans » en France alors que, dans le même temps, celui qui a contribué à installer la charia en Libye est persona non grata à Tripoli parce qu'il est juif[12] ».

En 1995, il est élu conseiller municipal du Front national à La Courneuve[13]. Il rejoint ensuite le Mouvement national républicain[14].

Il fonde le site internet Novopress au milieu des années 2000[15].

Depuis 2003, il est président-fondateur du Bloc identitaire, devenu en 2016 Les Identitaires[16],[17].

En août 2005, il est condamné à cinq mille euros d'amende, dont 3 500 avec sursis, et 1 500 euros de dommages et intérêts pour injure et diffamation contre un proviseur de lycée de Toul[18].

Avec Christine Tasin et Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte laïque, il organise, le 18 décembre 2010 à Paris, les « assises de l'islamisation »[19]. Cette initiative intervient après qu'il a rassemblé 800 personnes pour un « apéro saucisson pinard » le 18 juin de la même année place Charles-de-Gaulle ; ce rassemblement était initialement prévu quartier de la Goutte-d'Or, à forte concentration musulmane, mais la préfecture de police de Paris a invoqué de possibles troubles à l'ordre public pour le faire interdire[20],[21],[22].

Engagement culturel[modifier | modifier le code]

Outre son activité journalistique, il est à l'origine de Fraction Hexagone, un groupe de rock identitaire dont il a été bassiste[23],[2].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Président du Bloc Identitaire de 2003 à 2016.
  2. a b c et d Philippe Broussard, « Le FN offre des tremplins aux groupes de rock skinheads », sur lemonde.fr, .
  3. Nicolas Lebourg, « La Fonction productrice de l'histoire dans le renouvellement du fascisme à partir des années 1960 », dans Sylvain Crépon et Sébastien Mosbah-Natanson (dir.), Les Sciences sociales au prisme de l'extrême droite : enjeux et usages d'une récupération idéologique, L'Harmattan, coll. « Les Cahiers politiques de l'IRISES/Paris Dauphine (UMR 7170) », (lire en ligne), p. 213-243.
  4. Retour sur un parcours politique personnel, par Fabrice Robert, Novopress
  5. « VIII Fabrice Robert : « L’affaire Brunerie nous a permis de faire le ménage dans nos rangs. » », Le Libre Journal de la France Courtoise, no 292,‎ , p. 12 (lire en ligne)
  6. Le Président du Bloc Identitaire, sur bloc-identitaire.com
  7. « Repères histoire : deux jeunes négationnistes condamnés », sur lemonde.fr, .
  8. « 2 Fined in France for Revisionism », sur jta.org, .
  9. Oskar Freysinger, invité vedette de l’extrême droite française, Tribune de Genève, 19.01.2011
  10. Jean-Yves Camus, Les Extrémismes en Europe: état des lieux en 1998, L'Aube, 1998, p. 35
  11. Bloc identitaire: un candidat à la présidentielle de 2012?, blog "Droites extrêmes" de journalistes du Monde, 10 septembre 2010
  12. Condamnation de BHL par le Bloc Identitaire : la réaction de Fabrice Robert, sur bloc-identitaire.com
  13. http://reflexes.samizdat.net/biographies-rapides-de-certains-militants-cites-dans-les-articles/.
  14. Du rock à Gramsci, un fourre-tout idéologique, dans Libération
  15. Comment l'antisémitisme tisse sa toile sur Internet, dans L'Express
  16. Les Identitaires lyonnais se parent de liberté pour faire leur cochonnerie, sur Lyonmag
  17. Erwan Lecoeur (dir.), Dictionnaire de l’extrême droite, Paris, Larousse, coll. « À présent », (ISBN 978-2-03-582622-0), p. 172
  18. « Le chef de "Bloc identitaire" condamné pour diffamation », Nouvelobs.com, 13 août 2005.
  19. Les « Assises sur l’islamisation » : pas d’interdiction, mais…, sur le blog d'Abel Mestre, Droites extrêmes
  20. « Apéro "Saucisson-pinard" : ils manifestent place de l'Etoile », (consulté le 20 juillet 2011)
  21. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-apero-saucisson-pinard-interdit_899606.html
  22. http://www.leparisien.fr/paris-75/interdit-a-la-goutte-d-or-l-apero-saucisson-a-eu-lieu-place-de-l-etoile-18-06-2010-969967.php
  23. Ludovic Finez, « Les « infos » xénophobes de Novopress », (consulté le 12 novembre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]