Fabrice Robert

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Fabrice Robert
Description de l'image defaut.svg.
Naissance (45 ans)
Orléans (Loiret)
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession
Conseiller multimédia

Fabrice Robert, né le à Orléans, est un militant politique identitaire français.

Responsable du Bloc identitaire (BI) depuis 2003, il est également musicien et journaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de militaire[1], il a suivi des études de science politique[1], et aurait obtenu une maîtrise en histoire à l'université Nice-Sophia-Antipolis[2].

Engagement[modifier | modifier le code]

Il a milité dans des mouvements politiques nationalistes-révolutionnaires tels que Troisième Voie ou encore Unité radicale[3], et été rédacteur et directeur de la publication de Jeune Résistance[4] avant de créer la revue ID magazine[5].

Il a fondé le groupe de rock identitaire Fraction Hexagone[6], dont il a été bassiste[1].

En 1995, il est élu conseiller municipal[réf. nécessaire] du Front national (FN) à La Courneuve[7], avant de passer au Mouvement national républicain (MNR)[8].

Fondateur de Novopress[9], il est depuis le 6 avril 2003 le président du Bloc identitaire[10], un mouvement politique d'extrême droite apparu après la dissolution d’Unité radicale[11]. Fabrice Robert est aussi à l’origine du label Alternative-s[5].

Avec Christine Tasin et Pierre Cassen, il a organisé les Assises de l'islamisation à Paris le 18 décembre 2010[12], après avoir réuni à Paris le 18 juin de la même année, 800 personnes pour un « apéro saucisson pinard »[13].

Il fait condamner Bernard-Henri Lévy en 2013 et déclare : « il est tout de même piquant de faire condamner celui qui prétendait vouloir “défendre l’honneur des musulmans” en France alors que, dans le même temps, celui qui a contribué à installer la charia en Libye est persona non grata à Tripoli, “parce qu’il est juif[14]… ».

Positions[modifier | modifier le code]

Négationniste et « fasciste »[1] pendant sa jeunesse, il assure ensuite qu'« il ne l'est plus », précisant : « J'ai aussi été intéressé par la question sioniste, aujourd'hui on nous soupçonne d'être proches des sionistes. Sur ces éléments il y a une rupture. Je ne suis plus intéressé par la question sioniste, c'est une solution de facilité, c'est un aveu de faiblesse »[15]. Il est maintenant une des grandes figures de la mouvance identitaire en France.

Condamnations[modifier | modifier le code]

Fabrice Robert est condamné à Nice en 1992 à un mois de prison avec sursis et 10 000 francs d’amende pour avoir distribué des tracs négationnistes niant les chambres à gaz à la sortie de lycées niçois[16],[17]. Ce jugement a été confirmé en à Aix-en-Provence[18],[19].

En août 2005, il est condamné à cinq mille euros d'amende, dont 3 500 avec sursis, et 1 500 euros de dommages et intérêts pour injure et diffamation contre un proviseur de lycée de Toul[20].

En septembre 2010, il est condamné à deux mille euros d'amende et trois mille euros de dommages et intérêts pour diffamation contre Adoum Isseini, conseiller municipal de Pau[21].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Philippe Broussard, « Le FN offre des tremplins aux groupes de rock skinheads », sur lemonde.fr,‎ .
  2. Marcel Bibe, « Dis Fabrice : comment passe-t-on de l’antisionisme actif au philosionisme passif ? », sur jacquesvassieux.blogspot.fr,‎ .
  3. Retour sur un parcours politique personnel, par Fabrice Robert, Novopress
  4. « VIII Fabrice Robert : « L’affaire Brunerie nous a permis de faire le ménage dans nos rangs. » », Le Libre Journal de la France Courtoise, no 292,‎ , p. 12 (lire en ligne)
  5. a et b Le Président du Bloc Identitaire, sur le site du Bloc Identitaire
  6. Ludovic Finez, « Les « infos » xénophobes de Novopress »,‎ (consulté le 12 novembre 2010)
  7. http://reflexes.samizdat.net/biographies-rapides-de-certains-militants-cites-dans-les-articles/.
  8. Du rock à Gramsci, un fourre-tout idéologique, dans Libération
  9. Comment l'antisémitisme tisse sa toile sur Internet, dans L'Express
  10. Les Identitaires lyonnais se parent de liberté pour faire leur cochonnerie, sur Lyonmag
  11. Erwan Lecoeur (dir.), Dictionnaire de l’extrême droite, Paris, Larousse, coll. « À présent », (ISBN 978-2-03-582622-0), p. 172
  12. Les « Assises sur l’islamisation » : pas d’interdiction, mais…, sur le blog d'Abel Mestre, Droites extrêmes
  13. « Apéro "Saucisson-pinard" : ils manifestent place de l'Etoile »,‎ (consulté le 20 juillet 2011)
  14. Condamnation de BHL par le Bloc Identitaire : la réaction de Fabrice Robert, sur le site du Bloc Identitaire
  15. Bloc identitaire: un candidat à la présidentielle de 2012?, blog "Droites extrêmes" de journalistes du Monde, 10 septembre 2010
  16. « Repères histoire : deux jeunes négationnistes condamnés », sur lemonde.fr,‎ .
  17. « 2 Fined in France for Revisionism », sur jta.org,‎ .
  18. Oskar Freysinger, invité vedette de l’extrême droite française, Tribune de Genève, 19.01.2011
  19. Jean-Yves Camus, Les Extrémismes en Europe: état des lieux en 1998, L'Aube, 1998, p. 35
  20. « Le chef de "Bloc identitaire" condamné pour diffamation », Nouvelobs.com, 13 août 2005.
  21. « Le site Novopress condamné en appel pour diffamation », Sud Ouest, 24 septembre 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]